Breaking News

Bannière les iles de Guadeloupe
Didier Destouches

Didier Destouches

Pawol Lib (Libre Propos) est une nouvelle rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c'est Didier Destouches, qui nous soumet son billet.

Pointe-à-Pitre. Lundi 11 mai 2020. CCN. Dans ce contexte de crise sanitaire, les guadeloupéens semblent reconnaitre l’action voire l’activisme du représentant de l’État en Guadeloupe: le préfet Philipe Gustin, mais aussi de certains élus. Mais sans plus attendre, de nombreux citoyens se sont engagés de façon autonome, pour offrir des solutions face aux difficultés générées par cette crise mondiale sans précédent.

Les guadeloupéens sont plongés dans une actualité bouillonnante relative au congrès des élus qui devrait en principe avoir pour objet essentiel l’évolution de nos institutions administratives et politiques. En réalité, ce prochain congrès des élus a surtout pour finalité de réfléchir aux compétences que nos élus pourraient demander dans le cadre de la prochaine réforme constitutionnelle prévue au deuxième semestre 2019 et qui approfondira la décentralisation. Un but à atteindre en introduisant le fameux droit à la différenciation dont le président Macron s’est fait le chantre girondin après la crise des gilets jaunes et son grand débat avec les élus.

Les éditorialistes, les politiques, les syndicats, les élus locaux…Tous semblent pris de court par l’ampleur et le déroulement des manifestations des gilets jaunes. Ça se déchire en permanence sur les plateaux télé, à l'image de la France.

Par Didier Destouches*

La séquence électorale présidentielles/ législatives se clôt dans un apaisement relatif et dans le sentiment, certes timide mais réel, d’un espoir d’amélioration pour la France face au déclinisme de ces dernières années. En  Guadeloupe ces législatives consacrent un renouvellement politique tout relatif. Les électeurs ont en effet donné avant tout une prime aux personnalités politiques de premier plan, qui ont exercé ou exercent encore des responsabilités au sein de  nos collectivités .

Deux d’entre elles sont des jeunes quadras : Justine Bénin et Olivier Serva, et les deux autres ont déjà un long parcours politique en particulier Max Mathiasin (en politique depuis 1985 !). Nous avons donc de nouveaux députés mais pas  de nouveaux visages et encore moins issus de la société civile. Ces législatives sont également un échec sévère pour le  GUSR mais plus stratégique que politique. Le choix des candidats sans casting n’a pas été le bon. Mais le président de la République appréciera tout de même l’arrivée de trois députés pour étoffer sa majorité et que son parti allié en Guadeloupe représente toujours une force politique conséquente dans notre département d’outre-mer qui lui a donné beaucoup de voix et une ministre.

Il reste que les ferments d’une division politique entre le président Losbar (du parti GUSR) et le président Chalus (de la Région Guadeloupe) sont injectés dans la majorité régionale et qu’il faudra observer si ils évoluent en rapports de forces conflictuels. Cela d’autant plus que l’opposition régionale menée par Victorin Lurel, ex-député de la quatrième circonscription et remplacé par son ex-suppléante Hélène Vainqueur Christophe peut se targuer d’avoir soutenu sous fond de réconciliation inattendue deux des trois députés à priori « macronistes » élus.

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

Articles Populaires