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Une Gwadloup sans la France : vraiment ? CCN - Danik Zandwonis

L'essence du Pays

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Quelques sujets d’actu appellent à une véritable réflexion, sur ce que le philosophe nationaliste Raoul Serva, appelait le “sens du pays”. 

En passant au filtre journalistique, les infos qui font parfois le Bad buzz, le constat est d’une cruelle affligeance. Les dirigeants politiques, élus, ont pour la plupart perdus jusqu’à l’essence du pays 

1/La non réintégration des soignants suspendus

Une fois de plus, mais en usant de tous les artifices de la démocratie parlementaire, le gouvernement français, vient de démontrer aux parlementaires qu’ils n’avaient pas la main sur ce dossier. Olivier Serva qui s’est démené comme jamais a donc perdu cette “bataille” qui aurait fait de lui, s’il avait remporté un « héros ».

La Proposition de Projet de loi (PPL pour les initiés) a été purement et simplement mise à la poubelle. Ceux qui y avaient un instant cru, savent que “si rien d’autre ne se fait” sur le terrain social les soignants suspendus passeront leur 2ème Noël de galère.

2/ Le SMEAG : Jean Louis Francisque doit- il démissionner ?

C’est en 2009, pendant la longue marche du LKP, que surgit l’idée d’un syndicat unique pour tenter de trouver une solution réelle au problème de l’eau. Il aura donc fallu plus d’une décennie pour que cette idée se concrétise. En septembre 2021.

L’accouchement de cette structure unique se fait dans la douleur. Plus d’un an après, comme il fallait s’y attendre, la question épineuse de l’eau n’est pas résolue. La gouvernance du syndicat, a largement démontré son incapacité à faire avance d’une goutte cette problématique. Face à un échec aussi cuisant, Carenco le ministre des dernières colonies françaises a repris la main. Le Gouvernement français,” tutellise” désormais le Smeag. Le président actuel, ne sert plus à rien. Il a été emporté par le déluge Fiona. Saura-t-il nager jusqu’au rivage pour démissionner ?

3/ Changement Statutaire : Le combat solitaire et perdu de Guy Losbar

En multipliant les alé vini à Paris, Guy Losbar donne l’impression, que la question la “domiciliation du pouvoir” c’est SON combat personnel. Ainsi, il a d’abord (re) lancé le sujet lors d’une sorte de congrès – vite- fait du GUSR en septembre dernier. Pour l’occasion, il a utilisé les “éclairages” de quelques politistes de service (J. Merion et F. Réno). Ceux-ci sont restés dans les clous et n’ont rien apporté de vraiment frais à un débat qui ne passionne personne. Puis Losbar est reparti à Paris, pour tenir quelques “sanblé” avec la Guadaspora. Autant de coups d’épée dans l’eau du SMEAG ; Au fond, Losbar ne peut pas ne pas le savoir, sans le “coup de main” d’Ary Chalus, il va droit dans le mur ; Or en ce moment les deux présidents de collectivités ne sont pas du tout sur la même longueur d’onde. Chalus, n’a jamais réellement milité pour une quelconque évolution statutaire. De plus depuis, Losbar, s’est progressivement rapproché du pouvoir Elyséen, en “écartant” Chalus ; plus rien ne va. Au total, la question de l’Assemblée unique et/ou d’une éventuelle “domiciliation du pouvoir” reste pour l’heure comme pour la problématique de l’eau, on “blag a mas”. Le 2 décembre prochain, Chalus devra lui aussi prononcer son acte de foi du changement statutaire devant le Sénat. Ira-t-il ou pas ? les paris sont ouverts.

4/ Chlordécone : La justice coloniale a fait le sale boulot !

En dépit de plaintes contre l’État. Lequel a permis au pouvoir béké de commercialiser librement, un poison, ayant causé la mort (cancer de la prostate) de nombreux guadeloupéens et martiniquais, la justice coloniale française a choisi de fermer le ban.

En prononçant un non-lieu, les élus, n’ont même pas eu la force et le courage de s’élever vigoureusement contre cette décision inique

5/ Le Sens du pays, une pensée et une ambition pour la Guadeloupe” (Édition L’harmattan. 105 pages)

Le sens du pays une pensée et une ambition pour la Guadeloupe

 

Raoul Serva philosophe visionnaire en 1994 souhaitait que la classe politique ait “le sens du pays”. Il n’est toujours ni compris, ni entendu. Je les invite donc à lire et comprendre ce message dans l’ouvrage que vient de rééditer Georges Combe. 

DZ

daniknews2@gmail.com

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