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Danik Zandwonis.

RS, Facebook, Fake News et ...VIM : La Guadeloupe face au 5ème pouvoir !

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Juste un bref flashback. Il y a un peu plus de 20 ans, la Guadeloupe découvrait la téléphonie mobile lancée en 1996 par Orange Caraïbe. Cependant, il a fallu attendre les années 2000 et l’arrivée d’un concurrent puis d’un troisième, en l’occurrence Bouygues Télécom Caraïbe et Only (Outremer Télécom), pour que l’usage du téléphone portable commence à se populariser et devienne dominant avec l’invention du smartphone, un véritable couteau suisse qui sert à photographier, filmer, échanger des données, surfer sur le Net et accessoirement téléphoner.

Cela signifie qu’avant l’arrivée du téléphone mobile et plus singulièrement du smartphone, nous utilisions encore le téléphone fixe au domicile ou sur le lieu de travail voire dans notre voiture pour une poignée de privilégiés (le Radiocom 2000). Bref, autant que je me souvienne, croyant qu’il s’agissait d’un effet de mode, certains guadeloupéens réfractaires au progrès technologique refusaient obstinément de se munir d’un portable. Ka an ka fè avè sa ?

Mais le 4 février 2004 apparaît sur l’intranet des universités américaines, thefacebook.com, un réseau social (RS) lancé par un étudiant, Marc Zuckerberg. Disons-le clairement, le bébé de Zuckerberg n’est pas une « invention » au sens technologique du terme. Les réseaux sociaux sur l’internet existaient déjà. Les moins jeunes se rappelleront de Classmates, MSN, Blogger, Myspace, WordPress, j’en passe et des meilleures. Le génie de Zuckerberg a été d’introduire au concept de blog, le microblogging rendant l’utilisation de la plateforme de type blog plus simple et le contenu plus riche grâce aux ressources du web 2.0.

Deux ans plus tard, en 2006, l’année du lancement d’Only en Guadeloupe, Facebook s’ouvre à l’internet dans sa globalité avant de lancer en 2008, quasi-simultanément avec  ( CaraibCreoleNews.com/ CCN,) le service à destination des pays francophones. Les premiers comptes Facebook sont créés en Guadeloupe et le mouvement social de 2009 du LKP ne fera qu’amplifier le phénomène naissant.

Ce réseau social de masse fera ensuite un véritable boom dans notre pays.

Pourquoi ? Parce que comme je l’ai dit plus haut, Facebook est plus simple d’utilisation que le blog ou le site internet. On peut dès lors considérer que l’accès à facebook en Guadeloupe et son hyper développement ouvre chez nous une nouvelle ère, un nouveau mode de communication quoique désormais boudé par les jeunes  plus attirés par Snapchat, Instagram ou le chinois TikTok.

La mondialisation n’est donc plus qu’une vision économique. Ces outils qu’on dénommait, il y a 20 ans, de « nouvelle technologie » obligent les Guadeloupéens à prendre en considération l’effet globalisation même si dans notre rapport avec l’État français, la Gwadloup demeure toujours une colonie.

X (l’ex-Twitter) qui existe depuis 2006 va prendre plus d’une décennie avant de se populariser en Guadeloupe où on y retrouve essentiellement personnel politique et gens de médias.

A l’échelle mondiale, la vraie « révolution » technologique en matière de communication numérique reste l’irruption des messageries instantanées moderne et grand public qui vont renvoyer aux oubliettes les SMS des débuts de la téléphonie mobile. Cette technologie novatrice permet l’échange de messages textuels, audios et vidéos entre plusieurs personnes et de manière interactive. Elle permet aussi de passer des appels « téléphoniques » en voice on internet protocole (VoIP) d’une qualité bluffante pour Viber, la référence sur ce segment.

Au cas particulier de la Guadeloupe, c’est WhatsApp qui mène la danse suivie de Télégram et Signal. En effet, WhatsApp ouvre un large champ de possibilités en se conjuguant parfaitement avec les dernières nouveautés du numérique.

L’arrivée de ces messageries instantanées a considérablement modifié la donne en Guadeloupe. Tout citoyen disposant d’un smartphone peut désormais s’autoriser à intervenir à sa guise dans le débat citoyen via les salons ou groupes de discussion. Les RS et tout particulièrement les nombreux groupes WhatsApp ou Telegram qui se créent, diffusent à longueur de journée des posts (messages). Ainsi, pendant la crise du covid et celle du confinement, ça débordait de partout ; On s’est vite aperçu que les fake news aussi   défilaient et circulaient à la vitesse grand V.

Cependant, certains communicants se sont engouffrés dans la brèche en détournant au passage la fonctionnalité de son usage et sa philosophie originelle pour y créer de vraies-fausses entreprises de « presse » au modèle économique et à l’éthique plus que discutable. S’il y eut débat au début de l’aventure, depuis tantôt point d’échanges citoyens. Leurs groupes de discussion de WhatsApp et Signal y sont devenus des robinets à communiqués de presse de tels ou tels responsables politiques dont le « Media WhatsAppiste »  ( attention un whatsAppiste ne peut en aucun cas être considéré comme journaliste ) ne fait pas grand mystère de son allégeance et de l’usage de l’argent public.

Rassurez-vous, les vrais journalistes, les professionnels ont depuis longtemps pigé le truc. Dès lors, ils sont pratiquement obligés de prendre en compte cette nouvelle réalité. Ils se doivent désormais de reconnaître l’existence de ces posts non sans avoir au préalable “fact checker”, vérifier systématiquement la véracité des faits, pour ne pas diffuser des informations fausses ou erronées voire non sourcées.

Ainsi qu’on se souvienne avant l’ère des groupes WhatsApp, le quotidien France-Antilles et les autres titres de la presse mainstreamienne pouvaient tranquillement faire leur « une » sur tel ou tel accident mortel ou non de la route ou sur un braquage de supérette. Aujourd’hui, les faits divers sont devenus le « fonds de commerce » des citoyens-reporters qui n’hésitent à jamais à poster et ce, sans filtre aucun. Ils se chargent de tout véhiculer sur les RS et bien souvent avant les médias « traditionnels ». On peut ainsi dire que le 4ème pouvoir, celui de la presse professionnelle et encartée se voit de plus en plus « concurrencé » par ce 5ème pouvoir qui lui, appartient aux citoyens.

Ce 5ème pouvoir, né de l’utilisation des RS pour la diffusion des posts, est devenu pour le Guadeloupéen une manière de donner son avis sur l’actu, de peser sur l’information et ne plus subir les diktats des prescripteurs ou leaders d’opinion. Cela va de l’interpellation d’un élu aux images d’un accident voire d’un incendie ou d’un meurtre.

Ce 5ème pouvoir dont l’absence de crédibilité est souvent la marque de fabrique ne peut plus être ignoré car il touche un public réel. Les posts anonymes ou les TikTok balancés sur les RS font le buzz (parfois de Bad Buzz) et déchaînent des réactions. Récemment, le groupe carnavalesque VIM en a fait les frais.

Les RS peuvent être aussi le lieu privilégié des règlements de compte, d’atteinte à la vie privée voire de « cancans », de “kamo”. Sur Youtube, la célèbre plateforme de partage et/ou de diffusion en direct de contenus audiovisuels, un Guadeloupéen déporté-exilé dans le sud-ouest de la France, diffuse « sans filtre », comme il le dit lui-même, des posts souvent diffamatoires. Il a été d’ailleurs lourdement sanctionné pour ces faits par les tribunaux.

Autrefois, dans la presse militante guadeloupéenne, les articles politiques ou autres étaient considérés comme des « koudjounal » lancés contre un adversaire. Les différends étaient réglés à coup d’articles assassins ou à charge visant à discréditer l’autre. Déterville, l’inénarrable crieur de journaux de Pointe-à-Pitre faisait le reste du boulot. Cette pratique semble aujourd’hui s’installer dans les RS à la différence que les posts ne sont pas l’œuvre de journalistes. Mi foto ay !

Ce 5ème pouvoir, pour l’heure peu ou prou maîtrisé, est devenu une véritable question sociétale et pas seulement en Gwadloup.  On s’aperçoit en effet que ces RS où l’on diffuse tout, n’importe quoi et n’importe quand, sont devenus de véritables “boukan”. Ce phénomène encore récent, né de l’utilisation du numérique, risque encore de s’amplifier avec l’intelligence artificielle (IA). Cette dernière interpelle déjà la profession des journalistes qui ne peut pas, une fois de plus faire la politique de l’autruche. La Guadeloupe et ses médias traditionnels vont- ils être soumis à la loi des algorithmes, des RS et du WhatsAppisme ? Cette question mérite de vraies réponses, car le 5ème pouvoir est déjà une réalité quotidienne.

DZ

2 réflexions sur “RS, Facebook, Fake News et… VIM : La Guadeloupe face au 5ème pouvoir !”

  1. Si la majorité des guadeloupéens a refusé de prendre le poison vanté par la propagande du régime Macaron ou s’est arrêtée à une dose, ce n’est certainement pas grâce aux médias du système, qui se couchent pour beaucoup devant la propagande occidentale parfois en dépit du bon sens, car ils sont subventionnés par le régime français et/ou financés/détenus par des acteurs économiques qui défendent leurs intérêts. Même Canal 10, qui laisse dire à son antenne un certain nombre de vérités entourant la plandémie depuis 2020, a pratiquement fermé sa porte depuis quelques temps à des personnes comme Fabrice Gotte du C.S.P.C.C., qui alerte depuis cette époque sur des éléments dont la véracité a été reconnue par la presse aux ordres pour beaucoup d’entre eux déjà, sans grand bruit cette fois. Certains médias mentent, méprisent ceux qui sont plus proches de la vérité qu’eux, n’aiment pas reconnaître leurs torts, demandent encore moins pardon, et s’étonnent de perdre de l’audience.

    Ci-dessous, un exemple parlant et édulcoré du manque de fiabilité de la presse aux ordres, qui n’est pas de moi :

    « Le gang qui a dit…

    – le virus vient d’un pangolin
    – les masques ne servent à rien puis doivent être obligatoires dehors
    – le remdesivir fonctionne
    – l’hcq tue 10% des gens
    – le pass ne sera jamais vaccinal
    – le vax est efficace à 96% en 2 doses

    …nous accuse de désinformation »

    Là, nous parlons d’un manque de fiabilité qui a coûté de nombreuses vies car non seulement les injections mais aussi les masques ont coûté ou mis en danger la vie ou la santé de bien des personnes, pour un virus dont il était possible de survivre à 99,95% selon le Pr. Christian Perronne, donc moins dangereux que la grippe qui a « mystérieusement » disparu en 2020.

    Pour faire peur aux masses début 2020, des images de personnes tombant comme des mouches ont été diffusées. Maintenant que ça se passe près de chez nous et que les urgences sont régulièrement congestionnées, les médias traditionnels en parlent peu ou pas et entretiennent le mystère en refusant de faire des liens. Comme dit le mème très répandu à propos du produit dont l’un des premiers effets secondaires est le covid : « Beaucoup regrettent de l’avoir pris. Aucun de nous regrette de ne pas l’avoir pris. » Pour rappel, selon l’ATIH, les patients du rhume 19 représentaient 2% de l’ensemble des patients hospitalisés au cours de l’année 2020, alors même qu’ils n’étaient pas traités.

    Ont peut retrouver sur le net les « fake news » délibérément répandues hier par les médias aux ordres et les mettre à côté d’éléments contradictoires fournis par ces mêmes médias aujourd’hui, lesquels comptent sur la courte mémoire d’une grande partie de leur auditoire en diminution pour continuer à mentir.

    Concernant le groupe VIM, c’est justement parce que nous sommes à une époque où les images circulent facilement que ces obscénités devraient cesser. La pétition qui a été mise en ligne a pour objectif non pas de faire interdire le groupe, mais de mettre fin aux défilés malpropres https://www.change.org/p/vim-stop-%C3%A0-la-d%C3%A9bauche-au-carnaval-de-guadeloupe. Certains prétextent qu’ils ont lieu à des heures où peu d’enfants sont encore dans la rue, mais ils oublient ou font semblant d’oublier que les réseaux sociaux n’ont pas d’heure. Certains jeunes ont développé un attrait particulier pour les vidéos qu’il faut faire défiler. Ainsi, des enfants tombent sans le vouloir ou sans l’accord de leurs parents sur ces images, alors qu’ils n’étaient pas dans la rue pour y assister. Elles font des dégâts à ces cerveaux qui ne sont pas armés pour et mettent en colère ou inquiètent les gens qui considèrent ça comme une dérive larvaire du carnaval guadeloupéen. Il n’y a pas de tradition dans cela. C’est la reproduction du phénomène de dépravation des mœurs qui ronge l’occident et nous avec manifestement. D’ailleurs, le fait que des médias du système fassent tant de publicité pour ce groupe, ces mêmes médias qui hier envoyaient des gens se faire piquer comme du bétail, devrait nous mettre la puce à l’oreille. En dehors de cela, le groupe VIM fait de belles choses mais il n’est pas le seul. Pourquoi lui réserve-t-on autant de publicité au détriment des autres groupes à mas qui eux font des défilés plus corrects et davantage dans la tradition ? On se sert de ce que VIM fait de bon pour mettre en avant indirectement les obscénités du « jour ouvert » et ainsi faire rentrer encore plus en Guadeloupe les mœurs d’un occident décadent.

    Pointer du doigt à chaque fois dans la même direction lorsqu’on parle de « fake news » est malhonnête. C’est la traduction de la peur du journalisme du 20ème siècle qui voit son audience se diriger peu à peu vers le journalisme citoyen, plus indépendant, plus honnête, plus juste, et de plus en plus rigoureux. C’est aussi la peur des élites mondialistes, dont les plans sont exposés par ce journalisme plus libre et moins complaisant. C’est pourquoi les réseaux sociaux ont bon dos.

    Les campagnes de désinformation et mésinformation menées par les médias institutionnalisés sont un réel danger. Il suffit de le demander aux morts et victimes encore vivantes des effets secondaires des injections pour le rhume 19. Encore une fois, « beaucoup regrettent de l’avoir pris. Aucun de nous regrette de ne pas l’avoir pris. » La méfiance est de mise avec les médias subventionnés, mais sur les réseaux sociaux aussi. Il faut prioriser le journalisme citoyen sourcé, rigoureux, qui a fait ses preuves dans le temps en disant la vérité au moment où la presse aux ordres mentait soit de façon délibérée, soit à cause de la médiocrité de beaucoup des journalistes actuels qui se contentent souvent de recracher ce que disent la préfecture, l’AFP, Reuters, AP… Il est surtout nécessaire d’exercer son esprit critique devant une nouvelle, indépendamment de sa provenance, écouter des opinions différentes des siennes ou de ce qu’on a entendu en premier lorsque c’est utile, mais ne pas perdre son temps avec les médias qui mentent à longueur de journée.

    Ici, nous avons vu de nombreuses fois les médias locaux commencer à (re)parler d’un scandale qui concerne la Guadeloupe uniquement après que la presse française ait (ré)ouvert le sujet. Il y a souvent un manque de courage des journalistes. Un exemple typique : A. Hernandez a été choisi comme bouc émissaire pour faire croire au peuple que les coupables de la gabegie et des détournements autour de l’eau potable et l’assainissement avaient été jugés. Mais « Véolia », connue ici sous le nom de « Générale des Eaux », a volé 7 milliards d’euros appartenant aux guadeloupéens, avant de faire les zélulokos signer une clause illégale dans l’espoir de ne pas être poursuivie et de se sauver en prenant avec elle le matériel de détection de fuites. En attendant, le SMGEAG envoie des factures et des SATD à des adhérents d’associations d’eau du LKP qui contestent leurs factures, qui ont a minima une eau non potable, ou qui sont en plus en tours d’eau ou qui n’ont de l’eau que quelques jours/heures par semaine. Or ce n’est pas l’eau que l’on paye car c’est un bien commun, mais le service qui permet son acheminement dans les foyers et qui garantit sa potabilité. Beaucoup de guadeloupéens dépensent des sommes pas possibles en bouteilles d’eau, citernes ou systèmes de filtration, sommes qui devraient être prises en charge par le fermier opérateur qui a failli à sa mission. Les médias aux ordres parlent peu de ce responsable-là, pourtant le plus grand, parce qu’il est protégé par le régime français. Le média engagé français « Blast » a lui fait des émissions à large audience sur ce sujet sur la base d’un livre. La chronique « Dlo an tout sòs » évoque ces sujets-là mais est malheureusement trop peu suivie au vu du peu de personnes derrière les banderoles des associations de défense des usagers de l’eau du LKP dans les manifestations et du nombre insuffisant d’adhérents à ces associations. Trop de guadeloupéens ont été enfermés dans la résignation à grand renfort de discours anesthésiants et de lèspwa a mal papay diffusés par les médias à la solde du colonialisme, du capitalisme et du mondialisme, Guadeloupe la Dernière, Radio Commerce International et Fwans-Manti en particulier.

    Les français n’ont pas la chance d’avoir une télé câblée aussi proche du peuple que Canal 10. Certains extraits d’émissions font le tour du monde de temps à autre.

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