Monsieur le Président, Comment est le processus de reconstruction d'Haïti après le tragique tremblement de terre, tenant compte aussi du fait que le gouvernement fonctionne avec un palais présidentiel détruit ?
Michel Martelly. Avant le tremblement de terre, le Palais National était déjà en difficulté et avait besoin d'être reconstruit, et aujourd'hui nous avons tellement de choses à faire après le tremblement de terre, que nous avons été obligés de jouer franc jeu.
Nous avions lancé une campagne appelé les quatre E : l'éducation, l'emploi, l'environnement et la l'état de droit. Nous avions dit que nous ferions de ces quatre éléments notre priorité si nous accédions au pouvoir. Nous ne pouvons donc pas déroger à cet engagement.
Avant de parler de la reconstruction physique des bâtiments, nous devons reconstruire les hommes et les femmes d'Haïti, et nous devons encourager nos valeurs humaines, voila pourquoi nous avons lancé le programme de l'enseignement gratuit et obligatoire. Pour cette première année, nous avons pu envoyer plus d'un million d'enfants dans les écoles et mobiliser plus de deux cent trente bus pour assurer un transport quotidien aux étudiants.
De la nourriture quotidienne est également fournie dans les écoles pour les étudiants. De nombreuses écoles ont été construites, bien que le problème de l'éducation ne soit pas définitivement réglée, parce qu'en réalité, le problème principal est la qualité de l'éducation. Cependant, nous avons parcouru un long chemin durant notre gouvernance. Nous voulons être patient, parce que lorsque l'on plante un arbre, avant d'en tirer le moindre bénéfice et pouvoir s'assoir dessous et profiter de son ombrage, il faut attendre qu'il se développe.
La reconstruction d'un pays n'est pas facile ou rapide, mais je suis convaincu que nous allons dans la bonne direction. Je me souviens que juste après notre élection à la présidence d'Haïti, plus d'un million et demi de personnes vivaient sous des tentes, et aujourd'hui, seulement environ deux cent mille personnes vivent encore sous les tentes. Cela ne s'est pas produit du jour au lendemain, nous avons suivi un programme bien planifié, très précis, bien calculé, ce qui nous a permis de réparer, et de reconstruire de nouveaux logements afin de sortir les gens sous les tentes et de les amener à vivre dans des maisons décentes. Il nous reste encore au moins 500 maisons à livrer à des familles encore en difficultés. La reconstruction du Palais National n'est pour le moment pas l'une de nos priorités.
Comment est la coopération économique entre la Communauté internationale et la prestation de ressources et d'aide économique promise à Haïti?
M.M. A ce jour nous avons reçu seulement un tiers de tout l'argent promis. Nous avons des ambassadeurs itinérants militant en faveur d'Haïti tel que Sean Penn, qui bouge partout dans le monde à la recherche de fonds pour financer diverses actions en Haïti. Les millions de dollars déjà reçus ont été utilisés au bénéfice de notre pays et du peuple, et chaque citoyen haïtien est fier de participer à ces programmes, parce que chaque appel et chaque lot est fait, en vue de contribuer au développement et à la reconstruction de notre pays et de notre peuple. "
M. le Président Quelles sont vos attentes et que pensez vous du nouveau gouvernement de la République dominicaine dirigé par le président Danilo Medina, et surtout la partie du discours qui a touché le sujet de nos relations avec Haïti et la proposition d'établir un accord de libre-échange ?
M.M. J'ai rencontré le président Medina la veille de son inauguration et mon intention était seulement d'avoir un échange de salutations de protocole. J'étais déterminé à ne pas parler de politique, juste le féliciter et lui souhaiter bonne chance dans son nouveau gouvernement et laisser pour plus tard les discussions autour des actions politiques en faveur de nos deux peuples et de nos gouvernements. Notre plan et objectif est de renforcer nos relations humaines, personnelles, parce que j'ai toujours soutenu que quand il y a de bonnes relations humaines tout débouche sur des résultats positifs. Mais j'ai aussi réalisé que le président Médina dispose d'une politique très ambitieuse pour son peuple et j'ai été surpris de voir que dès son premier discours, il se référa à la question des relations entre nos deux pays. Il s'agit la d'une bonne attitude.
Donc vous accueillez chaleureusement la proposition du Président Médina de faire un accord de libre-échange entre la République dominicaine et en Haïti?
M.M. Tout est possible. Il faut bien agir et être prudent. Les problèmes doivent être évalués de manière très intelligente. Car même si nous sommes deux pays frères, il y a des aspects du commerce qui sont très délicats. Ce qui peut convenir à la République Dominicaine peut être préjudiciable à Haïti. Je pense que cette proposition doit être étudiée et discutée à fond par la Commission mixte bilatérale. "
Ici, l’ambassadeur haïtien Cinéas Fritz est très respecté et aimé, comment sont les rapports entre votre gouvernement et la diplomatie conduite par M.Cinéas ?
MM. Je peux dire que, pour nous, Fritz Cinéas est bien plus qu'un ambassadeur. Il s'agit d'un monument, compte tenu de son expérience. Il sert en tant que conseiller et consultant. Dans sa pratique de 53 années au pouvoir, il a plus de temps dans le corps diplomatique que mon âge. L'ambassadeur Cinéas se souvient des choses que je n'ai toujours pas apprises. Il est très important que nous ayons une personne possédant des qualités humaines et une telle expérience. Sa personnalité aide beaucoup au maintien d'une grande cohésion entre ce qui se passe dans la diplomatie haïtienne et notre administration en Haïti.
la présence en Haïti des anciens présidents Jean Claude Duvalier et Jean Bertrand Aristide n'a pas d'incidence sur la stabilité politique du pays?
M.M. Non! Pas du tout. Pas du Tout "
Comment évaluez-vous la gestion de l'administration récemment conclue par l'ancien président Leonel Fernandez?
M.M. Je pense que la direction a été très positive, de grandes contributions bénéfiques aux relations entre nos deux peuples ont été apportées sous la gouvernance de Monsieur Fernandez.
Récemment, le représentant du Programme pour le développement de l'Organisation des Nations Unies dans notre pays, Lady Valerie Juliand, s'est dite favorable à une politique de porte ouverte à la frontière permettant la libre circulation des Haïtiens en République Dominicaine. Qu'en pensez-vous ?
MM.En raison de la mauvaise gestion de notre frontière au cours des 25 dernières années, la situation s'est considérablement détériorée. Heureusement nos collègues et voisins Dominicains n'ont pas profité de cette situation malheureuse. Mais je dois dire que notre gouvernement travaille ardûment sur ce sujet, tant à l'ambassade que sur la frontière pour corriger cette situation. Je dois dire que c'est l'une de nos priorités pour le moment. A cause de cette situation à la frontière nous perdons environ $ 300 millions de dollars par an. Imaginez ce qui pourrait être fait si seulement nous parvenions à sauver 50% de cet argent….ou même un quart………
Monsieur le Président, nous vous sommes très reconnaissant d'avoir rendu possible cette interview exclusive avec le Listin Diario et Victor live, nous avons pour le moment une question qui touche à un scandale survenu au cours de la dernière campagne électorale dans votre pays. La journaliste Nuria Piera révéla dans une entrevue que vous auriez reçu de l'argent à titre de contributions de campagne, de la part de certains fonctionnaires et proches de l'ancien président Leonel Fernandez. Puis ce fut le tour de votre gouvernement de dénoncer un complot visant à déstabiliser votre gouvernement par un ancien militaire Dominicain en conjonction avec des citoyens haïtiens. Que pouvez-vous dire à ce sujet?
"MM.Dans un monde démocratique tout le monde a le droit de dire des choses. Et si le Président Martelly avait accordé de l'importance à tout ce qui a été dit, je n'aurais certainement pas pu travailler sur l'envoi de tous les enfants qui vont à l'école aujourd'hui. Ou encore, Nous n'aurions pas été en mesure d'enlever ces milliers de gens qui se trouvaient sous les tentes pour leur offrir un domicile normal. Nous n'aurions pas pu aborder des dossiers qui ne l'ont jamais été en 35 années de pouvoir partagés entre présidents légitimement élus ou des juntes militaires. La Constitution nous oblige à effectuer des tâches qui n'avaient jamais encore été réalisées en Haïti. Aucun Président ne s'est jamais penché sur le problème de l'eau potable. Pour moi, je dois dire que je méritais de prêter plus attention aux problèmes de mon pays que des accusations purement fantaisistes. J'ai eu l'avantage dans mon expérience du monde de la musique d'apprendre à supporter et à faire face à de nombreuses batailles. Et certaines fois, j'ai du même défier la société dans mes prises de position. Les mots ne me dérangent donc pas. Surtout lorsqu'il s'agit de MENSONGES. Mon rêve est que lorsque je terminerai mon mandat en tant que président, les gens se mettent à crier après moi,
Rep. Dominicaine Danila Medina Sanchez le nouveau président de la République Dominicaine.
Santo Domingo Mercredi 22 aout 2012. CCN Danilo Medina Sánchez né le 10 novembre 1951 à Arroyo Cano, Bohechio, à la république dominicaine, économiste et homme politique. Élu depuis le 16 août dernier Président de la république dominicaine.
Danilo Medina est un politicien dominicain qui a occupé divers postes importants au sein du gouvernement. Il devient député au congrès de la république en 1986, 1990 et 1994. De 1990-1994, il fut le porte parole du Parti de la Libération Dominicaine et le président (provisoire) de la commission des biens sociaux au parlement latino américain dont le siège se trouve au brésil, mais aussi, par deux fois secrétaire d'Etat à la Présidence (1996-2000 et 2004-2006).
En 1974 Danilo Medina a officiellement intégré le Comité du PLD grâce au capitaine Max Cabral, dont la zone de d’activité couvre les quartiers de San Carlos, Villa Francisca et la Nouvelle Ville. Un an plus tard, Danilo Medina est élu à la direction du comité intérimaire. Danilo Medina est né à Arroyo Cano, une communauté rurale dans la province de San Juan de la Maguana, il est l’ainé de huit enfants nés du mariage entre Jean-Paul et Amelia Sanchez Medina (décédé).
Danilo Medina comptait parmi les meilleurs éléments de sa classe et en 1974 il joua un rôle actif au sein du Front de la libération des étudiants (FEL), organisation qui s’appuyait sur les orientations politiques de Juan Bosch.
Afin de financer ses études, Danilo Medina entra dans la fonction publique en 1973, employé à la Direction générale des douanes.
Emploi, qu'il occupa jusqu'en 1980, ce dernier a éveillé en lui un vif intérêt pour l'économie en tant que science à part entière et lui permettant de développer une capacité proactive qui l'anime depuis et qui lui permet de réagir face en gardant un sens pratique des choses.
En 1981, il rejoint l'École d'économie à l'Institut technologique de Saint-Domingue (INTEC) où il obtient en1984 son diplôme BA en économie, avec les honneurs Magna Cum Laude.
Le 29 mai 1987, Danilo Medina a épousé Candida Montilla, une étudiante diplômée en psychologie et en médecine, avec laquelle il fonda une belle famille composée de trois filles Sibely, Vanessa et Ana Paula.
La carrière politique de Danilo Medina a commencé avec le PLD. Comme mentionné précédemment, en 1973, en compagnie de son compatriote Juan Bosch fondateur du Parti de la Libération (PLD)
En 1998, Danilo Medina devint coordonnateur de campagne pour les élections locales, législatives et municipales.
En 2000, il est élu par le parti comme candidat à la présidence de la République.
Jusqu’aux récentes élections de 2012, il était directeur de stratégie et conseiller du candidat Leonel Fernandez Reyna. Il a également été Président le temps de la transition de commandement.
Tant dans le domaine public ou privé , Danilo Medina a conservé sa rigueur, et sa fermeté, mais sait aussi faire preuve de souplesse dans l'application de certains principes. Dans l'exercice de fonctions publiques, comme dans les postes de direction qu’il a occupé, Danilo Medina a toujours lutté contre les exclusions, et un fort partisan de la solidarité notamment avec tous ses collègues, qui l'ont d'ailleurs soutenu et encouragé.
Pendant ces deux mandats à la fonction de secrétaire d'Etat à la Présidence, Danilo Medina confirma non seulement sa capacité en tant que fonctionnaire, mais aussi comme chef de file. Quand il démissionna de ce poste, peu de temps avant les dernières élections ce fut pour poursuivre ses projets politiques personnels.
Rep. Dominicaine. Vers un traité de libre échange entre Haiti et la République Dominicaine
Santo Domingo. Mardi 21 août 2012. CCN. Le président d'Haïti, Michel Martelly, dans une interview exclusive accordée au quotidien " Listin Diario," a suggéré que la commission mixte bilatérale examine la proposition faite par le président...
http://www.caraibcreolenews.com/news,ry-publique-dominicaine,1,3925,21-08-2012-rep-dominicaine-vers-un-traity-de-libre-y-change-entre-haiti-et-la-ry-publique-dominicaine.html