Edito
13/2/2012
Christian Celeste*

Nègres assimilés et citoyens batards…
Serge Letchimy, Président de la Région Martinique, député de la nation française est accueilli en héros à l'aéroport du Lamentin.
Qu'a-t-il fait de si exceptionnel pour mériter le titre du «nègre fondamental» réincarné ?
Si c'est l'intervention qu'il a prononcée à l'Assemblée Nationale française pour dénoncer les propos du Ministre de l'intérieur Claude Guéant, sur la hiérarchie des civilisations, il y a là vraiment de quoi s'inquiéter de ce qui reste de l'héritage de la négritude.
Ben quoi ? Claude Guéant qui avait déjà mis dans la bouche de Nicolas Sarkozy à Dakar cette appréciation de valeur «que les noirs n'étaient pas encore suffisamment entrés dans l'histoire» n'a fait que réaffirmer ce qui fonde depuis toujours et fait agir ce que nous appelons communément l'Occident : «La supériorité de la civilisation blanche judéo-chrétienne sur toutes les autres civilisations qui forment l'humanité».
C'est bien cette conviction qui est à l'origine de l'esclavage des nègres, de la colonisation des guerres et des crimes qui entachent de sang et du déni de l'humain toute l'histoire de la République française et que la classe au pouvoir en France assume sans complexe dans les temps présents.
L'indignation et la colère de Letchimy et de tous ceux qui le soutiennent ne prennent pas leur source dans l'appartenance à une communauté afro-caribéenne multi-ethnique, multiculturelle dont la matrice est dans la civilisation des peuples noirs et qui préfigurent de l'avenir de l'humanité.
Cela, nous l'aurions compris et applaudi des deux mains et serions allé aussi à l'aéroport accueillir le frère en héros.
Mais nous sommes franchement gênés par les motifs d'indignation de Letchimy, de Lurel, de Gillot et des autres. Ils ne portent pas et n'expriment pas la colère et la condamnation qui montent des peuples noirs, de cette civilisation africaine, berceau de l'humanité, mais les frustrations et la honte des «nègres assimilés», des citoyens «bâtards» de la nation française.
Alors que pratiquement, tous les acteurs politiques de premier plan de la politique française tentent de ramener cette insolente agression à un simple dérapage verbal ou à la mise en œuvre d'une stratégie électorale pour ne pas s'attaquer à ce qui fonde leur cohésion nationale «la supériorité de l'homme blanc, l'argent, la croix, la force des armes», ces élus se saisissent de l'étendard de la République et montent en première ligne pour défendre l'unité nationale, les principes républicains.
Si réellement ils croient toujours que la loi de départementalisation de 1946 les a fait réellement des Français à part entière et que le vote de la loi Taubira à gommé à tout jamais cette prétention que déjà exprimée par Jules Ferry le 28 juillet 1885 à la Chambre des députés.
Ils trouveront encore sur leur route d'autres Guéant, des Finkielkraut pour les ramener à leur dimension de colonisés.
Nous sommes d'accord pour «boycotter» Claude Guéant pour son comportement raciste et fascisant et pour condamner le système qu'il représente. Mais aussi la République française qui viole la charte de l'ONU en niant les droits nationaux de notre peuple codifié dans sa Constitution comme une population dans le peuple français.
Quand nos députés et sénateurs déposeront une proposition de loi au Parlement français demandant de rayer le nom de la Guadeloupe de l'article 72.3 de cette Constitution, nous serons présents à Pôle Caraïbe pour les accueillir en héros.
* Directeur des Nouvelles Etincelles
Nègres assimilés et citoyens batards…
Serge Letchimy, Président de la Région Martinique, député de la nation française est accueilli en héros à l'aéroport du Lamentin.
Qu'a-t-il fait de si exceptionnel pour mériter le titre du «nègre fondamental» réincarné ?
http://www.caraibcreolenews.com/news,guadeloupe,1,3726,13-02-2012-ny-gres-assimily-s-et-citoyens-batards-a-.html
« Montaigne disait que « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ».
J’y souscris.
Mais vous Mr Guéant, vous privilégiez l’ombre !
Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial.
Monsieur Guéant le régime nazi, si soucieux de purification, si hostile à toutes les différences, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ? »
http://www.serge-letchimy.fr/2012/02/07/question-au-premier-ministre-sur-les-propos-de-mr-gueant/
C'est dommage que tout ce petit monde, Premier Ministre en tête quitta l'hémicycle l'air courroucé, perturbé par cette interpellation au lieu de répondre face à face...
A certains égards, je partage la réaction de Patrick Chamoiseau sur Médiapart :
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/110212/serge-letchimy-aucune-excuse-aucune-sanction-so
Peut-être que MLP quand ou si elle quitte la rue Oudinot, pourrait laisser bien en évidence sur son bureau quelques ouvrages de Cheikh Anta Diop tels que : « Civilisation ou barbarie », « Nations nègres et culture: De l'antiquité nègre égyptienne aux problèmes culturels de l'Afrique Noire d'aujourd'hui » ou le « Discours sur le colonialisme » d'Aimé Césaire...
Il paraît que la musique adoucit… en voici une illustration avec cette chanson :
http://www.youtube.com/watch?v=PaO1rp8yf5o
Les CRS tirent sur la foule désarmée. 4 Guadeloupéens sont tués : Constance Dulac, Capitulin Justinien, François Serdot et Édouard Dernon.
14 autres Guadeloupéens sont blessés. Certaines victimes n'avaient pas de liens avec les manifestants.
Des barrages avaient été érigés par les grévistes sur le piquet de grève. Les forces de maintien de l'ordre française sur place reçurent l'ordre de tirer sur la foule,le bilan est de 4 morts et 14 blessés. Ces événements sont connus à la Guadeloupe sous le nom de massacre de la Saint-Valentin Le mouvement a commencé en novembre 1951 dans le nord Grande-Terre. Les revendications concernent alors la rémunération de la journée de travail et l’allègement des tâches sur les champs des békés. Les grévistes demandent leurs salaires soient similaires à ceux des Français. Ils évoquent la loi du 16 mars 1946 qui faisait des colonies des Antilles des départements Français. Puis les revendications s'étendent à une augmentation du prix de la tonne de la canne à sucre.Au début de l'année 1952, les grévistes reçoivent le soutien des fonctionnaires qui réclament la revalorisation de leurs salaires. Un appel à la grève générale est lancée sur l'ensemble de la Guadeloupe. L'ensemble des sites de production de la canne sont touchés : Petit-Bourg, Capesterre,
Comté, Beauport, Bonne Mère...ARY X PATRIYÒT GWADLOUP
Monsieur le député LETCHIMY a eu raison de débusquer l'erreur et l'insolence surtout là où se cachent l'hypocrisie et la perfidie.
Max EDINVAL
La démarche assimilationiste des communistes de l’époque n’était pas innocente, elle se situait dans le droit fil de leur alignement patriotique derrière de Gaulle durant la guerre. L’une des motivations des fédérations du PCF fut en effet le danger, réel ou supposé, de voir s’établir la mainmise américaine sur les îles de la Caraïbe dont les îles françaises.
On pouvait lire dans la presse communiste antillaise de l’époque (« L’Étincelle » en Guadeloupe et « Justice » en Martinique) : "27 avril 1848 : Victor Schoelcher, grâce à l’appui d’un groupe de vrais républicains, conduit les prolétaires antillais à la première libération : l’esclave brise ses chaînes et devient libre !
18 mars 1946 : Léopold Bissol et Aimé Césaire, puissamment soutenus par le grand Parti communiste français, ouvrent la voie aux travailleurs antillais : la deuxième étape est franchie.
La loi d’assimilation votée et toutes les conquêtes du prolétariat deviennent nôtres ! Devant le péril actuel que certains États étrangers font peser sur la souveraineté française aux Antilles, l’action de notre Parti pour une assimilation effective et immédiate, prend une signification hautement patriotique.« (27 mars 1947) Cité par H. Bangou (La Guadeloupe de 1939 à nos jours). Mythe ou réalité, »ce péril« des »États étrangers« (!) n’en était pas moins présent à l’esprit des politiciens de l’époque ! Mais la principale motivation pour faire voter la loi de 1946, clairement exprimée par Césaire dans ses discours ou textes de l’époque, était la nécessité de désamorcer l’explosion sociale qui couvait en imposant quelques concessions de »justice sociale« aux patrons de Martinique en particulier. Césaire écrivait à l’époque : « Si les Antilles et la Réunion ont besoin de l’assimilation pour sortir du chaos politique et administratif dans lequel elles se trouvent plongées, elles en ont surtout besoin pour sortir du chaos social qui les guette. Tous les observateurs sont d’accord pour affirmer que les problèmes se posent à la Martinique, à la Guadeloupe, à la Réunion avec une telle acuité que la paix sociale est gravement menacée... ».
On ne pouvait faire une profession de foi plus claire en faveur de l’ordre social.
Mais les communistes antillais, membres du PCF, ont mené en Martinique et Guadeloupe la politique que ce parti menait en France au sortir de la Deuxième Guerre mondiale : faire en sorte que la transition du régime vichyste au régime de la « Libération » se déroule sans troubles et que l’État ne souffre pas de solution de continuité, et aider la bourgeoisie à se remettre en selle en remettant les travailleurs au travail.
Les députés antillais du PCF devaient par la suite justifier leur vote de cette loi d’assimilation en expliquant que c’était l’aspiration des masses et que cela constituait un progrès.
SHAKA (Gwakafwika)
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Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!
Même pris en flag, i ké di-w a pa vré ! on a pour preuve les testicules de l'animal qu'il prétend être une femelle.
On supporte déjà assez mal le maladif roi du copié-collé de réputation notoire, le français de couleur qui n'est pas a une contradiction prêt, voilà qu'on NOU colle un falsificateur !
Que de talentueux usurpateurs qui défilent sur CCN !!!
Je tiens à remercier mon camarade Shaka pour son investigation, Agostino, qui a été quand même le premier à attiré l'oeil sur ce récidiviste.
Le temps de fè nèg bwè dlo mousach pou lèt malérèzman fini boug an mwen ! Zyé annou
tèlman wouvè a lè, nou ni di mal a fèmé-y pou dòmi...
Tu as quand même le droit de venir ici te faire huer par les CCNautes, toi qui n' as jamais apprécié qu'un autre n'est pas les mêmes opinions que toi. Je souhaite pas que tu dégages, au contraire !
Ps : Le pire, c'est en essayant d'attirer l'attention des CCNautes sur ce charlatan, qu'il te tiendra rancoueur ! i ka jis fè kòlè...ary x
Nou an karayib-la, pou dè bon !
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Un fouteur de merde raciste qui n'a de cesse de copié collé les tracts du LKP sur ce forum ouvert à toutes les opinions et qui crache sans cesse sur la France ou il habite depuis 20 ans , tout en pronant le kas kod alors qu'il profite de tous les avantages matériels d'une situation bien confortable à Strasbourg .
jE L'AI MAINTES FOIS MIS AU DEFI DE RENTRER AU PAYS , mais cet heberlulu qui traite les autres de sous chien n'en a cure et préfére rester bien au chaud en" vent a bet là " , pourtant honni par lui et ses comparses comme agostino .
Ces énerguménes ne sont que des larbins qui cherchent à tromper les guadeloupéens en voulant les emmener dans l'impasse de la misére et de la guerre civile .
DYAB an lanfé tini moun a'y !padavwa lé misé baré on bourik kon ary x , i ka kouri pli vit ki chouval , sé pou sa ti mysié la sa ka rakonté yenki kouyonnad pou fé moun gwada lagé la poi pou lombwage pandan sitan i an fwans ka lévé ti moun ay kon bon ti fwansé ki péké jan rouvin an gwadloup é palé kweyol.
BOUG AN MWEN NOU BON évé 'w ,davwa ou sé on skizopwéne !
La porte-parole des Indigènes de la République (PIR, un mouvement politique qui entend combattre les inégalités raciales), Houria Bouteldja, poursuivie devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour avoir employé le néologisme "souchien" sur le plateau d'une émission de télévision, a été relaxée mercredi 25 janvier, selon Europe 1.
Je me permet de t'écrire en français, car, je remarque que tu as beaucoup de lacune à combler en essayant de jouer au nègre patriote. En voulant écrire la langue fondal-natal, le kréyòl du Gwadloupéen.
Patati patata, mézanmi dis-la réyé... mézanmi dis-la réyé... mézanmi dis-la réyé...
Ecris bien mon nom s'il te plaît, évites de l'écorcher : ARY X dit ARY SENCHAL
manglous chercherait-il à se faire une nouvelle virginité pour enfin devenir honnête ?
Mais tu sais rien de moi alors ferme hermétiquement ton clapet !
Je me fais une joie de voir le souchien-manglous perdre son sang-froid, les fois qu'on lui jette ses quatres vérités au visage.
Ah bon, faut être en Guadeloupe pour parler kréyòl ? j'ignorais !
...ary x...
Malgré la mobilisation des syndicats et des manifestants, Athènes a adopté dimanche un nouveau plan de rigueur. Mises en place depuis 2010, l'ensemble des mesures d'austérité ont eu un impact direct sur le niveau de vie de la population, augmentant les disparités entre les classes moyennes et aisées, mais également entre les villes et les campagnes.
Comment les Grecs vivent-ils ce déclassement ? Comment se débrouillent-ils pour faire face au quotidien ? Quelques réponses dans cette sélection de témoignages envoyés au Mo
Des taxes en série par Kostas, gérant d'une PME à Athènes
Je n'arrive pas à faire la liste des augmentations récentes, tellement j'ai peur d'en oublier. TVA, carburants, taxe "exceptionnelle" sur les impôts de 2010 et 2011, taxes sur les logements, sur le gaz, le fioul domestique, la restauration… Sans oublier l'augmentation des impôts sur le revenu et la baisse du seuil d'imposition. Conséquence : les salaires du privé ont chuté après l'augmentation des charges et des impôts, directement prélevés à la source. Tout le monde est logé à la même enseigne : baisse des revenus et augmentation de toutes les dépenses au quotidien. Le cercle vicieux de la pauvreté est bel et bien enclenché.
Une famille au chômage par Alexia H., 46 ans, employée de banque à Athènes
La rigueur a totalement bouleversé nos vies. Nous sommes une famille de deux adultes avec un enfant et nous avons perdu tous les deux nos emplois respectifs [que nous occupions] depuis vingt ans, me concernant, et quatorze ans, pour mon conjoint. A la recherche d'un nouvel emploi, nous comptons essentiellement sur la chance ou [un coup de pouce d'] une connaissance. En moins d'un an, les licenciements ont plus que triplé et l'indemnité chômage versée, qui était de 450 euros, va être réduite à 360 euros. A côté de cela, le coût de la vie a augmenté. Les supermarchés affichent des prix souvent bien plus chers qu'en France. Nombreux sont les foyers qui ne se chauffent pas cette année (le fuel est hors de prix) et nombreux sont ceux qui préfèrent se déplacer en transports en commun plutôt qu'en voiture (le prix de l'essence est inabordable). Il ne s'agit plus d'une baisse du pouvoir d'achat, mais de sa disparition.
Des baisses de salaire en cascade par Helena A., 33 ans, professeur à Athènes
Professeur dans l'enseignement privé, en CDD, mon contrat se termine chaque année en juin et se renouvelle en septembre. Je touche des indemnités-chômage pendant l'été. A la rentrée, j'ai subi une baisse de salaire de 20 %, et une nouvelle baisse ne devrait pas tarder. Le prétexte employé par l'Etat est d'être au même niveau que les salaires des enseignants de l'éducation nationale. Le salaire mensuel net en début de carrière était l'année dernière de 1 114 euros, mais sera baissé a 660 euros le mois prochain pour 21 heures d'enseignement hebdomadaire. Les allocations-chômage, que je touche entre juin et septembre, ont également baissé. Elles sont passées de 461 euros par mois à 356 euros par mois. De plus, les conditions pour les obtenir se sont durcies. Je n'y aurai pas droit cette année, et mon mari non plus.
La solidarité familiale par Panagiota P., 39 ans
Diplômée en langues étrangères, je travaille depuis l'âge de 19 ans. Aujourd'hui, à 39 ans, je dépends encore économiquement de mes parents. Même en travaillant cinq jours par semaine et huit heures par jour, mon salaire est de 700 euros par mois, ce qui ne suffit pas pour louer un appartement. Mes amis du même âge sont dans la même situation. Dès que nous nous voyons, nous évoquons les nouvelles réformes. A chaque fois, nous espérons, à tort, que [chaque nouveau] plan d'austérité sera le dernier.
Toutes les classes sociales sont touchées, par Kyriakos K., 42 ans, enseignant
Notre foyer (deux adultes-deux enfants) vivait avec 3 000 euros par mois en 2006. Aujourd'hui, nous ne disposons que de 1 500 euros en moyenne. Si les salariés et les fonctionnaires sont les plus touchés, les professions libérales ne sont plus épargnées. Toutes les classes sociales sont rattrapées par la crise. (…) Les personnes les plus touchées par la crise, les classes moyennes et populaires plus les moyens de consommer, d'aller faire leurs courses ou de se rendre chez le médecin. La semaine dernière, je suis allé chez le dentiste, la salle d'attente était vide. Par ailleurs, toutes les constructions ont été arrêtées. Les architectes et ingénieurs vont se retrouver, eux aussi, sur le carreau. Et ainsi de suite.
La déréglementation ruine nos économies par CallieAdam, 45 ans ingénieur à Athènes
Agée de 45 ans, je suis mariée et j’ai une jeune fille de 12 ans. Ingénieur diplômée, je travaille depuis 1992. En 2009, mon salaire était de 1 900 euros. Avec la convergence européenne, mon salaire était suffisant pour vivre décemment, j'avais un bon niveau de vie. Depuis le 1er novembre 2011, mon salaire a chuté à 980 euros. Et les réductions continuent. Mais je ne suis pas la plus touchée par la crise. Mon mari avait une société de transport et deux camions. Avec la crise, sa clientèle a été réduite. Il a été contraint de licencier du personnel. Le problème aujourd'hui, c'est qu'il ne peut pas revendre l'un de ses camions avec sa licence, car le gouvernement a annoncé que la profession sera désormais [libéralisée], sans donner plus de précisions. Personne ne veut plus d'une telle licence, achetée il y a deux ans. Résultat : 25 000 euros de capital investi de perdu. Mon mari gagne désormais 400 à 500 euros par mois.
Athènes n'est plus la même par Georges T., 53 ans, chercheur
Athènes est devenue morose et dangereuse. Pour faire des économies d'énergie, la ville est mal éclairée la nuit, c'est déprimant. Dans des rues entières, on trouve des magasins fermés aux devantures couvertes de graffitis. Chaque jour, les journaux grecs publient des cartes de la ville, avec comme indication les lieux des derniers vols, agressions ou cambriolages. L'hiver est rude. Les sans-abri se multiplient dans le centre-ville et cherchent dans les poubelles de quoi manger. Les émigrés qui sont venus chercher du travail en Grèce il y a quelques années se retrouvent piégés ici et n'ont pas les moyens de partir. Ils tentent simplement de survivre.
Certaines zones touristiques s'en sortent mieux par Isabelle K., responsable d'une agence touristique en Crète
Française, vivant en Crète depuis vingt ans, j'ai vu mon niveau de vie brutalement réduit après la suppression des allocations familiales et des allocations-logement. Mon salaire a, lui aussi, été réduit alors que je travaille dans le tourisme, soixante heures par semaine, samedi et dimanche compris. Dans ce secteur, le travail au noir se multiplie d'autant plus que les contrôleurs du travail ont disparu avec les suppressions des postes de fonctionnaires. En Crète, destination touristique en pleine expansion, la situation est moins compliquée que sur le continent où règnent misère, chômage et fermetures d'usines. L'île dispose d'une agriculture et d'une pêche florissantes, mais surtout d'une saison touristique élargie. Les touristes qui partaient au Maghreb se reportent chez nous depuis les révolutions arabes.
750 euros par mois pour un bac + 12 par Dimitrios S.
J'ai 32 ans et je suis enseignant de langue grecque dans une école publique. Jusqu'en septembre, je gagnais 1 200 euros par mois. Je parle six langues, j'ai un doctorat en philologie, soit douze ans d'études, et je dois désormais survivre avec 750 euros par mois. Après avoir payé les dépenses de première nécessité, il me reste soixante-dix euros pour vivre. Soixante-dix euros pour aller chez le médecin, pour acheter des vêtements ou des livres, boire un café, aller au cinéma ou affronter un imprévu.
"Je me dois de consommer différemment" par Marine P., 42 ans, Thessalonique
D'un côté mon salaire a baissé de 38 %, de l'autre, ma facture d'électricité a augmenté de 24 % par rapport à l'année dernière, et ma facture de gaz, de 37 % ! En quatre mois, le pain est passé de 75 centimes à 95, le lait que j'achète est passé de 1,18 à 1,46 euros, ma lessive de 11,75 à 16,30 euros (…) ! On ne peut pas suivre à cette vitesse ! La rigueur a bouleversé mon quotidien : je mange moitié moins de viande, je ne vais plus au resto, j'achète très peu de vêtements et seulement pendant les soldes, je ne suis plus partie en vacances depuis deux ans. Mes cousins du village disent qu'ils n'ont pas bien senti la crise (sauf pour l'essence), alors que pour nous, en ville, c'est l'enfer.
Des municipalités en faillite par Suzanne K., île d'Egine
Je vis en Grèce depuis trente-cinq ans. J'ai pu gagner mon pain correctement jusqu'à ces dernières années en "vendant" mon français (cours, traductions). Je suis maintenant à la retraite et mon mari aussi. Notre niveau de vie plonge brutalement vers la précarité car notre pouvoir d'achat diminue avec les baisses de nos pensions, les hausses de prix, mais surtout les hausses d'impôts. Nous vivons actuellement sur l'île d'Egine, proche d'Athènes, qui est gravement frappée par la faillite de l'Etat, car la municipalité est actuellement dans l'impossibilité financière de faire acheminer l'eau et de ramasser les ordures ! Les écoles ne sont pas chauffées et les employés municipaux ne voient leurs salaires versés que de temps en temps…
Le manglous, la France a d'autres chats à fouetter. Voici la Croatie qui vient par référendum d'être un nouveau venu à l'Union européenne. Alors franchement, vous croyez que cette France a le temps de s'occuper de petits "négrillons" comme on aime tant nous appeler en coulisse? "Prenez votre destin en main" dixit les messagers de l'Etat français! Alors le manglous, prends ton destin en main au lieu de chialer à longueur de journée sur CCN!
SHAKA (Gwakafwika)
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Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans
Aucun politique au pouvoir en Europe ne parle plus d’augmentation du niveau de vie, de bien-être social amélioré, de prospérité collective assurée, de développement général
recherché. Le langage politique se résume dorénavant en Europe à quelques « bases » simples : baisser salaires et retraites, privatiser toujours plus, réduire sans cesse les services de l’Etat et des collectivités, payer à tout prix les dettes, rassurer les marchés, réduire les droits des salariés et, but ultime, leur coût pour les employeurs !
La construction européenne telle qu’elle fut menée a abouti à un redoutable dumping social et fiscal. Il faut aussi rappeler les directives de la Commission européenne contre les services publics et les acquis ouvriers. Le constat s’impose : la construction de l’UE, depuis 35 ans, s’intègre étroitement au déploiement de la mondialisation néolibérale et aux reculs sociaux qui l’ont rythmée. Chaque élément de cette construction l’a été en fonction des exigences capitalistes et de rien d’autre. On ne peut croire au mirage d’une UE démocratisée, plus sociale.
Seuls les anticapitalistes peuvent proposer l’alternative d’une autre Europe, en rupture avec les traités et institutions existants, fondée sur la démocratie, la collaboration et la solidarité entre les peuples, l’harmonisation sociale par le haut, le développement de services publics communs. Une Europe dont le but n’est pas de payer les dettes publiques pour enrichir encore les riches mais de la répudier pour défendre les conditions de vie des travailleurs et des pauvres ? ; une Europe qui ne se propose pas de sauver les banques telles qu’elles existent aujourd’hui mais de les saisir et les socialiser, afin de mettre l’économie au service du plus grand nombre. En bref, une Europe qui commence à rompre avec le capitalisme.
Le pouvoir colonial pense qu’avec ses gendarmes, ses fusils, ses médias aux ordres, ses tribunaux d’exception et ses politiciens complices qu’il arrivera à décourager, à dégouter les travailleurs et le peuple de la lutte contre tout pwofitasyon. Nous lui disons : NON ! NON ! et NON ! Nous Guadeloupéens, nous sommes un peuple fier, héritier d’Ignace, de Delgrès, de Massoto de Solitude, de Nestor et de tous nos ancêtres qui ont toujours lutté contre l’oppression, la justice coloniale et l’exploitation capitaliste.
..ary x...
J'aimerais en savoir plus sur le Parti Communiste et la question de l'assimilation. Je trouve que le point souligné par manglous est assez pertinent et j'aimerais comprendre pourquoi il ne l'est pas selon vous (parce que j'ai l'impression que les réactions sont plus axée sur celui qui écrit que sur le contenu).
Dans un esprit de meilleur compréhension j'aimerais aussi savoir où vous, ArYbLaK97 et les autres, positionnez la Guadeloupe, ainsi que les autres Départements et Territoires d'Outre-Mer dans la construction européenne ?
Je pose la question par rapport à certaines terminologies telles que ;
"Seuls les anticapitalistes peuvent proposer l’alternative d’une autre Europe"
"Le pouvoir colonial pense qu’avec ses gendarmes, ses fusils, ses médias aux ordres, ses tribunaux d’exception et ses politiciens complices qu’il arrivera à décourager, à dégouter les travailleurs et le peuple de la lutte contre tout pwofitasyon"
Pour être , je suis membre d'un mouvement international militant anti-capitaliste africain et je viens de m'inscrire sur ce site via lequel j'ai déjà eu l'occasion de lire de très bons articles (juste pour éviter les débats sur la véracité de mon post).
Merci d'avance pour vos réponses !
JoinUhuru, l'assimilation dont il s'agit c'est l'assimilation "législative", c'est-à-dire le but était de faire des colonies des départments à part entière. C'était en 1946. 66 ans après, force est de constater que ce sont devenus des départments entièrement à part. C'est à mon sens, un résultat logique car comment pouvez-vous faire des territoires lointains ressemblés à la France. Si nous prenons notre pays la Guadeloupe, il y a des différences énormes. Prenez l'avion, à Paris-Orly, ou Charles degaule et atterrissez à "Pôle Caraïbe", vous verrez comme la différence est frappante. A commencer du point de vue climatique. Et puis vous vous enfoncerez dans le pays, vous verrez que vous n'êtes pas en France. Et ce contrairement certains essaient de faire.
Pour ce qui est des terminologies, Christian Céleste faisait allusion à la REPRESSION, une des armes favorite de l'Etat français. Quoique actuellement, cette répression est plus pour défendre les intérêts du grand patronat exogène, on l'a vu mardi dernier.
La place des colonies françaises dans la construction européenne? Franchement quand je vois Saint-Barthélémy sortir de cette Union Européenne, quand je vois que Sint-Maarten devenu quasiment un Etat indépendant, je me demande si cette intégration à cette Europe ne nous freine pas plus qu'elle nous fait avancer.
Vous allez peut-être me dire pourquoi je parle de colonies françaises oui parce que malgré les textes juridiques, ces pays ont toujours des fonctionnements coloniaux.
SHAKA (Gwakafwika)
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Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!