Guadeloupe. Ethique et Politique. #Balancetonélu : ANG envisage un vrai et grand nettoyage!

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Pointe à Pitre. jeudi 17 juin 2021. CCN. Cédric Cornet actuel maire du Gosier et président de la Communauté d’Agglo Riviéra du Levant (CARL) est depuis février 2019 condamné à 2 ans de prison avec sursis, cinq ans de suivi socio-judiciaire, 16 000 euros d’amende et inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais) pour atteinte sexuelle sur mineure de moins de 15 ans. Cornet est pour l’heure le seul élu à être officiellement ciblé ; mais ils sont légion les candidats à une élection qui pourraient tout comme Cornet être condamnés et fichés entr’autres pour agressions sexuelles et violences contre des femmes. Pour lutter contre toutes les formes de violences, ANG a mis en place ( en interne) une commission sur ces questions et a publié quelques jours avant l’élection des 20 et 27 juin, un “Manifeste pour une Guadeloupe Non violente” destinée entr’autres à “ratiboiser” tous ces hommes politiques, qui a un moment ou un autre de leur activité d’élu ont profité de leur “ pouvoir” pour abuser des citoyennes. Elles sont en effet très nombreuses ces (jeunes) femmes qui souvent ont été contraintes pour obtenir un emploi (souvent précaire) de “donner” leur chair aux “chers élus’. Elles sont décidées à “balancer” des noms. Est-ce donc enfin, la fin annoncée de la “ chambre noire” de tous ces hommes politiques malsains ? Au sein de l’ANG ce manifeste a fait débat , car le « Capitaine Ronald Selbonne » très mal informé a composé la liste “NOU” avec 2 ou trois de ces délinquants sexuels potentiels : Pa konnet mové! Donc en cas de second tour et en vertu de leur” manifeste “il semble clair et définitif que l’organisation nationaliste ne pourra en aucun cas « s’allier » avec des listes où figurent des « délinquants réels et potentiels »

CCN publie ci dessous des extraits de ce « Manifeste ANG » où figurent les 5 engagements que devraient signer tous les élus et candidats : mais le feront-ils et tout particulièrement les 4 et 5 ?

Les 5 engagements pour une “société Gwadloup non violente”

ENGAGEMENT 1 : Faire de la lutte contre les violences au sein de la société guadeloupéenne, un élément transversal de toutes les politiques publiques mises en œuvre par la Région et le Département. – Inscrire dans les appels à projet une « clause non-violence » visant et favorisant l’équité, la libération de la parole des deux sexes (comme la justification de la prise en compte d’espaces adaptés et adéquats en extérieur pour les filles/femmes, ou, tout autre dispositif, aménagement ou équipement, …) ; – Octroyer des bonus aux projets féminins pour normaliser le légitime accès à n’importe quel statut social et/ou position ; ou aux projets créant des conditions favorables pour la progression et l’autonomie des femmes ; – Encourager les projets d’aménagement intégrant obligatoirement des tiers-lieux avec une fonction « pacificatrice ».

ENGAGEMENT 2 : Mettre en œuvre une véritable politique de formation et de soutien aux jeunes – Permettre l’augmentation et/ou la professionnalisation des personnels d’accompagnement (psychologues, modules spécifiques pour les services à la personne, les personnels d’accueil ou d’écoute) ; – Permettre un repérage dès le plus jeune âge, des actes de violence ; établir un dispositif d’aides et de soutien aux jeunes particulièrement impactés par des actes de violence au long cours ; – Œuvrer pour que dans le cadre de l’éducation civique, un temps et un enseignement spécifique, adapté, obligatoire et non marginal, vise la lutte et la dénonciation de toutes les discriminations (dès le plus jeune âge).

ENGAGEMENT 3 : Développer avec les partenaires sociaux une offre plus importante et mieux adaptée de lieux d’accueil pour familles en danger, sans exclusive. – Poser une obligation de « 1% logement sécure » en lien avec l’obtention de tout financement public ; – Investir par des crédits spécifiques sur le renouvellement urbain ; – Veiller au sein des conseils d’administration, à la prise en compte systématique des questions de violence.”

ENGAGEMENT 4 : Favoriser une campagne annuelle de communication contre les violences. – Viser en amont les changements de représentations (stigmatisations de genres par exemple) ; – Libérer la parole des victimes pour faire des violences une question sociétale ; multiplier donc les espaces où il pourra être débattu de ces questions en invitant la population à y participer ; – Développer des dispositifs permettant d’entendre la parole des agresseurs et de leur proposer un accompagnement adapté ; – Développer des dispositifs de relais à destination des témoins ou des personnes de confiance (responsabilisation, déculpabilisation, éléments d’alerte, éléments de langage…) – Créer un fond destiné à promouvoir la création multimédia (audio, vidéo, littéraire, musicale…) visant à lutter contre toutes les formes de violence et à déconstruire les schémas inscrits dans nos comportements. – Faciliter la diffusion de ces œuvres auprès d’un large public.

ENGAGEMENT 5 : Etablir un contrat moral avec la population en vue d’une exemplarité politique sur ces violences -Exclure de tout mandat exécutif, tout élu dont le casier judiciaire ne serait pas vierge ; – Adopter la charte d’une administration régionale exemplaire ; – Soustraire de toutes les communications voire exclure tout élu dont les comportements passés ou présents, seraient de nature à entacher la représentativité en termes d’exemple ou de modèle dans la société à laquelle nous aspirons”

 C’est à suivre…