PANI FAVÈ ANKO

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Pawol Lib (Libre Propos) est une rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Daniel CIMON, qui nous soumet son billet.

Comment séduire un peuple qui ne porte plus la chose publique dans le cœur ?

Il est vrai que, les orientations politiques des dernières années ont été perçues comme étant très éloignées des préoccupations des citoyens et en deça de toute espérence.

L’absence de visibilité, ajoutée au manque de droiture de la classe politique a affaibli ostensiblement la confiance du peuple qui doute de plus en plus sur son avenir.

L’abstention n’est plus un choix de vote mais une contestation manifeste envers les institutions.

De plus, la population doit faire face à la langue de bois des mandants qui cultivent avec excellence la filouterie pour fréquenter les bancs du pouvoir.

Mais à ce petit jeu de cache-cache, le temps de faire et d’agir ignore avec mépris les préoccupations économiques, sociales, humaines, culturelles et environnementales qui ne font qu’engraisser les intentions d’agacement et de révolte qui pourraient être le mot d’ordre de tous les déçus de la société.

Plutôt que d’améliorer la condition du citoyen; la posture qui consiste à laisser les choses en plan dans la durée est amplifiée par une méthode populiste et par une communication soignée pour ne pas s’attaquer aux vrais problèmes.

En continuant à faire proliférer la petite quincaillerie politicienne, la misère sociale prend place, la gestion de l’eau est toujours aussi chaotique.

Que penser de nos parlementaires qui acceptent tout sans marquer leurs différences au regard de l’urgence de la situation de notre Région.

Et pourtant, les mêmes qui ont livré le peuple à la puissance législative de l’État sans lever le petit doigt pour défendre les besoins des guadeloupéens se représentent en juin au mandat des parlementaires.

Peut-on se satisfaire du double langage de nos élus qui combinent le geste de la petite tape sur l’épaule et la compromission aveugle avec le gouvernement Macron?

La conscience humaine pourrait un jour renvoyer tous ces hommes et femmes vers une retraite politique annoncée.

Sainte-Rose, le 16 mai 2022

Daniel CIMON