Dans quelques heures, vous serez sans doute amené à aller voter pour les Présidentielles.

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Pawol Lib (Libre Propos) est une rubrique de CCN. Notre rédaction propose donc à tous les progressistes qui le souhaitent un espace de communication, une tribune dont le but principal est de porter une contribution au débat d’idées qui fait cruellement défaut dans notre pays. Les points de vue exprimés dans « Pawol Iib » n’engageront pas nécessairement la ligne éditoriale de CCN mais il nous semble indispensable que les intellectuels, la société civile aient la possibilité de pouvoir très librement opiner dans nos colonnes. Cette fois, c’est Daniel CIMON, qui nous soumet son billet.

C’est un droit inaliénable, par lequel vous serez sollicité à vous prononcer en votre âme et conscience sur le choix de celui ou de celle qui serait censé diriger la France durant les cinq années à venir.

Nous nous situons à une époque similaire à 1928, avec quasiment les mêmes difficultés où,  tous les rêves furent brisés par une crise à multiples facettes.

Crise industrielle, crise financière, crise économique et sociale à l’origine du rejet du système économique suivi du mécontentement des peuples n’ayant plus de lisibilité réelle en leur avenir et en leurs dirigeants pour que l’extrémisme soit regardé comme étant le seul échappatoire et rempart.
Ne réveillons pas les vieux démons de notre histoire où, la méfiance envers l’autre s’est traduite par un rejet de l’autre avec pour couverture une politique raciale qui a conduit des milliers d’individus vers les exécutions raciales et des déportations humaines visant une gestion inhumaine des êtres.

Il est vrai, que le terrain actuel des institutions mondiales, très fragilisé, laisse croire que de telles dérives puissent encore avoir lieu avec pour guide des hommes peu scrupuleux sur la valeur symbolique d’une vie et qui agissent comme des dictateurs.

Au regard de ce qui a été écrit ci-dessus,  il s’avère que tous les partis politiques fascistes tirent un jour ou l’autre, leur gloire sur un idéal purement extrémiste.
Que ces mouvements ou partis politiques soient ancrés sur des thèses de droite ou de gauche, leur philosophie de la pensée est de mener les nations vers des situations critiques pour que les politiques de domination aidées par l’intensité ambiante de guerre froide puissent déboucher vers une guerre planétaire.

Nous avons déjà assez subit de par notre histoire, de part l’immobilisme étatique, de part les souffrances psychologiques, humaines et sociétales pour se laisser bercer encore une fois de plus par des promesses illusoires sous prétexte que la Guadeloupe, se recherche à travers une politique identitaire, de cohésion, qui privilégie le bien-vivre ensemble à travers toutes ses sensibilités culturelles.

En période électorale, tout est permis y compris les visites à pas de charge des candidats aux Présidentielles qui viennent vanter les mérites de leurs projets pour notre île.

Et portant, le mal être au regard de la vie chère, du scandale de la chlordécone, de la gestion hautement honteuse de l’eau, d’une précarité sociale assise sur un taux chômage élevé qui contribue à une grande précarité, d’une politique de formation éloignée des besoins du terrain, et d’un exode massif des jeunes sans négliger une violence sans répit, constitue le reflet non caricatural de notre société.

Aidés par certains de nos élus, tous ces candidats se réveillent de leur mutisme lors de cette période de quête au pouvoir pour sauver la Guadeloupe tels des héros pour retomber ensuite dans une amnésie rébarbative.

Il serait raisonnable, de voter blanc pour agir contre ces postures électorales qui ne conduisent  point notre pays vers le chemin d’un un vrai développement économique et environnemental.

Messieurs et mesdames;
A vos bulletins.

Daniel CIMON