
La soirée a commencé par les slameurs du pays, tel que Folla ou encore Kawol accompagnée en musique. Le gagnant du Gwada Slam 2010, était là aussi, il a eu droit un clin d’œil sur scène pour son anniversaire. Autant d’artistes pleins de talents et dont les textes sont empreints d’humour parfois aussi de détresse. Enfin, le moment tant attendu du public : Grand Corps Malade, le slameur le plus célèbre de France.
Grand Corps Malade (GCM), deux fois récompensés aux victoires de la musique, s’est rendu volontiers disponible pour ce Slam Art en Guadeloupe « ça faisait longtemps qu’il voulait venir ». a t-il déclaré .
Grand Corps Malade alias Fabien est quelqu’un de « simple » comme nous l’a dit Laurence Maquiaba, elle même slameuse et à l’origine du mouvement slam en Guadeloupe.
Le public a d’ailleurs été complètement conquis par le show qu’il a mené, avec beaucoup d’échanges avec son auditoire et ses musiciens. GCM a ainsi laissé sa place le temps d’un slam à Nina, une élève rencontrée la veille durant les tournois de slam au lycée de Petit Bourg. Ce jeune talent a donné un moment d’émotion au public avec un texte dramatique en créole, relatant l’histoire d’un « ado » à la dérive.
Les textes de GCM, ont vraiment fait mouche sur un public très disparate mais aussi très réceptif . Il joue sur différents registres et surtout ses slams sont empreints de sensibilité et de vérité. Les musiciens qui l’accompagnent (pianiste, batteur, percussionniste et guitariste) donnent une expression encore plus forte à ces mots.
Laurence Maquiaba, l’une des organisatrices de l’événement nous a dressé un bilan de ce Slam Art 2 : « il a été très satisfaisant… Ce qu’on a voulu, c’est tabler sur le maximum de rencontres avec Grand Corps Malade. On ne voulait pas qu’il vienne slamer et qu’il reparte. On voulait nous aussi lui montrer quelle était notre « couleur » et ce qu’on avait à apporter. Ca a été une vraie rencontre, c’est quelqu’un de très intéressant, qui a donné, qui a pris et échangé avec nous. Pour les tournois, les slameurs ont bien répondu à l’appel. Il y avait là, toutes les générations confondues réunies avec aussi des jeunes que l’on a eu en atelier d’écriture. Il faut savoir que depuis deux ou trois ans, il y a des établissements scolaires qui nous font confiance. »
Le slam est il en perte de vitesse ? Depuis ses débuts en 2006 avec les soirées Slam Blacks, Laurence Maquiaba nous confie que « le slam guadeloupéen n’est plus gérer seulement par elle aujourd’hui chaque slameur s’organise et tout le monde fait toute sorte de choses. D’ailleurs, Ti Malo, qui a sorti, l’an dernier son premier CD, à la suite d’un recueil de textes, le présentateur de la soirée, travaille déjà sur un troisième projet. D’autres groupes ou slameurs sont aussi là tels que I-mon avec son groupe Gwadakafé, ou encore Dory,... »
Le slam se porte plutôt bien, et cette soirée avec GCM, nous a démontré s’il en était besoin, que le slam guadeloupéen est loin d’être malade.
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