Venezuela : L’accord qui rend possible les élections du 21 novembre

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Caracas. Samedi 30 octobre 2021. CCN/Bolivarinfos/Françoise Lopez. Si quelque chose prouve la maturité de la démocratie vénézuélienne, c’est la capacité qu’elle a eue à faire entrer les situations imposées de conflit et d’instabilité dans le cadre juridique et électoral établi par la Constitution. Les options de violence politique et de non respect des institutions qu’on cherche à recréer avec insistance régulièrement se sont heurtées à ce principe bien installé dans la culture politique du pays.

Les élections, le fondement de tout système démocratique, au Venezuela, ont la particularité d’être un nouvel engagement envers la coexistence et la réconciliation étant donné les fortes pressions auxquelles est soumis le pays.

Les élections, qui sont généralement considérées comme une démarche destinée à organiser l’équilibre du pouvoir, sont devenues, au Venezuela, une valeur essentielle dans la construction des conditions d’une paix durable et de la stabilité. C’est pourquoi l’exercice démocratique du vote des Vénézuéliens est vu par les agents qui se consacrent à détruire l’Etat de Droit par l’insurrection comme un objectif à abattre.

Soutenus par des puissances étrangères qui ont des intérêts géopolitiques concrets au Venezuela, ces agents partent du principe que la changement abrupt de pouvoir qu’ils envisagent ne pourra être imposé que par les voies factuelles non démocratiques.

Par exemple toutes les tactiques employées : tentatives de coup d’État de couleur, insurrections armées, invasions mercenaires, sédition militaires, tout un éventail d’actions qui ont été démantelées par le Gouvernement Bolivarien et le chavisme dans les rues, les casernes et les rivages.

La même maturité démocratique dont nous avons parlé, renforcée par une culture du vote parfaitement intégrée dans la perspective d’un participation réelle, a abandonné des espaces de légitimité aux options de violence.

Les élections du 21 novembre prochain et le large accord qui a rendu possible leur organisation confirme le souhait partagé par la population et tout l’éventail politique de renforcer les voies démocratiques de la Constitution vénézuélienne.

Ces élections ont une forte valeur historique car elles sont le fruit d’un consensus large et inédit entre secteurs politiques et sociaux pour le rétablissement stratégique de la République grâce au renforcement de ses fondements : la concorde et de stabilité.

C et accord a eu diverses sources et différentes origines dans un processus de dialogue large avec divers secteurs politiques, de portée différente et d’orientation idéologique différentes qui se sont trouvés entièrement d’accord pour établir une route vers la normalisation du climat politique et institutionnel.

Les premiers accords obtenus à la table de dialogue en 2019 composée d’agents indépendants du G4, étaient destinés à créer une atmosphère de confiance et à faire baisser les tensions.

La longue préparation des négociations sous les auspices du royaume de Norvège de diminution qui se sont achevées par la signature du mémorandum d’entente de Mexico déclarent la voie électorale comme al seule possible.

Les négociations qui, après les élections législatives du 6 décembre 2020, ont provoqué la recomposition du Conseil National Electoral en lui incluant des personnalités d’opposition.

Ces conditions, patiemment tissées pendant au moins 2 ans grâce à un accord large et transversal, pont débouché sur la participation de candidats de ce qu’on appelle le G4 aux élections de novembre, ce qui implique qu’il a renoncé à promouvoir l’abstention face à l’échec de l’ordre du jour violent.

Même si on pourrait penser que l’échec de la stratégie belliqueuse est dû en grande partie à l’empreinte de l’anti-chavisme dominé traditionnellement par des intérêts souvent contradictoires, on peut aussi constater que le pression politique exercée par le chavisme et certains secteurs modérés de l’opposition a réussi à neutraliser celle-ci pour en arriver à la situation actuelle.

Les élections du 21 novembre prouvent à nouveau que le dialogue politique et social, l’exercice du vote et la participation active posent les bases d’une démocratie propre toujours menacée mais mûre pour s’imposer.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos