
La Désirade, comptait déjà des éoliennes et une centrale EDF. Rien de nouveau de ce coté là . Curieusement, l’île produit plus d’électricité que les Désiradiens n’en ont besoin. Seulement, si le vent ne souffle pas, il n’y a plus d’électricité sur la Désirade. L’énergie électrique ne peut pas être stockée pour le moment. C’est alors que le cable sous marin reliant la Désirade à la Guadeloupe prend le relais pour fournir de l’électricité. Mais cette méthode est moins écologique car ce sont des centrales alimentées par du fuel.
La Désirade a donc fait le choix de rechercher des solutions spécifiques pour gérer son électricité, notamment en raison de sa double insularité. René Noël, le maire, est conscient que ces projets très ambitieux n’auraient pu se réaliser dans un territoire de 1640 habitants, sans l’implication totale d’EDF et de partenaires comme Aerowatt (producteur indépendant d’électricité à partir d’énergies renouvelables), l’entreprise Villeneuve, la caisse des dépôts, le Sy-Meg ainsi que des entreprises désiradiennes de génie civile.
Avec l’inauguration de ces trois nouveautés, le paysage énergétique de la Désirade connaît quelques modifications à savoir :
l’augmentation de la puissance de toute la ferme d’éoliennes (aujourd’hui en 2010 une éolienne fournit 200 kilowatts)
le passage en sous terrain de tout le réseau de moyenne tension (la fin des travaux est prévu pour la fin de l’année 2010)
les deux groupes de secours de la centrale EDF prendront le relais pour fournir de l’électricité si le cable sous marin vient à lâcher (ce qui est déjà arriver dans le passé). Ces deux groupes sont composés par deux moteurs Caterpillar respectueux de l’environnement.

Il faut en effet savoir, que la production d’électricité est une mécanique encore plus complexe à gérer pour les territoires insulaires. De plus, cette consommation à tendance à augmenter de 3% par an en Guadeloupe. Aujourd’hui, les consommateurs veulent d’avantage de confort (clim, etc..) ce qui accroit la consommation d’énergie. En Guadeloupe, la majorité de l’électricité est fournie par les centrales fossiles (pétrole) qui sont très polluantes et couteuses. Le Directeur Général d’EDF Archipel Guadeloupe, Yvan Delmas, a confié à CCN la volonté de l’entreprise à une conduite responsable : « On communique beaucoup sur la maitrise de l’énergie, on cherche a alerter nos concitoyens sur l’intérêt à la fois de faire des économies et globalement d’économiser l’électricité, qui produite sur une île fait appel à des moyen polluants et extrêmement couteux. »
Ce qui vient de se passer à la Désirade, pourrait sans doute servir de modèle, à l’ensemble de la Guadeloupe, il s’agit pour EDF, de favoriser un changement des comportements particuliers et collectifs dans la consommation de l’énergie électrique. La récente campagne d’isol eko en est la preuve concrète.
Cette bataille est loin d’être gagnée, car beaucoup de guadeloupéens, ne sont pas encore très sensibilisés à ces questions. On parle beaucoup d’énergies renouvelables, mais ces notions ne sont pas encore le quotidien des consommateurs. Il sont encore trop peu nombreux, a savoir, que le vent, la mer, le soleil, la biomasse, sont des ressources naturelles, qui peuvent aisément réduire la facture énergétique thermique et préserver l’environnement du pays. Il y a donc encore de l’énergie ... à dépenser pour y arriver. L’autre jour à la Désirade, entre les responsables de EDF Guadeloupe, les partenaires et la municipalité on a eu comme l’impression, que le courant passait : c’est bon signe !