Guadeloupe. Crise sanitaire et addictions : un an après parlons-en !

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Baie-Mahault. Vendredi 28 mai 2021. CCN. Le confinement et toutes les restrictions dues à la pandémie de la Covid-19 ont été une situation inédite pour tous. Alors que le virus inquiète et mobilise toute l’attention, le GIP-RASPEG Mission Santé Addictions et les acteurs de l’addictologie ont décidé de faire le point, plus d’une année après en se posant les questions suivantes : En quoi la crise sanitaire actuelle a-t-elle favorisé les consommations de tabac et de cannabis ? Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur les addictions ? Quels ont été les autres facteurs qui ont pu favoriser les consommations de substances dans ce contexte ?C’est à l’occasion de la Journée Mondiale sans tabac, le 31 mai 2021, qu’une semaine sera consacrée à ces questions à travers une programmation médias et digitale.

Depuis avril 2020, le GIP-RASPEG – Mission Santé Addictions mettait déjà l’accent sur la sensibilisation et la prévention aux addictions en situation inédite de Covid19. A tous les échos, les exposés allaient bon train en affirmant qu’à la maison et depuis le confinement, les tentations étaient plus nombreuses et qu’elles augmentaient le risque de consommations excessives, notablement le risque d’addiction surtout quand elles s’inscrivaient dans la durée.

Au niveau national, les tabloïds affichent les gros titres :

 

–                La pandémie fait fumer davantage les fumeurs

–        Alcool, tabac, drogues et médicaments… Les addictions, autre dégât collatéral du Covid-19
(Le Monde)

–        Tabac et alcool : 120 000 morts en France, “c’est un Covid par an” rappelle l’Addictologue Amine Benyamina (franceinfo)

–        Covid : la lutte contre le tabagisme freinée par les confinements (Les Échos)

–        La pandémie fait fumer davantage les fumeurs – L’augmentation est plus marquée chez les 18 à 24 ans (Le Journal de Montréal)

–        Confinement : Les fumeurs de cannabis et de tabac ont augmenté leur consommation
(La Presse Canadienne)

Fort de ce constat, Santé Publique France lancera du 31 mai au 30 juin, une campagne qui accompagne la dénormalisation des usages de tabac. L’objectif à terme est d’augmenter la proportion de fumeurs dont les attitudes sont favorables à l’abstinence tabagique, en rendant plus désirable une vie sans tabac.

Aujourd’hui, à plus d’un an, le GIP-RASPEG – Mission Santé Addictions s’inscrit dans cette démarche nationale et souhaite aussi faire le point sur l’impact des conduites addictives durant cette crise. Nous avons pris le parti de cibler l’ensemble des substances fumées au regard de leurs conséquences similaires que l’on retrouve notamment entre le tabac et le cannabis.

Il s’agit d’abord pour nous de permettre aux usagers de s’exprimer sur ce qu’ils ont vécu, qu’ils ont ressentis depuis des mois et qui durent dans le temps avec toutes les conséquences sociales, médicales, relationnelles, financières et professionnelles.

C’est aussi pouvoir parler librement de leurs consommations sans la crainte du jugement et enfin pouvoir prendre conscience des conséquences plus importantes de ces addictions.

C’est offrir à chacun la possibilité de faire émerger une motivation à modifier son comportement voire à « S’engager à arrêter ».

Cette semaine s’organisera avec les temps forts suivants :

–        un webinaire, le mercredi 03 juin 2021, de 18h à 19h ayant pour thématique « Tabac et cannabis , 1 an après ! »

–        la distribution d’un questionnaire, de cœurs anti-stress et de supports d’informations dans les différents centres d’addictologie et au grand public dans le but d’établir un état des lieux du ressenti des consommateurs de substances après recueillement

–        les supports de communication