Ary Chalus, Guy Losbar et le drapeau national Gwadloupéyen 

0
1535

C’est plus qu’évident la question du drapeau gwadloupéyen, n’est vraiment pas la préoccupation actuelle des deux responsables des collectivités dites » majeures ». Car pour l’heure, Losbar et Chalus, en sont encore au drapeau bleu- blanc -rouge français, ils ne savent même pas nos « présidents » qu’ils accusent un sérieux du retard par rapport au  peuple gwadloupéyen sur cette question

Losbar et Chalus, il faut l’admettre n’ont pas (encore ?) affirmé publiquement être des patriotes Gwadloupéyens au sens où nous l’entendons.

Au pire, Ils sont tous deux, à essayer de faire leurs premiers pas vers ce qu’ils appellent par euphémisme « la domiciliation du pouvoir ». Il ne faut donc pas craindre de le dire, ces présidents d’assemblées sont encore au stade basique de la primo prise de conscience nationale gwada!

Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, car les parlementaires,  sénateurs et autres députés : Dominique Théophile (GUSR/LREM) Victorin Lurel, Victoire Jasmin (PS) ; Justine Benin, Olivier Serva (GUSR/LREM) sont tous  au même niveau, ce sont des parlementaires nés et élus en Guadeloupe, mais bien “français” de par leur ancrage politique et leur soumission au pouvoir colonial.

C’est cela la vraie réalité politique de la Guadeloupe ; (disons pour être juste , que Olivier Serva c’était une fois- invité au #ZCLNEWS – prononcé pour Notre Drapeau, mais  qu’il a été aussitôt rappelé à l’ordre par la Macronie.)  Les 3 autres députés ne se soucient guère de cette histoire de drapo gwadloup: a pa poblem a yo !

La semaine dernière des organisations patriotiques (CIPN, FKNG, MIR et UPLG) ont organisé ensemble une journée du Drapeau National  Gwadloup ’en faisant pour cela référence aux évènements d’Octobre 1801, quand des soldats guadeloupéens, se battant déjà pour la liberté avaient réussi une sorte de “mini putsch” et s’étaient très provisoirement emparés du pouvoir jusqu’à ce que Napoléon, envoie plus de 4000 soldats rétablir l’esclavage, qui avait été “aboli” en 1794.

Cette page d’histoire fait déjà partie de notre « roman national ». Mais lequel de nos politiciens actuels en parle ?  yo Pon Yonn ! silence dans les rangs, car notre classe politique est tout à la fois muette sur l’histoire  sur la question coloniale, sur les Réparations, mais aussi totalement autiste sur la situation actuelle de notre pays ; lequel sombre progressivement dans une dictature politico-sanitaire.  Yo tout ka pé sék!

Comment dès lors s’étonner -qu’un drapeau créé par l’UPLG en 1978, mais qui est depuis visible partout : dans les compétitions sportives, dans les défilés patriotiques et jusqu’aux groupes de carnaval identitaires,- que nos politiques font mine de ne pas le voir ?

La raison est d’une évidente simplicité, la classe politique entend ainsi toujours vouloir “rassurer” le pouvoir colonial français. Cette frilosité dépasse l’entendement, pourtant même  en France, la patrie-mère de ces politiques , des régions telles que la Corse, la Bretagne, l’Occitanie, etc… ont depuis longtemps leurs drapeaux,  parce que ces « français » ont su  assumer leur histoire.

Plus près de nous, la Guyane a opté il y a de cela quelques années pour des couleurs et un drapeau qui étaient celui des patriotes.

Que craignent donc “nos” présidents ? qu’ils soient – en faisant le choix du rouge – vert -jaune, d’être taxés de nationalistes et être obligés de se justifier aux yeux du pouvoir ?

Mas la réalité est têtue, la crise sociale ,les manifs incessantes depuis juillet,  contre l’obligation vaccinale et le pass sanitaire , prouvent une fois de plus que le fossé, le divorce, la défiance entre le peuple et la classe politique , comme pour la question du drapeau , ne fait que s’accentuer.

Il serait temps que sur les questions identitaires( drapeau ,més é labitid)  comme sur toutes les autres, que la classe politique soit beaucoup plus audacieuse, faute de quoi, la révolte qui gronde déjà, va s’amplifier : es nou bizwen rivé la ?

daniknews2@gmail.com