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VOS COMMENTAIRES SUR L'ARTICLE
Shaka Zulu
2 / 3 / 2010
Haïti = malédiction?
12 janvier 2010, à 16 heures 50 et des poussières, la terre se mit subitement à trembler sans crier garde! Le peuple pris au dépourvu essaie tant bien que mal de sauver sa peau. Beaucoup arrivent à s'en sortir mais malheureusement nombreux n'ont pas cette chance! Au jour d'aujourd'hui on dénombre le chiffre effroyable et malheureusement provisoire de 230 000 morts! Qu'a t-on pas alors entendu de la bouche de certains de mes compatriotes guadeloupéens! Ah Ayiti ni malédisyon! Ayiti ka fè vodou kisisi kisila! Et même pour certains, c'est parce qu'Haïti est indépendante que la terre a tué! Latè pa ka tranblé Gwadloup! Alors si pour certains, Haïti est possédée par le démon, que pensez du Chili? Une secousse de magnitude 8,8 sur l'échelle de Richter, un des plus puissants tremblement de terre depuis celui de 1960 qui fait plus de 700 morts. Les gens ont tout perdu, certains sont obligés de dévalisés des grandes surfaces pour pouvoir manger. Ah bon? Je croyais que ce n'était qu'en Haïti! Coûts des dégâts au Chili estimé à 30 milliards de dollars! Le Chili qui lui aussi est obligé de demander l'aide internationale! Ah bon? Je croyais que cela s'appliquait qu'à Haïti!
Et la France dans toute cette histoire, la France qui c'est vrai est allé apporté de l'aide à Haïti, la France qui pour beaucoup de guadeloupéens aliénés, serait à l'abri des forces de la nature car la France n'est pas un pays pauvre comme Haïti! Une grande puissance comme elle faisant partie du G8, pensez-vous! Et pourtant, et pourtant! Ce n'est pas un séisme qui a ébranlé le pays de Sarko (quoique elle n'est pas à l'abri des séismes non plus) mais une violente tempête qui a causé la mort de 51 personnes. Tout comme en Haïti et au Chili, beaucoup de personnes ont tout perdu! Qu'a t-on pas entendu quand des guadeloupéens accusaient le gouvernement haïtien d'avoir permis des constructions en zone à risque! Alors que diront ces mêmes guadeloupéens lorsqu'ils apprendront que même dans un pays comme la France, les autorités ont permis les constructions au bord de la mer? Coûts des dégâts en France, plus d'une centaine de millions d'euros. La France a même demandé à l'Union Européenne une contribution pour la reconstruction. Et dire que certains avançaient que seul Haïti était condamné à l'aide internationale! Je tiens à rappeler qu'en 2004 après le passage de l'Ouragan Katrina, les USA première puissance mondiale avait également sollicité l'aide internationale! Et jusqu'à présent beaucoup de gens à la Nouvelle-Orléans n'ont pas encore retrouvé une situation normale.

Alors mes chers compatriotes guadeloupéens, avant de déconner sur le valeureux peuple haïtien, regardez autour de vous et dites-vous que quelque soit le pays où vous vous trouverez sur cette bonne vielle terre, personne mais personne ne sera à l'abri des forces de la nature. Et souvenez-vous aussi qu'en Guadeloupe, nous avons tremblement de terre, ouragan, tsunami, éruption volcanique et glissement de terrain. Si la Guadeloupe est un paradis, elle peut être aussi l'enfer!

SHAKA
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gadedzafé
2 / 3 / 2010
Le Chili était préparé au séisme, Haïti pas du tout : alors shaka cesse tes élucubrations et revient a la réalité .........
L'un affichait une magnitude de 8,8 et a fait plus de 300 morts, l'autre une magnitude de 7 et a tué plus de 220.000 personnes. Mais le tremblement de terre du 12 janvier en Haïti a pris au dépourvu un pays infiniment pauvre, tandis que celui de samedi au Chili a frappé un pays beaucoup plus riche et mieux préparé, doté de normes de construction antisismiques.

Le facteur chance a joué aussi: au Chili, l'épicentre du phénomène a été localisé dans le Pacifique, à environ 34km de profondeur, près d'une région relativement peu peuplée, alors qu'en Haïti le séisme s'est produit à seulement 13km de la surface et à quelques kilomètres de la capitale, Port-au-Prince.

"Les tremblements de terre ne tuent pas, ils ne font pas de dégâts s'il n'y a rien à abîmer", souligne Eric Calais, géophysicien à l'Université Purdue, qui étudie le séisme en Haïti.

Selon le Centre américain d'études géologiques (USGS), huit municipalités haïtiennes, dont Port-au-Prince et ses trois millions d'habitants, ont subi une secousse "violente" à "extrême" le 12 janvier. Au Chili en revanche, aucun secteur urbain n'a subi plus qu'un tremblement "sérieux", terme qui correspond au troisième échelon par ordre décroissant de gravité. L'épicentre se trouvait à 325km de la capitale et plus grande ville du pays, Santiago.

Le séisme chilien a certes libéré 501 fois plus d'énergie à l'épicentre que son prédécesseur haïtien, mais cette énergie se dissipe rapidement en s'éloignant de l'origine, et le sol autour de Port-au-Prince est moins stable et "tremble comme de la gelée", pour reprendre l'expression du géologue Tim Dixon de l'Université de Miami.

Les rescapés haïtiens ont décrit la panique qui les a saisis alors que les immeubles implosaient autour d'eux, qu'ils s'accrochaient à des piliers de ciment pour les voir s'effondrer sous leurs mains. Ils n'avaient reçu aucune instruction sur la conduite à tenir: se réfugier sous une table, se tenir à l'écart des vitres. Au Chili, logements et bureaux sont construits selon des normes antisismiques, leur armature d'acier étant conçue pour osciller avec l'onde au lieu de lui résister.

"Quand vous observez l'architecture au Chili, vous voyez des bâtiments endommagés mais pas cet effet de crêpe que vous avez en Haïti", note Cameron Sinclair, directeur général de l'ONG Architecture for Humanity, qui a participé à la reconstruction dans 36 pays frappés par des catastrophes naturelles. Des collègues architectes au Chili ont notamment construit des milliers de logements à bas prix respectant cependant les normes parasismiques, affirme-t-il.

Rien de tel n'existait en Haïti. L'architecte local Patrick Midy ne connaît que trois bâtiments construits pour résister aux tremblements de terre dans ce pays, l'un des plus pauvres du monde. Cameron Sinclair dit avoir reçu 400 demandes d'aide au lendemain du séisme en Haïti, et aucune à ce jour du Chili. "Le Chili compte davantage de sismologues de renommée internationale et d'ingénieurs spécialisés par tête qu'aucun autre pays", estime Brian Tucker, président de l'ONG GeoHazards International, basée à Palo Alto (Californie).

Au Chili, "le fait que la présidente (Michelle Bachelet) ait été dehors à faire le point minute par minute quelques heures après le séisme du milieu de la nuit donne une idée de leur capacité de réaction à une catastrophe naturelle", souligne Cameron Sinclair.

En Haïti, la plupart des habitants ont ignoré pendant au moins une journée si leur président, René Préval, était vivant ou mort, alors que le palais présidentiel s'était effondré comme la plupart des bâtiments gouvernementaux. La télévision, la radio et le réseau de téléphonie mobile étaient muets. Plus d'un mois après à Port-au-Prince, plus de 500.000 habitants sont toujours sans abri, la plupart n'ont pas d'électricité et dépendent de l'aide alimentaire internationale.

Mais le Chili se trouve dans l'une des régions sismiques les plus actives du monde. "Chaque habitant a probablement déjà connu un tremblement de terre majeur, alors que le dernier à avoir frappé Port-au-Prince remontait à 250 ans", rappelle le géophysicien Eric Calais. Pour le chanteur de reggae haïtien Fanfan Bozot, 32 ans, c'est beaucoup plus simple: "Le Chili a un gouvernement responsable. Nous, notre gouvernement est incompétent". AP
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manglous
2 / 3 / 2010
Comparer Chili et Haïti, c’est comparer des pommes pourries et des orangesbien ferme !
le séisme chilien et ses conséquences sont la preuve, comme le répètent les experts depuis le tremblement de terre de Banda Aceh en 2004, qu’être bien préparé est important. Essentiel, même. Pour l’heure, le gouvernement chilien - qui a l’habitude des gros tremblements de terre - a décliné au debut, les offres d’assistance et semble être en mesure de gérer seul la crise. Dans certaines des régions touchées, le téléphone a déjà été rétabli.
Bien entendu, comme certains ne manqueront pas de le souligner, comparer Chili et Haïti, c’est comparer des pommes pourries et des oranges bien ferme. Oui, tous deux sont situés au bord de failles sismiques actives. Mais comparé à Haïti, le Chili est un pays riche. Le Chili a les moyens de se procurer du ciment de bonne qualité, et les capacités institutionnelles de vérifier sa bonne utilisation. Le Chili a les moyens de se procurer et de garder en réserve les équipements lourds et l’outillage nécessaire à une réaction rapide après une catastrophe à même de raser une grande ville. Haïti est trop pauvre pour mettre en place des dispositions comparables. Quand bien même le pays aurait été mieux conscient de sa géologie avant la catastrophe, qu’auraient pu faire les Haïtiens de ces informations ?
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Shaka Zulu
2 / 3 / 2010
Riche ou pauvre, cela change quoi?
Messieurs, messieurs, le dernier grand séisme ayant touché Port-au-Prince avant celui-là date de 1770! Alors qu'au Chili, la dernière GRANDE secousse date de 1960! Alors la différence est vite faite!

Surtout, que l'on soit riche ou pauvre, une catastrophe est toujours une catastrophe! Au Chili, on a peut-être construit plus solidement mais ça n'a pas empêché que plus de 700 personnes perdent la vie! Un, deux, 700 ou 230 000 morts c'est toujours des morts en trop! Il faut savoir que même si vous construisez en respectant les normes et si cette construction est réalisée sur une faille, cela ne sert à rien, d'où l'étude des terrains avant d'entamer une quelconque construction. Ce qui n'a malheureusement pas été réalisé au Chili et ailleurs. Mais pouvaient-ils faire autrement? D'ailleurs, je fais aussi remarquer qu'en Californie, vous avez la fameuse faille de San-Andreas qui traverse de grande villes comme San Francisco et Los Angeles. Je n'ose même pas imaginer le big one en Californie! Donc que ce soit Port au Prince, Concepcion, Los Angeles, Pointe-à-Piitre, pensez-vous que quand on a construit toutes ces villes, les gens ont pensé aux failles? Alors continuez de déconner sur Haïti! J'ai comme l'impression que vous ne vous rendez pas compte de ce que vous écrivez! Si la Guadeloupe était touchée par une force de la nature, écririez-vous les mêmes conneries? Quand on sait que vous avez les failles du Gosier et il y a même une dans la région de Morne-à-L'Eau. Donc encore une fois, que vous soyez riches ou pauvres, cela ne change rien si vous construisez (même en respectant les normes) sur des failles, il y aura toujours des dégâts et des morts!

SHAKA

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Shaka Zulu
3 / 3 / 2010
Une chose très importante
Et j'avais complètement une chose importante, c'est que le tremblement de terre au Chili s'est déroulé en pleine mer d'où le tsunami qui a suivi alors que celui de Port-au-Prince s'est produit à une dizaine de kilomètres de profondeur en dessous de la ville d'où les dégâts et les pertes humaines beaucoup plus importante! Imaginons que celui du Chili s'était produit en dessous de la ville de Concepcion à 10 km de profondeur avec la même magnitude de 8,8 soit une puissance 100 fois plus importante que celle d'Haïti malgré des constructions apparemment plus solide, ce n'est pas 795 morts on aurait dénombré mais des centaines de milliers de morts et des dégâts matériels plus colossaux encore!
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gadedzafé
3 / 3 / 2010
Les Haïtiens s'interrogent après le séisme chilien, plus puissant mais moins meurtrier
Les Haïtiens paraissent dépités face à la nouvelle du tremblement de terre chilien, mille fois plus puissant que celui qui a dévasté Haïti mais infiniment moins meurtrier, invoquant la mauvaise qualité de la construction dans leur pays.
Une capitale en ruines, plus de 200.000 morts et au moins un million de sans-abri dans le petit pays des Caraïbes après la secousse du 12 janvier d'une magnitude de 7 sur l'échelle du moment (Mw). Dans les Andes, le tremblement de terre de samedi a atteint la magnitude considérable de 8,8 mais le bilan humain ne dépassait pas mardi les 750 morts.
Les Haïtiens n'ont pas tardé à trouver l'explication: dans leur pays, c'est la mauvaise qualité des bâtiments qui a tué et ce parce que depuis des décennies des responsables corrompus se sont gardé de faire appliquer des normes de construction anti-sismiques.
"Il n'existe pas vraiment de politique dans notre pays. Ici, la politique, ça consiste à prendre de l'argent et mettre ça sur un compte bancaire. Ils prennent, s'en mettent plein la poche et s'en vont", accuse Pierre-Francis Junior, un sinistré qui survit dans un campement de fortune au coeur de Port-au-Prince.
Autour de lui, plus de 70.000 personnes s'entassent sur le Champ de Mars, l'esplanade située face au palais présidentiel en ruines, symbole de la fragilité du pouvoir haïtien.
A la différence du Chili, "nous n'avons pas de gouvernement qui prend ses responsabilités", dénonce Emile Dorante, 35 ans, qui, comme ses voisins, a appris rapidement la nouvelle du séisme chilien, les radios étant omniprésentes sous les tentes.
Beaucoup de sinistrés écoutent en permanence les stations d'information donnant le nombre des victimes.
"Sept cents morts et 2 à 3 millions de sans-abri", rapporte Franz Louisval, relayant des chiffres qui circulaient lundi.
Dans leur misère présente, les sans-abri de Port-au-Prince idéalisent la situation au Chili, où violence et pillages sont pourtant apparus après le tremblement de terre, quoique de façon moindre que dans l'île des Caraïbes.
"Ici on a mal bâti, on a mal construit. On a fait des grosses, grosses maisons au-dessus des petites maisons. Et puis on n'a pas construit selon les normes. Au Chili, c'est mieux, ils ont tout respecté", pense un rescapé.
"La façon dont nous avons construit nos maisons n'est pas anti-sismique, donc la différence est bien claire", assure Markens Lelièvre, un employé de la mairie de Port-au-Prince âgé de 29 ans. Il espère que l'arrivée d'experts étrangers permettra de reconstruire le pays de façon plus résistante.
Mais beaucoup de survivants ont une vision fataliste de leur pays, le plus pauvre des Amériques.
"Dieu est omniscient et omniprésent. Il a attaqué toute la planète et s'il a frappé Haïti plus durement, c'est peut-être qu'Haïti était mal placé ou a mal géré la situation", suppose Emile Dorante.
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