De toute évidence, ces deux scrutins sont intimement imbriqués, comme peuvent l’être les poupées russes. Le résultat de l’élection présidentielle impacte directement les législatives en terme de dynamique électorale mais aussi à travers les divers postes décidés par le nouveau président dans la formation du gouvernement. Il y a donc des places à prendre. C’est ainsi que dans l’Hexagone, on observe déjà nombre de parachutages. Chez nous la logique n’est pas la même. En effet, que Jack Lang soit député du Loir-et-Cher, puis du Pas-de-Calais et peut-être bientôt des Vosges, cela n’importe guère. En Guadeloupe par contre, le député (qui pourtant est député de la Nation) reste intimement lié à un territoire. C’est pour cela que le découpage électoral demeure aussi crucial voire suspect. Pour l’heure l’archipel guadeloupéen conserve quatre députés à élire bien que le découpage Marleix ait procédé à quelques évolutions. Rappelons que la première circonscription (Eric Jalton) comprend désormais les communes des Abymes, de Morne à l’Eau, de Pointe à Pitre et l’île de Marie Galante.
La seconde (Gabrielle Louis Carabin) est structurée autour des mêmes communes (Moule, d’Anse Bertrand, du Gosier, de Petit Canal, Port Louis, Saint François, Sainte Anne, la Désirade) mais se trouve amputée de Morne à l’Eau désormais rattachée à la première.
La troisième circonscription (Jeanny Marc) avec Baie-Mahault, Deshaies, Goyave, Lamentin, Petit Bourg, Pointe Noire et Sainte Rose, perd Capesterre Belle-Eau ancrée à la quatrième circonscription.
La quatrième circonscription (Victorin Lurel) recoupe les communes de Basse-Terre, Bouillante, Baillif, Gourbeyre, Saint Claude, Trois Rivières, Vieux Habitants, Vieux-Fort, l’archipel des Saintes… et Capesterre Belle-eau.
Nous avons assisté cette semaine à la première déclaration de candidature officielle de l’année. Celle de Louis Molinié, maire de Terre-de-Haut, qui se lance dans la 4ème circonscription avec autour de lui nombre d’ex-Chevristes. Historiquement de droite, cette circonscription est pourtant représentée depuis deux mandatures par l’actuel président de région PS, Victorin Lurel. Nous avions dans ces colonnes, dès mars 2010, évoqué la tentation pour la droite locale, toujours déchirée, de présenter la candidature Marie-Luce Penchard toujours à la recherche d’une implantation locale. Et cette tentation semble prendre corps pour faire du Sud Basse-Terre le théâtre d’une authentique bataille de chefs.
La seconde circonscription, amputée d’une commune de gauche, verra encore une opposition des droites, de Carabin à Bernier en passant par Aldo. La Gauche dispersée, en recherche d’un leader charismatique, aura du mal à exister. La Première circonscription, malgré l’ajout de Morne-à-l’eau, ne pourra vraisemblablement pas rétablir l’équilibre face à la prépondérance démographique des Abymes et du maire.
La troisième circonscription semble promise à Ary Chalus Le maire de Baie-Mahault, débarrassé du glaive de la justice, et sans doute soutenu par Jacques Gillot, aura à composer avec Jeanny Marc, le député sortant du GUSR, également proche du président Gillot.
Voilà donc une période exceptionnellement riche qui s’annonce sur le plan politique. Les idées de Mars venues, nous en saurons plus.
RJC
Présidentielle puis législatives. L’année 2012 sera une année importante pour le renouvellement de la classe politique en France. Et de ce fait, ce sera également le cas chez nous. L’élection du Président de la République aura lieu,...
http://www.caraibcreolenews.com/news,guadeloupe,1,3691,17-01-2012-bataille-de-chefs.html
Yo sa palé bèl fwansé
Sé bwabwa a kol-blan-la
Jou yo ka vin rakonté dyabésékôn
pou chèché kouyoné pèp-la
Adan tout gwan fwansé ayo
E nou ja paré kouri dèyè lizolwa
Padavwa évè pwopagan ayo
Evè bèl pawôl é sitou bèl pwomès
Nou ja paré ay ba yo vwa-la
Dé lè yo bouché zyé annou
Evè yenn dé kouyonad yo fè an péryòd-lasa
Adan pwogram ayo pa fann ou ké ni on méyè vi
E lè yo vin éli yo pa ni komisyon pou pèsonn
Sèlman ka sonjé ranpli pòch ayo
Avan yo fouré men an pòch a gwadloupéyen
E nou la kon gwan kouyon
Ka chiré chimiz annou
Pou entèl ki swadizan méyè
Jiska tonbé annafè èvè moun-annou
Nou okouran é poutan
Sé menm biten-la a chak élèksyon !
SA MALERE SA DEZOLAN !!!
Sé vòt ké tiré pyé annou an vyé soulyé ?
Annou sanblé pou pran nou an men !
ARY X
Mardi 20 janvier 2009
Deux mille personnes défilent dans la rue en scandant « An ka mandé la lajan pasé! »
21 janvier
Les manifestations se renforcent, les stations-service sont fermées depuis le lundi 19 janvier en raison d'une grève des gérants.
Jarry est bloquée, des barrages sont érigés sur le pont de la Gabarre. Dans les rues de Pointe-à-Pitre, l'hymne de la mobilisation résonne pour la première fois : « La Gwadloup sé tan nou! »
24 janvier
La Guadeloupe découvre en direct à la télévision, les visages du LKP avec, à sa tête, Élie Domota. Face à eux : les représentants de l'État d'un côté,
les présidents des conseils régional et général, le représentant des maires et les socioprofessionnels dont le chef de file est le président du Medef Willy Angèle.
Les débats télévisés vont durer jusqu'au 28 janvier. Ce jour-là, Nicolas Desforges quitte la table des négociations.
30 janvier
La première grosse marche rassemble environ 65 000 personnes selon le LKP et 20 000 selon la police. Les élus mettent 56 millions dans la corbeille pour faire face à la crise.
1er février
Yves Jégo débarque en Guadeloupe et déclare que le gouvernement a compris les problèmes de la Guadeloupe.
5 février
Les négociations ont repris à huis clos dans la salle Schoelcher en préfecture. Yves Jégo mène les débats. Mais les discussions qui se poursuivent durant trois jours achoppent
sur les 200 euros pour les bas salaires.
8 février
Alors qu'un accord semble trouvé, Yves Jégo quitte en catimini la Guadeloupe. Il est rappelé par François Fillon. Après quelques jours de flottement, le climat se durcit dans la rue.
16 février
Scènes d'émeutes dans l'agglomération, notamment au Gosier, à Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault et Sainte-Rose.
nuit du 17 au 18 février
Dans la nuit de mardi à mercredi Jacques Bino, militant du LKP est tué par balle, dans sa voiture, non loin d'un barrage à Bergevin/Pointe-à-Pitre.
19 février
Nicolas Sarkozy reçoit les grands élus, avant de s'exprimer à la télévision et annoncer le déblocage de 590 millions pour les Dom et la tenue des états généraux.
22 février
Une foule immense accompagne Jacques Bino à sa dernière demeure.
23-24 février
Au siège du Port autonome, le LKP et le patronat passent la journée à rédiger un protocole d'accord.
26 février
Un accord, dit « accord Bino » , est signé le soir entre certaines centrales patronales et le LKP sans le Medef, l'UPA et la CGPME qui ont quitté la table des négociations
4 mars
Après 44 jours de conflit, l'accord de suspension du conflit est signé au Port autonome...ary x