Edito
22/6/2012
Danik I. Zandwonis


Vie, mort et renaissance de l’assimilationnisme
Les dernières élections législatives françaises dans notre pays, semblent avoir sonné (définitivement ? Pas sûr !) le glas de ces politiciens de droite qui depuis des décennies, répétaient à chaque consultation électorale qu’ils étaient la garantie - à vie - que la Guadeloupe serait pour toujours « française ».
Avant la longue saga politique de Lucette Michaux Chevry, il y eut José Moustache, Blaise Aldo, Philippe Chaulet et quelques autres que l’histoire n’a pas retenu. Mais bien avant tous ceux-là, il y eut "l’immense" Lucien Bernier, socialiste départementaliste, farouche défenseur de la présence coloniale française ; Lucien Bernier, éternel assimilationniste, qui n’hésita pas à suggérer au pouvoir français de modifier notre fuseau horaire, afin que l’heure en Guadeloupe et celle de la France soient identiques ! Bernier voulait ainsin supprimer le décalage horaire : rien n’étant trop énorme pour un assimilationniste ! A 18H00 (heure de Guadeloupe) grâce à Bernier il était 00H00 (heure de Paris), donc tout le monde au lit !lol
Ces partisans de la Guadeloupe bleu-blanc-rouge, et de la Marseillaise, ont tout essayé pour garder leur emprise sur l’électorat et pérenniser la domination coloniale. Plus d’un demi siècle après la loi dite de « départementalisation » dont Aimé Césaire, fut lerapporteur, la Droite relais du pouvoir colonial, la Droite qui prenait ses ordres à Paris, est à son plus bas niveau électoraliste.
LMC termine son ultime mandat à la mairie de Basse-Terre. Gabrielle Louis-Carabin, qui un temps fut l’espoir de cette droite a changé… son fusil d’épaule. Les assimilationnistes de Droite n’ont pratiquement plus aucun crédit. L’ex ministre Marie Luce Penchard, qui tenta désespérément à plusieurs reprises de sauver ce qui restait de l’UMP, et du sarkozisme, a totalement échoué.
Laurent Bernier, (petit fils de l’autre ! ) qui a déjà connu bien des péripéties au cours de sa brève carrière politique, semble vouloir tirer les leçons des échecs récurrents de son camp et s’orienter vers une droite un peu moins franco-française et donc plus « guadeloupéenne ». Il faut remarquer, qu’au début des années 80, LMC eut à peu près la même démarche, quand elle décida de lancer son éphémère LPG (Le Parti de la Guadeloupe) ancêtre d’Objectif Guadeloupe. Mais très vite on s’aperçut que LMC et son soit disant « parti guadeloupéen », n’étaient qu’un « véglaj » de plus, en réalité, Chevry roulait pour Chirac, pour le RPR et donc pour la France. Mais au fond, LMC n’a jamais céssé de « rouler » pour son propre compte en faisant parfois illusion, lorsqu’elle saupoudrait ses prises de position d’un soupçon, non pas de nationalisme, mais de « régionalisme ». Sans préjuger de rien, on peut craindre que Laurent Bernier, n’emprunte la même voie et aboutisse lui aussi à une impasse : c’est à suivre !
Si la Droite assimilationiste passe de l’autre côté du miroir, il est faux de croire que l’assimilationnisme soit enterré, il ne peut l’être ; On peut tout juste dire, qu’il y a une sorte de transfert de... compétences, de la droite vers la « Gauche ».
En fait, la « gauche » traditionnelle , celle qui va du PS modèle Lurel, jusqu’au GURS en mode Gillot, a déjà repris le flambeau de l’assimationnisme. D’ailleurs cette « gauche » made in gwada, n’a pas attendu l’arrivée de Hollande, elle est depuis près d’une décennie en position de pouvoir. Elle dirige les deux assemblées "majeures", a raflé tous les mandats de parlementaires, la présidence de l’association des maires… et son homme fort Victorin Lurel est enfin ministre !
Ces hommes de « gauche», qui sont-ils ? Des militants d’une Guadeloupe-Guadeloupéenne ? Ou des hommes liges, au service du pouvoir colonial ? Chacun aura compris que l’assilmilationniste qui fut la chasse gardée de la Droite a simplement changé de camp. Il va falloir faire attention à ce nouveau miroir aux alouettes, qui va se décliner dans tous les domaines. De plus, l’état français, qui s’annonce « solidaire » aura-t-il les moyens de sa politique ?
La Droite assilmilationiste étant en process de refondation, les Lurel, Gillot, relais de Hollande, n’auront plus d’opposition véritable. Les patriotes guadeloupéens, les vrais anticolonialistes, ont donc la tache historique, d’être ceux qui au quotidien vont devoir non seulement critiquer la « gauche » traditionnelle, dénoncer le néo assimilationisme de « gauche », ou d’extrême gauche, mais éclairer la route du peuple guadeloupéen. L’arrivée de cette « gauche » au pouvoir ouvre de nouvelles perspectives. Mais il ne faudra pas se faire d’illusions, le colonialisme a changé de visage, pas de nature.
Vie, mort et renaissance de l’assimilationnisme
http://www.caraibcreolenews.com/photos_articles/une/
Les dernières élections législatives françaises dans notre pays, semblent avoir sonné (définitivement ? Pas sûr !) le glas de ces politiciens de droite qui depuis des décennies, répétaient à chaque consultation électorale qu’ils...
http://www.caraibcreolenews.com/news,guadeloupe,1,3864,22-06-2012-vie-mort-et-renaissance-de-l-aoassimilationnisme.html
Bien sûr que non, seuls les naïfs croiront à "papa nwèl". J'ai écouté ce midi un débat sur "France-Inter" (car il faut toujours s'informer sur le camps d'en face de temps en temps). Hé ben, on disait que pour l'année 2012, la France a un trou budgétaire de 10 milliards d'euros. Un trou que cette France cherche à combler. Donc même les socialistes seront obligés de poursuivre la politique d'austérité de l'UMP. Les socialistes changeront dans la manière de procéder mais dans le fond ils feront pareil. Nous avons donc là, la confirmation de ce que nous disons sur CCN : la fin de l'Etat français providence!
Zandwonis nous parle d'un transfert de l'assimilation de la droite vers la gauche. Assurément à première vue mais n'oubliez pas que c'est la politique qui se joue là. Victorin Lurel a joué au "plus français que moi tu meurs" pour ses intérêts personnels (présidence de la Région, député et maintenant ministre français), bref c'est en réalité surtout un assimilationniste par calcul.
Le GUSR de Jacques Gillot est-il aussi assimilationniste que le PS en Guadeloupe? Je ne le crois pas car au sein du GUSR, nous trouvons davantage de progressistes qu'au PS.
Par contre PS ou GUSR, c'est assurément revendiquer la présence coloniale de la France même avec un statut d'autonomie puisque l'autonomie n'étant pas l'indépendance. Et encore même avec l'indépendance, il faudra éviter une néo-colonisation à l'africaine.
Mais ne soyons pas trop chaud ou trop pressé! L'indépendance viendra en son temps, certains d'entre nous ne la verront peut-être pas mais elle viendra, ça c'est sûr! Donc ne soyons pas trop pressé.
Par contre aujourd'hui en 2012, s'il y a une chose que nous devons combattre coûte que coûte dans ce pays, c'est l'assimilation. Mais en réalité, de quelle assimilation s'agit-il? L'assimilation culturelle? L'assimilation politique? Un peu des deux! Même si du point de vue culturel, beaucoup de progrès ont été réalisés!
SHAKA (Gwakafwika)
------------------
Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
Les Extraits reproduits ci-après sont avec l'aimable autorisation de la Revue Esprit:
"L'ancienneté du fait colonial
Les entreprises humaines sont habiles à se couvrir de mots aussi imagés que faux. L'étiquette "départements d'outre-mer" laisse entrevoir je ne sais quelle palpitation physique de morceaux de chair métropolitaine prospérant sous d'autres cieux avec une perpétuelle nostalgie du ventre originel; elle recouvre en réalité une entreprise très concrète, très comptable, très commerciale qui, au cours des siècles, ne s'est pas embarrassée d'inutiles scrupules, même si, par moments, elle s'est revêtue d'oripeaux engageants et de masques trompeurs. "L'assimilation" fut un de ces merveilleux trucs politiques créé pour les besoins du maître passé en mode et accepté comme vérité par ceux-là mêmes qu'il eut en charge d'endormir, de ligoter, d'anéantir. [...]
[...] Or, l'assimilation est un procédé de colonisation commode et efficace. Elle s'appuie sur un système de références idéologiques et historiques d'accès et de maniement faciles. Une certaine paresse d'esprit y pousse. Son utilisation est d'une technique à portée de la main. Il suffit de transposer lois et règlements, organisation, structures économiques. Plus besoin d'approfondir les conditions naturelles, les moeurs des habitants, de se mettre à la place des autres. On considère comme démontrée une fois pour toutes la supériorité de sa propre organisation, de sa civilisation, de sa culture, de sa religion.
Et son efficacité vient de ce qu'elle double les moyens classiques de domination pure: forces militaires et policières, écrasement économique, d'une série de mystifications, politique, culturelle, social, psychologique. S'il prend la précaution de créer des alliés dans toutes les couches de la société et à toutes les périodes de l'histoire, le colonisateur prolonge indéfiniment son emprise".
http://www.esprit.presse.fr/archive/review/article.php?code=22260
C'est un article qui à mon avis, est susceptible d'éclairer et de nourrir le débat qui nous occupe en ce moment. A cet égard, Paul Niger était un visionnaire. Son analyse d'un demi siècle est tout à fait d'actualité.
L'assimilation politique et statut quo ne vont-ils pas de pair, ne marchent-ils pas du même pas boiteux et ne conduisent-ils pas à une impasse? L'exemple du changement d'horaire est à ce titre édifiant. A trop vouloir ressembler à autrui, on court le risque de perdre son âme jusqu' à faire fi des fuseaux horaires, de l'environnement naturel. A ce rythme-là ils auraient réussi l'exploit de faire tomber de la neige artificielle en plein carême. Quand on y pense, on se dit tout de même que c'était une vaste lubie, une extravagance, une folie pure. Mais aussi grave fut le mensonge historique (nos ancêtres les gaulois) qui était "enseigné" dans les écoles en Guadeloupe. L'assimilation revêt un relief particulier c'est quand elle investit le champ du langage, du vocabulaire. C'est ainsi que le mot "été" est employé comme si c'était un saison de la Guadeloupe alors que nous avons deux saisons qui sont le carême et l'hivernage, mais l'ignorent-ils?. En faisant un petit tour sur la toile, de page en page on peut tomber sur choses surprenantes, édifiantes. Il suffit de taper dans un moteur de recherche "l'été en Guadeloupe" pour s'étonner, se moquer de l'impudence de certains.
ceux qui n'adhèrent pas à leur clan
Apparaissent souvent à l'écran
avec un air de chien battu
juste après commis l'irréparable
en versant des larmes de crocodile
C'est une logique de mafieux de manigançer
pour préserver l'oligarchie
Alternent entre mensonges et désinformations
en cherchant à diaboliser le syndicalisme
Tenant les rênes, ils sont hélas capable de tout
pour pérenniser leur occupation
Et la domination ainsi que l'asservissement des peuples
qui habitent les colonies en sont les preuves
Nos cols blancs appliquent sans broncher la politique qu'impose l'élysée
Tapent pas du bec lors des séminaires de la mafia
ça confirme leur complicité de chanter les mêmes refrains
En s'étonnant de l'ampleur d'une nouvelle hausse ... !
Leur priorité reste avant tout de faire du pickpocket dans les poches des Guadeloupéens
Dilapider l'argent public, de fourberies, d'aveugler, en méprisant les maux des nègres
- Nos assimilationnistes, le gouverneur, le ministre des colonies éviteront-ils encore lontemps sur le LKP sur le terrain social ?
- Quand reconnaîtront t-ils le fait syndical ?
* Ils ont choisi de répondre par le mépris, la répression face aux travailleurs et au peuple de Guadeloupe...qui vivra, verra !
...ary x...
promettent monts et merveilles dans leurs propagandes
En faisant croire au peuple assimilé et aveugle
qu'ils mettront du beurre dans leurs épinards
Ces larbins appliquent sans rechigner la politique élyséenne
se pardonnerai jamais de remettre en cause le système colonial
Et de mettre en péril l'autorité politicienne vis à vis du peuple en appliquant
la pleine et entière Accord BINO du 26 février et le protocole du 4 Mars 2009
S'en moquent de la domination, l'oppression et de l'asservissement du peuple
en récupérant les miettes qu'aurait laissé le clan mafieux qui vivent dans le mal
Restent avec leur pouvoir de pacotille en s'étonnant d'une nouvelle hausse
Font du pickpocket dans les poches des Guadeloupéens en méprisant les maux des nègres
Restent sans douter des experts en aplaventrisme qui songent d'abord à leur carrière
En restant au service de l'état colonial français qui leur garantit une part du gateau
Ils savent bien comment nou maintenir dans l'ignorance et la mendicité
En nou aveuglons avec toutes sortes de distractions et de flonfons
De droite comme de gauche c'est du pareil au même - bonnet blanc blanc bonnet
C'est de la poudre aux yeux - du saupoudrage - des effets d'annonces - du cinéma
Pire, le peuple pense métamorphosé sa vie grâce à l'élection d'un pourri sorti du cirque électoral
Et avec un bulletin de vote qui lui promet depuis l'occupation française de gagner en démocratie !
la traditionnelle propagande électorale veut qu'ils viennent quémander nos suffrages
en nous demandant de leurs accorder notre confiance afin de défendre nos intérêts...
...ary x...
SHAKA (Gwakafwika)
------------------
Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!
Dans un monde en profonde mutation, les Guadeloupéens, comme le montrent une enquête récente, restent majoritairement confiants dans leur avenir avec la France et dans leurs capacités personnelles de réussite dans le systéme actuel de droit commun.
Cependant, les guadeloupéens affichent trop souvent un certain pessimisme quant à l'avenir de leur progéniture et de leur pays, et pour certains une réelle défiance vis-à-vis des institutions .
Accélération de la pression fiscale, réduction des dépenses de santé, moindre revalorisation des prestations sociales... À elles seules, ces trois mesures éclairent le sens profond de «l'assainissement des finances publiques» :sous la pression de la crise de la dette , le probable démantèlement de l'État-Providence qui a permis dans le passé le progrès économique et social de la Guadeloupe .
« C’est l’histoire d’un aveuglement qui s'est joué avec la crise LKP de 2009. D’une évolution dont les élites politiques refusent de prendre acte, mais que les principaux intéressés (la majorité des Guadeloupéens !) subissent et ressentent dans leur chair.
Le déni de la paupérisation des classes moyennes
Notre pacte social avait fait la part belle aux classes moyennes depuis la départementalisation. On imagine encore que l’essentiel de la population doit travailler dans la fonction publique quelle soit d'Etat ou Territoriale, et peut, année après année, bénéficier de rémunérations de plus en plus élevées. On doit pouvoir accéder au crédit, s’acheter une voiture, puis un logement. Commençons par un appartement et puis ensuite, pourquoi pas, nous déménagerons pour une maison.
On travaille, on progresse, quand on est malade, la sécu rembourse, et le versement des retraites est assuré. On ressemble peu ou prou à ses voisins, à ses cousins, à ses anciens camarades d’école : on ne se refuse pas grand-chose, on râle contre le niveau trop élevé des impôts ou des prix ,du coût de la rentrée scolaire et universitaire,mais on pense aux vacances plusieurs mois à l’avance.
Eh bien, braves gens, préparez-vous à entendre ce que vous ne voulez pas entendre. Attendez-vous dés le 3 juillet 2012 à vous voir asséner la dure vérité des faits et des chiffres : ce modèle est mort. »
« La classe moyenne, ciment du lien social, se désespére de l'avenir de ses enfants. »
Au-delà du constat, la réalité du chômage des jeunes nous donne les clés pour affronter ce nouveau moment de l’histoire économique et sociale de la Guadeloupe. Si les entreprises et l’État ont un rôle évident à jouer, c’est dans l’éducation que se construit notre avenir,et non dans le déni de la future paupérisation de la classe moyenne en Guadeloupe .
Ainsi pourrait-on croire qu’au regard des événements récents de 2009, rien n’aurait changé depuis plus de soixante ans sur ces terres françaises de la Caraïbe appelées « DOM » (départements d’outre-mer) ou « DFA » (départements français d’Amérique). Or il n’en est rien. Avec respectivement le quatrième et le premier PIB (Produit Intérieur Brut, par habitant, en dollars) de la Caraïbe, la Guadeloupe et la Martinique d’aujourd’hui ne sont plus les sociétés rurales issues du monde agraire des plantations. L’économie des deux îles est essentiellement de type tertiaire (services, commerce, artisanat, etc.). C’est indéniable, dans le contexte économique mondial, trop souvent oublié des Trente Glorieuses, en permettant l’accès élargi à la santé, à la protection sociale, à l’éducation, aux infrastructures matérielles (routes, transports, complexes de loisirs, etc.), la départementalisation a fait disparaître une misère économique et sociale qui trouvait son lit dans le vieux monde de la canne hérité du systéme esclavagiste , et de fait imposer à tous une assimilation génétique ancré au plus profond de l'inconscient antillais.
C’est en effet dans les colonies antillaises, fondées sur le système esclavagiste, qu’on observe la première politisation de la question de l’assimilation en ce sens qu’elle est associée à la notion d’égalité.
L’histoire de l’assimilation juridico-politique des Antilles françaises à la France continue encore d’être interprétée en termes mentalistes, voire psycho-affectifs comme on a pu le constater lors des derniéres présidentielles ou les guadeloupéens ont voté Hollande à plus de 70%.
En 1889, Alexandre Isaac (1845-1899), sénateur « de couleur » de Guadeloupe, intervient contre les sceptiques de la politique d’assimilation au Congrès colonial international51 en faisant référence à l’édit de Louis XIII sur les colonies françaises de mars 1642. Celui-ci stipule :
Cité par A. Dessalles, Histoire générale des Antilles, Paris, Libraire-éditeur, 1847, p. 95. Je so (...)
"Nous voulons et entendons que les descendants des Français habitués esdites [sic] îles, et même les sauvages qui sont convertis à la foi chrétienne, et en feront profession, seront censés et réputés naturels français, capables de toutes charges, honneurs, successions et donations, ainsi que les originaires et régnicoles, sans être tenus de prendre lettres de déclaration ou de naturalité."
En effet, on retrouve la notion d’assimilation dans le discours colonial antillais qui la redéfinit en fonction des catégorisations raciales propres au système esclavagiste. Elle apparaît particulièrement dans les décisions des autorités coloniales au moment où s’accroît le poids politique, économique et social des « mulâtres » ou « gens de couleur » libres.
Ainsi, les discours coloniaux identifient, pour la condamner, « assimilation » et « égalité des droits ». Ce n’est donc pas un hasard si l’assimilation devient une revendication politique pour les gens de couleur et les esclaves des Antilles françaises. En ce sens, le discours égalitariste de l’assimilation est essentiellement un « contre-discours ».
« c’est parce que l’assimilation a atteint son but qu’elle a atteint son caractére intemporel et consubstanciel du patrimoine génétique des guadeloupéens. »
misyé ni dé sirkonstans aténuant
édikasyon-ay mal fèt
é i toujou si lanpriz a lalkòl
pou pa di misyé toujou sou
nou ja las di-y si pa sa bwè pa bwè
mé misyé wòs...
ka jiré a tou va tou sa ki pa dakò avé-y
lé jou i désidé sòti an tou-ay pou dénigré nèg
avè dé mò maké an kréyòl ki évidaman enkonpréhansib
ou ka vwè i pa sa ékri kréyol ka fè on fòt a chak mo
sa maléré sa vrèman dézolan pou on ti-misyé
ki ka prézanté-y kon on Gwadloupéyen ki enmé péyi-la
misyé sé avantou on malélivé malédiké
an plis ronm-la ka rann li sèvis
asiré pa pétèt jou nou vwè-y parèt sé padavwa i vwè ni on awtik
si mèt a mannyok Domota ouben si zouti byen filé LKP
i konèt tout biten myé ki nenpòt moun
pa janmé dakò avè pèsonn
ka rakonté tout sòt dè diabésékòn
mé misyé pa konèt an mèd !
pa kenbé-y tèt ni kontrèdi-y
i ké fè-w pasé pon on tèbègè
i pa janmé oblijé sinnyé post-ay lé CCNòt konèt stil-ay
palé pawol initil, dénigré é jiré sé biten a ti-misyé-lasa
pli fò-la - i pli mové ki sa i ka méprizé...
...ary x...
"qu'on se doit d'ignorer sur CCN" tala pli bèl...a komansé pa vou, ki kon fanm an ba marché ka vann pwason, sa ké rèd ba-w pa vin bay on kout lang...fo kwè ou enmé sa, rakonté pawòl initil - tout sòt dè dyabésékòn !
"faire l'avocat du diable"- " toujours mentir pour tenir la dragée haute"...
Pa ni pon pwoblèm si ou ka rété poli...mé aparaman Webmaster anbarasé avè-w, li menm di ou ka lasi-y, an plis ou vilgè !
PS : an vréman kiryé dè vwè manglous-la sòti an tou-ay vin ékri an kréyòl isidan...jiré pa adan ou tann ?
dè tout lé mannyè an ké ramné a korijé-w, asiré pa pétèt, padavwa kréyòl-aw pa ka monté mòn !
...ary x...
Etymologie : du latin "assimilatio", similitude, ressemblance, assimilation, comparaison venant de "similis", semblable.
L'assimilation est l'action d'assimiler de rendre ou de présenter comme semblable, de s'assimiler.
En sociologie, l'assimilation est le processus qui permet à un étranger ou à une minorité de s'intégrer à un groupe social plus large en adoptant ses caractéristiques culturelles. L'assimilation culturelle s'accompagne en général de l'adoption de la langue, de l'adhésion au système de valeurs du groupe dominant et de l'abandon de son ancienne façon de vivre. L'assimilation peut être choisie ou être le résultat d'une politique volontariste, comme dans le cas d'un pays colonisateur désirant assimiler un peuple colonisé.
Synonyme : acculturation, intégration.
Sources :
http://www.toupie.org/Dictionnaire/Assimilation.htm
Alors? Assimilation culturelle pour ce qui concerne la Guadeloupe? Ou plutôt l'assimilation administrative? La loi de 1946, il s'agissait bien d'assimilation administrative? Transformation sur papier des colonies en département comme les autres départements de France? Tout ça dans le but d'obtenir surtout une égalité sociale? C'était bien ça le but de cette loi d'assimilation, non?
Pourtant voilà ce qui se disait déjà en 1958 soit 12 ans après l'application de la loi de 1946.
"En 1958, dressant un bilan négatif d'une décennie d'assimilation, alors que Césaire reconnaît désormais "s'être trompé et avoir été trompé", Paul Valentino peut se targuer d'être le seul élu à n'avoir pas changé d'un iota ses positions clairement affirmées dès 1946 :
"Pour avoir soutenu que tôt ou tard, l'Assimilation telle qu'on la concevait conduirait à la désaffection envers la France, tout le monde me traitait de mauvais français et de séparatiste...L'Assimilation après 10 ans, a vu le pays se dresser contre elle. Son bilan est négatif mais complètement. Moi je ne fais aucune concession. Même au point de vue social, l'Assimilation ne nous absolument rien apporté".
Voilà ce que Paul Valentino déclarait à cette époque. Paul Valentino n'était pourtant pas indépendantiste, loin de là! Comme je dis toujours, on peut être opposé à l'indépendance pour diverses raisons mais opter pour l'assimilation, c'est inadmissible! On voit bien que 66 ans d'assimilation ont fait plus de mal que de bien à la Guadeloupe. L'Etat français lui-même aujourd'hui est obligé de reconnaitre que cette situation d'assimilation administrative a montré ses limites. D'autant plus que la France n'est plus en état d'assurer "l'Etat providence". Même nos élus locaux (à qui la France force la main) l'ont déjà compris, d'où le projet guadeloupéen de société qui a cours actuellement au pays.
Oui l'assimilation politique a montré ses limites, nous sommes actuellement en train de changer nos rapports (au moins du point de vue administratif) avec la France.
Mais bien entendu, nous parlons d'assimilation mais non de rapport coloniale. Par conséquent, je crois que nous devons faire la distinction entre rapport coloniale et assimilation. Pourquoi? Parce que lorsque vous prenez des pays d'Afrique comme le Gabon, la Côte d'Ivoire, le Tchad, le Togo ou Djibouti, les rapports coloniaux avec la France ont-ils réellement disparu? Non puisque dans ces pays parait-il indépendants, l'armée française y a encore ses bases!
SHAKA (Gwakafwika)
------------------
Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
La vie politique antillaise depuis 1848, date de l’abolition de l’esclavage, a été essentiellement rythmée par les enjeux construits depuis la Métropole. À l’inverse de ce qui a pu se produire en Algérie, en Indochine ou en Afrique, les Antilles n’ont pas connu de grosses flambées nationalistes. On trouvera l’explication à la continuité coloniale dans la gestion de ces territoires à l'appui du concept d'assimilation et dans l’absence de sociétés constituées préalablement à la conquête. Issues de la colonisation, ces sociétés y puisent leurs repères existentiels et leurs rapports au pouvoir.
Nous n'en avons peut être pas conscience, mais nous sommes en train d’écrire une page nouvelle de l’Histoire de La Guadeloupe avec l'aide et l'appui encore timide de nos jeunes diplomés éparpillés dans le monde entier qui ne sont plus nourries comme dans les années 70 avec l'AGEG à la mamelle idéologique de la lutte anti colonialiste et anti capitaliste.
Un développement économique en marche et à consolider
La Guadeloupe s’est dotée d’une économie moderne, fortement tournée vers le tertiaire. La croissance économique est dynamique sur longue période et dépasse les moyennes nationales. Ainsi, entre 2000 et 2008, la croissance s’élève à 3,5 % par an en moyenne (en éliminant les effets dus à l’inflation), contre 1,3 % en France. Pour autant, l’économie locale reste fragile avec la crise LKP de 2009 et en retard par rapport à la métropole : le PIB par habitant n'atteint que 60 % du PIB français. Malgré une forte croissance de l’emploi, la part des personnes qui travaillent (74 %) n’augmente quasiment pas depuis dix ans.
Des conditions de vie qui s’améliorent nettement
En quelques décennies, les conditions de vie ont évolué très positivement. Santé, éducation, logement se rapprochent des normes européennes. Toutefois, ce rattrapage doit se poursuivre. Pour l’instant, la santé des Guadeloupéens reste plus fragile qu’en métropole : mortalité infantile plus élevée, risques accrus de décès avant 65 ans et personnes âgées plus dépendantes.
En matière d’éducation, le système scolaire est identique à celui de métropole et le niveau de qualification augmente. De nombreux jeunes quittent néanmoins l’école à partir de 16 ans sans
diplôme compromettant leur intégration tant professionnelle que sociale.
La pauvreté monétaire touche 49 % de la population contre 13 % en France métropolitaine. Elle est source d’exclusion au regard des droits fondamentaux que sont la santé, le logement, la
formation et l’emploi.
Il y va de l’histoire des sociétés comme de celle des hommes, il y a un moment où elles basculent. Ces basculements ne sont pas fréquents, ils ne surgissent jamais de rien et quand ils se produisent, on mesure rarement sur le moment leur portée. C’est aux spécialistes de fournir, souvent après que ces basculements aient eu lieu, leurs causes, rarement uniques, leur déroulement et surtout leurs conséquences. Ce qui ne doit pas empêcher les intéressés, les témoins ou les contemporains de s’interroger et de chercher à les comprendre.
1946
Quand on regarde l’histoire contemporaine de La Guadeloupe, une première date s’impose. C’est celle "1946", avec la transformation d’une "vieille colonie" en département français.
De nombreux travaux ont cherché à comprendre cet événement majeur, à mesurer à l’épreuve du temps sa portée, ses conséquences. Ce travail n’est pas que celui des spécialistes, la mémoire elle-même fournit son lot d’éléments, aidant par la comparaison à comprendre ce qui a été rendu possible par cet événement.
Sociologiquement au début des années 1960, les espoirs de la départementalisation sont toujours attendus et la situation de l’Ile de la guadeloupe n’a pas beaucoup évolué depuis 1946. C’est d’ailleurs ce qui sert principalement de base à la propagande du Parti Communisme pour justifier son mot d’ordre d’autonomie.
Economiquement le développement du jeune département se fait attendre à la fois par absence de stratégie, manque de volonté et peur de l’avenir.
Le 7 décembre 2003, les Guadeloupéens et les Martiniquais désavouaient la classe politique dans sa majorité en répondant non à la consultation organisée par le gouvernement sur l’évolution institutionnelle de ces départements français d’Amérique. Pourtant, la plupart des partis et les hommes politiques s’étaient prononcés pour un changement : sans remettre en cause l’appartenance à la République et à l’Union européenne, celui-ci permettait la mise en place d’institutions différenciées (par rapport à la France métropolitaine) et renforçait le pouvoir local par le biais d’une autonomie encadrée. Or ce fut un non massif en Guadeloupe (près de 75 % des suffrages exprimés) et relatif en Martinique (environ 51 % des suffrages exprimés).
Dans le même temps, une floraison d’écrivains et d’artistes expriment aux quatre coins du globe les richesses de la culture créole. Comment interpréter ce décalage entre une identité culturelle chaque jour plus affirmée et le refus, somme toute clair, d’une identité politique orientée vers la responsabilité ? Cette consultation exprime, on ne peut mieux, le paradoxe de ces îles à la fois frondeuses et frileuses. Ce paradoxe s’inscrit parfaitement dans une démarche singulière qui se traduit par la construction d’une identité sécurisée par l'assimilation.
C’est en même temps la victoire de l’assimilation, qui a su à temps se dégager des dogmes de l’unicité pour distiller un différentialisme soluble dans la République. Cette victoire de l’assimilationniste est très certainement due à l’errance culturelle qui fait passer la Guadeloupe d’une société coloniale violente et castratrice à une dépendance consentie. Dès lors, la question identitaire se trouve déconnectée de toute revendication politique pour constituer l’une des cordes sur lesquelles se joue la partition de la sécurité, et ce même si
économiquement le développement du département se fait attendre au niveau de la prduction à la fois par absence de stratégie, manque de volonté et peur de l’avenir.
Dans un tel contexte, bien plus que le décollage économique, éducatif, social et culturel que va permettre la venue de l'assimilation , et des critiques légitimes qui pourraient être portées contre telle ou telle de ses actions ou de son œuvre réductrice , il y avait avant tout et prioritairement le progrés social , l'égalité des droits ,l’assainissement des mœurs politiques avec une cohérence, un projet et une conduite publique, par un leadership que la droite a occupé pendant plusieurs décennies et à qui a été vital pour le développement de la guadeloupe .
Ce qui ne signifie pas que l’œuvre assimilationiste de la France doive être idolâtrée, mais il faut avoir conscience que l’œuvre d’aucun homme politique, que ce soit jules Ferry ou de Gaulle pour ne parler que d’eux, n’est entièrement positive et peut toujours porter à critique sur l'une ou l'autre de ses facettes.
Comme toujours, quand on porte un jugement sur un homme, politique ou pas, il faut gommer les aspérités et ne retenir que les grandes lignes. Et de ce point de vue, nul ne peut contester l'immense bond en avant qu'à connu la Guadeloupe sous le régime de l'assimilation. Même Aimée Césaire l'a récemment reconnu avant sa mort , c'est dire...
Je n'ai pas souvenir d'avoir lu et entendu feu Aimé Césaire déclarer en 2008 que l'assimilation avait été un bonne chose. D'autant plus que comme je l'ai mentionné dans mon post précédent, Aimé Césaire avait déclaré en 1958 s'être trompé et avoir été trompé! Je rappelle qu'Aimé Césaire est membre fondateur du Parti Progressiste Martiniquais qui prône l'autonomie, non?
Encore une fois, il faut différencier l'assimilation politico-administrative avec l'assimilation culturelle!
Pour revenir sur un prétendu bon en avant social grâce au statut départemental, en Polynésie ou en Kanaky, pays disposant du plus fort degré d'autonomie, il n'y a pas eu d'amélioration sociale aussi dans ces pays? Il n'existe de pas de protections sociales dans ces deux pays?
Régime polynésien de sécurité sociale :
Pour les salariés et les non-salariés :
-Maladie
-Maternité
-Invalidité
-Accident de travail et maladie professionnelle
-Retraite
-Prestation familiale
Le régime calédonien de sécurité sociale :
-Régime Unifié d'Assurance Maladie Maternité (RUAMM)
*Pension d'invalidité
*Assurance décès
-Assurance vieillesse
-Accident du travail, maladie professionnelle
-Prestations familiales
*Allocations familiales
*Complément familial
*Allocations prénatales
*Allocations maternités
*Allocation rentrée de scolaire
*Allocation de solidarité
-Assurance chômage
Seul le Revenu de Solidarité Active (RSA) qui remplace le RMI n'est pas appliqué dans ces deux pays. Normal puisque le RMI n'existait pas là-bas! Par contre à Saint-Martin et à Saint-Barthélémy devenus autonomes, on continue de percevoir le RSA! Mais une chose est sûre, ce n'est pas avec le RSA qu'un individu pourra se construire un projet de vie!
Alors force est de constater que le statut départemental n'est pas la condition sine qua non pour obtenir des avantages sociaux! La Kanaky et la Polyénsie qui disposent du plus fort degré d'autonomie, nous prouvent le contraire! Par conséquent, le projet guadeloupéen de société qui doit normalement amener la Guadeloupe a plus de responsabilités locales, ne remettra pas en cause les acquis sociaux. Donc un changement de statut politique (en dehors de l'indépendance car l'indépendance c'est un autre combat) ne menacera en aucun cas ces acquis tirés de la départementalisation. Quant au rattrapage avec la France, seuls les naïfs continueront de rêver!
SHAKA (Gwakafwika)
------------------
Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
Les grévistes demandent leurs salaires soient similaires à ceux des Français.
Ils évoquent la loi du 16 mars 1946 qui faisait des colonies des Antilles des départements Français.
Départements déguisés ?
S'en ai suivi les évènements de Mayotte ( é yo pòkò fin pléré), de la Réunion...
Puis les revendications s'étendent à une augmentation du prix de la tonne de la canne à sucre. Au début de l'année 1952, les grévistes reçoivent le soutien des fonctionnaires qui réclament la revalorisation
de leurs salaires. Un appel à la grève générale est lancée sur l'ensemble de la Guadeloupe.L'ensemble des sites de production de la canne sont touchés : Petit-Bourg, Capesterre, Comté, Beauport, Bonne Mère...
SONJE osi justin CATAYE é albert BEVILLE ( paul Niger) ki ké désidé viré an péyi a yo, apré kè misyé andré Malraux-la préfé a lépòk té pwomèt Catayé...yo té désidé mèt an wout o séryé si lé okipan.Avè évidaman on pwojé dotonomi ki té ka fè léta fwansé pè. Yo pa touvé ayen dòt pou fè..."une pierre deux coups". Yo fété 50tyème lanné a asasina a dé gwan nonm-lasa lè 22 jen (1962-2012).
Adan émisyon "gwan kozé" a Géra si RTB, émésyon-la té konsakré a mémwa a yo dimanch.
Apré tousa an tann, tout témwannaj a lé ansyen ( ki ka viv toujou) asi "aksidan- lasa an pa kwè sé té on "crash" kon yo vlé fè moun kwè !
Tini twop a pèd adan lé koloni pou léta kolonyal fwansé pé pewmèt li ba kèlkèswa tala otonomi...
a pli fòt rézon endépandans...souvrènté ? wi, mé an fasad sé toujou yo ka tiré lé fisèl...gadé vwè adan sé péyi afwiken-la...é si ou pa dakò, vi-aw an danjé !
Pou conclure avè gwan fwansé a yo nou ké di, qu'ils embrigadent ces pays, ces colonies, ce qui empêche leur développement.
..ary x...