« Enfin, je vais pouvoir emmener mes enfants, ici au Champs de Mars. C’est là que j’ai appris à monter au vélo, et c’est là, que j’ai fait la connaissance de leur mère… J’ai toujours rêvé de revenir ici avec eux. Ici, justement, on a construit des statues des quatre héros de notre indépendance : Jean Jacques Dessalines, Henri Christophe, Toussaint Louverture et Alexandre Pétion. J’aimerais que, Lumendi [le plus jeune] puisse venir ici. Enfin, il va pouvoir connaître ce que c’était le Champs de Mars, avant le 12 janvier 2012 ». Jean Luma Charles, 47 ans, père de 2 enfants.
Cet espace d’attraction, qui entoure le Palais National, est le plus grand centre de loisisr à Port-au-Prince [capitale d’Haïti].
Le Champs de Mars qui, jadis faisait le bonheur des gens, est devenu, après le séisme du 12 Janvier 2010, le plus grand centre d’hébergement et symbole de la dévastation, occupé par 27960 réfugiés, soit 4651 familles. On les retrouve un peu partout sur les places Jean-Jacques Dessalines, Alexandre Pétion, Toussaint Louverture, Henri Christophe, Catherine Flon, Marron Inconnu, la Constitution, des Artistes, des Martyrs, ainsi que le Kiosque Occide Jeanty. Le Champs de Mars n’est plus ce qu’il était.
Le processus de relocalisation de ces réfugiés est un succès pour le gouvernement de Martelly. Il n’a fallu que quatre mois seulement ; contrairement à ce que croyaient les détracteurs qui disaient que cela allait attendre encore quelques années.
Ceux qui avaient l'habitude de fréquenter ce lieu d’attraction ont retrouvé le sourire et commencent à y revivre les moments forts du temps passé. Les va-et-vient se succèdent.
« Je n’avais jamais cru que, Président Martelly pourrait accomplir cette mission en si peu de temps, la situation étant tellement compliquée. Maintenant j’ai fini par comprendre que les responsables peuvent agir au profit de tous s’ils le veulent », s’est réjoui un étudiant qui, en plein débat sur la Place Jean-Jacques Dessalines, se rappelle de cette citation de Platon : « Avec une bonne volonté on peut arriver à de beaux résultats ».
Fructueuse coopération haïtiano-canadienne
Le Président Martelly peut en effet s'enorgueillir de s'être engagé fermement à mettre fin à cette situation - dans laquelle vivaient des gens dans des conditions précaires- qui avait déjà trop duré. M. Martelly, satisfait de cette étape franchie, a fait remarquer qu’il est le genre de Président qui fait tout son possible pour respecter ses promesses.
« Nous avons promis que les sinistrés seront délogés, maintenant c'est fait: Ils ne sont plus au Champs de Mars. Nous sommes donc une équipe qui tient parole », a-t-il rappelé, assurant qu’il continuera à poser des actions concrètes au profit du peuple haïtien.
M. Martelly est aussi satisfait des résultats obtenus grâce au projet 16/6, à travers lequel 29 562 personnes, qui occupaient Place St-Pierre, Place Boyer, Sylvio Cator/EDH, Maïs-Gaté, Primature et Canapé-Vert, ont pu être relogées. Les familles déplacées vivent dans la région métropolitaine dans une maison décente, comme l’a toujours exigé le Président Martelly.
A propos du relogement des sinistrés du Champs de Mars, l’apport du gouvernement canadien a été considérable, avec une aide de 20 millions de dollars.
« Sur les 1, 5 million de personnes déplacées qui vivaient dans des camps, un million ont bénéficié d’un logement de transition ou permanent. La ministre Oda, lors de son voyage en janvier 2012 [en Haïti], avait annoncé que le Canada apportera son soutien à la réinstallation des familles et à la relocalisation des petites entreprises opérant au Champ de Mars…», a déclaré l’Ambassadeur du Canada en Haïti, M. Henri-Paul Normandin, satisfait.
M. Normandin a ajouté : « L'engagement du Canada envers Haïti est multidimensionnel. Le Canada collabore avec le gouvernement d'Haïti, ses partenaires canadiens, et ses homologues internationaux pour aider les plus vulnérables et à la reconstruction d'Haïti, conformément au plan d'action d'Haïti ». Par ailleurs, il a annoncé que son pays est sur la bonne voie de respecter son engagement de 400 millions de dollars comme aide à la reconstruction post-séisme en Haïti.
Place maintenant au Carnaval des fleurs
Pour l'heure, le cap est mis sur les travaux de réaménagement du Champs de Mars qui s'apprête à accueillir, les 29, 30 et 31 juillet prochains, la première édition du Carnaval des Fleurs, à l'initiative de la Présidence.
Tout est déjà mis en branle pour réaliser cette activité d’envergure dont l'objectif est de valoriser notre riche culture et notre flore. Un montant de 35 millions de gourdes a donc été alloué par l'Etat. Les organisateurs, qui encouragent les Haïtiens d'ici et d'ailleurs ainsi que les étrangers à faire le déplacement, promettent un spectacle de qualité.
Transformer l’aire du Champs de Mars en deux ans
L'Administration Martelly/Lamothe veut refaire l'image du Champs de Mars, bordée de nombreux édifices datant des années trente. Le Palais national, en ruine depuis la catastrophe du 12 Janvier 2012, le Musée du Panthéon national (MUPANAH), l'ancien Ciné Triomphe, le REX théâtre et le Bureau national d’Ethnologie et la Faculté d’Ethnologie qui représentent des symboles.
A travers un projet encore, non dévoilé au grand public, les responsables projettent de construire un Musée des Chefs d’Etat et plusieurs autres édifices. Ce centre d’attraction sera complètement transformé pour le bonheur de tout un chacun. Les travaux de réhabilitation devront s'achever en janvier 2014.
VL.
Un autre Etat de la Caraïbe célèbre lui le 50ème anniversaire de son indépendance : la Jamaïque, patrie de Marcus Garvey, de Bob Marley et d'Usain Bolt.
"For us, independence is not just about constitutional rearrangements. It's in our blood". (Pour nous, l'indépendance, cela ne signifie pas juste des réaménagements constitutionnels. Cela coule dans nos veine). Carolyn Cooper, professeur d'études littéraires et culturelles à l'université des West Indies à Mona (Jamaïque).
Mais naturellement CCN, la renaissance d'Haïti, la Jamaïque célébrant le 50ème anniversaire de son indépendance, les guadeloupéens n'entendront pas parler dans les médias dits "officiels" au pays!
SHAKA (Gwakafwika)
------------------
Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!