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Guadeloupe. Concert. Stéphane Castry, le magicien de la Basstry Therapy

30 Oct 2019 Deborah Vey
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Basse-Terre. Mercredi 30 octobre 2019. CCN. La communication pour annoncer l’évènement a battu son plein pendant toute une semaine aussi bien en presse écrite, radio, TV ou réseaux sociaux. Impossible de ne pas savoir que Stéphane Castry se produisait le week-end dernier à l’Artchipel Basse-Terre !

A-t-il remporté son pari ?

Enfant de la région, il l’espérait depuis longtemps ! C’est désormais chose faite !

Depuis la sortie de son premier album Basstry Therapy en novembre 2017, et après trois représentations en Guadeloupe (La kaza, l’Appart’ et la Route du Rhum), Stéphane Castry caressait le rêve de pouvoir enfin jouer un jour à Basse-Terre, la ville deFOCUS CASTRY son enfance.

En l’invitant à se produire à la Scène Nationale de l’Artchipel, Gérard Poumaroux directeur des lieux, a rempli de joie le cœur de l’artiste, qui n’a pas manqué de l’exprimer tout au long des différents interviews qu’il a accordés à la presse guadeloupéenne, depuis son arrivée au pays.

Ce samedi 26 Octobre 2019, il s’est passé quelque chose de magique à l’Artchipel !

Le public a fait waouh !!

C’est dans un décor antique drapé de blanc, que le bassiste Stéphane Castry en compagnie de ses musiciens, nous a entrainé dans son univers musical.

En interprétant dès le début « Peyi là », il nous rappelle que c’est ici, sur son papillon la Guadeloupe, qu’il vient puiser son énergie pour réaliser ses tournées à l’extérieur et représenter son pays.

Cet artiste autodidacte, issu d’une famille de musiciens, au parcours de sideman jonché de stars, a pour mentor et frère de cœur le grand Michel Alibo.

Euh oui… rien que ça !

De lui, dit-il, « Michel m’a toujours donné de bons conseils ».

Si en tant que musicien, il s’en tient à accompagner les artistes qui font appel à lui, ce soir, vous avez pu découvrir l’artiste Stéphane Castry.

Celui dont la création musicale n’a pas de limite de style, et dont le groove fait la particularité et la singularité de son toucher de basse.

Entre sa basse et lui, c’est une discussion permanente. Il l’interroge... Il lui parle tantôt avec douceur, tantôt avec ardeur ...et Elle, lui répond avec des sonorités chaudes, parfois métalliques et impertinentes à faire pâlir d’envie !

Quand délicatement il l’entraine sur un solo, ses yeux se ferment...l’instrument résonne... C’est la symbiose entre l’âme, le corps et la basse bleue. Ils ne font plus qu’un !

Vous aurez pu apprécier le talent et le jeu pianistique de Thierry Vaton, fondateur du band Mizikopéyi, dans son interprétation très « jazzy mazurka non piquée » absolument sublime sur le titre « Bass’zurka ».

S’en est suivi un peu plus tard, un solo assez latin’ jazz sur la balade intitulée « Renaissance ».

Deux titres de l’album, porteurs respectivement de messages forts sur la transmission du savoir et sur le perpétuel cycle de la vie.

Impossible de rester insensible à la voix très soul, très funk de Stéfan Filey, quand il entonne les chœurs de « Transcendance ». Il est l’auteur de l’album « Confession of a parisian soulvivor ». Il fut également choriste de Johnny Hallyday, Christophe Maé, Maria Carey, ou Georges Benson pour ne citer que ceux-là !

De Stevie Wonder ou Marvin Gaye, nous ne saurions dire clairement lequel des deux est son père spirituel.

Celui que l’on prénomme le président du Togo, Amen Viana, guitariste au toucher rock, empreint et inspiré d’un Jimi Hendrix ou d’un Bob Marley nous a sublimé avec son interprétation très country de « Like a funny story ».

Avez-vous aussi frémi lorsque la slameuse Simone Lagrand, d’une voix grave et puissante nous a conté les multiples sensations auxquelles notre corps est capable de réagir juste en écho au son de la basse ?

La surprise de ce soir, c’était la présence exceptionnelle d’Olivier Jean-Alphonse qui a déclenché les cris de joie des spectatrices quand il est apparu pour interpréter « On moman ».

Cette voix douce et sensuelle qui a accompagné le groupe « Moun Karayib » au début des années 2000 et que personne n’a oublié.

On a d’ailleurs pu palper la vive émotion du chanteur, quand il a dû interpréter le medley de ses plus beaux titres, que le groupe lui a concocté.

Stéphane Castry l’a dit ; Basstry Therapy c’est son projet, mais c’est aussi celui de ces musiciens fidèles qui l’accompagnent depuis longtemps.

Avec Sonny Troupé, batteur d’exception, l’entente semblait inévitable.

Amis et complices sur plusieurs projets, ces deux- là se sont essayés ce soir sur une « Troupade Basstryenne en la mineure » des plus ka-métallique et surprenante.

Tout semble méticuleusement travaillé et répété pour obtenir un tel rendu...Même la recherche de sons harmonieusement et soigneusement désaccordés d’un Stéphane Castry, auquel Sonny Troupé répond avec cette même désinvolture orchestrée, au point d’en perdre avec stupéfaction sa baguette !

« Rien ne vaut un bon Yop pour repartir dit la pub ! ». C’est sur cette amusante scénographie musicale que rejailli incontestablement, l’expérience, le talent et la complicité des deux hommes.

De la haute voltige qui vous explose littéralement le cerveau, au point que Thierry Vaton ait dû leur rappeler qu’il existait une plante du nom de doliprane capable de soigner ce type de maux musicaux.

Ce ne sont pas moins de 17 titres que le bassiste et son groupe ont enchainé, sur la scène de l’Artchipel, face à une salle comble, un public ravi, séduit et conquis.

Le concert s’est achevé sur le titre phare « chanjé demen » dont le texte a été écrit par Jocelyne Béroard et que toute la salle de l’Archipel a repris en cœur et debout.

Nombreux sont ceux qui ont quitté la pièce les yeux pétillants et scintillants d’étoiles après avoir chaleureusement et longuement applaudi ces grands musiciens !

Bravo et merci à Mister Stéphane Castry pour cette magnifique prestation de grande qualité musicale !

Déborah Vey

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