Le mouvement des transporteurs de la FNTR (Fédération nationale des transporteurs routiers) a dégénéré ce mardi 21 février 2012. En soirée, la situation a complètement échappé au président de la FNTR. Après une longue réunion de cinq heures avec le préfet Michel Lalande, Jean-Bernard Caroupaye est revenu vers ses troupes à 20 heures, annonçant la signature d’un protocole d’accord, avec l’assurance d’une réunion le vendredi 24 février pour discuter de la baisse du prix des carburants. Il demandait aussi la levée des barrages.
Mais les manifestants qui sont venus gonfler les rangs des transporteurs au cours de la journée — à l’appel de Jean-Bernard Caroupaye — ont fortement désapprouvé cette annonce. Le président de la FNTR était copieusement hué. Cette population, appelée à la rescousse dans la matinée par la FNTR, continuait à demander la tenue d’une réunion avant vendredi, et criait sa colère contre la vie chère.
Ne voulant plus de Jean-Bernard Caroupaye, la population s’est vite retrouvée sans leader. Dès lors, les débordements étaient quasiment inévitables. Les émeutes ont vite éclaté. Au Port, certains manifestants avaient prévenu un peu plus tôt mardi que si les camions étaient déplacés aux abords de la SRPP, ils mettraient le feu à la ville. Ils ont mis leur menace à exécution et s’en sont pris à l’établissement de la compagnie Grains du Capricorne, lieu hautement symbolique puisqu’il est l’un des leaders de la distribution du riz à La Réunion.
Toujours au Port, une guérite a été brûlée à l’entrée de Sermétal, et la coopérative des dockers a été un temps menacée. Des barricades de feu ont été installées sur presque tous les ronds-points et les grands axes de la commune. Des commerces ont été vandalisés. Trois personnes ont été interpellées. Dans l’après-midi déjà, un groupe de jeunes a essayé d’entrer dans les magasins Score et Leclerc du centre-ville. Les jeunes ont été dispersés par la police à coup de grenades lacrymogènes.
Au Chaudron, des incidents éclataient en début de soirée. Arrêts de bus caillassés, poubelles incendiées, voitures brûlées, commerces dévalisés, les scènes de colère et de violence se multipliaient. Des émeutiers ont également tenté de s’introduire dans le Jumbo Score du Chaudron. Ils ont été repoussés par la police. Des grenades lacrymogènes étaient tirées pour disperser les manifestants. Une douzaine de commerces a ainsi été vandalisée. Huit personnes ont été interpellées.
Au Port et au Chaudron, les affrontements avec les forces de l’ordre ont duré une bonne partie de la nuit.

C’est plus tôt, dans la matinée de mardi, que la situation s’est brusquement dégradée aux abords de la SRPP, lorsque le préfet a ordonné de libérer les accès au dépôt pétrolier « afin de ne pas pénaliser plus longtemps l’activité économique de l’île et de préserver la liberté de circulation ». Tout au long de la journée, c’est un face-à-face tendu qui a eu lieu entre les forces de l’ordre prêtes à charger et les transporteurs qui refusaient catégoriquement de bouger.
En après-midi, alors que sous l’impulsion du maire portois, Jean-Yves Langenier, le dialogue a repris entre le préfet et les représentants de la FNTR au Port, la tension était toujours aussi vive aux abords de la SRPP, où les transporteurs ont été rejoints par des centaines de citoyens venus les supporter. La présence de ces manifestants citoyens fait écho à l’appel lancé un peu plus tôt le mardi par le président de la FNTR, Jean-Bernard Caroupaye. « On demande le soutien de la population, on fait ça pour tout le monde, n’ayez pas peur de nous rejoindre pour lutter contre la dictature », demandait-il en matinée. Tout au long de la journée, des petits groupes viendront gonfler les rangs des manifestants donnant à ce combat contre le prix des carburants des allures de lutte sociale contre la vie chère.
Tout a basculé vers 21 heures. Le président de la FNTR venait d’annoncer qu’une nouvelle réunion sur une baisse éventuelle des prix des carburants aurait lieu vendredi et qu’il fallait lever les barrages. Une déclaration qui lui valait de perdre toute crédibilité aux yeux des manifestants. Hué, invectivé, Jean-Bernard Caroupaye était alors victime d’un léger malaise. Il quittait le campement des transporteurs, poursuivi par une cinquantaine de manifestants mécontents. « Ou la apèl anou, nou lé la, fé kom ou veu, nou nou bouz pa é lo bann kamion i bouz pa », lui ont lancé de nombreux manifestants.
Les esprits se sont vite échauffés. Alors qu’un transporteur se dirigeait vers son camion, les manifestants se sont placés devant lui, le sommant de ne pas bouger son camion. Vers 23 heures, tous les poids lourds ont finalement été déplacés par les transporteurs. Sans heurts. Les manifestants étaient ailleurs dans la zone industrielle et en ville, occupés dès le début de la soirée à enflammer le bâtiment de la Capricorne, les ronds-points et les barricades improvisées.
Au Chaudron, d’autres émeutiers exprimaient leur colère de manière encore plus forte.
L’émeute venait de commencer, elle durera toute la nuit. Les transporteurs n’étaient plus là...
Elus et responsables de l'île semblent désemparés face à une situation sociale explosive et des revendications quasi impossibles à satisfaire sur le coût de la vie et le prix de l'essence.
Et pendant ce temps , de nombreux posts incendiaires fleurissent sur les sites internet des journaux Français du style :
"allez y cassez tout les francais qui bossent paieront pour vous ! il est grand temps de virer tous ces départements qui vivent a nos crochets. le probleme, ils vont faire comme certains, ils vont rappliquer ici faire l'aumone .Combiende temps devrons-nous payer des privilégiés jamais satisfaits?
Donnons-leur vite leur indépendance et vogue la galère."
clicanoo journal de la réunion
Comme la majorité des gens, je ne suis absolument pas favorable à ces émeutes qui ne sont d'ailleurs que des coups d'épée dans l'eau dans la mesure ou ce sont les collectivités locales qui vont payer la lourde note par une baisse des ressources financiéres et je ne les soutiens aucunement MAIS les réactions quelles ont entraînées sont révoltantes.
On accuse les réunionnais de vivre sous perfusion de la France, qu'ils ne sont que des assistés mais quid de la dure réalité !
Savez vous que souvent à 18 ans à peine, le jeune Réunionnais quand il le peux, quitte son île, sa famille, ses amis, sa culture pour aller étudier en Métropole ? Pourquoi ? Parce que toutes les formations ne sont pas disponibles à la Réunion et, lorsqu'elles le sont, elles sont souvent dépréciées sur le marché de l'emploi national ou n'offrent pas les mêmes opportunités.
On se ruine en billet d'avions, on arrive dans les grandes villes, souvent perdus et déprimés les premiers temps, en manque de la terre maternelle mais avec la rage de réussir pour mieux revenir. Depuis 2000, le nombre de Réunionnais quittant l'île à presque doublé pourtant l'île de la Réunion est le département français qui possède le plus grands nombre d'habitants natifs c'est à dire que ceux qui naissent à la Réunion, même s'ils la quittent un jour, reviennent toujours.
Alors, oui. Oui, il y a de l'assistanat. Oui, il y a des gens qui ne vivent que grâces aux allocations. Oui, il y a du chômage. Oui, il y a de l'illettrisme. Oui, il y a des émeutiers. Mais pas que !
Pour écouter l'édito clicquer sur le lien suivant :
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/L-edito-economique/Sons/Une-economie-d-importation-964637/
En seulement trois posts d'un galimatia sans queue ni tête le tout en trés mauvais creole et sans argumentaire crédible , cet énerguméne pollue CCN de ses injures et insultes intolérables pour les lecteurs de ce forum respectable.
- Un langage correct et courtois, la politesse et le respect se doivent d'être de rigueur. Aucune moquerie et/ou sarcasme injurieux envers un sujet ou un utilisateur du forum ne doit être toléré.
Je conseille à gadedzafé de ne jamais céder à la provocation et aux insultes d'un tel fou et de prendre soin d'avertir le modérateur en cas de problème de ce genre comme cela a été le cas recemment pour un probléme de divulgation de donnée personnelle. Nous avons une ligue sur CCN avec une franche camaraderie que nous souhaitons conserver en dépit des oppositions idéologiques.
En conséquence , je vous serais gré de prendre toutes les mesures utiles pour exclure ce trublion de CCN et ce pour préserver la haute tenue du site .
Cependant, je souhaite que igrololo s'explique et s'excuse. Et ce avant une prise de décision demain (mardi 28 fév.).
Il serait regrettable d'en arriver à une telle extrémité.
De plus pour ne pas continuer à polluer cet article, nous échangerons par mail : support@caraibcreolenews.com.
Cdlt.
SHAKA (Gwakafwika)
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Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!