Miami. Lundi 8 novembre 2021. CCN. Avec plus d’1 million de followers sur son compte instagram, Rutshelle Guillaume est sans doute en ce moment, l’artiste la plus en vue et en vogue du show-biz haïtien. Avant d’être la chanteuse haïtienne la plus demandée un peu partout aux États-Unis, en Afrique, en France et en Guadeloupe, elle a d’abord été prof de philo en Haïti et a débuté très tôt dans la chanson. Son 3ème Album « QQA » (Quoi Qu’il advienne) sur lequel on trouve « Rété la » avec Oswald en featuring, est déjà un méga tube.  Rutshelle Guillaume sera très prochainement l’invitée du #ZCLNEWS. Interview exclusive. 

 CCN  Rutshelle comment avez-vous débuté dans la musique ?

Rutshelle Guillaume (RG). Enfant, je chantais déjà à l’église. J’ai intégré plusieurs groupes mais j’ai débuté officiellement avec Kite m Kriyé, en 2014.

CCN. Comment définir votre style musical ?  En l’espace de 20 ans la musique a beaucoup évolué ?

Le konpa traditionnel semble avoir disparu ? Pourquoi ?

RG. World music, c’est une autre façon de définir une artiste “variété” mais qui garde les couleurs locales, celles d’Haïti. La musique, et tant d’autres… tout évolue ! Rutshelle a chanté, chante du Konpa mais Rutshelle n’est pas une chanteuse de Konpa. Mais je vais oser donner mon avis, et la raison est simple, tout change, du moins tout évolue. Et souvent, ça ne laisse pas d’autres choix que d’évoluer avec la musique, l’adapter au temps afin qu’il atteigne le public.

Cela dit, j’ai commencé à travailler sur l’album depuis 2018 avec différents producteurs. J’ai composé 14 titres sur les 15 de cet album et l’expérience ont été un peu difficile mais le résultat est juste extraordinaire.

CCN. On a l’impression que votre musique est plus appréciée dans la diaspora haïtienne, qu’en Haïti. Comment cela s’explique ?

RG. Je pense que ma musique est autant appréciée en Haïti que dans la diaspora. Vous avez bien précisé la diaspora “haïtienne” et les haïtiennes écoutent et apprécient ma musique.

Le pays est en crise, la situation socio-politique du pays influe sur le “comment” et le “quand” ils écoutent ma musique, mais pas sur l’appréciation de celle-ci.

CCN.  Est ce que les artistes haïtiens comme vous s’intéressent à la vie en Haïti, aux difficultés du pays ?

RG. Haïti connait plus d’un artiste “engagé”. Ils chantent les difficultés du pays et s’engagent sur le terrain donc je veux bien répondre “oui”.

CCN. Pourquoi êtes vous plus souvent aux États Unis qu’en Haïti ?

RG. Qui a dit que je suis souvent aux États Unis qu’en Haïti ?

J’ai plus de « performances » aux États-Unis, parce que le pays est en crise. Il n y a presque plus d’évènements artistiques en Haïti.

CCN. Vous êtes une fois passée en Guadeloupe, souhaitez-vous y revenir ?

RG. Mais oui! J’ai aussi des fans en Guadeloupe. Je ne sais pas comment vous gérez la pandémie, j’aimerais bien y retourner.

Darline DescaCCN. En ce moment au top de la musique haïtienne, il y a surtout deux femmes : Darline  Desca et vous, vous avez pris  le pouvoir

RG. Non, non Il n y a pas que nous deux, il y a plein d’autres femmes.

Je ne dirais pas qu’elles ont pris le pouvoir, mais qu’elles  en ont aussi.

La musique n’est pas “genrée, tout le monde peut être au devant de la scène.

Mais S’il y a plus de femmes, tant mieux. ?

CCN.  Quelle femme êtes-vous, que faites-vous quand vous n’êtes pas en « performance » ?

RG. Je vous invite bien à écouter “Je suis” sur mon premier album “Émotions”, “J’aime les gentlemen” sur mon deuxième album “Rebelle” et “Quoi Qu’il Advienne” sur mon tout dernier album “QQA”. Quand je ne suis pas sur scène, je chéris ma petite fille et je m’occupe de RG Luxe beauty qui est une marque de produits de beauté inspirée de mon nom Rutshelle Guillaume. On y trouve des lipsticks et lipgloss et des palettes de fard à paupières.

Itw live Danik Zandwonis