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Guadeloupe. Santé : Plan de convergence et de transformation de la Guadeloupe.

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Basse-Terre-Capitale. Jeudi 13 juin 2019. CCN. Pour André Atallah, conseiller communautaire de Basse-Terre, une révision à mi-parcours est nécessaire. Deux raisons à cela : 1/ La santé qui doit être davantage prise en considération. 2/ La nécessité d’une une volonté plus forte d’équilibre du territoire.

Le plan de convergence et de transformation de la Guadeloupe, d’une durée de 10 ans (2019 – 2028) a été signé le 31 décembre 2018 par l’Etat, le Conseil Régional, le Conseil Départemental et les 6 EPCI concernés.

Ce plan d’une durée de 10 ans est élaboré en application de la loi de programmation relative à l’égalité réelle outre-mer du 28 février 2017 qui reconnaît aux populations des outre-mer le droit à l’égalité réelle au sein du peuple français et a pour objectifs de résorber les écarts de niveaux de développement entre le territoire de la Guadeloupe et l’hexagone.

Un premier contrat d’une durée de 4 ans (2019-2022) décline les opérations du plan en mesures opérationnelles.

Il est possible de réviser ce contrat à mi-parcours, André Atallah fera au sein la CAGSC (cosignataire de ce contrat) des propositions en ce sens, il nous explique pourquoi.

Dans le domaine de la santé : Pour André Atallah : « Il y a un rendez-vous à ne pas rater, car nous risquons de le regretter, et ce pour longtemps. En effet, entre le plan de convergence et le plan santé actuellement en cours nous avons une carte importante à jouer dans ce domaine de la santé en Guadeloupe ».

Dans le domaine de la santé : « Il y a bien pourtant dans cette loi un chapitre consacré à la santé : la lutte contre la différence d’accès aux soins ; et pourtant il n’y a rien dans ce premier contrat signé concernant cette thématique de la santé. Il faut vite corriger cela.

« Concernant la situation financière de nos hôpitaux, chaque fin d’année une aide exceptionnelle en trésorerie est accordée a posteriori aux EPS antillais. Afin de sortir de cette « spirale » des aides en trésorerie accordées de façon récurrente en fin d’année, on doit envisager un « accompagnement contractualisé » sur objectifs et dégressif, permettant progressivement de sortir de ce système d’aides et de ramener ces établissements aux standards attendus de tout établissement de santé, tout en intégrant les spécificités ultra-marines et ce sur 10 ans, la durée de ca plan de convergence. D’autres points importants qui d’ailleurs ont été abordés lors de la tenue récente du congrès des Fédérations Hospitalières de Antilles et de la Guyane, et que j’ai eu l’honneur de présider : la coopération avec la Caraïbes et l’attractivité et a démographie médicale.

Autre raison pour laquelle je proposerais une révision du contrat de convergence : la nécessité de mieux équilibrer les projets entre les territoires de la Guadeloupe. Ce plan s’appuie sur les différents documents de planification du territoire dont le SAR. Justement ce SAR prévoie une territorialisation des projets. Cela n’apparait pas dans cette première mouture du contrat de convergence, je ferais des propositions lors du conseil communautaire de la CAGSC à cet effet.

Concernant plus particulièrement le Sud Basse-Terre sur plusieurs thématiques cette volonté de mieux équilibrer le territoire doit être soutenue :

  • Au chapitre développement portuaire, le port de Basse-Terre doit retrouver une place plus conséquente
  • Au chapitre investissements aéroportuaires, rien de concret sur l’aérodrome de Baillif
  • Concernant l’enseignement supérieur, le campus du camp Jacob doit être valorisé
  • Le développement économique doit davantage associer le Sud-Basse-Terre ; il en est de même du développement touristique, le Sud Basse-Terre a une chance à saisir, (par exemple quid du projet de télécabine à la Soufrière ?).

Il y a donc nécessité de proposer comme prévu dans les textes une revoyure de ce contrat de convergence. Je m’y activerais avec d’autres collègues au sein de la CAGSC.

Guadeloupe. Ruddy Blonbou : « Toutes les décisions prises au sein de l’OECO ont un impact sur la Guadeloupe »

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Basse-Terre-Capitale. Vendredi 12 juillet 2019. Membre depuis avril 2014 de l’Association des États de la Caraibe (AEC). La Guadeloupe a pu enfin eu faire son entrée officielle au sein de l’Organisation des États de la Caraibe Orientale (OECO/AECS) en mars 2019 dernier. On se rend compte que bien qu’étant toujours une colonie francaise, notre pays prend toute sa place dans le concert des états indépendants de la Caraibe. Cela préfigure déjà de l’avenir et de la volonté de l’Autorité Régionale d’inscrire la Guadeloupe dans son bassin naturel : La Caraibe. Au plan de la géopolitique ce sont des premiers pas encourageants, dans l’attente d’une démarche similaire au plan géoéconomique car d’une manière ou d’une autre notre intégration dans la Caraibe doit à terme faciliter les échanges économiques et culturels. La question se posera quand la Guadeloupe pourra aussi frapper à la porte de la CARICOM à ce moment la question statutaire se posera réellement. Le 16 juin dernier, Ary Chalus, Marie Luce Luce Penchard à la tête d’une délégation ont participé à Antigua à la 67é assemblée de l’OECO. Ruddy Blombou, membre du cabinet Chalus a été promu commissaire guadeloupéen en charge des relations, avec l’OECO, c’est en quelque sorte un diplomate Cari-Guadeloupéen. Explications pour CCN.

CCN. Vous êtes désormais commissaire de l’OECS, quel est votre rôle ?

Ruddy Blombou. Lors de la phase des négociations avec l’OECO, j’organisais le dialogue entre l’OECO et l’exécutif du conseil régional. En qualité de commissaire je continuerai à organiser ce lien. Mais maintenant que la Guadeloupe est membre associé, je représenterai aussi la Commission ici en Guadeloupe. Au sein de la commission, j’ai aussi à contribuer aux travaux pour émettre des recommandations et avis à l’Autorité et/ou au conseil des ministres. J’aurais très prochainement à me rendre à Sainte-Lucie pour mettre en place le fonctionnement de la représentation guadeloupéenne au sein de l’organisation.

CCN. Comment se prépare ( en interne) depuis la RÉGION, un sommet OECS ? la constitution de la délégation ? qui fait quoi ? 

Ruddy Blombou (RB). Les questions de coopération sont traitées, au sein de la collectivité régionale par un triptyque composé de lacommission thématique regroupant les élus régionaux, la direction de la coopération et le cabinet du président. Les délégations sont composées fonction de l’ordre du jour et du format des réunions de l’OECS. Lorsque l’autorité de l’OECO se réunit, la présence du président et/ou de la vice-présidente en charge des questions de coopération doit être assurée. C’est l’autorité qui prend les décisions ! L’assemblée, qui a un format plus rare, réunis les chefs de gouvernement et le chef de l’opposition, pour chaque pays ou territoires membre. C’était le cas, le 17 juin dernier, à Antigua. Le lendemain, 18 juin, c’est l’autorité de l’OECO qui s’est réunie. La Commission de l’OECS est l’organe administratif de l’Organisation, elle est dirigée par le directeur général qui œuvre avec un commissaire nommé pour chaque État membre et qui représente également la Commission dans cet État membre. La Commission supervise l’administration quotidienne de l’Organisation. Les fonctions de la Commission comprennent la prestation de services de secrétariat aux organes de l’Organisation, la coordination des réunions de ces organes et l’exécution des décisions, recommandations ou directives approuvées lors de ces réunions. La Commission de l’OECS peut faire des recommandations à l’Autorité et au Conseil des ministres de l’OECS. Pour tous les autres formats de réunion, la direction de la coopération du conseil régional assure la participation de la Guadeloupe, en présentiel ou par visio- conférence le cas échéant.

CCN. Les contacts avec le staff de l’OECS ? avec la Martinique ? les échanges d’infos ?

RB. La Guadeloupe a adhéré en qualité de membre associé en 2019. La Martinique est membre associé depuis 2015.
Il y a une grande proximité entre ces deux territoires français d’Amérique; nos intérêts convergent sur de nombreux sujets. Les contacts avec les équipes de l’OECS sont permanents.
L’Organisation dispose de solides équipes qui travaille sur des projets dimensionnés au sein de la Commission et décidés par l’Autorité. Ces projets sont très divers: éducation, formation professionnelle, commerce, résilience des territoires, …
La Guadeloupe et la Martinique, qui ne sont pas des états souverains, ne contribuent pas à tous les travaux mais sont invités à toutes les réunions.

CCN. Les pays de l’OECS ont-ils des à priori ou une vision particulière de la Guadeloupe ? 

RB. L’Organisation a un objectif politique évident ; une meilleure intégration régionale, mais aborde cette question de manière très pragmatique.
Composée initialement d’anciens territoires britanniques, l’Organisation a su maintenir des principes souples et efficace pour créer un espace de dialogue, de coopération et de mutualisation avec nos territoires.

CCN. Une fois sur le terrain (Antigua, Ste Lucie..), qu’est ce qui devient important dans l’organisation, du sommet ?

RB. Une fois de plus il faut souligner le caractère pragmatique de l’Organisation. Lors des réunions de l’Autorité, c’est la solidarité et le pragmatisme qui priment. Les sujets sont mis à l’ordre du jour soit par la Commission soit par un état membre. Les débats sont toujours cordiaux et sans tabous; l’organisation permet l’expression de la souveraineté de chaque état membre tout en maintenant une solide cohésion.

CCN. Au plan diplomatique, du fait que la Gpe représente elle-même, quelles en sont les limites ? 

La Guadeloupe intervient pour l’essentiel autour des compétences du conseil régional mais nous représentons la Guadeloupe toute entière, avec toutes ses composantes!
Toutes les questions soulevées au sein de l’OECO nécessitent que l’on s’y intéresse!

L’OECO rassemble nos plus proches voisins et à ce titre, toutes les décisions prises dans la zone ont un impact sur la Guadeloupe.

Il ne me semble donc pas responsable de rester à l’écart.

CCN. Au niveau du gouvernement français, quel est le référent ? Quel rapport avec le ministère français des affaires étrangères? on parle souvent de “Diplomatie régionale”….

RB. Il n’y a pas de référent aux sein du gouvernement français; ce n’est pas ainsi que les choses fonctionnent !
Les territoires français d’Amérique participent en leur nom propre et dans les limites de leurs prérogatives telles que fixées par la loi.

Il y a, bien sûr, un dialogue avec la représentation diplomatique française, notamment par l’intermédiaire de l’ambassade de France auprès de L’OECO et de la Barbade.

CCN. Quel est l’agenda de l’OECS pour les mois à venir ?

RB. L’autorité de l’OECO se réunit en principe tous les 6 mois. Les travaux de la Commission sont journaliers.

CCN. Que peut apporter l’OECS à la Guadeloupe aux guadeloupéens ? aux chefs d’entreprises ?

RB. Nous sommes aujourd’hui au cœur d’une organisation qui regroupe tous nos voisins et qui s’organise autour d’une mutualisation forte.

L’OECO travaille avec des partenaires de développement internationaux à travers un certain nombre d’accords pour faire avancer le développement de la région des Caraïbes orientales.

L’OECO travaille dans ses domaines programmatiques autour d’objectifs stratégiques pour consolider l’espace économique unique, pour la croissance économique, l’inclusion sociale et la protection de l’environnement.
Nous intégrons une communauté de destin et une organisation qui ouvre de nouveaux horizons; cet ensemble vient renforcer le positionnement de la Guadeloupe en complétant avec pertinence notre ancrage européen par notre appartenance à l’espace caraïbes, dynamique et dialoguant sans complexes avec le monde à l’instar de St-Vincent et les Grenadines qui siégerons au Conseil de Sécurité de l’ONU.

CCN. Tôt ou tard la question du Drapeau de la Guadeloupe, va se poser … comment éviter ce qui s’est fait en Martinique ?

RB. Cette question n’est pas l’ordre du jour ne fait pas partie d’un quelconque prérequis pour être membre associé à l’OECO.
Il est par contre indispensable de respecter les décisions et les processus démocratiques de chaque pays membres.

CCN. Outre l’OECS la Guadeloupe est depuis 2014 membre de l’AEC, on en parle que peu pourquoi ?

RB. On n’en parle moins parce que l’actualité en 2019, c’était l’OECO. Les contacts établis avec l’AEC sont toujours actifs et les sujets de coopération nombreux.
Toutefois, ce n’est pas le même format que l’OECO ; il s’agit d’une coopération moins intégrée; les échanges restent surtout entre chefs de gouvernement et les exécutifs. Mais la banalisation de ces échanges illustre que la coopération régionale est entrée dans les mœurs et pratiques de notre administration. Nous ne pouvons pas assister à toutes les réunions de L’AEC mais les relations sont constantes, par exemple, la collectivité régionale a positionné deux stagiaires de Guadeloupe à l’AEC et en juin la région était représentée à tous les comités spéciaux.

Pour finir, l’AEC sera notre partenaire pour la prochaine Conférence Internationale sur les Sargasses en octobre prochain en Guadeloupe.

L’OECO

L’Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO) est une organisation internationale intergouvernementale vouée à l’harmonisation et à l’intégration économiques, à la protection des droits de l’homme et des droits légaux, ainsi qu’à l’encouragement de la bonne gouvernance entre pays indépendants et non indépendants des Caraïbes orientales.

L’Organisation a vu le jour le 18 juin 1981, lorsque sept pays des Caraïbes orientales ont signé un traité dans lequel ils s’engagent à coopérer et à promouvoir l’unité et la solidarité entre les membres. Le traité est devenu le traité de Basseterre, ainsi nommé en l’honneur de la capitale, Saint-Kitts-et-Nevis, où il a été signé.

Le traité de 1981 a été remplacé en 2010 par un traité révisé de Basseterre (St Kitts) , créant une union économique. Ce Traité révisé a été signé le 18 e Juin 2010 à Sainte – Lucie lors de la 51 e réunion de l’Autorité de l’OECS.

Le traité révisé crée un espace financier et économique unique dans lequel les biens, les personnes et les capitaux circulent librement, les politiques monétaire et fiscale sont harmonisées et les pays continuent d’adopter une approche commune du commerce, de la santé, de l’éducation et de l’environnement, ainsi que du développement. des secteurs critiques comme l’agriculture, le tourisme et l’énergie.

De manière significative, le traité ouvre la voie à l’introduction d’une compétence législative au niveau régional, de sorte que les États membres de l’Organisation agissent de concert pour élaborer et promulguer une législation dans certains domaines spécifiés dans le traité.

L’OECO est désormais un groupe de onze membres comprenant les États membres à part entière d’Antigua-et- Barbuda, de la Dominique, de la Grenade, de Montserrat, de Saint-Kitts-et-Nevis, de Sainte-Lucie et de Saint- Vincent-et-les Grenadines, avec les Îles Vierges britanniques, Anguilla, la Martinique et Guadeloupe en tant que membres associés de l’OECO.

Etats membres

  • Antigua et Barbuda
  • Dominique
  • Grenade
  • Montserrat
  • Fédération de Saint-Kitts-et-Nevis Sainte-Lucie
  • Saint-Vincent-et-les Grenadines Îles Vierges britanniques Anguilla
  • Martinique
  • Guadeloupe

Guadeloupe. Politique – “Un XVème congrès, pour quoi faire ?”

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Exclusif CCN. Basse-Terre. Capitale. Mardi 25 juin 2019. Ce XVème congrès est-il celui de la dernière chance pour notre pays ? Non ! car dès le 1er juillet c’est Ary Chalus le président de Région qui devra assurer le second round au cours du prochain semestre. En fait, l’initiative prise par la présidente du conseil général de convoquer un nouveau congrès succite des réactions très diverses. 24 heures avant le coup d’envoi, Josette Borel Lincertin s’exprime en exclusivité sur CCN et fournit quelques pistes. C’est à lire …

Réunir le congrès des élus départementaux et régionaux en cette fin du mois de juin 2019 autour d’enjeux essentiels pour l’avenir de notre territoire est une initiative qui suscite forcément des sentiments contrastés. Que ce soit dans dans la sphère politique, parmi les acteurs de la vie économique et sociale et, surtout, dans notre population, j’ai conscience que cette XVe réunion du Congrès peut provoquer le scepticisme, la méfiance voire l’indifférence, plutôt que l’enthousiasme.

Comment, d’ailleurs, ne pas le comprendre, lorsque la Guadeloupe n’en finit plus de lister ses maux ? L’eau potable, l’assainissement, les sargasses, notre CHU, l’exode d’une partie de notre jeunesse, le déclin démographique, le chômage, la violence, la pollution de nos sols, les transports – et j’en passe… – sont autant de dossiers renvoyant en écho l’impression tenace d’une impuissance publique qui mine la confiance du peuple en ses dirigeants.

Comment ne pas le comprendre d’autant qu’à deux reprises dans notre histoire politique récente, les travaux du Congrès se sont soldés par des échecs : en 2003, d’abord, après le refus des électrices et électeurs guadeloupéens de fusionner la Région et le Département en une collectivité unique ; puis, en 2013, faute de parvenir à nouveau à un consensus parmi les élus sur ce même projet de collectivité unique ?

Et pourtant en dépit de tout cela, et j’ose même dire plutôt à cause de tout cela, je me suis forgée deux convictions. La première, c’est qu’il est temps de nous remettre au travail sur les questions d’avenir et de gouvernance de notre territoire et le congrès est l’instance idoine pour cela. La seconde conviction, c’est que nous devons relancer les réflexions sur ces questions en tenant compte, tout à la fois, des échecs passés et des évolutions intervenues durant ces deux dernières décennies, chez nous comme chez nos voisins de Guyane et de Martinique.

En effet, rien ne serait plus contraire à notre volonté de répondre aux préoccupations de nos compatriotes et aux difficultés de notre territoire que d’avoir pour seul et unique objectif d’aboutir à une collectivité unique, peu ou prou dans ses contours de 2003, sans rien toucher d’autre dans notre organisation territoriale, dans nos responsabilités ou encore dans notre rapport à l’Etat. Comme si la Guadeloupe d’aujourd’hui était la même qu’il y a 15 ans.

Que changerait, à elle seule, une fusion de la région et du département en matière d’eau potable, en matière de transports ou en matière de déchets ?

Que changerait, à elle seule, une fusion de ces deux collectivités qui n’ont plus, aujourd’hui, que quelques compétences communes, alors que des chevauchements nouveaux sont apparus après la création de six intercommunalités qui a accentué la complexité du mille-feuille territorial ?

Que changerait, à elle seule, une telle fusion si ce n’est créer immédiatement une immense administration de près de 3 500 agents qui exigerait beaucoup de temps et autant d’argent que d’énergie pour parvenir à un fonctionnement rationnel et organisé au bénéfice de notre population ?

Certains répéteront toujours que si nous avons échoué jusqu’ici, c’est à cause de ceux qui, un jour, ont dit « non ». D’autres diront, avec certainement plus de sagesse, que nous avons échoué, notamment, parce que l’évolution institutionnelle ou statutaire a pu apparaître – en 2003 comme en 2013 – comme une fin en soi, parée de tous les avantages sans les inconvénients, comme un passage de l’ombre à la lumière. Or, une organisation territoriale et/ou un statut ne suffisent jamais à garantir la prospérité ou l’efficacité et ils doivent en définitive et avant tout servir une stratégie de développement préalablement définie, une volonté de domicilier certaines compétences au niveau local pour qu’elles soient mieux exercées dans l’intérêt du pays et une aspiration à une meilleure prise en compte de notre identité et de nos spécificités au sein de la République.

C’est pourquoi, en prenant l’initiative de ce Congrès, j’ai souhaité impulser une autre démarche : celle qui part de nos réalités, de nos difficultés, de nos forces, de nos faiblesses et des problématiques que nous avons à résoudre afin d’examiner les pistes d’évolution qui s’offrent à nous. En matière d’emploi et de développement économique durable ; en matière de fiscalité et de ressources de nos collectivités ; et en matière d’organisation territoriale. Ce seront les grandes thématiques du Congrès.

Examinons ensemble toutes les pistes.

Pas seulement celles qui nous avons déjà empruntées.

Pas seulement celles que commanderait l’idéologie ou l’ADN supposé de tel ou tel parti politique.

Pas seulement celles que nous offre aujourd’hui la Constitution de la Ve République car, selon les projets du président de la République et du Gouvernement, celle-ci a vocation à évoluer à la faveur d’une révision constitutionnelle dans le sens d’une plus grande « différenciation territoriale » à laquelle nous pourrions dire « chiche ! ».

L’enjeu de ce congrès peut donc être de nous saisir avec pragmatisme de cette opportunité que représente la révision constitutionnelle pour explorer, avec nos parlementaires, ce que pourrait être la voie à emprunter pour notre territoire. Une voie qui pourrait être spécifique à la Guadeloupe, alternative aux tranchées dans lesquelles nous nous sommes trop souvent murés – l’article 73, l’article 74 – alors que leurs frontières ont eu tendance à s’estomper, voire désormais à se confondre en pratique.

Travaillons collectivement – pourquoi pas ? – à l’élaboration d’un « article 971 ». Voilà ce que pourrait être l’ambition issue de ce Congrès qui nous conduirait à acter d’abord ensemble la nécessité de dépasser le « statu-quo » et à lancer ensuite la co-construction d’un véritable projet d’évolution du territoire avec l’ensemble des forces vives du pays, avec notre population et pour elle, avant de le présenter et de le négocier avec l’Etat.

C’est la raison pour laquelle je conçois ce Congrès comme un point de départ qui ne pourra en aucun cas être conclusif au terme de deux jours de débats qui le feront, de prime abord, ressembler à un grand forum durant lequel la parole se libérera. Mais ce point de départ devra déboucher sur une méthode de travail qui, dans les mois à venir, aura à approfondir et à affiner les pistes que nous aurons collectivement mises sur la table, au moment où mon homologue de la Région prendra la présidence du Congrès.

De quels leviers de responsabilité voulons nous disposer, et pour quoi faire ?

Quelles compétences mieux répartir pour l’efficacité de nos différentes collectivités ?

Quelles retouches à envisager dans notre organisation territoriale ?

Et bien d’autres questions encore …

C’est un travail qui prendra du temps. Le temps de l’approfondissement, évidemment. Et le temps de respecter les échéances électorales de 2020 et 2021 qui seront une première occasion d’aller démocratiquement devant la population pour lui présenter les options qui s’offrent à nous.

Le consensus ne se décrète pas. Il ne peut que se construire. De même que le scepticisme, la méfiance et l’indifférence ne disparaîtront assurément pas le jeudi 28 juin au soir. Mais je veux croire que les élus guadeloupéens peuvent s’engager dans une démarche nouvelle et que la volonté de réussir tous ensemble peut supplanter la tentation d’avoir raison tout seul ou à quelques uns.

Josette Borel-Lincertin
Présidente du Conseil départemental,
Présidente du Congrès

Guadeloupe. Enquête CCN : Pourquoi l’Office de Tourisme Intercommunal (OTI) de la CANGT est-il dans la tourmente ?

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Petit-Canal. Vendredi 27 juin 2019. CCN. Il y aura tout juste un an, le 9 juillet que l’OTI du Nord Grande Terre a vu le jour. Un OTI qui depuis ne s’est singularisé que par ses dysfonctionnements internes : Démission, surprise de la présidence, rumeurs de harcèlement moral, devis astronomiques etc… La CANGT qui semble avoir perdu tout contrôle sur la gouvernance de cette petite structure en totale « roue libre » se doit vite de réagir avant que la situation n’empire. L’enquête de CCN.

C’est en Juillet 2015, que la loi NOTRé, a été définitivement adoptée par le parlement francais et a ainsi permis depuis Janvier 2017 que la compétence dite « promotion du tourisme » autorise la création d’office de tourisme par les EPCI. Dans le Nord Grand Terre, les 5 communes (Morne-à-L’eau, Moule, Port Louis, Petit Canal et Anse Bertrand) qui font partie de la Communauté d’Agglo du Nord Grande Terre ont donc accepté la mise en en place d’un OTI c’était l’an dernier.

La structure juridique choisie pour l’OTI a été la plus simple : une association loi 1901 dont la présidence a été confiée à une femme volontaire d’une grande simplicité : Yoleine Réveillé. Déjà impliquée dans le monde associatif et elle-même propriétaire d’un gite, Mme Réveillé semblait avoir le bon profil pour présider à cette structure.

Tout aurait bien pu se passer et cet OTI aurait pu fonctionner. Sauf que la CANGT sans peut-être y prendre garde a mis un ver dans le fruit et « placé » au sein de l’OTI naissante, un certain Aurelien Anzala (AA).

S’agit-il comme on le dit à l’OTI d’un cas de favoritisme ?

La question peut se poser, car AA, n’est autre que le fils de Jean Anzala, lui-même adjoint à la mairie du Moule. Tout s‘explique.

Depuis un an, et selon, nos informations, AA qui n’a comme expérience pro qu’un bref passage dans une structure hôtelière s’est mis en tête d’être le grand « boss » de l’OTI. Avec le trésorier de l’OTI, un balnfwans, avec qui il s’est allié AA, fait la pluie le beau temps et surtout l’orage au sein de l’OTI.

Ainsi donc, la semaine dernière, coup de théâtre plus que prévisible. La présidente en place, Yoleine Réveillé, excédée par le climat délétère qui s’est progressivement installé au sein de l’OTI démissionne brutalement. Prudente, Mme Réveillé a donc préféré s’en aller plutôt que de cautionner et signer le devis astronomique d’un prestataire qui propose pour ses services un proforma de plus de 60.000 euros soit plus de 3 /4 de la trésorerie actuelle de la structure.

La CANGT qui est le back office de l’OTI n’était pas officiellement informée de cette « affaire », ou plutôt certains responsables ont préféré ne pas voir ou faire l’autruche.

Plus grave, depuis plusieurs jours, un autre problème a surgi, il s’agit de la lettre qu’une employée a adressé à l’ex-présidente et à tous les membres du CA de l’OTI et que CCN s’est procuré.

A sa lecture, il se confirme qu’au sein de la petite structure, les choses se compliquent, on parle à mots couverts de harcèlement moral. Extraits :

« Madame la Présidente,

À votre demande, je dis bien à votre demande, je me suis rendue vendredi 7 juin dernier afin de vous représenter à une séance de travail, à l’agence de Communication PBO à Jarry. Vous m’avez signifié que M. Aurélien Anzala sera absent pour raison maladie qu’en revanche, Monsieur Jean-Michel Lefèvre trésorier, et Monsieur Jean-Claude Toquin membre, y seront présents. 

Malheureusement, je suis au regret de devoir vous informer que ces derniers de manière impertinente m’ont éjectée de cette séance de travail. En effet, j’ai essuyé une rebuffade, subi de leur part des pressions, des remarques désobligeantes, des propos dévalorisants tout cela en me hurlant dessus, allant même au chantage c’est-à-dire d’annuler la réunion si je ne quittais pas les lieux. Sans compter que je ne pouvais même pas placer un mot. 

  1. Toquin arrivé en retard, aigri, ayant manqué de courtoisie à mon égard (car ne m’a pas saluée) et qui avait déjà été sans doute informé de ma présence, m’a carrément fait remarquer que j’étais instrumentalisée. Ce dernier a vociféré des ordres et des outrages pendant de longues minutes, se déchaînant de plus en plus, enfin se déclarant déterminé à quitter les lieux si je ne partais pas. 

D’un ton calme, j’ai dit à ces messieurs que je ne partirai pas. La suite, vous la devinez, M. Toquin est parti furieux (…)

Extrêmement affectée par ces agissements et dans l’intérêt de mon état de santé ainsi que de la qualité de mon travail, je vous demande, Madame la Présidente de bien vouloir intervenir au plus vite afin de me permettre de poursuivre ma mission au sein de l’OTI dans des conditions relationnelles ordinaires.

J’estime être victime de faits qui n’ont pas lieu d’être dans une relation normale de travail et qu’il est nécessaire que cette situation ne se reproduise plus. Je n’aspire qu’à des situations sereines pour effectuer mon travail au mieux.

Je vous remercie de me tenir informée des démarches engagées dans ce sens et de prendre toute mesure que vous jugerez utile pour que ce genre de comportement soit unique envers moi.

Ce courrier daté du 15 juin dernier a sans aucun doute aussi contribué à l’urgente démission de la Présidente. Elle s’est vraiment rendue compte qu’outre le climat « détestable » qui règne à l’intérieur de l’OTI, qu’elle avait complétement perdu la main sur la gestion.

A ce propos on notera que très curieusement AA et le trésorier ont refusé la participation de la représentante de la présidente à une réunion, où il était précisément question de la présentation par une agence de com du fameux devis de plus de 61.000 euros !!!

La Direction de la CANGT qui a sans doute aussi reçu ce courrier édifiant, à notre connaissance n’a pas encore bougé, ni chercher à calmer le jeu…

Va-t-on alors vers la dissolution de l’OTI et son remplacement par la création d’un vrai EPIC tourisme dans le nord Grande-Terre ?

Willy Rosier, directeur de la CTIG ne s’opposerait certainement pas, si la question lui était posée et si l’initiative était prise. En attendant : un an après sa création, l’OTI du Nord Grande Terre est bel et bien dans la tourmente …

Guadeloupe-Cuba. Coopération médicale : Dominique Théophile en marche vers la révolution !

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La Havane. Mardi 11 juin 2019. CCN. C’est une petite révolution qui est en train de s’opérer dans le secteur de la santé dans notre pays. En effet,. le sénateur Dominique Théophile, qui fut président de la Fédération Hospitalière de la Guadeloupe, vient tout juste d’obtenir du gouvernement français, ( par amendement)) que des médecins cubains puissent venir exercer en Guadeloupe et en Martinique, ; une manière de combler provisoirement le déficit de praticiens dans nos pays. Mais au-delà du simple fait que ces médecins pourront s’installer chez nous, cela signifie aussi que la qualité de soins prodigués risque de s’améliorer car on sait que depuis la révolution de 1959, Fidel Castro avait décidé de doter Cuba d’un système de santé de haute qualité. Et 60 ans après, dans le domaine de la santé, Cuba est pour la Caraïbe et l’Amérique Latine, la référence. Chaque année ce sont des centaines de médecins cubains, qui partent dans les pays proches ou lointains pour faire bénéficier aux patients de leur compétence. Cette coopération médicale de « dépannage » ponctuelle pourra-t-elle s’exercer aussi sur le plan universitaire et permettre à nos jeunes formés à la Havane et de voir leur diplôme validé ? C’est à suivre…

Toutes les personnes ont droit à la santé.

En avril dernier lors de la Journée mondiale de la santé, José Luis Di Fabio, représentant à Cuba de l’OPS, l’Organisation Panaméricaine de la Santé et de l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, a salué au cours d’une conférence de presse la manière dont le système cubain de la Santé tient compte des besoins de chaque individu.

“Chacun de nous à un rôle à jouer en ce qui concerne la santé universelle et partout, parce que nous ne pouvons laisser personne en arrière. Toutes les personnes ont droit à la santé et donc, nous devons tous faire quelque chose pour garantir l’accès de tous à la santé. Les problèmes de santé comme l’obésité, l’hypertension ou le diabète requièrent l’effort commun pour leur solution. La réalité a changé et nous devons nous adapter aux nouvelles circonstances. Heureusement, chez vous, grâce au programme d’attention primaire de santé, vous tenez compte des besoins de chaque individu.”

Cette déclaration illustre bien la volonté du système de santé cubain, d’une réelle prise en charge du patient. On est donc loin, très loin du système franco capitaliste, dans lequel nous évoluons, qui fait de la santé une « marchandise » qui se doit d’être « rentable »

Les médecins cubains issus d’une société non marchande qui arriveront en Guadeloupe ou en Martinique devront s’adapter, à un système que leur pays combat…

Avant de voir des médecins cubains recevoir et ausculter des patients guadeloupéens, il y a encore quelques obstacles administratifs à franchir.

Des médecins cubains en milieu hospitalier

Dominique Théophile précise à CCN : « Une fois que la loi sera définitivement votée au courant de ce mois, les ARS en lien avec les professionnels de santé de Guadeloupe, le ministère de la santé et celui des affaires étrangères, vont faire l’inventaire des besoins, et les contacts seront noués puis le mode opératoire sera clarifié. Les médecins seront à la fois en milieu hospitaliers et en soutien dans les zones sous denses (remplacement des libéraux etc..) une durée de 5 ans est établie, puis une évaluation du dispositif. Dans le cadre de la coopération qui sera désormais mise en place en matière de santé, nos étudiants pourront éventuellement se rendre à Cuba pour parfaire leurs spécialités. C’est bien une vraie coopération totale en la matière qui sera ma feuille de route. Mes rapports avec l’ambassadeur sont excellents et il souhaite aller dans le même sens. Si tout se passe bien, il s’agira d’une vraie révolution. »

Il faut cependant souligner qu’en matière de coopération médicale les cubains n’en sont pas à leur coup d’essai : « grâce aux valeurs de solidarité et d’humanisme qui nous caractérisent, de 1963 à nos jours, 407 000 professionnels de santé ont été présents dans 164 pays sur tous les continents. À l’heure actuelle, ils sont plus de 29 000 à offrir leurs services dans 66 pays », a annoncé récemment le ministre de la Santé publique, le Dr José Angel Portal Miranda, lors de la 72e Assemblée mondiale de la santé, qui s’est déroulée à Genève, en Suisse, jusqu’au 28 mai. » (« Granma » 10 juin 2019)

Face la crise sanitaire l’amendement Théophile est un médicament

Cuba dans le domaine de la coopération est sans aucun doute le pays le plus approprié pour aider la Guadeloupe et la Martinique à satisfaire des besoins immédiats. De plus la proximité géographique est un facteur non négligeable, qui s’ajoute à la qualité des praticiens cubains. Face la crise sanitaire qui affecte la Guadeloupe et le départ forcé de nombreux médecins, depuis l’incendie du CHU

L’amendement proposé par Dominique Théophile, tombe comme un véritable médicament

L ‘arrivée déjà attendue des Cubains aidera notre pays et démontre aussi qu’en matière de santé publique la politique française appliquée en Guadeloupe est un échec. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et ne laissent planer aucun doute.

Ainsi le quotidien cubain « Granma » explique que la densité médicale est de 8,5 pour 1000 habitants à Cuba

En Guadeloupe, où la situation est proche de celle d’un vrai désert médical, on compte à peine 1, 5 médecin généraliste pour 1000 habitants.

et d’ailleurs comme le souligne un rapport de l’ARS, « 211 médecins spécialistes exercent uniquement en médecine de ville… la densité est de 53 médecins pour 100.000 habitants »

Cap Excellence : la plus forte densité médicale

Il faut d e plus souligner que : « Avec 108 médecins spécialistes libéraux en exercice pour 100 000 habitants, la communauté d’agglomération de Cap Excellence concentre la plus forte densité de la région Guadeloupe, au 1er janvier 2016. Cette densité est significativement supérieure à la densité régionale. Le Nord Basse-Terre affiche la plus basse densité avec 4 médecins spécialistes libéraux pour 100 000 habitants. La majorité des communes de Guadeloupe (19 sur 32) n’a aucun médecin spécialiste ayant un exercice libéral intégral installé sur leur territoire. En Guadeloupe, les densités les plus élevées sont observées dans les villes ou communes abritant un ou plusieurs établissement(s) hospitalier(s) : Basse-Terre (386 pour 100 000 habitants), Pointe-à-Pitre (284 pour 100 000) et Baie-Mahault (137 pour 100 000) »

Autant dire que les cubains qui s’installeront ne risquent d’être au chômage surtout dans des régions aussi dépourvues que le Sud Basse Terre, le Nord Grande Terre et les iles telles La Désirade, les Saintes ou même Marie Galante !

Des médecins guadeloupéens désormais formés à Cuba

Mais la Guadeloupe, ne pourra pas non plus être ainsi ad vitam æternam assistée par Cuba. L’amendement Théophile veut aller plus s loin et le sénateur envisagerait, que cette coopération permette aussi aux jeunes guadeloupéens, de pouvoir suivre leur formation sans les facultés de médecine Cubaines.

Toujours selon « Granma » : Plus de 35 000 professionnels de 136 pays ont été formés dans nos universités et 8 478 jeunes de 121 pays font actuellement des études à Cuba. Ce bilan positif pour la vie de millions de personnes de dizaines de milliers de communautés en Afrique, en Asie et en Amérique latine et dans les Caraïbes est incontestable », a souligné le ministre cubain de la santé, le Dr Portal Miranda.

Plus de 30.000 coopérants cubains à l’Association des États de la Caraibe

En 2016, lorsque Cuba a accueilli les pays membres de l’Association des États de la Caraïbe (Marie-Luce Penchard pour la Guadeloupe et Alfred Marie Jeanne pour la Martinique y étaient). Il a été dit que : « plus de 30 000 coopérants cubains de la santé prêtent actuellement leurs services dans 25 pays membres de l’AEC, selon Dr Regla Angulo Pardo directrice de l’Unité centrale de coopération médicale (UCCM). La responsable a aussi précisé que la mission spéciale au Venezuela, avec 28 395 médecins, techniciens et infirmiers, est la plus nombreuse, suivie de celles d’Haïti avec 555 ; du Guatemala avec 364 ; de Trinité-et-Tobago, 164 ; du Guyana, 160 ; de la Jamaïque, 93 ; de Belize, 87 et du Honduras, 79.

53 coopérants cubains de la santé exercent également au Nicaragua, 43 à Antigua-et-Barbuda, 39 aux Bahamas, 24 à la Dominique et à la Grenade, 15 à Saint-Kitts-et-Nevis, 14 à Sainte-Lucie, 7 au Suriname, 5 conseillers au Salvador et 3 à Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

Le moins que l’on puise est que l’amendement Théophile tombe de façon très opportune, car la Guadeloupe qui a adhéré en 2014 à l’Association des États de de la Caraïbe, (AEC) vient toujours de signer son adhésion à l’OECS. Il reste donc à la Région, qui est le porte -étendard de la coopération Caraïbe, d’optimiser ses liens avec son environnement immédiat. Le domaine de la santé est un pas important, mais d’autres sont à faire…

Danik Ibrahim Zandwonis.


A propos du système de santé Cubain

Lors de sa récente visite à La Havane en juillet 2014, Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, a fait l’éloge du système de santé cubain et s’est montrée impressionnée par les réussites dans ce domaine. « Cuba est le seul pays qui dispose d’un système de santé étroitement lié à la recherche et au développement en cycle fermé. C’est la voie à suivre, car la santé humaine ne peut s’améliorer que grâce à l’innovation », a-t-elle déclaré. Elle a salué « les efforts de la direction de ce pays pour faire de la santé un pilier essentiel de développement ». 

Cuba a basé son système de santé sur la médecine préventive et ses résultats sont exceptionnels. Selon Margaret Chan, le monde doit suivre l’exemple de l’île dans ce domaine et remplacer le modèle curatif, inefficace et plus couteux, par un système basé sur la prévention. « Nous souhaitons ardemment que tous les habitants de la planète puissent avoir accès à des services médicaux de qualité, comme à Cuba », a-t-elle souligné

L’OMS rappelle que le manque d’accès aux soins dans le monde n’est en aucun cas une fatalité découlant d’un manque de ressources. Il traduit, au contraire, un manque de volonté politique de la part des dirigeants de protéger les populations les plus vulnérables. L’organisation cite à ce titre le cas de l’île de la Caraïbe comme étant le parfait contre-exemple [. D’ailleurs, en mai 2014, en guise de reconnaissance à l’excellence de son système de santé, Cuba a présidé la 67ème Assemblée mondiale de la Santé.

Avec un taux de mortalité infantile de 4,2 pour mille, l’île de la Caraïbe présente le meilleur indicateur du continent et du Tiers-Monde, reflétant ainsi la qualité de son système et l’impact sur le bien-être des enfants et des femmes enceintes. Le taux de mortalité infantile de Cuba est même inférieur à celui des États-Unis et se situe parmi les plus bas au monde

Avec une espérance de vie de 78 ans, Cuba est l’un des meilleurs élèves du continent américain et du Tiers-monde, avec un indicateur similaire à celui des nations les plus développées. En moyenne, les Cubains vivent 30 ans de plus que leurs voisins haïtiens. En 2025, Cuba disposera de la plus grande proportion de personnes de plus de 60 ans d’Amérique latine.


Fonctionnement du système de santé à Cuba

Dés 1961, Cuba a entrepris une modification profonde des structures. Les services de santé ont été nationalisés, et placés sous l’autorité du ministère de la Santé publique (MINSAP). La population cubaine a gratuitement accès aux services médicaux dont le réseau couvre tout le territoire national. Chaque année, l’état consacre environ 5% du PIB à la santé publique.

Dans le système de santé cubain, la médecine préventive a une priorité certaine. Les soins de santé primaires sont apportés par le médecin de famille. Le pays en compte plus de 29 900.

Des dispensaires et pharmacies existent même dans les villages reculés.

CUBA FRANCE
Population 11 200 000 58 607 072
Densité (hab./km²) 100 106
Population 0-14 ans 21.87% 19.07%
Pop. 15-64 ans 68.97% 65.36%
Pop. 65 et plus 9.14% 15.36%
Indice de fécondité 1.55 1.71
Espérance de vie 76.05 ans 78.05 ans

Comparaison des statistiques Cuba/France.

Les indicateurs de base de santé maternelle et infantile sont supérieurs à ceux des autres pays dits « en voie de développement », et comparables à ceux des pays hautement développés

Les principales causes d’hospitalisation sont les complications de la grossesse, les maladies respiratoires (la pneumonie, la bronchite asthmatiforme,…).

La médecine cubaine moderne a développé des techniques modernes de transplantations de reins, cœur, poumon, moelle osseuse, foie, pancréas, cornée etc.


Cuba : L’École Latino-américaine de Médecine a 20 ans

L’École Latino-américaine de Médecine a été inaugurée le 15 novembre 1999 et déjà en août 2005, 1 610 médecins de 26 pays d’Amérique Latine obtenaient leur diplôme.

En novembre 1998, après le passage dévastateur de l’ouragan Mitch en Amérique Centrale et après avoir conçu un programme complet de santé qui serait appliqué dans les pays touchés, Fidel Castro évoqua pour la première fois lors d’une intervention publique, sa volonté de développer un programme de formation de professionnels qui garantirait la continuité des services de santé.

« Et il ne manque qu’une chose : ne pas nous limiter à envoyer 2 000 ou 2 500 ou 3 000 médecins. Il faut quelque chose de plus important et avec l’offre d’envoyer des médecins, nous avons offert un programme de formation de médecins d’Amérique Centrale à Cuba, » a-t-il dit ce jour-là.

Les cours ont commencé en février 1999, avec quelques 1 900 jeunes, principalement d’Amérique Centrale.

Actuellement, l’ELAM prépare plus de 7 000 étudiants de 24 pays d’Amérique Latine et des États-Unis et c’est la 15° promotion de son histoire.

En novembre 1999, dans son discours d’inauguration, Fidel rappelait que « dans les secteurs qui manquent le plus de médecins en Amérique Latine et dans les Caraïbes se meurent chaque année plus d’1 000 000 de personnes dont 500 000 enfants, à cause de maladies prévisibles et curables. Des dizaines de millions de Latino-américains n’ont accès à aucun service de santé. Cela arrive même dans un pays aussi immensément riche que les États-Unis. Ceux qui vont mourir ne peuvent attendre. »

C’est pourquoi il disait aux futurs médecins d’alors et d’aujourd’hui : « Le plus important devra être que vous vous consacriez totalement au plus noble et au plus humain des métiers : sauver des vies et préserver la santé. Plus que des médecins, vous serez des gardiens jaloux de ce que l’être humain a de plus précieux, des apôtres et les créateurs d’un monde plus humain. »

Depuis cette première promotion diplômée en 2005, l’ELAM a diplômé plus 28 500 médecins de 105 pays.

Source B. Infos

Entre nous, qui peut VRAIMENT sauver la Guadeloupe : Borel ? Blandin ? Chalus ? Domota ? Losbar ? ou Lurel …

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Congrès 15. Après 2 jours d’échanges plus pu moins intensifs, les congressistes réunis par J. Borel Lincertin, (JBL) présidente du Conseil général, pour tenter de trouver une solution pour l’avenir de notre pays, se sont accordés sur un consensus à minima. Ouf ! le pire a été semble-t-il évité. Car personne n’a oublié que les précédents congrès ont tous abouti à pas grande chose …

Mais ce consensus a minima que révèle-t-il ? est-ce un miroir aux alouettes ? on a envie de le dire, car nos élus, n’ont pas pu vraiment avancer et oser proposer la VRAIE porte de sortie qui s’appelle la décolonisation.

Hé oui, pour certains journalistes et autres élus, ce mot est devenu, comme imprononçable.

Car en fait, à bien écouter ce qui s’est dit et redit au cours de ces 2 journées de juin, la classe politique toute tendance confondue, a définitivement écarté de son vocabulaire une terminologie que la réalité qui est celle de la situation actuelle de notre pays. Allons-y ! la Guadeloupe de 2019 est TOUJOURS une colonie française.

L’état français représenté par un néo-gouverneur, est toujours colonialiste donc, un congrès sérieux, réaliste, lucide devrait au moins à minima, considérer que la Guadeloupe doit être décolonisée.

Mais nos politiques sont hélas tous devenus comme amnésiques. Depuis que l’état français a unilatéralement décidé que nous n’étions plus un peuple mais une « population » au « sein de la nation française ».
Pour nos élus, la colonisation, n’existe plus, les rapports coloniaux ont comme par magie disparus. La Guadeloupe semble être à leurs yeux définitivement un « département français » et P…. ça ne se discute plus !

Et c’est en ce sens que ce « congrès du consensus », n’est en fait qu’un leurre, car notre réalité est quoique qu’en pensent Serva, Losbar, Lurel etc… – toujours coloniale – mais nos élus préfèrent ne pas le dire : on a peine à le croire le système colonial a réussi raboter, lobotiser les cerveaux !

Max Mathiasin. Ce néo-député en est l’exemple le plus significatif, le plus emblématique, et il nous faut le souligner. Ce Max Mathiasin a été dans ses années de jeunesse d’abord nationaliste (militant de feu AGEG*) puis jeune socialiste français aux côtés de Felix Proto, jusqu’à ce que Victorin Lurel décide lui faire la peau en l’écartant du PS. Aujourd’hui Mathiasin, qui ambitionne secrètement d’être candidat à la Présidence de Région se veut : le plus réactionnaire, le plus pro statu quo, le plus assimilationniste de tous, au point de déclarer sans ambages, que nous devons rien changer à la situation actuelle du pays :« En résumé, ce qui a été voté par les élus le 27 juin, sous couvert d’amélioration de la gouvernance locale, présente le risque, si la population n’y prend garde, d’entrainer le pays dans la réalité de l’article 74 de la Constitution. » (CP de Max Mathiasin au lendemain du congrès).

Mathiasin, tout comme Lurel en 2003, tente d’effrayer les guadeloupéens, en agitant l’épouvantail de la peur… mais Max ça ne fonctionne plus !

Révolte populaire violente et sauvage ? Car entretemps au fil de ses difficultés quotidiennes et récurrentes (Chu, Eau, Sargasses, etc..) le peuple guadeloupéen dans sa totalité a une autre lecture de sa réalité. Ils sont rares ceux qui n’ont pas encore compris que le système actuel est à bout de souffle. Ils sont rares ceux qui ne sont pas aperçus que le grand mouvement LKP de 2009 n’a pas réussi à faire baisser durablement ni le chômage, ni la délinquance, ni le cout de la vie. Alors notre peuple vivote, survit, mange son chapeau, mais ne se résigne pas, d’ailleurs sa confiance dans la classe politique ne cesse de se réduire. La question qui se pose est la suivante : le ras le bol croissant, va-t-il un jour prendre la forme d’une révolte sauvage et violente ? Notre histoire coloniale est on le sait, marquée par ces « coups de sang » ces « éruptions » qui ont pris des formes diverses.

Le Moule : Février 52, une grève dans le secteur sucrier. Basse Terre : Mars 67, révolte contre un acte raciste. Pointe à Pitre : Mai 67 conséquence d’une grève des ouvriers du batiment. Gwadloup : Juillet 1985 l’exigence de libération du militant MPGI Georges Faisans. Gwadloup : janvier 2009 LKP contre la vie chère…

Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC) Mais Il faut être pleinement lucide, aucune de ces « révoltes populaires » n’a eu l’impact et la portée de mai 1802, qui la 1ère guerre du peuple guadeloupéen, contre l’état colonial français esclavagiste ! Au cours de décennies 80 à 90, le Groupe Guadeloupéen de libération Armée (GLA) puis l’Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC) ont entamé une guérilla qui a tout de même un peu ébranlé le système colonial, lequel a dû alors entamer un semblant de négociation. Mais les nombreux attentats du GLA et de l’ARC n’ont pas été suffisants pour mettre le système colonial à genoux. Les Neg Mawon contemporains ont échoué…

LKP é UGTG antôtiyé.A la veille de grandes vacances 2019, où en sommes-nous ?

Au plan syndical, on s’est bien vite rendu compte que l’UGTG n’est plus ce qu’elle était. L’organisation syndicale qui dès 1973 avait pris position pour l’indépendance Nationale, semble avoir perdu sa capacité de mobilisation. Son principal dirigeant, qui a été le porte-parole du LKP Elie Domota, et qui bénéficia, quelques temps après 2009, d’une aura populaire et médiatique, n’a pas (encore ?) su et pu trouver les « zouti » pour (re) donner du « balan » à l’UGTG, et encore moins au LKP. Toutes les tentatives de (re) mobilisation sur des questions pourtant quotidiennes (eau, licenciements, santé, vie chère, chômage, CHU …) n’ont eu qu’un écho limité.

Le discours Archipélagique Chalusien.La nouveauté post-congrès a sans contestation possible été le fameux « Discours de l’Archipel » d’Ary Chalus. Le Président de Région, et son proche état-major, ont convoqué, un parterre d’élus triés sur le volet, de chefs d’entreprises, pour faire une sorte de bilan-auto promo-com à mi-mandat. De ce point de vue Ary Chalus n’a pas caché son optimisme. A-t-il convaincu ? tel n’était pas vraiment le but, car il ne s’agissait que le déroulé du catalogue électoral de 2015, qui s’appelait à l’époque « Changez d’Avenir ».

Soyons pragmatiques et lucides – qu’est ce qui a changé au cours de ces 3 dernières années Chalusiennes ? Une phrase du discours-fleuve de Chalus (26 pages !) résume l’état d’esprit du PDR :« La Région d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier, elle n’est pas encore celle de demain ; mais elle y travaille… » yes ! ok !

Chalus a hérité d’une Région en mode Lurel très technocratique. Pourtant en 12 années de « règne » Lurel n’a pas réussi à donner l’impulsion économique nécessaire à notre pays. Lurel souvent dans une posture narcissico-égocentriste, jamais à l’écoute de son peuple, en dépit d’une parfaite maitrise des dossiers économiques a déçu. Chalus, on le sait n’est pas un intello, mais il a l’intelligence pratique du terrain. On l’a parfois traité de populiste, mais il demeure par choix au « niveau de son petit peuple ». Donc le discours de l’Archipel, n’était rien d’autre qu’une piqure de rappel, destiné à se remettre sur rails en vue des prochaines échéances électorales ; Car quand on relit le discours, on voit bien que le PDR surfe sur ce qui doit venir : CHU, Lizin Santral, Audacia…des chantiers in process… Mais les problématiques récurrentes (Eau, Santé, chômage des jeunes, délinquance…) restent sans solutions immédiates, ni véritables engagements de changements réels, car chacun sait que les compétences actuelles de la collectivité ne peuvent en aucun cas bouleverser vraiment la donne. Le discours-programme de Chalus est à responsabilité limitée. Car en réalité, le pouvoir n’est pas domicilié en Guadeloupe.

Papa blanc, Pierre Yves Chicot et Drapo Gwadloup. Que ce soit sous LMC ( Chirac), sous Lurel ( Hollande) ou Chalus ( Macron) on se rend bien compte que c’est le papa blanc et parfois même son représentant le néo gouverneur-préfet qui a toujours le dernier mot. Le destin futur de la Guadeloupe n’est donc pas (encore) entre nos mains. Nos politiques même avec la meilleure bonne volonté, demeurent impuissants face à cette réalité coloniale. Le contrat de convergence, ne sera qu’un lélé pou gaga vwè, tant que ce pays le NOTRE et qui potentiellement peut s’en sortir, sera au stade où il est, nou ké rété la !

Ce n’était pas prévu dans la loi NOTRé, mais nous pouvons déjà avoir NOTRE drapo, c’est déjà çà ayen pli lèd!

Au congrès XVI qui sait si Pierre-Yves Chicot avec sa maîtrise habituelle de la constitution française ne nous dénichera pas un article 2/97-1 précisant que la Guadeloupe peut avoir son drapeau rouge vert jaune étoilé.

Guadeloupe. Le Département honore l’excellence !

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Pointe-à-Pitre. Vendredi 12 Juillet 2019. CCN. A 18h à la Résidence Départementale du Gosier, le Conseil Départemental récompensera les meilleurs bacheliers de l’académie de Guadeloupe Promotion 2018-2019 en leur décernant le Prix d’Excellence et le Prix du Président.

Le Département attribuera ses prix en étroite concertation avec le Rectorat aux 26 meilleurs bacheliers (24 lauréats – en séries S L, ES et Technologique – pour les lycées d’enseignement général et 2 pour les lycées d’enseignement professionnel) ayant obtenu la mention « Très Bien », tous établissements et toutes filières confondues.

Le Prix de l’Excellence récompensera les lycéens dont la note obtenue au baccalauréat est égale ou supérieure à 18 et le Prix du Président du Conseil Départemental sera décerné à tous les autres lauréats du classement final, en tenant compte de la note obtenue au baccalauréat (pondérée du coefficient 2) et des moyennes obtenues en première et terminale (pondéré du coefficient 1).

Un prix spécial sera par ailleurs décerné à un des bacheliers de l’académie.

Guadeloupe. Le Conseil départemental célèbre le livre et la jeunesse

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Pointe-à-Pitre. Vendredi 12 juillet 2019. Du 10 au 21 juillet 2019, le Conseil départemental célèbrera le livre aux cotés des bibliothèques de l’archipel à l’occasion de la 5ème édition de la grande fête du livre et de la Jeunesse, Partir en Livre.

Cette manifestation d’envergure nationale organisée par le centre national du livre, se destine à promouvoir la lecture auprès des jeunes. Elle s’adresse aux enfants, aux adolescents et de manière plus large à l’ensemble de la famille, et s’installera sur les lieux et temps de loisirs afin d’associer le livre et la lecture de jeunesse aux temps de vacation en vue de donner envie de lire aux enfants pendant la période des vacances.

En Guadeloupe, la Bibliothèque Départementale de Prêt (BDP) et le réseau des bibliothèques proposeront dans diverses communes, différentes animations de qualité et de médiations ludiques pour permettre de découvrir l’univers d’auteurs et d’illustrateurs autour de ce medium et de la lecture. Entre les lectures à voix haute, les ateliers, rencontres avec des auteurs et des illustrateurs, les bibliothèques hors les murs, les spectacles, les jeux …Ce sont différents publics (enfants, parents, groupes, bébés, lecteurs adolescents) dans des espaces éclectiques (plages, places publiques, parcs, jardins…) qui s’adonneront à cette activité.

Parmi les animations ludiques, le public pourra profiter des  Arbre à poésie,  Histoire sur le fil  Kamishibaï, Jeu de l’oie géant, Trouvez le bon livre, Kaz a listwa, Le livre géant, Narration en musique. Différents types de lectures seront par ailleurs éprouvés : la lecture à voix haute, la lecture chuchotée, les lectures individuelles et intimes…

Cette 5ème édition de Partir en Livre sera également l’occasion de récompenser le 10 Juillet à 14h, à Ravine Sable à ANSE-BERTRAND, les lauréats du concours photos « les dénicheurs de lettres » organisé par la bibliothèque départementale et les bibliothèques de lecture publique de Guadeloupe du 8 avril au 8 juin en direction des jeunes de 11 à 17 ans. Pour rappel il s’agissait de retrouver et d’orthographier dans son environnement immédiat les lettres de l’alphabet qui y sont cachés comme par exemple un nuage en forme de « O », des branches d’arbres en forme de « A » etc…

Ainsi, cette année encore, c’est un riche programme, décliné dans les différentes communes du département, qu’ont préparé les bibliothèques et médiathèques de Guadeloupe (cf. calendrier joint). L’entrée aux diverses manifestations est gratuite.

Guadeloupe. Horaires d’ouverture de la mairie et des services communaux de Petit-Bourg

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Petit-Bourg, Vendredi 12 juillet 2019, Le Maire de la ville de Petit-Bourg, Monsieur Guy LOSBAR, informe la population que les horaires d’ouverture de la mairie et des services communaux sont modifiés durant les vacances, à partir du lundi 08 juillet jusqu’au vendredi 23 août 2019 inclus. Les horaires d’ouverture sont les suivants : Du lundi au vendredi de 07h30 à 14h00.

Guadeloupe. Petit-Bourg. Fête national 14 juillet 2019

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Petit-Bourg. Vendredi 12 Juillet 2019. CCN. Dans le cadre de la Fête Nationale, le Maire de la ville de Petit-Bourg, Monsieur Guy LOSBAR, le Conseil Municipal et l’association des Anciens Combattants et Victimes de Guerre de la section de Petit-Bourg, vous invitent au défilé qui aura lieu le dimanche 14 juillet, dans le bourg.

Le rassemblement est prévu à 09h00 en mairie.

Pawol Lib

Service presse

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