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Nous les journalistes…

“Le propre de la ve?rite? c’est de manquer de complaisance”Cette citation de Victor Hugo, a le me?rite incontestable d’ouvrir le champ de la re?flexion sur notre capacite? individuelle ou collective a? effectuer une ve?ritable introspection. Il est de ve?rite?, que la pande?mie mondiale lie?es au Covid-19 et la crise sanitaire qui en de?coule, ont eu pour effet de voir fleurir sur les re?seaux sociaux de nombreux posts, qui invitent, par leur argumentation richement nourrie, a? une ve?ritable remise en question.

La plupart d’entre eux, remettent syste?matiquement en cause la parole des e?lus et les politiques publiques qui en de?coulent.

S’il est entendu que le discours politique est re?gulie?rement oppose? aux actes, la rhe?torique me?diocre du gouvernement Franc?ais (communication dangereuse, hasardeuse, ubuesque et parfois mensonge?re) flirte aujourd’hui avec ses propres limites.

Convaincre par le biais d’arguments peu ou prou efficaces avant d’e?tre vrais, a eu pour corollaire imme?diat une de?fiance sans pre?ce?dent du peuple franc?ais a? l’e?gard de ses repre?sentants politiques.

Une me?fiance nourrie par des approximations inadmissibles et dangereuses a? ce niveau de responsabilite?s.

L’annonce du retour pre?cipite? des plus jeunes e?le?ves dans les e?tablissements scolaires sous pre?texte de rompre avec les ine?galite?s sociales, e?tant l’un des actes majeurs de ces cafouillages covidiens.

De?sormais les e?lus guadeloupe?ens font front et obtiennent l’adhe?sion massive des enseignants, des parents d’e?le?ves et des organisations syndicales : pas d’ouverture possible des e?coles dans un tel contexte sanitaire. Cette terrible sentence e?tant scelle?e par la lecture de l’improbable protocole sanitaire dont la grande complexite? rivalise avec la stupe?fiante multiplicite? des re?gles a? mettre en œuvre pour garantir la protection de ces jeunes enfants.

Trop de questions demeurent en suspens : les e?tablissements seront-ils re?gulie?rement de?sinfecte?s, quel accompagnement financier de l’e?tat a? destination de nos collectivite?s territoriales, l’organisation est-elle e?prouve?e et au final interrogation majeure : en cas de contamination d’un enfant qui serait pe?nalement responsable ?

Des questions aujourd’hui sans re?ponses …et on le sait la? ou? il y a un flou, il y a un loup. Le lien de communication entre l’e?metteur e?tatique et le re?cepteur citoyen e?lecteur s’est de?grade? au fil de ces approximations et de ces mensonges re?currents.

Pour autant, dans le cadre de cette e?mission d’information, intervient un relais que sont les me?dias et par voie de conse?quence les journalistes.

Malheureusement, force est de constater que sur des grandes chai?nes d’information franc?aises les journalistes ne sont plus identifie?s comme des vecteurs fiables et objectifs mais pluto?t comme des portes paroles, ve?ritables be?nis oui-oui du gouvernement, re?gurgitant sans une once de mode?ration, des synthe?ses oriente?es provenant de confe?rences de presses surre?alistes.

Pas un mot sur l’e?tat de sante? des vingt enfants atteints du syndrome de Kawasaki* alors me?me qu’une forte coïncidence entre l’apparition de ces cas et la pandémie Covid-19 semble avoir e?te? e?tablie. Plus grave cette information a fuite? du Royaume-Uni, alors me?me que plus d’une dizaine de cas e?taient de?ja? connus et traite?s sur le territoire Franc?ais.

A l’e?chelle Guadeloupe?enne, ce proce?de? existe e?galement.

Le plus haut repre?sentant de l’Etat, s’emploie de fac?on re?currente, sans aucune opposition, a? de?tricoter a? coup de re?quisitions, les piliers de la de?centralisation.

Un recul e?vident et permanent, sans re?elles justifications de nos liberte?s individuelles.

Alors oui, pour qu’un syste?me fonctionne, chacun doit y porter sa contribution: la communication politique est un maillon essentiel de cette chai?ne.

En de?mocratie, il n’y a pas de consentement a? l’autorite? sans confiance et reconnaissance de le?gitimite?.

En ve?rite?, nous sommes en pleine crise de l’exercice de?mocratique car si on en croit les instituts de sondages : peu nombreux sont les franc?ais a? accorder du cre?dit a? la communication politique.

La conse?quence directe, les corps interme?diaires pullulent, ils ont pris le pouvoir et choisissent de s’adresser sans interme?diaire a? la population.

Un discours sans filtre qui fe?conde des re?actions haineuses d’une population de?c?ue, exce?de?e et en perte de repe?res.

Dans ce concert et pour en revenir a? Victor Hugo…Nous portons tous une responsabilite? dans la recherche de cette ve?rite? fondamentale, socle essentiel a? la construction collective. Nous journalistes, en sommes les garants. Que nous soyons encarte?s ou pas, diplo?me?s ou non, imposons-nous un maximum de rigueur pour e?tre en mesure de servir notre communaute? en prote?geant la ve?rite? car c’est la? notre devoir. Nous le devons aux 30 000 a?mes qui ont e?te? emporte?es par ce virus et qui pour certains auraient pu e?tre sauve?s s’ils avaient e?te? informe?s en temps et en heure sur les mesures de pre?caution et s’ils avaient dispose?s des moyens efficaces de protection au moment opportun.

Mais …mais la? nous laisserons la justice de la re?publique favoriser sans complaisance la manifestation de la ve?rite?.

* NDLR. La maladie de Kawasaki également appelé « syndrome lympho-cutanéo-muqueux » ou « syndrome adéno-cutanéo-muqueux est une vascularite, impliquant parfois des artères coronaires, qui tend à se produire chez les nourrissons et les enfants âgés de 1 à 8 ans. Elle est caractérisée par une fièvre prolongée, un exanthème, une conjonctivite, une inflammation des muqueuses, et une adénopathie.

Le CHUG  est réputée pour la qualité des soins  prodigués dans traitement de cette pathologie

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