CCN. Où en sommes nous du dossier de La Une? comment percevez vous les dossiers" qui sont en "course"? Maité Hubert. Le tribunal de Pointe à Pitre a renvoyé sa décision au 2 sept prochain. Dès les premiers dépôts de dossiers, l'UGTG a de suite demandé a rencontrer les différents acteurs mettant en avant la priorité de réembauchage des salariés, incluant les CDI, pigistes et intermittents du spectacle (une des points de revendications) ; la pérennité de leur emploi mais aussi la mise en place d'une vrai télé locale ayant un programme permettant de former, éduquer, informer et divertir les guadeloupéens en tenant compte de notre environnement, nos coutumes, notre culture, notre histoire, notre situation dans la Caraïbes et notre ouverture sur le monde...
CCN. Le dossier des salariés a -t- il l'aval et le soutien de l'UGTG? Ou faudrait il l'améliorer ? M.H. L'UGTG a toujours accompagné les salariés dans leurs actions contre la pwofitasyon et l'injustice, aussi, l’UGTG invite et encourage toute initiative de prise en main e son avenir pour devenir acteur dans sa société. Ce dossier a le mérite de mettre en avant la compétence et le travail fourni par ces travailleurs qui ont toujours fait fonctionner cette télé seuls , malgré le manque de moyens et de perspectives. Aujourd'hui ils ont la volonté de reprendre leur outil de travail et de le transformer malgré la faiblesse de celui-ci en terme financier.
CCN. Est ce qu'un point de vue économique, il est possible et viable de relancer L’A1 en reprenant tous les salariés ?M.H. Tout dépend de la télé qui va être relancée.... s'il s'agit d'une télé de klips et de divertissements de toutes sortes, ou encore une courroie de transmission et de propagande politique, en effet nous pouvons considérer qu'économiquement, la reprise de l'ensemble des salariés n'est pas possible ; Par contre si il s'agit de relancer une vrai télé « locale » ayant comme vocation de former, d'éduquer, d'informer les guadeloupéens en tenant compte de notre environnement, nos coutumes, notre culture, notre histoire, une télé chouké adan mès é labitid an nou é andidan basen karayib la , hé bien , dans ce cas nous aurons besoin de l'ensemble du personnel, journalistes, animateurs, techniciens, cadreurs, pigistes... pour un projet fiable et viable économiquement.
CCN. Dans le dernier communiqué de l'UTT, il est dit que les 2 salariés ont été « débarqués ». A qui la faute? manque de vigilance de l'UGTG ou des salariés? M.H. Certains salariés ont cru bon de s'associer à la Région, ce choix ne fut pas le plus judicieux car le dossier de la Région n'est qu'en fait qu'un leurre visant à faire main basse sur cet outil de communication afin d'en faire une courroie de transmission et de propagande de la politique de Lurel sans perspective de développement ni pour la Guadeloupe ni pour les salariés.
Notre action de conseil et d'accompagnement et les craintes que nous avions dès le départ été fondées car dès le départ il a été demandé à ces salariés une mise de 20 000 euros, puis 50 000 euros, ce que ces salariés n'ont pas pu honorer. Ils ont donc été « débarqués » comme c’est écrit dans leur dossier déposé le 12 juillet.
CCN .Est ce qu'avant la mi septembre, ne faudrait il pas essayer trouver un "compromis guadeloupéen" pour éviter la liquidation totale et sauver ce qui peut encore l'être ?M.H. Qu'est-ce qu'un "compromis guadeloupéen" ? Nous sommes ouverts à toute proposition, à condition que celles soient dans l'objectif de créer une télé garantissant les emplois, l'évolution des carrières , on télé pou pèp Gwadloup chouké adan mès é labitid an nou, adan kilti an nou, andidan basen karayib la é wouvè si la tè.
CCN. Estimez vous avoir suffisamment de connaissances des médias audiovisuels pour bien maitriser un dossier qui est finalement beaucoup plus complexe qu'on ne le croit? M.H. la complexité de ce dossier est dans les intentions des uns et des autres de s'approprier un outil puissant de communication, un média, pour servir leur intérêts, remettant en cause ainsi, les libertés fondamentales et singulièrement la liberté d'expression et de revendiquer.
Pour le reste nous avons suffisamment de travailleurs compétents capables de développer et de pérenniser cet outil de travail. Vous êtes le premier à en témoigner. Pourquoi faire appel aux personnes de l'extérieur alors que nous avons les compétences sur place ?
Elements d’analyse Un Pole audiovisuel Régional, controlé par qui ?
Les deux communiqués de presse de l’UGTG dont nous publions ci dessous que de larges extraits (*) disent globalement la même chose et visent le dossier « Nouvelle TCI » (NTCI) présenté « lors de la dernière audience du TDC. Auparavant, deux salariés de l’A1 et la Région s’étaient accordés sur un premier dossier de reprose intitulé Karukéra TV ( KTV). Mais sur le volet social et sur la participation des salariés, au capital, il y a eu des désaccords et donc clash. Ce qui explique la virulence de l’organisation syndicale. A la mi septembre, lors de sa rentrée, le CSA devra (enfin) se prononcer sur l’avenir de l’A1 Le risque d’une liquidation totale n’est pas a écarter. Ce dossier s’est quelque peu politisé. Car parmi les repreneurs, quand on écarte Canal 10 dont le dossier n’offre aucune réelle avancée, ainsi que celui de Moise Ayassamy qui lui n’a aucune expérience de la chose audiovisuelle. Il reste le dossier " soutenu " par la chaine martiniquaise ATV. Derrière cette offre, se profile l’ombre du capitaliste martiniquais Yan Monplaisir. C’est une tentative à peine voilée pour l’UMP de contrôler directement une chaine privée en Guadeloupe. Une aubaine pour Marie Luce Penchard et au delà pour le clan Sarkozy. Cette tentative d’OPA de l’UMP ne fait pas dans le détail. Le dossier Karukera TV, a aussi été plombé après que Michaux-Chevry ait évoqué un artifice statutaire contraignant la Semsamar et la Semag à se retirer. Cependant, Victorin Lurel qui depuis des années, plaide pour la création d’une télé régionale, (il l'avait lui même trop vite annoncé la création en Janvier 2008, lors d’un déjeuner de presse ! ) reste en embuscade. Le projet KTV (Région et salariés) était financièrement soutenu par la Sagipar, une structure d’ingénierie financière ou l’on, retrouvent des actionnaires puissants telles que les deux régions de Guadeloupe et de Martinique. Lors de la récente « conférence des 3 présidents de Région », dans la déclaration finale il était dit ceci : « .
Par ailleurs les trois régions se disent prêtes à appuyer des solutions de mutualisation de charges entre les chaînes privées des DOM afin de permettre à celles-ci de réduire leur charge dans des marchés étroits aux ressources publicitaires limitées. » C’est dire, que dans le domaine de l’audiovisuel il y a là comme une volonté de ne pasl laisser ’état français seul maitre a bord. Lurel, tout comme Letchimy et Alexandre, ont tous trois dans leurs régions respectives, des chaines de télé boiteuses. ATV en Martinique, ACG en Guyane, et A1 en Guadeloupe. La tentation est grande de vouloir monter une plateforme audiovisuelle régionale. L'existence d’un pôle audiovisuel régional , sorte de « RFO privé, » ne peut laisser indifférent aucun président de Région, au moment ou les statuts vont "evoluer". De plus, dès la fin de l’année, avec l’arrivée de la TNT aux Antilles, RFO sera « débarquée » du gâteau publicitaire. Ce sont les chaines privées qui devront se le partager. Ca suscite bien des appétits. Le CSA ne peut pas ne pas tenir compte de cette donne. Car le lobby de l’import export , a besoin de canaux et surtout du « temps de cerveau disponible » pour reprendre la tristement célèbre phrase de P. Lelay (
http://www.acrimed.org/article1688.html). La bagarre pour le contrôle éditorial des chaines privées et de la pub, ne fait donc que débuter. Il dépasse de loin les simple problème des salariés-sacrifiés de l’A1. Tout au plus, la crise de l’ A1 qui aura permis de mettre en lumière les appétits des uns et des autres. Il parait clair, que rien n’est encore joué, toutes les options sont possibles , un traitement politique de ce dossier, via le ministère des colonies, mais aussi un come back de José Gadarkan, jusqu’ici très silencieux , mais il a tout intérêt a une liquidation totale. Enfin, dans le camp de la Sagipar-Lurel, on s’apprête à jouer serré.
Les salariés de l’ A1 ont ils déja tout perdu ? . Réponse dans notre prochaine édition
| Communiqué diffusé avant l’audience du tribunal de commerce |
DÉCLARATION DE L’UTT-UGTG Le 12 Aout prochain, le Tribunal de Commerce de Pointe-À-Pitre se prononcera sur l'avenir de la Une Guadeloupe. Cette décision interviendra après la mobilisation des travailleurs de cette chaine de télévision exigeant simplement le paiement de leur salaire, la régularisation d’une partie du personnel et la remise en état de leur outil de travail afin d'en faire une vraie télé locale ayant pour vocation, l'éducation, la formation, l'information et le divertissement du Peuple et des Travailleurs de Guadeloupe. avec leur organisation syndicale utt-ugtg, les travailleurs auront mis à nu :
1. l’incapacité de José Gaddarkan de pérenniser et de développer cet outil pour et avec les guadeloupéens ;
2. La volonté manifeste de la Région de laisser mourir La Une Guadeloupe et de présenter un dossier de reprise pour une télé au service de la propagande politique de Lurel et de ses amis et cela en préparation des prochaines grandes échéances électorales.
La liquidation de la Une Guadeloupe est donc la conséquence de l'inconséquence de Gadarkhan et deLlurel (chacun rejetant la responsabilité sur l'autre) et au final plusieurs dizaines de Guadeloupéens à la rue. Nous l'aurons compris, l'offre de la Région, soutenue par les vieux amis (groupe Loret , Trace Tropical, la Semag, la Semsamar, …..) que l'on retrouve d'ailleurs dans nombre de chantiers de la Région, est un dossier sans perspective de développement ni pour la Guadeloupe, ni pour les salariés. Ce dispositif, dont le contenu est un simple copier-coller sans vision stratégique n'est en fait qu'un leurre visant à faire main basse sur cet outil de communication afin d'en faire une courroie de transmission et de propagande de la politique de LureL and Co et de poursuivre l'acculturation des nos enfants à travers les programmes de Trace TV piskè sé yo ki ké fè program a télé la. La Guadeloupe et les Guadeloupéens méritent mieux.…Initialement, ce dossier a été présenté comme étant celui des salariés. Il n'en est rien et les deux seuls qui y ont cru ont vite été débarqués par les ogres ki pa bizwen pou moun an payé a yo é pou fè zafè a yo èvè ti télé an nou la.
Mi Vérité la.
Cette tentative de contrôle des médias par le pouvoir politique est une remise en cause des libertés fondamentales et singulièrement de la liberté d'expression et de revendiquer. Sé kon sa tout diktati ka konmansé, en formatant, en verrouillant ainsi l’esprit des Femmes et des Hommes tout en cadenassant et en maitrisant la communication et l’information.
Nous exigeons :
1. Une télé ayant vocation à former, éduquer, informer et divertir les Guadeloupéens. Une télé qui tienne compte de notre environnement, de nos coutumes, de notre culture, de notre histoire, de notre situation dans la Caraïbe et ouverte sur le monde. On télé lè ou ka limé-y pou nwèl, ou ka vwè ou an Gwadloup, ou pa an Alzas.
2. Une télé garantissant nos emplois et l'évolution de nos carrières professionnelles ; |
| Communiqué publié APRES la décision du Tribunal de Commerce |
Pointe-À-Pitre, le 13 Aout 2010 DÉCLARATION DE L’UTT-UGTG à Propos du renvoi de la décision sur l’avenir de la Une Guadeloupe Le Tribunal de Commerce de Pointe-À-Pitre a renvoyé sa décision au 02 Septembre prochain. L'UGTG réaffirme que la liquidation de la Une Guadeloupe est la conséquence de l'inconséquence de Gaddarkan et de Lurel (chacun rejetant la responsabilité sur l'autre) et au final plusieurs dizaines de Guadeloupéens à la rue. La mobilisation des travailleurs aura mis à nu :
1. l’incapacité de José Gaddarkan de pérenniser et de développer cet outil pour et avec les guadeloupéens ;
2. la volonté manifeste de la région de laisser mourir la une Guadeloupe et de présenter un dossier de reprise pour une télé au service de la propagande politique de lurel et ses amis et cela en préparation des prochaines grandes échéances électorales.
l'ugtg réaffirme que l'offre de la région, soutenue par les vieux amis (groupe loret, trace tropical, la semag, la semsamar, …..) que l'on retrouve d'ailleurs dans nombre de chantiers de la collectivité, est un dossier sans perspective de développement ni pour la Guadeloupe, ni pour les salariés. ce dispositif, dont le contenu est un simple copier coller sans vision stratégique n'est en fait qu'un leurre visant à faire main basse sur cet outil de communication afin d'en faire une courroie de transmission et de propagande de la politique de lurel and Co et de poursuivre l'acculturation des nos enfants à travers les programmes de trace tv piskè sé yo ki ké fè program a télé la. la Guadeloupe et les guadeloupéens méritent mieux.
initialement, ce dossier a été présenté comme étant celui des salariés. il n'en est rien et les deux seuls qui y ont participés ont vite été débarqués par les ogres qui ont au final recomposé le capital avè moun a yo ! réduisant ainsi considérablement le nombre de salariés repris ! …/… |
(*) CCN publie au quotidien et intégralement dans sa rubrique «
service de presse » les Communiqués qui nous parviennent