Troblafran – S. Romana – T. Albina & Cie : Ces gens là n’aiment ni la Gwadloup, ni les Gwadloupéyens

0
2964

Je ne sais plus s’il faut “remercier” le Covid, ou Marine Le Pen ? Car en fait c’est au cours de la crise sanitaire et plus tard grâce aux élections présidentielles que des masques sont vraiment tombés.

Tout a commencé, avec cette sociologue (mais doit-on continuer à la désigner comme telle ?) a pris le parti sur les réseaux sociaux de dénigrer systématiquement son peuple. Cette campagne inqualifiable, de flagellation des guadeloupéens, a débuté quand majoritairement les Guadeloupéens décidèrent de refuser les ”piqûres vaccinales”. C’est alors, qu’à plusieurs reprises, cette “sociologue” trop imbue de sa “petite”personne, s’est permise dans ses posts  et sur certains médias, complaisants de “faire la leçon” aux  “Neg” Gwadloup. Plus récemment, au lendemain du vote lepéniste dit de “colère-pas-d’adhésion” des électeurs, notre ‘immense’ sociologue a encore sévi et continué son sale boulot de dénigrement. Elle officie souvent sur un groupe d’infos, où elle peut en toute liberté  “opiner” sans être contredite. C’est d’ailleurs la règle. Ce qui n’empêche pas certains contributeurs de la communauté, mais en privé de dire “urbi” mais par “orbi” tout le “bien” qu’on pense de notre très petite “sociologue”.. En fait à bien regarder, son parcours depuis le LKP de 2009, elle a choisi de prendre ses distances avec la Gwadloup qui lutte et combat le système colonial. En pays colonisé, l’histoire nous enseigne, la 3 ème voie n’existe pas : Ou bien on s’oppose avec détermination, à la domination coloniale ou alors ou ka  “bigidi” , ou ka trayi  pép a”w, on  devient un véritable adjuvant du système. Notre ”sociologue” à définitivement choisi son camp.

Malheureusement pour notre pays, Troblafran, n’est pas le seule de ces “intellos”” qui donne ainsi le dos à notre peuple. Serge Romana, professeur de génétique, qui a été dans sa jeunesse patriote gwadloupéyen, a complètement changé de “larel”; il est lui aussi devenu un “serviteur” zélé du système colonial. Pourtant avec d’autres gwadloupéyens vivant dans la diaspora , il avait après la “ longue marche du 23 mai 1998 contre le racisme créé, un an après le “Comité Marche du 23 mai 1998” (CM98) une association antillaise dont l’objectif est de réhabiliter, honorer et défendre la mémoire des victimes de la traite négrière et de l’esclavage colonial. Mais Romana, qui n’a jamais été politiquement fiable, détourne le CM98  de ses objectifs et adhère aux thèses du pouvoir français sur esclavage et reconcilaition. comme l’a dit en 2016 Wonal Selbonne; dans le “Mofrasé” Romana vend son âme à la vermine idéologique békée de Tous Créoles pour un plat de lentilles “.

On se souvient que le jour même où le clan Romana-CM98-Békés annonçait la création officielle à Paris de la « Fondation esclavagiste de la honte », à Pointe-à-Pitre, plusieurs organisations dont le CIPN, le CNGR, le CNMR, FKNG ! et le MIR tenaient une conférence de presse. Les représentants de ces organisations ont de manière unanime fustigé et avec la plus grande fermeté, l’attitude du clan Romana. Ce Guadeloupéen qu’on peut considérer comme déchu, cet ex militant de l’AGEG. a opéré depuis le milieu des années 90 un virage idéologique à 360°. Serge Romana est en effet devenu un néo-assimilationniste français. Proche des allées du pouvoir français de droite ou de gauche, le CM98 s’est peu à peu transformé en véritable laboratoire français des thèses néo-assimilationnistes.

Comment dès lors s’étonner que pendant la crise sanitaire de 2021 S. Romana comme “missionné” par l’état colonial débarque en Gwadloup pour venir prêcher “l’obligation vaccinale coloniale”, sans jamais avoir le moindre mot de soutien pour tous ces soignants suspendus, (alors qu’il est lui même un soignant) et encore moins contre la violence  exercée par le pouvoir français macroniste, sur les “résistants gwadloupéyens“. Il sera par contre naturellement et avec d’autres pro-vax dans la mouvance du “ Comité nou bon épi..sa”  initié par David Dahomay.

Un autre cas tout aussi inquiétant est celui de Tony Albina. S’agissant de l’obligation vaccinale qu’il soutenait à fond dans le comite pro Cotellon il écrivait dans FA : “nous restons arc-boutés sur un «nous» qui serait spécifique, singulier et qui ne trouverait jamais une expression dans la source de la loi telle qu’elle est projetée par l’État français. Mais tenir ce discours relève de l’idéologie.” ou encore (…) Ce que je crois c’est que nos traditions, notre pharmacopée, notre façon d’habiter le monde, notre rapport au monde, ne présentaient pas les ressources suffisantes pour venir à bout de la pandémie.”

 

S’agissant des négociations du Collectif avec les Politiques Tony Albina vole à leur secours en affirmant :“Ce qui est dangereux avec les syndicats dans ce mouvement, c’est qu’ils prétendent être l’incarnation du peuple. (…) Ils prétendent incarner la vérité du peuple. De ce fait s’ils incarnent la vérité du peuple, personnes d’autres qu’eux ne peut parler au nom du peuple. Du coup les politiques sont disqualifiés avant même que commence la négociation”.

Dans le même esprit il y a eu aussi cette “tribune” de soutien à Gérard Cotellon, le DG du CHU dont le nom restera à jamais négativement gravé dans la mémoire des soignants suspendus ; Sans jamais s’inquiéter du sort des soignants jetés à la rue  par Cotellon le zélé-guerrier de la loi du 5 août 2021, ils ont osé écrire ceci dans cette Tribune de FA : “Notre profonde amertume quant au départ de Gérard Cotellon tient au fait que l’idée, était de conduire la construction du nouvel établissement à son terme. Il avait une claire conscience que les murs et les équipements ne suffisent pas à rendre un hôpital performant en matière de qualité des soins et efficient sur le plan économique. Et, à cet égard, il avait engagé une réflexion sur la refondation indispensable d’un véritable dialogue social. Car il ambitionnait de construire avec les partenaires sociaux des relations constructives et apaisées..”

On peut se demander avec raison si ces signataires tout comme Albina, Troblaflan, et autres ont vraiment compris ce que vit notre pays.

Alors il reste aussi à  “expliquer” le vote massif d’abord pour Mélenchon puis pour Le Pen. D’abord il convient à rappeler que historiquement les patriotes et nationalistes gwadloupéyens sincères et responsables, depuis 1963 (création du GONG) ont toujours refusé de participer aux élections franco-françaises. Au fil des temps, certains ont  un peu baissé leur garde et accepté d’être candidats ou élus à des élections dites “locales”.

Ces ex maires conseillers régionaux ou autres ont -ils pendant leurs mandats permis à la Gwadloup d’avancer sur la voie de la souveraineté? on attend leur bilan et la réponse à cette question..

Quoiqu’il en soit, aucun anticolonialiste gwadloupéyen, aucun patriote, n’a appelé à voter Mélenchon, ou Le Pen. Mais une frange non négligeable d’électeurs à  l’occasion de ces élections franco -françaises, a fait un choix que les patriotes et anti colonialistes déplorent.Mais nous l’avons déjà écrit, depuis l’époque d’Ibo Simon, premier vrai propagandiste des idées lepénistes ici, ni les journalistes ,ni la classe politique et encore moins les politologues et sociologues n’ont pas fait le job consistant à combattrefermement ces idées qui ont essaimé au nom de la “démocratie” coloniale. Donc notre peuple colonisé a cru bon (?) se servir du bulletin de vote pour tenter de ” déchouker” Macron, croyant que leur 92.000 voix auraient suffi.

Mais au-delà, de ce vote qu’on peut qualifier de surréaliste et mystificateur, il y a tout de même des messages subliminaux: Une partie de notre peuple croit toujours en cette “démocratie” coloniale. Il ne faut pas craindre de le dire l’aliénation dont nous sommes les victimes, – par la propagande franco-française relayée depuis des décennies par les medias coloniaux – cette aliénation est politico-culturelle.Cela signifie, qu’il y a encore un long travail d’explication, de conscientisation à faire.

On comprend alors pourquoi nos “sociologues” et autres , intellos en perdition ne sont pas d’une grande utilité dans le contexte actuel : fo yo di nou ka yo ka  propozé pou péyi la : é nou anvi sav ka nou pé fè avè yo…