Le « Pouvoir d’achat » élément catalyseur de ce système en place fait sauter en éclats tous les verrous d’une société qui malgré des avancées certaines, fonctionne encore sur des bases empiriques au risque aujourd’hui de déstabiliser la paix civile.
Nous assistons alors à une véritable « lutte des classes » au sens Marxiste du terme, à cause bien sûr d’un capitalisme qualifié plus que jamais d’asocial. Il s’agit en effet, d’une véritable implosion du système, notamment due à son incapacité totale à trouver des solutions économiques fiables pour le bien-être des concitoyens.
Ces sociétés touchées par ce crash bancaire contaminent toutes les autres. Comme un effet boule de neige, alors la réaction en chaîne s’installe et les inconséquences de cette mauvaise stratégie du fonctionnement des banques se traduisent surtout par des explosions sociales successives de plus en plus virulentes.
Or, ce même système avait depuis quelques années déjà, montré et démontré les prémices de ses violentes révoltes internes.
Que s’est-il passé ?
L’Etat est devenu un état politivore à outrance, ne pensant plus qu’à sa fonction électoraliste, plus qu’à son calendrier électoral ; ne pensant plus qu’aux mandats des hauts fonctionnaires, laissant alors la « Société Civile » se débattre dans les méandres sismiques d’un haut Patronat amnésique et égoïste.
Un autre Etat a vampirisé l’Etat. Il s’agit bien du Grand Patronat en question, qui depuis fait du chantage et dirige bon gré mal gré, tous les hommes politiques, par la pression constante de son pouvoir financier.
Ce pouvoir, dès lors marqué par l’Argent, par le monopole, par le conglomérat, par l’oligarchie, par la spéculation, par la mainmise bancaire et par la finance… a fini par créer une classe de SDF totalement incapables de s’en sortir dans cette société hélas à plusieurs vitesses !
Nous affirmons ici, haut et fort que le Système Capitaliste a atteint ses limites et qu’il va droit au mur. Il faudra d’urgence penser un autre système qui nécessitera surtout que l’on tienne compte de « l’Homme ». C’est l’homme qui est l’élément central de tous les débats et de tous les enjeux et non les statistiques de rentabilité du CAC.
On a simplement trop pensé profit !
Le profit oui ! Mais pas seulement pour certains, pour un petit nombre qui s’octroie tout, au détriment d’une masse qui elle, se retrouve affamée et sans perspective aucune d’avenir.
Comment éviter le choc des classes sociales dans une telle situation ?
Cette révolte est-elle programmée ou prédestinée ?
Ce nouveau système devra être plus équitable, plus social et moins tourné sur le bien-être matériel. On réfléchira surtout une société qui redonne du « travail à chacun », où prévalent aussi, dignité, respect de la diversité des cultures, et des différentes ethnies. La République sera Une et Indivisible dans toutes ses composantes et pas le contraire.
Cette société sera plurielle, multiple, cosmopolite et en même temps suffisamment intelligente pour accepter les spécificités et les particularismes. Ce qui représente un vrai facteur de croissance économique et un foisonnement de possibilités culturelles pour le bonheur tous.
Une société dans laquelle on verrait apparaître tous les visages. Elle serait représentative enfin, d’elle-même dans la splendeur de sa diversité et dans son effet arc-en-ciel. Une société où l’Histoire, où toutes les histoires devront être enseignées à l’école de la République, dans l’exactitude absolue des faits. L’on ne peut plus, l’on ne doit plus, ni cacher ni bâcler l’histoire.
Tous les peuples sont des Peuples, et la superficie géographique ne doit point déterminer le poids du cerveau. La nouvelle génération et toutes celles qui sont à venir n'admettront pas, n'admettront plus, le travestissement de leur Passé.
Il y a comme désormais un besoin vital de vérité. Il y a comme un profond désir d’authenticité et de reconnaissance de tous, ici comme ailleurs.
Les populations défavorisées de ces pays capitalistes ont l’intime conviction que l’enrichissement des uns s’est fait sur la « profitation » des autres.
On a l’impression qu’une machination, pour ne pas dire une machiavélisation du système s’est mise en place depuis des décennies, afin que les plus riches arrivent allègrement au paroxysme même de la concentration des masses monétaires qui circulent.
Pour la première fois, depuis la période d’avant-guerre, l’on assiste à une véritable raréfaction de la matière « argent ».
Si on disait déjà que le franc était du vent, l’euro lui se compare aisément à l’éther.
Télécharger la suite de l'article*Bernard Leclaire Ecrivain Marie-Galantais
Où est la suite de l'article ... ?
Le lien ne s'ouvre pas, très difficile d'en débattre.
Après 3 décennies d'hégémonie de l'idéologie néolibérale, voici venu le temps de la riposte.
CC1 Fer de lance de la révolution intellectuelle? La vivacité et l'audace roborative des textes que CC1 publie, emprunts d'un néomarxisme salvateur, élève ce jeune web-journal non loin de la qualité du Monde Diplomatique, référence absolue en terme de rigueur journalistique et de puissance intellectuelle.
Je souscris à la quasi-totalité ce qui y est exprimé. Pour ne pas trop m'étendre, je réduirais ici ma réflexion aux deux points qui à mon sens méritent discussion (le reste, me semble-t-il, devrait faire consensus).
- Le RSMA pourquoi pas, à condition que l'armée serve l'intérêt général et non l'intérêt des puissants comme c'est le cas actuellement, et plus encore depuis l'intégration de l'OTAN. Même instrumentalisé pour la formation de jeunes, la stratégie RSMA n'est pas sans risque.
- L'épanouissement par le sport oui, mais là encore à condition que l'énergie sportive ne soit pas vendue aux annonceurs publicitaires, ce qui est le cas actuellement. Résultat, l'esprit d'équipe et la solidarité qui y est liée disparaît au profit de la concurrence, de la "compétition", valeurs qui viennent précisément soutenir les dérives consuméristes et égoïstes du capitalisme.
En dehors de ces deux points, Leclaire trace un sentier lumineux...
Une rapide "dédicace" (Big Up! dirait certains) à l'idée de développer la philosophie dès la seconde dans l'enseignement. La philosophie, faut-il le rappeler, signifie étymologiquement "l'amour de la sagesse" (phileyn = aimer ; sophia = sagesse). Quelle meilleure idée pour promouvoir la refondation de l'organisation sociétale et des rapports entre les gens?
quelques petites remarques. la crise actuelle du capitalisme ne ressemble en rien aux crises précédentes ni surtout à celle de 1929. la crise actuelle du capitalisme n'est pas une crise de plus, c'est la crise qui sonne le glas du capitalisme tout court. l'Etat dont parlent les auteurs n'est que l'ombre de lui-même puisqu'il a perdu depuis belle lurette sa fonction de régulateur et de reproducteur des rapports sociaux capitalistes. puisqu'il a perdu sa fonction de reproducteur pacifique des rapports sociaux capitalistes, il ne lui reste que la fonction répressive. mais devant l'aggravation des conséquences induites par les contradictions du système capitaliste, la repression peut éventuellement pacifier les sociétés à court terme mais elle s'averera inopérante à moyen et long terme. Avec un Etat capitaliste devenu un canard boiteux, toutes les contradictions sociales vont remonter à la surface sans aucune possibilité de les contrôler ou de les étouffer et elles vont s'exprimer de plus en plus violemment comme le montre la crise sociale en Guadeloupe et dans les autres territoires d'outre-mer. la réussite politique et syndicale duu LKP est le signe que l'Etat capitaliste français n'a plus les moyens d"étouffer dans l'oeuf les contradictions sociales.
une toute dernière remarque. les auteurs s'accrochent à l'Etat pour rétablir un système capitalisme agonisant. mais l'Etat n'est pas quelque chose situé au dessus des contradictions du système capitaliste. il peut jouer un rôle à un moment donné mais avec l'exacerbation des contraditions sociales, il va exploser ou imploser sous le poids de ces contradictions sociales.
Ensuite le service militaire,avec les réserves qu'apporte shaya.
Et puis le sport à condition de bannir le sport de haut niveau et de revenir à des sportif comme socrates par exemple qui jouait au ballon comme platon jouait à la caverne...
Je suis globalement d'accord sur ce qui est dit s'agissant de l'impasse du capitalisme. Mais je pense que si le capitalisme est parti de la quête du profit pour aboutir à la catastrophe de la profitation, c'est qu'il mu par une logique autonome dont le ressort est d'abolir tout ce qui fait obstacle entre le profit et le profiteur et en premier lieu le salarié. la robotisation, l'automation et l'informatisation ont pour effet de rendre inutiles un nombre toujours plus croissant de salariés. Nous vivons donc l'ère de la fin du travail et la délocalisation, l'externalisation et le recours aux sans papiers par exemple sont les formes résiduelles que prend le travail aujourd'hui. l'etat dont le rôle de régulateur a été cassé par le reaganothatchérisme entre autre a été vampirisé par l'espace privé marchand (et c'est en ce sens qu'il faut lire l'entrée de despointes à l'élysée: le politique est retourné dans la caverne de l' intéret privé) dont il est devenu le commercial...
merci CC1 et SHAYA
|2009-03-04 08:58:20
L'auteur marie-galantais a écrit, je cite : "Nous nous rendons compte de l’exaspération, et du phénomène de ras-le-bol qui s’installent et qui s’intensifient au seind’une masse française générale devenue plus que jamais guadeloupéanique." Retenez ce terme, il est beau, superbe dans une dissert au bac en philoou au bac de français... Plus sérieusement analyse intéressante(que l'on trouve dans tous les journaux économiques du Monde), revueet corrigée avec le prisme marie-galantais, euh pardon, guadeloupeanique!!!-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
SEILANY - B.R.A.V.O |2009-03-04 09:48:14
Diffuser largement ce texte afin que tous comprennent qu'il n'est pas questionà l'heure, QUE d'indépendance ou autre malaise raciale. Que notre position enpremière ligne de cette effondrement général, légitime le fait que noussoyons les premiers à payer et à crier. Que tous ceux qui prônentleur clairvoyance en affirmant que la reprise du travail pourrait être le"happy end" de ce mouvement prennent conscience qu'avec ou sans grève,ils essuieraient les platres maudits de la classe des prolos. Cemouvement est le dernier "mayday" permettant de limiter la casse d'uneapocalypse générale et inévitable.
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Martiniquaise - Merci |2009-03-04 10:29:46
J'espérais lire une telle clairvoyance ! Pourvu qu'elle soit transmise et lupar nous même et par de nombreux responsables martiniquais prêts à relever ledéfi de restructurer notre société...Nous ressentions ce sentiment depuislongtemps alors :Merci de l'avoir énoncé aussi clairement Monsieur BernardLeclair -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ah bon - Utopie |2009-03-04 17:14:30
Mettre l'homme au centre et redonner du sens au lien social, voilà ce à quoiil nous convie.Il faut espérer que cet appel porteur d'espoir soit aussientendu dans ce moment de grande crispation.
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MDC972 |2009-03-04 21:38:48
Une fois encore, bien vue Ginette pour le plagia. Et encore bravo pour tesprévisions des 45 jours. Attendons la Martinique ......----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
jayjay972 |2009-03-05 05:59:28
N'est ce pas là une utopie refondatrice ? En tous cas il semble certain qu'ilfaille remettre l'économie au service de l'homme et non l'inverse. Réagissonsafin qu'il ne soit trop tard. En tous cas moi je me propose dès maintenant pourle SMIC mondial à 1 300 €, l'harmonisation fiscale mondiale également, lasuppression des paradis fiscaux, l'octroi d'un tiers des bénéfices au salariésdes entreprises, le maintien des services publics, le protectionnismeintelligent (protections des productions nationales ne veut pas dire fermeturecomplète à l'import). En fait je pense que le capitalisme en soit n'est pasforcément mauvais, le problème c'est qu'on a pas régulé le pouvoir del'actionnaire. Il est devenu tout puissant et à même réduit les patrons desgrands groupes au statut de salarié. Il faut interdire les délocalisationsbasées sur le dumping social, et il faut nationaliser les banques. C'est lathéorie de proudhon. L'argent est un bien commun à tous les citoyens. Il doitêtre géré par des banques coopératives. La ou je me distingue de ce grandintellectuel français du 19e siècle, c'est que je pense ces coopérativesdoivent être publiques. Je crois à l'économie de marché, à la libreentreprise à partir du moment ou des règles précises sont fixées etrespectées.
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