MENU
VOS COMMENTAIRES SUR L'ARTICLE
Yann
9 / 2 / 2012
com'
"Un évènement politique considérable, d'une grande portée historique"… heureusement que c'est écrit en gros parcequ'on s'en était pas aperçu.
REPONDRE
Gerardo
9 / 2 / 2012
Bravo !
Il serait temps de voir ce pays décider par lui même de son destin.
REPONDRE
Agostino
9 / 2 / 2012
fonts baptismaux
C’est une date qu’il faudra marquer d’une pierre d’émeraude comme l’espoir en de jours étincelants: 8 février 2012, signe de façon magistrale le commencement d’un immense chantier, celui de porter sur les fonts baptismaux une Guadeloupe nouvelle, délestée du plomb de la dépendance économique, déliée des cordages de la subordination politique, car nantie des outils qui aujourd’hui lui font défaut mais demain, seront de nature à faire d’elle, maîtresse de son destin.

Après le succès du lancement des Assises, il est évident que les réactionnaires feront tout pour tenter de diviser les forces qui se réclament de l'anticolonialisme et notamment le mouvement social et les organisations politiques qui de concert proposent une voie, un horizon pour les Guadeloupéens.

La meilleure façon d'éviter cela, c'est qu'un débat, franc, fraternel, argumenté et surtout PUBLIC S'INSTAURE DEVANT L'OPINION PUBLIQUE autour deux idées fortes:

- quel statut pour la Guadeloupe et pourquoi?

- comment y parvenir ?

A l'heure où nous sommes, le peuple guadeloupéen ne peut et ne doit plus se contenter de slogans, de mots d’ordre en veux-tu en voilà mais d’argumentations solidement charpentées, de forces de conviction, de possibilités de fonder un avenir meilleur, de feuilles de route, d’objectifs clairs pour notre pays.

Il est temps qu’un débat prenne place aux premières loges dans l’espace public.

C'est là, dans ce creuset que réside les matériaux de construction de la Guadeloupe avec lesquels nous l'édifierons.
REPONDRE
Shaka Zulu
9 / 2 / 2012
Zò ni entéré pòté mannèv!
E ben mésyé, zò ni entéré pòté mannèv! 2014 sé toutalè, nou ja an 2012!

SHAKA (Gwakafwika)
------------------
Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!
REPONDRE
manglous
9 / 2 / 2012
Un coup d'épée dans l'eau !
L'influence de la crise qui traverse le mouvement nationaliste est palpable : le mouvement autonomiste, voire indépendantiste, en Guadeloupe naguère très influent, surtout chez les leaders syndicaux est en nette perte de vitesse, il n'est quasiment plus revendiqué et pour cause, ce serait quasiment suicidaire de prétendre à l'autonomie pour une région déjà si fortement touchée par le marasme économique et qui sombrerait très rapidement en cas d'independance comme à Haïti dans une misère terrible et un chaos irrémédiables. Il est plus intéressant pour toutes les fractions locales de la petite bourgeoisie nationaliste ou leurs appendices de réclamer des subsides du gouvernement français comme le fait réguliérement L'UGTG , tout en fustigeant le colonialisme francais.
REPONDRE
olimoun
9 / 2 / 2012
Prendre encore une fois l'exemple d'Haïti! quelle tristesse! Même les plus réactionnaires ne le font plus.....Car ils savent qu'il y de nombreux contre exemples dans la Caraïbe, tout près de nous...De pays où L'indépendance ou l'autonomie, n'ont pas apporté la misère.... des pays qui aujourd'hui malgré la conjoncture mondiale émergent, car ils ont eux, la maîtrise de leur destin et agissent en fonction de leurs intérêts propres, qu'ils soient de droite ou de gauche....je pense à la Dominique, Sainte Lucie, Barbade, Antique par exemple qui n'ont plus rien à à nous envier!
avez vous écouté M. Magras de St Barth qui expliquait comment le changement de statut serait bénéfique pour son île?
Aujourd'hui, même les farouches anti indépendantistes ne tiennent un tel discours rétrograde....à part les conservateurs électoralistes dits socialistes de Guadeloupe.....
Avons nous fait le compte de ce que nous rapportons à la france et de ce qu'elle nous apporte? on aurait des surprises!!!
D'ailleurs, ce n'est pas par hasard si les responsables politiques français ne disent plus comme vous et comme la droite des années 70: "l'indépendance c'est la misère...nous avons besoin de la france"....aujourd'hui ils disent "l'outre mer une chance pour la france et l'europe"....car ils savent bien que ce qu'ils tirent de nous vaut bien plus que les millions de subventions et de salaires...
REPONDRE
KevinD
9 / 2 / 2012
Un projet déjà vérolé
Voici venir la version 2 du LKP. Après avoir enfin compris que la révolution de la rue ne fonctionnerait pas, il fallait se rabattre vers une solution plus politique.

L'appel de l'AFPAC sera t-il réellement entendu par les guadeloupéens. Car si une minorité accorde du crédit à cette organisation, leur projet quel qu'il soit sera mort dans l'oeuf.

La première erreur de cette organisation, c'est de se présenter comme anti-colonialiste et anti-capitaliste. Quand on veut faire un grand rassemblement, on n'exclut pas toute la population guadeloupéenne qui n'est ni anti-colonialiste (ce qui ne signifie pas qu'elle est colonialiste), ni anti-capitaliste. Car on peut très bien être patriote sans épouser les valeurs du communisme et de l'extrême gauche révolutionnaire. Il fallait laisser à chaque guadeloupéen la possibilité de se retrouver dans cette initiative, et non qu'elle soit verrouillée à la tête par des gauchistes de tout bord.

Une Assemblée Constituante n'aurait aucune valeur sans un vote massif du peuple. Or, il y a fort à parier que cette Assemblée ne sera aucunement représentative, et que cette élection ne sera qu'une mascarade où seuls les organisations gauchistes seront présentes. Facile dès lors d'imaginer le projet qui sera pondu par cette assemblée d'extrême gauche qui aura des allures de Politburo, comme aux heures les plus sombres du communisme soviétique.

Comment imaginer dès lors que le peuple guadeloupéen valide un projet dans lequel il ne se retrouve pas ?

Les nationalistes ont toujours eu toutes les peines du monde à avoir l'adhésion du peuple, et ça ne changera certainement pas de sitôt. Car les valeurs d'extrêmes gauches que véhiculent invariablement les nationalistes depuis 60 ans ne sont pas vraiment partagées par les guadeloupéens. Rappelons qu'en 2007 pour les présidentielles, Besancenot avait fait 2,55% en Guadeloupe, et Buffet (PC) 0,75%, Laguiller (FO) 1,09%. Aux dernières élections régionales, l'extrême gauche aura récolté moins de 5% des voix au niveau local.

Un projet guadeloupéen ne peut pas être le projet d'un parti ou d'une mouvance politique. Ca doit être le projet de toutes les composantes de notre société sans mensonge ni démagogie.

REPONDRE
manglous
9 / 2 / 2012
fo pa nou konfond koko é zabriko
Je persiste et signe sur le fait qu'une indépendance en Guadeloupe apporterait la misére et la guerre civile .Ceux qui pensent le contraire s'appuient pour valider leur thése sur l'exemple de certains pays de la caraibe :Dominique, Sainte Lucie, Barbade, Antique !
C'est méconnaitre l'histoire et l'économie de ces pays qui n'ont pas connu 4 siécles d'assimilation Francaise et dont l'économie repose principalement sur le tourisme et l'aide internationale .
Comment amener un peuple dont la classe moyenne est fortement dépendante des transferts publics et sociaux de la France à renoncer à ses priviléges (40% , sécurité sociale , retraite , allocations de toutes sortes , avantages en nature conquis de haute lutte syndicale sous la houlette du code du travail francais (ex : 35 heures, RTT ,13iéme et 14 iéme mois , 5 semaines de congé payés ) voyages d'agréments fréquents et réguliers en France ,études des jeunes en France, etc...............
Les organisations qui pensent pouvoir changer et remettre en cause ce mode de vie se moquent des Guadeloupéens qui n'accepteront jamais de faire les sacrifices nécessaires pour se mettre au niveau de certains pays de la caraibe .
Pour ce qui est de saint barth , il s'agit d'un exemple en trompe l'oeuil et d'un faux semblant dont le modéle ne peut en aucun cas s'appliquer à la guadeloupe .
REPONDRE
Shaka Zulu
9 / 2 / 2012
Ce seraient des pestiférés alors?
Au moins le manglous reconnait que nous avons connu en Guadeloupe quatre siècles d'assimilation française (moi je dirais surtout quatre siècle d'occupation française).

Hé oui Olimoun quand des énergumènes du style manglous-tif voit que le seul exemple d'Haïti ne prend plus,il nous sort son autre soupe indigeste, une présumée perte des acquis sociaux. Toujours le même refrain, si vous prenez vos distances avec la "mère-patrie", vous n'aurez pas droit à ça, à ceci ... Comme si dans une Guadeloupe indépendante, les travailleurs se feraient subitement transformer en esclaves!

Dominique, Sainte-Lucie, Barbade ou Antigue pays indépendants qui se sont réunis dans diverses organisations (OECS, CARICOM, ALBA, CELAC...) dans le but de réunir leur force. Comme je dis toujours, l'indépendance ne veut pas dire vivre en autarcie. L'indépendance c'est s'organiser en système d'interdépendance avec ses voisins. La Caraïbe nous donne le parfait exemple.

Ces énergumènes réactionnaires qui veulent nous faire croire que nos voisins caribéens seraient des pestiférés parce qu'indépendants. Mais pour des pestiférés même l'Etat français en personne ne voit aucun inconvénient à ce que la Guadeloupe fasse partie d'organisations où se trouvent...des pays indépendants. La coopération régionale l'un des crédos des patriotes des années 80! Une coopération dans une Caraïbe qui n'arrête pas de bouger! Alors cette Caraïbe va-t-elle bouger sans nous? Bien sûr que non!

SHAKA (Gwakafwika)
--------------
Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!
REPONDRE
Shaka Zulu
9 / 2 / 2012
Quel modèle pour une Guadeloupe indépendante?
Pour une fois je rejoins le kévin quand il écrit qu'être indépendantiste ce n'est pas forcément être communiste, bref de gauche voire d'extrême-gauche. C'est vrai nous connaissons tous ici des indépendantistes qui épousent les idées d'un certain capitalisme.
C'est vrai, quel modèle de société dans une Guadeloupe indépendante? Trouver selon moi le bon équilibre entre une société à modèle socialiste assaisonnée d'une pincée de capitalisme. Hé oui même la Chine communiste s'est mise depuis longtemps au capitalisme et peut-être même Cuba. Mais le soucis c'est de trouver le bon équilibre car bien entendu il est hors de question d'installer un capitalisme sauvage dans une Guadeloupe indépendante! Pourquoi ne pas imaginer et faire fonctionner un modèle de société complètement original qui serait donc notre marque de fabrique? Et tout ça bien sûr, avec le multipartisme, entendons-nous bien!

Moi personnellement, j'ai toujours été favorable même dans le système actuel, à la libre-entreprise. C'est à dire favoriser par exemple le développement des petits métiers. Ce qui aurait pour conséquence de donner plus d'indépendance aux guadeloupéens, bref ils seraient leur propre patron.Bien entendu, rien empêche à ce qu'une entreprise se développe! Et je pense que là les guadeloupéens indépendants dans leur fonctionnement auraient un véritable pouvoir économique dans leur pays.
Si je serais favorable à la libre entreprise par contre dans une Guadeloupe souveraine, les services tels que le transport, les énergies, les télécommunications, la poste, l'éducation et la santé, seraient du domaine d'un Etat guadeloupéen. Ce sont ce que nous appelons des services publics. D'ailleurs à propos de santé, j'ai bien aimé l'initiative du premier ministre de Jamaïque madame Portia Simpson-Miller qui a décidé que la santé serait GRATUITE pour les enfants et les adolescents. Parce qu'un enfant, c'est l'avenir d'un pays!

SHAKA (Gwakafwika)
----------------
Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!
REPONDRE
KevinD
9 / 2 / 2012
Ceux qui veulent le pouvoir ne sont pas des démocrates, mais des dictateurs en herbe
Tu admets donc qu'il n'existe pas pour la Guadeloupe que le seul chemin tracé par l'extrême gauche nationaliste. C'est bien que tu ais ton propre modèle de société, mais tes amis révolutionnaire en culotte courte en ont un tout autre qu'ils veulent imposer à la Guadeloupe. Sous des airs de démocratie, on sent déjà poindre un régime dictatorial et totalitaire qui ne s'accouple que trop bien avec le communisme.

Les guadeloupéens n'adhèrent pas à ces idées d’extrême gauche. Le projet guadeloupéens vu par les nationalistes ne peut qu'être qu'un nouvel échec cuisant.

La Guadeloupe a besoin de patriotes capables d'avoir une autre vision que celle que veut imposer les gauchistes nostalgiques de l'époque soviétique. Et même si ton projet pour la Guadeloupe est louable, laisse moi te rappeler que tu prends la défense des Castro et autre Chavez grands pourfendeurs de liberté, et que ça ne présage rien de bon pour la liberté à venir du peuple.

Un vrai démocrate ne saurait soutenir une dictature, réelle ou déguisée. Derrière des projets soi-disant pour la Guadeloupe se terrent des gens aux intentions bien sombres. Et fort heureusement, une majorité de guadeloupéens en est conscient.
REPONDRE
Shaka Zulu
9 / 2 / 2012
le kévin pour une fois, fais preuve d'honnêteté!
Le kévin on n'a jamais prétendu que tout était parfait à Cuba et même au Venezuela. Mais choisir entre le Cuba de Battista et celui de Castro, pardonnez-moi chers CCNautes si j'opte pour le Cuba de Castro. Cuba qui je rappelle résiste depuis plus de 50 ans à un embargo "démocratique" décrété et maintenu par les Etats-Unis d'Amérique malgré l'opposition de 189 pays sur 192 (je ne compte pas l'entrée du Sud-Soudan)à l'ONU. Cuba qui néanmoins est en train de procéder à des réformes économiques. Nous espérons que les réformes politiques seront également pour bientôt comme ça les kévin et consort ne s'amuseront pas à tirer à boulet sur un pays exemplaire en matière de résistance.

Et que dire du Venezuela d'Hugo Chavez! Voilà un HOMME qui emmerde l'occident. Hé oui entre le Venezuela d'avant Chavez chasse gardé des Etats-Unis d'Amérique et le Venezuela d'aujourd'hui, j'opte pour le Venezuela bolivarien. Hugo Chavez qui je rappelle lui a été élu et réélu démocratiquement par son peuple!

Derrière des projets pour la Guadeloupe, il y aurait de sales arrière-pensées? Ah bon? Et on dit que c'est moi qui lit dans les boules de cristal?

Ah c'est dur l'honnêteté!

SHAKA (Gwakafwika)
---------------
Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!
REPONDRE
KevinD
10 / 2 / 2012
Shaka : Un loup en vêtement de brebis
Bien sûr, entre la peste et le choléra, tu choisis la peste.

Il n'en demeure pas moins que le seul fait de soutenir des régimes liberticides en dit long sur ton idée de la liberté.

Les guadeloupéens ne veulent pas de ce genre de régime. Ils ne se laisseront pas tromper.
REPONDRE
manglous
9 / 2 / 2012
honni soit qui mal y pense......
La thématique des acquis sociaux est essentielle pour les gens . On ne gagne pas le changement si l'on n'écoute pas les Guadeloupéens majoritairement opposés à toute aventure statutaire.

Le programme des nationalistes de est suspendu en l'air, il n'est pas ancré dans la réalité !

Le but à atteindre, c’est de compenser la relation difficile avec les guadeloupéens qu'ont les nationalistes , en faisant passer l’idée que les programmes et les modéles de société sont plus importants que les hommes." Si Shaka zulu était sûr de la pertinence de ses idées, ne serait-il pas judicieux de changer l’homme?... à moins que cette agitation débridée de ses amis indépendantistes ne soit que destinée à conquérir le pouvoir quel qu’en soit le prix pour la Guadeloupe que les mouvements tels le pcg , l'uplg , le cippa est prête à bruler si elle ne peut accéder au pouvoir. C’est beau les valeurs de l'extrème gauche nationaliste...surtout quand on voit les ravages que cela peut entrainer sur un cerveau déréglé comme celui de Ary black dit ary x dit ary sin chal........pa konet mové !
REPONDRE
manglous
9 / 2 / 2012
Qui décide de l'avenir de gwada ? le peuple ou quelques speudo intellectuels petit bourgeois.........
Les Martiniquais et Guyanais viennent de rejeter à une écrasante majorité de plus de 80% l'article 74 et ce aprés les Guadeloupéens . Le 7 décembre 2003, les électeurs de Guadeloupe ont rejeté à 73 %, le projet de création d'une collectivité unique se substituant au département et à la région qui coexistent sur le même territoire ( pourtant dans le droit commun de l'époque ). Le même jour, les électeurs de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont voté en faveur de l'autonomie de leurs communes, devenues par la loi organique du 21 février 2007 deux Collectivités d'outre-mer (COM) distinctes des autres dépendances et de la Guadeloupe. Et pourtant ,ce félé d'agostino poursuit invarialement dans sa sombre propagande stérile en niant l'expréssion populaire du peuple guadeloupéen!
Cela nous en dit long sur le caractére totalitaire et anti démocratique de cet individu qui polluent CCN de longs copié collé fastidieux pour les lecteurs et sans aucun intérêt autre q'anecdotique s'agissant d'organisation tel le cippa aynt fait 1,8 % des voix aux derniéres régionales .l'uplg et le pcg toute honte bu n'ont même pas osés présenter de candidats.
Quant à shaka c'est un rêveur invétéré mais lui au moins c'est un démocrate et un patriote sincére !
REPONDRE
Shaka Zulu
9 / 2 / 2012
Qui décide de l'avenir de Gwada? Pour l'instant, c'est l'Etat français!
Le manglous, beaucoup de choses ont été réalisées sur cette terre à partir de rêve. Et comme je dis toujours, les gens qui se suicident, ce sont des gens qui n'ont pas de rêve car sans rêve, plus d'espoir! Le manglous que les guadeloupéens, les martiniquais ou les guyanais rejettent tel ou tel projet de statut d'autonomie mais la réalité est là. La France fera à ces trois-là avaler ce qu'ils ont refusé par le passé. Désormais beaucoup de ces guadeloupéens, martiniquais ou guyanais se sont déjà préparés à cette idée d'autonomie. Même ton compère le kévin a changé un peu sa position là-dessus. Quoique j'exagère un peu puisque ne voilà-t-il pas que ce gars-là reverse encore dans la contradiction. Un jour, il nous dit que l'autonomie est inévitable, un autre jour, il nous sort que l'autonomie est impossible. Hé oui malhonnête, de mauvaise foi et pire on se contredit très souvent dans ce forum, n'est pas machin?

SHAKA (Gwakafwika)
--------------
Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!
REPONDRE
KevinD
10 / 2 / 2012
L'indépendance, oui ! La dictature, non !
Pauvre Shaka, je comprends que tu ne puisses pas suivre le fil de ma pensée. Seul des gens intelligents le peuvent.

L'autonomie n'est pas impossible. Elle est même souhaitable. En revanche, je ne veux pas que ce pays tombe entre les mains de communistes et d'extrêmes gauchistes liberticides.

Je ne combats pas l'indépendance en tant que tel si ça devient un jour le souhait du peuple. Je combats ceux qui la veulent pour soumettre le peuple à un régime communiste dictatorial et liberticide.
REPONDRE
ArYbLaK97.1
10 / 2 / 2012
MI NOU, NOU GWADLOUPEYEN...NOU LA PEKE FÈ DÈYÈ...LKP WOUVÈ ZYE !!!
ON S'EST JAMAIS TROMPE DE COMBAT
ka férayé kont lavi chè, kont tout pwofitasyon !

NOS 165 points de revendications deviennent secondaires
Du moment que les REACTIONNAIRES estiment que la finalité du ZOUTI FILE LKP est l’indépendance !
C'est surtout en ayant vu la justesse de nos REVANDICATIONS qu' ils NOUS EVITENT sur le terrain SOCIAL
Et déplacent le débat sur l’INDEPENDANTISME sur le problème d'ETHNIE !!!
C'est une PROPAGANDE qui a hélas FONCTIONNE en insinuant des doutes dans un certain nombre d’esprits
Dû A NOTRE PRINCIPAL DEFAUT qui n'est pas l'IGNORANCE mais LE REFUS DE SAVOIR !!!
La PLATEFORME du 4 MARS 2009 :
- Pour améliorer le quotidien
- Se pencher sur la production
- Sur la consommation locale
- Sur le développement endogène
- Sur l'exigence totale de la justice sociale
- Sur l'éducation et la formation de la jeunesse
- Sur la reconnaissance du fait syndicale...

POURQUOI LE PROTOCOLE SIGNE DU 4 MARS 2009 n'est pas respecté ?
-Ca aurait été faire du LKP une autorité du même niveau que l’État ;
-Discréditer et décrédibiliser totalement les élus ;
-Mettre en cause le système colonial ;
-S'opposer à leurs privilèges et autres intérêts ;

Répondre au Peuple, aux Travailleurs et au LKP par des vraies décisions consisterait à l’évidence à s’opposer aux privilèges et à la toute puissance du lobby béké et des importateurs distributeurs fabricants de Pwofitasyon sous la bénédiction de l'Etat français.

LE L.K.P. EXIGE LE RESPECT DES ACCORDS SIGNES !!!
pli ki janmé Nou sanblé pou kontinyé lalit !

Ahak pé ké chanjé
Si nou pa boujé
Ahak pé ké méyè
Si nou pa sanblé

Tout biten ké a-y myé
Si ansanm nou lité
Tout biten ké maché
Si nou aji an solidarité

Nou sav ka nou vlé
An ki sans pou goumé
Nou sav ka nou ka révé
Sé yenki o konba nou ké gannyé

Nou ki ja pran konsyans
Fè nou ni pasyans
Pou sòti anba joug a kolonyalis
E mété an péyi Gwadloup plis jistis

Avè lònè é rèspé...jantiman !!!

ARY X
REPONDRE
KevinD
10 / 2 / 2012
Pfff !
Tes incantations sont vaines et inutiles.

Le LKP peut toujours exiger, tout le monde s'en fout !
REPONDRE
Shaka Zulu
10 / 2 / 2012
Scoop!
Un scoop les gars! Le kévin n'a jamais combattu l'indépendance! A vos archives chers CCNautes, cherchez et vous constaterez que cet énergumène a toujours fait le contraire!

Mais si on instaure le multipartisme dans une Guadeloupe indépendante, pourquoi des individus craindraient-ils que la Guadeloupe tombe à coup sûr aux mains de "dictateurs socialo-gaucho-communistes"? Ah pauvre kévin-machin!!!!

SHAKA (Gwakafwika)
----------------
Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
REPONDRE
KevinD
10 / 2 / 2012
Pas aussi bete que ça !
Bien naïf est celui qui croit que Domota et consorts sont des démocrates qui accepteront le multipartisme. Le communisme ne s'est jamais encombré du multipartisme, sauf aux endroits où la démocratie étaient déjà instaurée.

Et à voir comment les nationalistes ont peu de respect pour les libertés et pour le loi, sauf quand ça les arrange, je ne crois pas que l'on puisse prendre ce genre de risque.

Encore une fois, je précise que l'indépendance est possible SI le peuple le souhaite, ce qui est très très loin d'être le cas actuellement en Guadeloupe.

REPONDRE
belboug
10 / 2 / 2012
L'indépendance, oui ! La dictature, non !
Si la guadeloupe devenait indépendant kevinD , La France ferait comme en cote d'ivoire, çà veut dire que en guadeloupe on aurait des président marionnette.
d'ailleur dans beaucoup de pays d'amérique les dictateur étaient des prsident marionnette, cela veut dire que les nationaliste avec leur principe de prendront pas le pouvoir, on aura des président favorable a l'élites métropolitaine ( française) et békés.bizarrement cette dictature ressemblera très fortement à la situation actuelle.
REPONDRE
manglous
10 / 2 / 2012
Afin que nul n'ignore la réalité coloniale avant la départementalisation
Dire que la guadeloupe n'a pas évolué depuis le statut de départementalisation est un énorme mensonge et une ignominie de laisser penser que nous sommes encore sous un systéme colonial.
Pourquoi la colonie de guadeloupe devient elle un département ?

L'idée de faire de la guadeloupe un département date de la Révolution. Il faut la seconde guerre pour que le projet revienne d'actualité. Pourquoi?

•La décolonisation avait pour but de favoriser le développement économique des pays du tiers-monde tout en les retenant dans le camp occidental. Mais à la guadeloupe , il n'y a pas une société coloniale superposée par la colonisation à une société autochtone. C'est la colonisation même qui est à l'origine de cette société créole, donc de son pluri-ethnisme.
•Finalement on ne peut pas seulement décoloniser et guider la colonie vers la souveraineté internationale. Il faut intégrer la guadeloupe dans la République en lui étendant les institutions politiques et sociales de la métropole. Le but recherché n'est pas l'égalité des guadeloupéens , dans la société internationale mais l'égalité des individus ( guadeloupéens ou martiniquais et métropolitains) en tant que citoyens dans la même république.
•La pauvreté économico-sociale de l'île est terrible sous le statut colonial . La départementalisation ne peut qu'obliger la métropole à consentir des efforts particuliers, à équiper l'île en industries, infrastructures, à améliorer l'habitat, à désenclaver l'île par le port, l'aéroport, à l'équiper de centrales thermiques et hydroélectriques , d'hopitaux etc........

Comment?
•La population réclame la départementalisation et le projet sera présenté à l'assemblée par des députés . Il sera voté à l'unanimité et c'est la loi du 19 mars 1946 qui transforme la Réunion, La Guyane et les Antilles en départements français d'Outre-Mer.
•Il faut réaliser que les notables créoles " plantocates" n'ont guère apprécié ce changement car ils étaient attachés aux privilèges et à l'idéologie de l'ancien statut colonial.
•Les forces politiques de gauche elles, ont pu se servir de la décolonisation pour transformer la structure du pouvoir dans l'île, pour mettre fin à la misère et à l'exploitation sociale.
Les conséquences d’une nouvelle réalité :
•La départementalisation va transformer jusqu'à la structure même de la société créole qui était de 90% de prolétaires pour 10% de familles aisées ou fortunées.
•Les services extérieurs des divers ministères français et les nouvelles entreprises créent de nouveaux emplois et font émerger une classe nouvelle: la moyenne bourgeoisie et petite bourgeoisie.
•Les côtés positifs sont la caisse générale de sécurité sociale créée en 1948, la lutte contre le paludisme, l'augmentation du nombre de magasins, de voitures , l'électrification des maisons et des routes.
•Mais cela implique des côtés pervers: on note une véritable explosion démographique ( taux de natalité 50°/oo ) alors que les écoles, les logements sont insuffisants ainsi que le travail surtout pour les femmes.
•Les aides de l'état sont de plus en plus nombreuses et font une guadeloupe assistée mais socialement avancée par rapport à ses voisins . •La classe des employés de bureau, les fonctionnaires augmentent.
•Les allocations sociales se multiplient mais restent inférieures à celles de la métropole jusqu'en 1983.

Avant la départementalisation ,c'est la pauvreté et la misére qui domine en guadeloupe .
•Economiquement: La guadeloupe est naturellement isolée et pauvre . Cela a été renforcé par la guerre.
•Socialement: La population est aux 3/4 analphabète. Il n'y a qu'un seul lycée et moins de 30 classes primaires avec une centaine d'instituteurs n'ayant même de diplôme d'enseignant. Le taux de mortalité infantile est terrible: 145°/oo. La mortalité est forte en générale car la population souffre de malnutrition et les maladies comme la tuberculose, le paludisme, l'alcoolisme et la parasitose sont nombreuses.
•La société est très inégalitaire avec une élite riche et une masse pauvre; il n'y a pas de classe moyenne.Les pauvres rendent de multiples services aux riches qui survivent grâce à cela. Cette forme de dépendance a remplacé l'esclavage et l'engagisme.

Les améliorations liées à la départementalisation :

- Les améliorations les plus visibles sont dans le domaine médical avec la lutte contre le paludisme , la tuberculose , la lépre , et le pian.
•Le problème de la forte natalité , du manque d'éducation et le peu de travail possible sur l'île favorisent la mobilité. La direction possible est la métropole: le BU.MI.DOM ( bureau des migrations des départements d'Outre-Mer aident les jeunes qui veulent travailler en métropole.
Le passage à une société de consommation

Après les années 60, c'est une société de consommation de masse qui va se mettre en place sous l'impulsion de certains hommes politiques qui craignent de laisser cette île trop pauvre aux mains des communistes. Nous sommes loin pourtant de la guerre froide mais la rivalité politique existe ici aussi...
•L'Etat français devient un état providence car c'est la grande époque des transferts financiers vers l'île.
•Les services publics se développent et participent eux aussi à la tertiarisation des activités.
•Le nombre des grandes surfaces va exploser .
•De grands travaux de rattrapage sont menés par l'Etat
•Les conditions de logement s'améliorent: les cases insalubres disparraissent du paysage de la guadeloupe ; la résorption des bidonvilles est un grand chantier avec des logements sociaux qui se développent (LTS).
•Au niveau scolaire et culturel la Guadeloupe change: la télévision supplante la radio. Les liaisons satellites s'installent. De nombreux lycées et colléges sont construits à partir des années 70 et bien d'autres suivront. La guadeloupe est dotée d'un centre universitaire en 1967 mais qui est rattaché à l'académie de Bordeaux, et qui devient autonome en 1975. Tout cela n'empêche pas de sauvegarder l'identité guadeloupéenne et de défendre la culture créole. C'est ainsi que le CAPES de créole a été créé en 2002 .
•C'est réellement à partir des années 80-90 que la guadeloupe accède à la consommation de masse mais celle-ci ne s'accompagne ni du plein emploi ni d'un équilibre de la balance commerciale. L'enjeu est de combler ce décalage.
REPONDRE
Agostino
11 / 2 / 2012
Attention falsificateur récidiviste
les lecteurs, internautes se rendront compte de la malhonnêteté de cet énergumène, ce suppôt de l'extrême-droite qui a pillé un site, l'a falsifié pour dire faire de la propagande. En allant sur le lien après cet extrait vous pourrez en avoir la preuve flagrante.

Jugez-en vous mêmes:

" << LES SUDS | LE NOUVEL ORDRE MONDIAL >>
LA REUNION DEPUIS 1945
by Catherine Bertin 20. janvier 2012 08:09

Voici une fiche-résumé des éléments les plus importants de l’histoire politique et sociale de notre île depuis la départementalisation. Elle peut vous permettre de réaliser un sujet très classique sur ce sujet régional , le jour du Bac.

Problématique : Quelle évolution politique ? un exemple original de décolonisation ? Quelle évolution de la société cela implique ?

1 : DE LA COLONIE A LA DEPARTEMENTALISATION :

1.1 : Pourquoi la colonie devient elle un département ?

L'idée de faire de la Réunion un département date de la Révolution. Il faut la seconde guerre pour que le projet revienne d'actualité. Pourquoi?

La Réunion n'est pas une colonie d'Afrique ou d'Asie. Sa particularité est d'être une colonie de peuplement. Il n'y avait pas d'indigènes. Il n'y a pas eu de conquête, donc elle n'a pas besoin d'administrateur sorti de l'école coloniale mais a besoin d'un préfet.
C’est la meilleure solution pour affirmer le statut exclusivement français de l'île.
La décolonisation avait pour but de favoriser le développement économique des pays du tiers-monde tout en les retenant dans le camp occidental. Mais à la Réunion , il n'y a pas une société coloniale superposée par la colonisation à une société autochtone. C'est la colonisation même qui est à l'origine de cette société créole, donc de son pluri-ethnisme." [...]

http://www.cbcours.com/post/2012/01/20/LA-REUNION-DEPUIS-1945.aspx

Donc, n'accusez pas autrui de vos forfaits et malversations.
REPONDRE
manglous
11 / 2 / 2012
Agostino , un gauchiste illétré qui pratique la désinformation et l'amalgame
Cet individu adepte du copié collé à base de références de textes d'auteurs , n'accepte pas la contradiction et cherche à décrédibiliser son interlocuteur non sur le fond ( c'est impossible pour un petit esprit comme le sien )mais en dragant systematiquement sur le net pour rechercher l'origine de certains éléments du post , comme si le fait que la teneur du texte enlevait tout son poids à l'argumentation .
La réunion étant un département d'outre - mer comme la guadeloupe quoi de plus normal de corréler les deux situations et de puiser des éléments d'ordre objectif pour appuyer l'argumentation .
Mais ce triste individu est incapable de raisonner sur le fond alors il s'attache à la forme pour disqualifier le propos qui pourtant garde toute sa pertinence .
Je me attaché à démontrer l'inanité et la vacuité de son analyse sur la colonisation et en cela il ne peux avancer aucun autre argument autre que l'invective en traitant son contradicteur de suppot de l'extrême droite comme au bon vieux temps du stalinisme .
Pauvre boug , tu auras forte affaire avec moi car je t'ai dans le collimateur et ne laisserai jamais répandre l'amalgame et la confusion à partir de ton idéologie nauséabonde et ultra minoritaire .
REPONDRE
manglous
10 / 2 / 2012
.le cout de la départementalisation pour la France
"Combien coûte l’Outre-mer à la France ?", s’interrogent Les Echos . Si le chiffre de 16,7 milliards d’euros affectés par l’Etat à l’Outre-mer cette année est souvent cité, beaucoup ignorent que le secrétariat à l’Outre-mer ne dispose d’un budget que de 2 milliards. Et pour cause : la Rue Oudinot gère seulement 2 des 51 programmes transversaux en faveur des territoires ultramarins. Ce qui relève de l’offre de soins, de la prévention des risques ou de la police devrait atteindre 8,7 milliards en 2009.

Sachant que les fonctionnaires bénéficient de rémunérations majorées de 40% en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, et de 53% à la Réunion, d’indemnités d’installation, de congés bonifiés ou de compléments de retraite... Un surcoût évalué à 1,5 milliard.

A cela s’ajoutent un peu moins de 5 milliards liés aux missions régaliennes de l’Etat puis 3,3 milliards de “non- recettes” causées par des dispositifs fiscaux dérogatoires. Le journal ajoute, lui, à l’addition quelque 1,5 milliard d’euros de dettes et environ 600 millions consentis à l’Outre-mer du fait de la crise aux Antilles et 100 millions pour la crise de Mayotte. »

REPONDRE
ArYbLaK97.1
11 / 2 / 2012
Les colonies coutent trop chèrent à la France ? larger donc les amarres !
NOU condamnons fermement l’article de loi qui souligne «le rôle positif» de la colonisation française. Il n’appartient pas aux politiques ni au Parlement «d’écrire l’Histoire». Les patriotes de Guyane, de Réunion, de Martinique et de Guadeloupe demandent l’abrogation de l’article de loi controversé du 23 Février 2005.

Il faut «un temps d’apaisement, un temps de dialogue, que des gestes soient faits qui permettent véritablement d’avancer tous ensemble». Et les enseignants sont libres, dans le cadre de ces programmes, de leur enseignement».

L'état français s'est toujours inscrit en tant que pays libérateur mais jamais en ayant été un pays esclavagiste-négrophobe !« cette mission civilisatrice » qu’un pouvoir quasi divin aurait donné à la France afin d’éduquer les sauvages, cultiver les indigènes, en faire des hommes suivant les principes et valeurs républicaines..

Mais, il est toujours aisé de faire porter le chapeau ou le casque à nos anciens maîtres. 164 ans après l’acte "d’abolition, "au kilomètre carré, la Guadeloupe a produit un nombre considérable, d’intellectuels, d’historiens, de scientifiques, de journalistes, d‘écrivains, d’enseignants. Qui peut le nier ? Mais hélas, trois fois... Car, si en 2012, nous sommes encore colonisés et dépendants, la faute n’incombe pas qu’au colonialisme. Soyons Gwada-Responsables. Nous en sommes là parce qu’ils n’ont pas été assez nombreux, les guadeloupéens à vouloir vraiment «kaskod», et à se retourner contre le système colonial.

Bien évidemment, l’histoire de la France coloniale n’est pas enseignée. Une grande majorité de Français ne savent rien de la barbarie du code noir qui définissait le statut de l’esclave. Ils ne savent pas que Napoléon était un négrier qui a rétabli l’esclavage en Guadeloupe en 1802. Ils n’ont jamais entendu parler du code de l’indigénat qui déterminait plusieurs catégories de Français (français français et français moins français). Ils n’en savent pas plus sur le rôle moteur joué par la France dans la destruction de la nation Haïtienne et de
nombre d’états Africains.

C’est ça aussi l’histoire de la douce France universelle ancienne patrie des droits de l’homme.

GAGNONS NOTRE RESPECT
imposons notre identité

Songeons à la déshumanisation du nègre
Qui a façonné notre caractère
Militons poliman
Manifestons jantiman
Soyons FIER d'être NOIR

L'eau a coulé sous les ponts
L'esclavagisme des nègres
Le vèglaj des profitans
Magouilles et Exploitations
Dirigé depuis l'Elysée par le ministre de l'intérieur
Avec la complicité des gouverneurs
De la ministre des colonies , des marionnettes
Avec l'approbation de l'impérialiste français

Restons solidaires
Pour garantir nos victoires !

LALIT KA KONTINYE... AN-NOU SANBLE !

Nous sommes ces autres, qui forts de notre territoire, de notre langue, de notre histoire, de notre culture et de notre identité, constituons la Nation guadeloupéenne et le Peuple guadeloupéen. Nou, ki chouké an rasin a sakrifis fondal a SOLITID, DELGRES é IGNAS, ka pwoklamé Angajman é Détewminasyon annou a lité pou libèté a pèp é péyi Gwadloup.

ArY x

REPONDRE
manglous
11 / 2 / 2012
la departementalisation a transformé la vie quotidienne infiniment plus que l’abolition de l’esclavage n’a transformé la situation matérielle des esclaves affranchis.
De l’abolition du statut colonial à la recherche de nouvelles solutions : un nouveau cycle commence:

C’est lors d’un échange avec un Réunionnais qu’Aimé Césaire a donné sa dernière grande intervention publique : un dialogue avec Paul Vergès à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de l’abolition du statut colonial. Cet entretien a eu lieu le 7 mars 2006, et il a été diffusé le 19 mars à la Région en présence notamment du président de l’Assemblée nationale, qui représentait le président de la République. Cette dernière grande intervention publique est l’occasion pour Aimé Césaire de décrire les conditions de la société dans les "quatre vieilles" colonies au lendemain de la Seconde guerre mondiale, et d’expliquer comment a été choisi la départementalisation comme mode d’action pour remettre en cause les injustices de la colonies. Aimé Césaire et Paul Vergès sont ensuite revenus sur les conséquences de la loi du 19 mars, et sur la lutte qu’il a fallu mener pour obtenir l’égalité prévue. Le dialogue s’est conclu sur l’annonce de la fin du cycle commencé le 19 mars 1946 par Aimé Césaire, et sur la construction d’un monde nouveau tenant compte du passé.

« “Assimilation” pour moi, ce n’était pas “être semblable à”, mais “avoir une situation égale” »
Dans le premier volet de ce dialogue, Aimé Césaire et Paul Vergès reviennent sur les conditions dans lesquelles a été élaborée la revendication d’abolition du statut colonial et sa réalisation pratique : la départementalisation.


Paul Vergès :
— Bonjour Aimé ! À la veille du 60ème anniversaire de la loi que tu as fait voter à l’Assemblée nationale constituante avec Léopold Bissol, Raymond Vergès et Léon de Lépervanche [1], je voudrais te poser une question. Dans les débats d’alors, à l’Assemblée, tu évoques « la misère la plus injustifiable » dans les vieilles colonies. Penses-tu, qu’après 60 ans, les gens ont encore le souvenir de cette misère ? Ou bien les gains sociaux dans les domaines des salaires, de l’enseignement, de la santé, etc., n’ont-ils pas fait oublier ce qui existait il y a 60 ans ?

Aimé Césaire :
— La misère ne s’oublie jamais. Quant au régime départemental, il ne faut pas oublier la géographie, il ne faut pas oublier non plus l’histoire. À quel moment de l’histoire étions-nous ? Quand je suis arrivé sur la scène politique, ce n’était pas avec des idées politiques restreintes. J’avais en face de moi un peuple qui bouillonnait de colère, un peuple qui était dans la famine, dans l’incertitude, dans le désespoir et un certain Raymond Vergès, dont le nom doit dire quelque chose au petit Paul — car il était jeune lorsque je l’ai connu —, eh bien, Raymond Vergès avait les mêmes sentiments que moi et me disait que la situation était la même à La Réunion. Cela devenait grave. Les États-Unis étaient à nos portes, l’Amérique nous guettait et la Martinique n’avait qu’un désir : vivre et survivre. Alors, il n’y avait qu’un seul mot à la bouche, ce n’est pas dans les livres qu’il avait été trouvé, peut-être dans nos ventres ou dans nos estomacs, il n’y avait qu’une idée, une seule solution : « Halte ! Nous voulons l’assimilation ». Qui leur avait soufflé ce mot ?

« Un mot impropre »

Ce mot, de toute manière, à mon avis, était impropre. Il ne faut pas uniquement tenir compte du mot, il faut savoir ce qu’il y a derrière le mot. Derrière le mot, tout le monde savait ce qu’il y avait. Par exemple, on disait : « Voici ce que nous gagnons, alors que nos collègues en France touchent le double ». Toute une série de faits de ce genre montrait que les Martiniquais souffraient d’une part de manques. Si ce n’était pas la famine, c’était une époque de très grande pauvreté. Et d’autre part, ils souffraient du fait d’un illogisme, si je puis dire, de la politique coloniale qui leur était appliquée. Et la plupart des partis — je ne sais pas si on a oublié —, y compris le Parti communiste, ne demandaient qu’une chose, c’était l’assimilation.

« Cherchons ce qu’il y a derrière ! »

Moi, personnellement, je ne suis pas enthousiaste, le mot “assimilation”, c’est un mot que je n’aime pas, parce que je sais ce que je suis, je n’ai pas dit que je suis beau, mais je ne veux être assimilé à personne. Je sais ce que je suis avec mes qualités, avec mes défauts, mes insuffisances, ma couleur etc. Le mot me paraît malheureux. Mais quand j’étais au fait et que j’ai vu les Martiniquais de près, j’ai vu la misère, j’ai vu les souffrances, j’ai vu les enfants pieds nus dans la rue, j’ai vu l’absence d’écoles, l’absence de crèches, l’absence de toutes innovations, de transformations capitales pour l’avenir de ce pays, eh bien, j’ai revu mon vocabulaire, j’ai dit : « peu importe les mots, mais cherchons ce qu’il y a derrière ! ».

« Une demande générale pour un régime meilleur »

Et ce que j’ai constaté, c’est qu’il y avait une demande générale profonde, importante des Martiniquais pour un régime meilleur. Le régime qui leur paraissait le plus à leur portée était celui qui existait en France. D’autant plus qu’en France il y avait un certain nombre de réformes, des réformes sociales qui étaient en train de se faire. Que faire ? Faire la fine bouche ? Refuser ? Confondre la place publique et l’Académie française ? Eh bien non ! je ne l’ai pas cru. Ils m’ont expliqué, les larmes aux yeux, ce que représentait pour eux le mot “assimilation”. J’ai beaucoup tiqué encore une fois, parce que “assimilation” pour moi, c’était « rendre semblable à ». Mais non ! Finalement, ce n’était pas « être semblable à », mais « avoir une situation égale » à peu près à celle dont ils avaient des nouvelles et dont les bruits arrivaient jusqu’à la Martinique.

« Ce que nous voulions »

J’ai beaucoup hésité, ce n’était pas un fol entrain, mais à regarder l’état du monde, il n’y avait pas d’autres propositions possibles. Alors, j’ai déposé une loi ; elle ne me satisfait pas pour une raison philosophique, historique, tout ce que l’on veut, mais imaginez la France comme un grand gâteau avec un couteau, on prend et on fait des tranches égales, ce sont des dé-par-te-ments. Bref, peu importe, ce cas-là était certainement meilleur que le régime que nous connaissions à l’époque. J’ai vu les camarades des Départements d’Outre-Mer, y compris le père Vergès. Nous nous sommes réunis et nous avons cherché la solution et la solution nous a été dictée par les faits : nous voulions l’application aux Antilles et à La Réunion, nous voulions l’application des lois sociales et les lois du progrès social qui était en train de se faire ou déjà fait en partie dans la France métropolitaine.

« Cela n’a pas été facile »

C’est ce qui a été fait et cela n’a pas été facile. Vous croyez que la France s’est précipitée ? C’était bon pour les discours, mais en fait ils étaient extrêmement réticents, parce qu’ils avaient bel et bien une politique coloniale d’un certain type qu’ils voulaient maintenir. Bref, l’assimilation qui, à l’heure actuelle, nous paraît une chose néfaste, leur apparaissait, d’un point de vue humain, comme un énorme progrès. Eh bien, en mon âme et conscience, j’ai réfléchi et j’ai fini par penser que l’histoire est l’histoire, qu’il fallait ce qu’il fallait et qu’il fallait le faire au moment utile. Le moment était venu d’obtenir, sous une forme ou sous une autre, une amélioration du sort des Martiniquais, des Guadeloupéens et des Réunionnais. Je ne dis pas que c’était parfait, il y avait un grand manque, mais le problème ne se posait pas encore en ce temps-là.


Paul Vergès :
— Quand on voit ces 60 ans, surtout les luttes syndicales, elles avaient un point d’appui qui était le statut. Et elles ont réclamé effectivement, dans tous les domaines, l’application des lois sociales à La Réunion. Cette amélioration du niveau de vie, cette amélioration des structures a fait, en 60 ans, une élévation considérable, une transformation de la société réunionnaise. Mais, comme tu dis Aimé, on ne peut pas faire une politique contre l’histoire et contre la géographie et, au fur et à mesure, s’impose dans l’esprit — là je parle de La Réunion — le fait que La Réunion est un département français dans le Sud-Ouest de l’océan Indien, à côté de l’Île Maurice, des Seychelles, des Comores, de Madagascar, de l’Afrique du Sud, du Mozambique.

S’ouvrir à notre environnement géographique

Eh bien, la géographie s’impose et nous arrivons à un moment où chez nous, quasiment tous les Réunionnais considèrent qu’on doit s’ouvrir vers notre monde géographique environnant. Désormais, nous multiplions donc les contacts avec Madagascar, les Seychelles, l’Île Maurice, le Mozambique, l’Afrique du Sud, nous nous resituons et, si je peux dire, nous complétons la loi du 19 mars 1946. C’est à mon avis la preuve qu’en 1946, étant donné la situation de l’époque, la solution trouvée était la meilleure, parce qu’elle n’a pas empêché, aujourd’hui, cette volonté à La Réunion de se réapproprier son identité, sa culture, de déployer son activité dans son environnement géographique tout en restant effectivement intégrée à la République française.

Le particulier était oublié

Aimé Césaire :
— Il y a une chose dont il faut tenir compte : c’est une certaine conception du monde et de la civilisation. La loi de 1946 a eu ses avantages, mais elle était sous-tendue par une philosophie, une philosophie que nous connaissons bien, une philosophie du 18ème et du 19ème siècles. Il s’agit de la théorie de la civilisation et de la barbarie. Tout cela était parfaitement académique, tout cela était révolu et s’il y avait un retard en France au point de vue culturel, ce retard se manifestait précisément par l’absence ou l’insuffisance de l’ethnologie ou de l’ethnographie. Or, l’idée du peuple et l’idée de l’humanité qu’on avait en France faisaient oublier ce détail à mes yeux très important. Il y avait de la générosité et aussi de la généralité, mais le particulier, la spécificité, tout cela était oublié.

Chaque peuple a sa culture, sa civilisation

Et si vous parlez de choses spécifiques, vous risquez fort de retomber dans la classification, vous risquez fort de retomber dans la catégorie des sauvages. Eh bien, un grand progrès a été fait dans le développement de l’ethnographie, qui ne parle pas d’un peuple, mais "des" peuples. Chaque peuple a sa culture, chaque peuple a sa civilisation, tout cela est à prendre en compte et nous amène à une conception différente du monde.

Un monde nouveau

Pour ma part, j’en suis persuadé, les Européens, les Asiatiques ont leur civilisation, les Américains ont leur civilisation. Il faut les réunir toutes, être conscient des différences qui existent entre elles pour mieux les développer et, en même temps, parallèlement, un grand effort doit être fait pour unir ces spécificités dans un phénomène nouveau. À ce moment-là et à ce moment-là seulement, on parlera de "LA" civilisation. Jusque-là, il n’y avait que "des" civilisations, "des" cultures. Mais encore faut-il les élargir, c’est ainsi que nous serons dans un monde nouveau.

Paul Vergès :
— Quand nous regardons les statistiques de l’ONU, nous voyons que tous ces peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine vont représenter dans quelques décennies 85% de l’humanité ; 85%... ! Et en même temps, on voit grandir la puissance économique, le rayonnement de ces pays, que ce soit la Chine, l’Inde ou le Brésil. Cela veut dire que de notre point de vue, nous sommes au début d’une remise en cause générale dans le monde et pas simplement sur le plan de la démographie, pas simplement sur le plan de la puissance économique, mais aussi sur le plan de la reconnaissance des cultures et de leur égalité.

À La Réunion, un grand projet

C’est pourquoi, à La Réunion, nous avons un grand projet parce que notre population est d’origine très diversifiée : nous l’appelons la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise. Nous avons l’immodestie de croire que nous préfigurons le monde dans plusieurs siècles, c’est-à-dire non pas la négation des valeurs culturelles que porte l’autre, mais, au contraire, la prise de conscience que ces valeurs nous enrichissent par le partage que nous avons fait à La Réunion.

La vraie civilisation

Sur ce plan, je crois qu’on vit le début d’un siècle qui verra une remise en cause de toute la situation du monde et j’espère être optimiste quand je dis que nous allons vers la véritable égalité entre les peuples, à condition qu’ils luttent, à condition qu’ils se battent et, à ce moment-là, nous n’aurons pas la primauté d’une civilisation ou d’une culture sur l’autre, mais nous aurons la prise de conscience mondiale que l’échange nous a tous enrichis : ce sera la vraie civilisation.

Les différences et la ressemblance

Aimé Césaire :
— Nous avons tous une particularité, une civilisation, une culture. Il y a des différences, mais il y a aussi la ressemblance. Eh bien, il faut prendre conscience de sa différence, parce qu’on est ce que l’on est, et il faut prendre conscience également de la ressemblance, et c’est dans cette ressemblance que, librement, chacun de son côté, doit garder sa spécificité, doit la sauver, car c’est une richesse. À ce moment-là, nous pouvons dire : oui, les différences sont là, elles sont énormes, elles sont précieuses, elles sont capitales pour la richesse générale, mais nous avons beau être différents — et c’est une bonne chose —, nous sommes en même temps semblables.

Différents et solidaires

Tu es blanc, moi je suis noir, lui il est jaune, mais nous sommes tous des hommes. Embrassons-nous et montrons que, tout en étant très différents, nous sommes solidaires, bref, nous sommes frères. Le mot fraternité apparaît et, à ce moment-là, la formule prend toute sa vigueur. Liberté, égalité, fraternité, ce n’est pas entièrement suffisant pour l’Europe, mais c’est absolument insuffisant pour le reste du monde. Le mot “fraternité” était donc le mot, à mon avis, important.

Paul Vergès :
— Sur ce point, notre vision est exactement la même. À La Réunion, nous disons au gouvernement : ayez une vision historique de notre évolution ! Quand je regarde les conséquences matérielles, sociales de la loi du 19 mars, je me dis que cette loi a transformé la vie quotidienne infiniment plus que l’abolition de l’esclavage n’a transformé la situation matérielle des esclaves affranchis. Nous disons aussi que l’abolition de l’esclavage a été le fait de décisions prises à Paris avec Victor Schœlcher et transmises chez nous par le commissaire de la République, Sarda Garriga. Cette libération est venue de l’extérieur, combinée aux luttes des esclaves marrons chez nous. Cette fois, la réforme du 19 mars 46 émanait de la demande de la population et elle a été exprimée par des hommes politiques de nos pays, et nous disons qu’il y a là un changement considérable.

« Ceci doit être reconnu par Paris »

En 1946, vous étiez les porte-parole de vos peuples avec les questionnements que vous aviez, mais c’est vous qui avez obtenu ce changement. C’est pourquoi, nous avons, nous, à La Réunion, une revendication : que le 19 mars 46 soit une date dans notre histoire au même titre que le 20 décembre 1848 qui célèbre l’abolition de l’esclavage. Car cette loi a transformé la vie de nos pays et elle permet aujourd’hui aux Réunionnais et aux jeunes, en particulier, de lutter pour compléter ces changements sociaux et matériels par la pleine reconnaissance de nos diversités culturelles. Ceci doit être reconnu par Paris et à ce moment-là, nous pourrons dire que la décolonisation aura été enfin réalisée.

« L’autre est un homme comme nous »

Aimé Césaire :
— Je suis entièrement d’accord. Il fallait partir de là, mais il faut savoir en même temps que tout n’y était pas. C’était un point de départ et non pas un point d’arrivée. Il fallait cela, mais aussi savoir et, dès le début, je le pressentais, qu’un moment viendrait où il faudrait encore dépasser ce droit. Ma conception à moi, ce n’est pas seulement la France, ce n’est pas seulement la Gaule, ce n’est pas seulement la Martinique, c’est le monde tout entier. Mais ce que nous avons découvert grâce au progrès de la science, grâce au progrès de l’ethnographie, c’est l’existence d’un monde, d’un monde différent, divers, mais complémentaire. Il faut prendre conscience de tout cela et nous ne devons pas voir dans l’autre simplement un homme à écraser, un homme à exploiter, un homme à tenir sous la botte. L’autre est un homme comme nous, un homme qui a les mêmes richesses possibles que nous, autrement dit, c’est un homme qui mérite le salut certainement, mais aussi le respect et la dignité.

« Le siècle de l’égalité »

Paul Vergès :
— Nous disons que le siècle qui commence est un siècle qui sera obligatoirement le siècle de l’égalité. C’est la reconnaissance, dans le monde entier, que n’importe quel être humain, quel que soit son lieu de naissance, quelle que soit son apparence, est l’égal de l’autre. C’est un vieux rêve et nous pensons que ce qu’on appelle le rapport de force aujourd’hui permettra de vivre ce moment. Et c’est à partir de là que nous pourrons connaître cette fraternité dont tu parles.

« Faire un monde nouveau »

Aimé Césaire :
— En tout cas, je suis frappé par le fait que finalement nous arrivons à des conclusions très proches l’une de l’autre. Le monde est en danger, mais le vieillard que je suis vous dit : eh bien, nous savons ce dont nous avons hérité, je sais ce que nous avons fait, Raymond Vergès et moi. Mais nous avons conscience aujourd’hui qu’un cycle est terminé, je vous passe le flambeau. Mais oui, un cycle est terminé, mais un autre cycle commence. Il faut tenir compte de tout cela et faire un monde nouveau, sans nier le passé. Mais il y a encore à faire, il y a encore de beaux jours pour l’Homme, et merci aux Réunionnais de nous le rappeler aujourd’hui. Nous ne sommes rien, pas grand-chose. Nous sommes tout petits, nous n’avons rien, un rocher dans l’océan, mais ça ne fait rien. Nous savons aussi que, et chez vous et chez nous, comme dans l’empire russe, comme dans la France, comme en Amérique, nous savons qu’il y a quelque chose qui compte. L’important, c’est l’Homme. Voilà mon point de vue.

« Salut et fraternité »

Paul Vergès :
— Je dois remercier Aimé d’avoir accepté cette conversation à la veille de la célébration du 60ème anniversaire de la loi du 19 mars 1946. Je considère pour ma part qu’Aimé Césaire, Léopold Bissol, Raymond Vergès, Léon de Lépervanche, il y a 60 ans, dans une situation beaucoup plus complexe, prirent une décision de décolonisation qui s’est avérée globalement juste maintenant et qui ne s’est pas traduite par une accélération, une amplification de l’assimilation. Au contraire, elle a posé ce problème, et le moment est venu aujourd’hui de le résoudre. Ceux qui sont inspirés par vos pensées sont chargés effectivement de compléter cette œuvre. Lorsqu’elle sera complétée d’une façon positive, on pourra déclarer que votre solution était une solution de décolonisation positive. Sur ce plan, je crois que les générations à venir ne seront jamais assez reconnaissantes pour ceux qui, dans une situation extrêmement compliquée, face à toutes sortes de contradictions, ont su trouver la solution juste pour permettre d’avancer. C’est pourquoi, au moment où on se quitte, je voudrais rappeler ce dont on rêvait, il y a quelques siècles. Quand les conventionnels se rencontraient, ils échangeaient les mots : « Salut et fraternité ». Je pense que ces deux choses sont décisives.

Aimé Césaire :
— Vergès, merci ! J’ai toujours été très touché de cette amitié qui nous lie. C’est vrai, fraternité, c’est une réalité, merci.

Paul Vergès :
— Au revoir et fraternité !

REPONDRE
Shaka Zulu
11 / 2 / 2012
Pour rendre hommage à "perspektives"
"Perspektives" autre site guadeloupéen très favorable à l'autonomie de la Guadeloupe dont Agostino fait de temps en temps des interventions, a présenté dans son dernier article "Antigua and Barbuda". Un pays qui se trouve parmi nos voisins le plus proches. Un pays qui se trouve donc à 80 km de nous, tout de suite après Montserrat. Antigua and Barbuda ancienne colonie anglaise devenue indépendante le 1er novembre 1981. Ce pays est une monarchie parlementaire comme la majorité des anciennes colonies anglaises de la Caraïbe et comme également deux pays immenses qui sont le Canada et l'Australie. Ce qui veut dire que le chef de l'Etat est un gouverneur local représentant la couronne d'Angleterre qui n'a qu'un rôle symbolique puisque le véritable pouvoir exécutif est entre les mains du premier ministre.
Antigua and Barbuda comme son nom l'indique est formée de deux iles. Sa capitale est St.John's. Antigua and Barbuda comme tous les anciennes colonies britannique est membre du Commonwealth.
Voilà un pays indépendant qui vit sa souveraineté en interdépendance avec ses voisins de la Caraïbe en étant membre d'organisations telle que l'OECS, le CARICOM, le CARIFORUM ou la CELAC.

Pour vous donnez une indication sur le niveau de vie dans ce pays, voici donc quelques exemples de salaires moyens :(chiffres du 1er février 2012)
- Un assistant administratif : 11 808 dollars
- Un administrateur de bureau : 15 729 dollars
- Un professeur à l'école primaire : 15 751 dollars
- Un contrôleur financier : 41 467 dollars
- Un gestionnaire des aliments et des boissons : 44 078 dollars
- Un expert-comptable : 51 119 dollars
- Un manager général d'hôtel : 71 500 dollars
(http://www.payscale.com/research/AG/Country=Antigua_And_Barbuda/Salary).
Comme je disais sur "perspektives", pas mal pour un pays indépendant! Quand on sait que le smic en Guadeloupe est de 1290 euros. Si on veut bien gagner sa vie à Antigua and Barbuda, mieux vaut bosser dans le tertiaire, secteur qui constitue le poumon économique du pays (comme en Guadeloupe).
Un pays où il y a la SECURITE SOCIALE, un pays où l'on touche des allocations comme les allocations d'accident de travail ou encore des indemnités de chômage... Jetez si vous pouvez un oeil sur la presse d'Antigue (internet est fait pour ça, n'est-ce pas?).

Aujourd'hui au 11 février : 1 dollar = 1,32 euro.

Et comme je disais aussi sur "Perspektives" pour qu'on accuse pas Shaka de présenter uniquement le bon côté des choses, Antigua and Barbuda connait aussi son lot de chômeurs. L'opposition au premier minstre avance le chiffre de 25% dont 45% auprès des jeunes (en Guadeloupe, c'est près de 30% dont près de 60% chez nos jeunes). Le ministre du travail a répondu en sortant les chiffres officiels qui serait de 12%. En tout cas, le chômage à Antigue est beaucoup moins important qu'en Guadeloupe. Mais le chômage en lui-même, n'est ce pas un problème quasi-mondial?

SHAKA (Gwakafwika)
--------------
Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!
REPONDRE
KevinD
11 / 2 / 2012
Oui mais !
Ce que tu oublies de dire Shaka, c'est qu'ils ne sont que 70000 habitants. Et que les gouvernements qui se sont succédés n'ont jamais été des communistes d'extrême gauche. Les travaillistes bien que socialistes sont de culture libérale anglo-saxonne, et c'est la raison de leur succès.

Alors je suis assez étonné que tu prennes comme exemple un pays plutôt libéral pour démontrer le succès de l'indépendance.
REPONDRE
Shaka Zulu
13 / 2 / 2012
Une petite précision
J'ai oublié de préciser que c'est le salaire moyen annuel. Mais quand même pour un pays indépendant, ce n'est pas si mal!

Le kévin, notre but principal c'est la libération nationale du pays. Le modèle de société, c'est le peuple qui fera également son choix!
REPONDRE
manglous
11 / 2 / 2012
Agostino , le chantre de la carricature : Quand les partisans de l’article 74 regrettent le temps des colonies …. et veulent le rétablir !
Les masques seraient-ils entrain de tomber ?

On est tenté de le croire en lisant, sur le site du RDM de Claude Lise, les explications de Raphael Confiant, un de nos « intellectuels » le plus connu des éditeurs parisiens, qui, volant au secours de Claude Lise et d’Alfred Marie Jeanne, explique les objectifs des partisans de l’article 74, regroupés autour de Claude Lise et Alfred Marie-Jeanne !

Que dit-il ?

« Depuis 1946, (….), personne, (…) ne s’est étonné ni indigné du fait que notre peuple n’ait pas été consulté. Tout le monde a trouvé qu’il était parfaitement démocratique que l’élu du peuple que fut Césaire et les autres députés coloniaux, forts de leurs mandats et donc de la confiance du peuple, agisse au nom de ce même peuple » (pour obtenir la transformation de la Martinique de colonie en département)….(…)on nous a imposé un statut sans la moindre consultation populaire. »

Pour Raphael Confiant, l’objectif des partisans de l’article 74 est clair : il s’agit aujourd’hui de réparer une erreur, pire, une faute, une faute lourde, dont la gravité est manifeste : la transformation de la Martinique en département français en 1946 par le vote de la loi d’assimilation qui « a été imposé » aux martiniquais !

Voila l’objectif des partisans de l’article 74. C’est écrit noir sur blanc.

Objectif n°1 : Il s’agit d’abord de revenir sur les acquis du statut départemental et sur les luttes menées par des générations de Martiniquais, c’est-à-dire sur L’EGALITE DES DROITS que les martiniquais ont arraché après des décennies de lutte. Pour tous ceux qui ont voulu l’assimilation, qui se sont battus pour elle, qui l’ont porté jusqu’aux travées de l’assemblée nationale française à travers Aimé CESAIRE et Léopold BISSOL, la loi du 19 mars 1946 n’a pas d’autre signification : en finir avec le diktat de l’Usine, le joug de l’Usine, les intérêts de l’Usine et la « pwofitasion » de l’Usine ! Ce que veulent les partisans de l’article 74, c’est livrer notre pays à de nouveaux maitres, qu’ils soient locaux ou qu’ils représentent le capitalisme mondialisé, en tout point identiques aux hobereaux qui l’asservissaient du temps de la colonie

Objectif n°2 : Il s’agit ensuite de liquider l’héritage des Jules Monnerot, Joseph Del, Juvenal Linval, André Aliker, Léopold Bissol, Victor Lamon…etc dont les noms ornent les rues de Fort-de-France. Il s’agit de liquider l’esprit de lutte grâce auquel des générations de Martiniquais ont arraché des conquêtes sociales, le respect et la dignité dus aux travailleurs ! N’est-ce pas tuer une seconde fois tous ceux qui, luttant pour l’Egalité des Droits » et pour l’amélioration du sort des plus humbles ont perdu la vie du fait de la répression coloniale, depuis la Fusillade du François en février 1900 (10 morts) à Chalvet en 1974 (2 morts) en passant par celle de Bassignac en février 1923 (2 morts), celle des Frères Jacques au Carbet….. A qui peut profiter un tel forfait sinon à ceux qui rêvent d’un pays ou règnera leur loi, celle du plus fort ?

Objectif n°3 : Il s’agit enfin de régler son compte au plus prestigieux des fils de notre pays, Aimé Césaire, rapporteur de la loi du 19 mars 1946, un règlement de compte d’autant plus vil qu’il est effectué à titre posthume et non du vivant du grand homme ! NOUS NE LES LAISSERONS PAS FAIRE et comme disait la Pasionaria Dolores Ibarruri : NO PASARAN (Ils ne passeront pas !)

Objectif n°4 : Il s’agit aussi de permettre à une nouvelle classe sociale, une petite bourgeoisie à la tête de laquelle se retrouvent le plus souvent des fonctionnaires retraités ayant toute leur vie durant tété les 40% mais dont ils sont privés aujourd’hui, d’affirmer son existence, d’accroitre ses prérogatives, de multiplier les faveurs et les honneurs qu’ils s’accordent déjà généreusement (voyages en 1ère classe, véhicules de fonction, carte d’essence, cocktails et petits fours) et d’assouvir son gout du pouvoir pour le pouvoir.

Il faut donc remercier Raphael Confiant d’avoir dit tout haut ce que les stratèges du 74 cachent au peuple martiniquais, que leur objectif c’est de revenir au beau temps de la colonie.
» Car il ne faut pas se tromper, ce que veulent les partisans du 74, ce n’est pas l’amélioration du sort des Martiniquais, c’est leur régression dans un régime forcément autoritaire.
» Ce que veulent les partisans du 74, ce n’est pas l’ouverture sur le monde à qui nous offririons ce que nous sommes, notre identité, notre culture et nos valeurs, c’est l’enfermement, le repli sur soi.
» Ce que veulent les partisans du 74, ce n’est pas l’épanouissement de tous, leur accès à la culture, à l’éducation, au sport, c’est le développement du clientélisme, du népotisme et l’asservissement à des clans auxquels il faut prêter allégeance !

Les Martiniquais répondront « NON » à ceux qui veulent rétablir le régime de l’arbitraire contre lequel André ALIKER s’est dressé.

Les Martiniquais répondront « NON » à ceux qui veulent nous faire régresser au temps « des 16 Basse Pointe » !

Les Martiniquais répondront « NON » à ceux qui veulent jouer les intérêts du plus grand nombre sur la table de jeu de leurs avantages personnels !

Karl PAOLO
REPONDRE
Shaka Zulu
13 / 2 / 2012
Malhonnêteté poussée à l'extrême
Non le manglous! En 1946, juridiquement parlant, la Guadeloupe aurait du passer du statut de colonie à celui de territoire d'outre-mer (TOM) à l'instar de la Polynésie ou de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie par exemple!

Le manglous, je suis allé moi aussi sur le site de Claude Lise et j'ai lu le billet de m.Raphaël Confiant. Et à aucun moment Raphaël Confiant ne fustige le choix de l'article 74. Ce qui serait le comble pour le patriote qui a toujours opté pou ce choix. Ce que Raphaël Confiant fustige ce sont les MALHONNETES qui veulent faire l'amalgame avec ce qui s'est passé en 1946. En effet cette année-la, on a transformé les colonies en un statut jurique de département d'outre-mer sans consulter les peuples. Par contre comme Raphaël Confiant l'explique parfaitement, en 2010, les patriotes n'ont pas concocté un statut d'autonomie sur le dos de leur peuple. Donc rien à voir avec 1946!
Donc je me dis que le manglous a pris un post d'un dénommé karl polo qui a pris un morceau des écrits de Confiant et ajouter à la suite ses propres écrits en faisant croire aux lecteurs que toutes ces déclarations seraient de Raphaël Confiant.
En final de compte, j'ai la confirmation d'une chose. Non seulement sur ce forum, nous avons à faire à des réacs mais en plus ils versent de plus en plus dans le montage, dans la MALHONNETETE!

Vous ne me croyez pas? Alors jetez un oeil sur le texte de Raphaël Confiant (rfdm.e-monsite.com/pages/chroniques/a-lire-de-raphael-confiant.html) datant d'octobre 2009.

manglous-la, ou pé ké kouyonné pon moun!
REPONDRE
ArYbLaK97.1
11 / 2 / 2012
c'est héréditaire chez le souchien...la falsification !
De A à Z, les colombs ont fait croire au nègres, en les faisant avaler des couleuvres.

-Déjà le code de l’indigénat qui déterminait plusieurs catégories de Français (français français et français moins français).
Et Mr Jules Ferry, le père de l’école publique, laïque et obligatoire n’a-t-il pas déclaré devant les députés le 28 juillet 1885 : « les races supérieures ont un droit sur les races inférieures.
-Rappelons-nous de cette citation du général Charles de Gaulle, père de la nation, du 05 mars 1959 :
C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle.
Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne.
- Rappelons-nous de cette phrase du général De Gaulle à l'attention de Mr jacques Foccart (monsieur Afrique) en novembre 68 :
cela suffit comme cela avec vos nègres...il y a des nègres tous les jours à l'Elysée. Vous me les faites recevoir. Vous me les faites inviter à déjeuner...mais cela fait très mauvais à l'extérieur.
-Mr nicolas Sarkosy lui-même dans son discours de Dakar en 2007, "le peuple Africain n'est pas rentré dans l'histoire".
Aujourd'hui, c'est de la rigole d'entendre Mr Guéant dire que "les civilisations ne se valent pas", car, les membres des organisations patriotiques ont déjà dépi nanni nannan calculé la civilisation caucasienne. L'ancien ministre d' intérieur Mr Hortefeux a aussi placé une bonne avant de céder sa place, "quand il y a un ça va...

ON JOU NOU KE KONPWANN...mé nou vlé pa sav ahak, sa pa menm biten !...ary x
REPONDRE
Shaka Zulu
13 / 2 / 2012
Sé mésyé ka manti!
Kanmarad, ki jan nou pé konpwann nou pé kontinyé bokanté pawòl maké èvè moun ka manti kon sa?

SHAKA (Gwakafwika)
------------------
Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
REPONDRE
Shaka Zulu
13 / 2 / 2012
Mèsi é pil fòs!
En tout cas merci aux patriotes de l'"AFPAC" d'avoir donné le maximum d'infos aux guadeloupéens hier en simultané sur Radyo Gayak et sur Radyo Tanbou Banbou. Nous attendons la création du site!

Mèsi é pil fòs!

SHAKA (Gwakafwika)
-----------------
Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
REPONDRE
Shaka Zulu
13 / 2 / 2012
Souveraineté partagée en Kanaky-Nouvelle-Calédonie (sauf en cas d'indépendance bien sûr)
Voici qui devrait intéresser les CCNautes qui ne le savent pas encore.

Compétences de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie (issue des transferts de compétences au 1 er janvier 2000 qui s'ajoutent aux compétences déjà existantes).
- L'enseignement primaire et secondaire
- Commerce extérieur et douanes
- Principes directeurs du travail
- Réglementation minière
- Domaine maritime
- Réglementation minière
- Police et sécurité maritime intérieure
- Gestion d'établissements publics
. Office des postes et des télécommunications (OPT)
. Institut de formation des personnels administratifs (IFAP)
. Agence de développement rural et d'aménagement foncier (ADRAF)
. Agence de développement de la culture kanak (ADCK)
. Centre de documentation pédagogique (CDP)

Transferts de compétences prévus :
- Police et sécurité aérienne intérieure (janvier 2013)
- Droit civil, commercial et état civil (en préparation)
- Sécurité civile (en préparation)
- L'organisation administrative locale (probable)
- L'enseignement supérieur (probable)
- La communication audiovisuelle (probable)

Source : loi organique du 19 mars 1999 relatives à la Nouvelle-Calédonie (Légifrance, archives).

SHAKA (Gwakafwika)
-----------------
Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
REPONDRE
Shaka Zulu
13 / 2 / 2012
Construire ce pays comme il se doit
La Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Voilà un pays qui bénéficie déjà d'une large autonomie et qui va encore voir son autonomie s'élargir encore avec d'autres transferts de compétences. Pour l'instant en Guadeloupe nous sommes à des années-lumières de ce pays. Rendez-vous compte que ce pays a désormais l'enseignement éducatif du premier et du second degré (et peut-être même l'enseignement supérieur). Certains professeurs qui se plaignent de ne pas avoir une école adaptée à la réalité guadeloupéenne devraient regarder ce qui se passe dans ce pays. La revendication sociale oui mais pas dans ce système franco-français. 2009 nous a révélé que ce dit système est arrivé en bout de course. Il est temps de construire ce pays comme il se doit!

SHAKA (Gwakafwika)
----------------
Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
REPONDRE
ArYbLaK97.1
14 / 2 / 2012
Emisyon-la té fò fò fò dimanch mésyé !!!
Pa fann kanmarad nou ki ka fouyé pou touvé la enfowmasyon yé, nou pé démonté sé réak-lasa kon nou vlé.
E menmsi yenn adan nou té rivé pwouvé falsifikasyon a yo( jénéralman misyé manglous-la)i ké toujou di a pa vré. Alò kè i ni prèv-la "noir si blanc". Misyé pa kouyonnad...kra kra kra
SONJE
1952 : 14 Février dans la commune du Moule, est organisée une grève par les ouvriers de l'usine Gardel pour une hausse de leurs salaires.
Les CRS tirent sur la foule désarmée. 4 Guadeloupéens sont tués : Constance Dulac, Capitulin Justinien, François Serdot et Édouard Dernon. 14 autres Guadeloupéens sont blessés. Certaines victimes n'avaient pas de liens avec les manifestants.Des barrages avaient été érigés par les grévistes sur le piquet de grève. Les forces de maintien de l'ordre française sur place reçurent l'ordre de tirer sur la foule, le bilan est de 4 morts et 14 blessés. Ces événements sont connus à la Guadeloupe sous le nom de massacre de la Saint-Valentin - Le mouvement a commencé en novembre 1951 dans le nord Grande-Terre. Les revendications concernent alors la rémunération de la journée de travail et l’allègement des tâches sur les champs des békés. Les grévistes demandent leurs salaires soient similaires à ceux des Français. Ils évoquent la loi du 16 mars 1946 qui faisait des colonies des Antilles des départements Français. Puis les revendications s'étendent à une augmentation du prix de la tonne de la canne à sucre.Au début de l'année 1952, les grévistes reçoivent le soutien des fonctionnaires qui réclament la revalorisation de leurs salaires. Un appel à la grève générale est lancée sur l'ensemble de la Guadeloupe. L'ensemble des sites de production de la canne sont touchés : Petit-Bourg, Capesterre, Comté, Beauport, Bonne Mère...ary x patriyòt gwadloup.
REPONDRE
Agostino
23 / 2 / 2012
Pour une large autonomie de la Guadeloupe
Je souscris, j’adhère, je soutiens l’idée, le projet d’une large autonomie d’autonomie de la Guadeloupe. Statut de large autonomie qui peut très bien s'intégrer dans l'article 74 de la Constitution, car celui-ci permet d'avoir un statut à la carte, de définir le degré d’autonomie que nous souhaitons pour notre pays. L'essentiel n’est-il pas de sortir du territoire douanier européen et de doter le pays de nouvelles compétences permettant le développement ?

Dans les « Extraits du "Rapport d'orientation des « Assises » et de l’ « Appel au Peuple Guadeloupéen » que CCN publie, il y a deux aspects qui retiennent particulièrement mon attention, appellent des éclairages, soulèvent des interrogations qui peuvent nourrir le débat, la réflexion. Le premier des ces aspects est le suivant :

« Pour rendre effectif l’exercice de ce droit à l’auto-détermination du peuple guadeloupéen, la démarche suivante est proposée :
Une action politique de masse pour imposer de rayer le nom de la Guadeloupe de la liste des pays cités dans l’article 72.3 de la Constitution, comme “population” dans le peuple français. »

« ARTICLE 72-3.
La République reconnaît, au sein du peuple français, les populations d'outre-mer, dans un idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité.
La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, les îles Wallis et Futuna et la Polynésie française sont régis par l'article 73 pour les départements et les régions d'outre-mer, et pour les collectivités territoriales créées en application du dernier alinéa de l'article 73, et par l'article 74 pour les autres collectivités.
Le statut de la Nouvelle-Calédonie est régi par le titre XIII.
La loi détermine le régime législatif et l'organisation particulière des Terres australes et antarctiques françaises et de Clipperton. »

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur.5074.html#titre12

Il est vrai que le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, nous désignait, nous incluait comme peuples dans les articles suivants:

« La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en
commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus. »

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/les-constitutions-de-la-france/constitution-de-1946-ive-republique.5109.html

Entre temps la Constitution a été modifiée et il me semble donc, que cette proposition des Assises risque d'être confrontée à deux difficultés majeures : d'une part, celle de mobiliser nos compatriotes sur la base de ce motif. Une « action politique de masse » pourra-t-elle obtenir du Gouvernement français d’effacer d'un trait de plume, le nom de notre pays dans la Constitution ? Est-ce que nous allons jeter nos forces dans cette bataille-là? Pendant combien de temps allons-nous nous mobiliser pour parvenir à cette objectif? Si le Gouvernement nous oppose une fin de non-recevoir qu'est-ce nous aurons gagné en définitive? Avons-nous besoin de la reconnaissance de la France en tant que peuple pour avoir conscience de cette réalité qui saute aux yeux de tous? Est-ce un préalable, un prérequis à la démarche qui consiste à proposer un statut d'autonomie pour la Guadeloupe? D’autre part, l’autre difficulté, me semble t-il est liée au fait qu'au regard de la Constitution française cette perspective est improbable, compliquée. Je m'explique, si l'article 72.3 nous cite comme "population" "au sein de la République" l’Etat français lui, a un modus operandi pour modifier sa Constitution. L’article 89 de la Constitution stipule que "L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement. Pensez-vous que les parlementaires de la Guadeloupe déposeront sur le bureau de l’Assemblée Nationale une proposition de loi afin de « rayer le nom de la Guadeloupe de l’article 72.3 de cette Constitution » ? Est-ce qu’une « action politique de masse pour imposer de rayer le nom de la Guadeloupe de la liste des pays cités dans l’article 71.3 de la Constitution, comme « population » dans le peuple français » a elle seule aura le pouvoir de châtrer un mot, une ligne, un paragraphe de ladite Constitution ? En quoi cette démarche serait-elle susceptible de nous permettre d’apporter des solutions fiables, pérennes aux problèmes qui se posent à la nation guadeloupéenne ? Qu’est-ce que cela changerait pour la Guadeloupe sur le plan économique, social, politique...? Avons-nous besoin de requérir, de demander au gouvernement français de changer une virgule, une ligne, une nomination dans la Constitution pour changer quoique ce soit dans notre pays ? Est-ce que la priorité se situe dans cette démarche ? Pour que la Constitution française soit modifiée, révisée voici la procédure :

« Titre XVI - DE LA RÉVISION
ARTICLE 89.
L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement.
Le projet ou la proposition de révision doit être examiné dans les conditions de délai fixées au troisième alinéa de l'article 42 et voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum.
Toutefois, le projet de révision n'est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n'est approuvé que s'il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du Congrès est celui de l'Assemblée nationale.
Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire.
La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l'objet d'une révision. »

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur.5074.html#titre16

Il est vrai que dans la Résolution 66 du 14 décembre 1946 il est écrit noir sur blanc qu’en application de la Charte 73 des Nations Unies ceci :

« 66 (1). Transmission des renseignements visés à l’article 73e de la Charte
L’Assemblée générale a approuvé, le 9 février 1946, une résolution relative aux populations non autonomes. Par cette résolution le Secrétaire général avait été invité à inclure, dans son rapport annuel sur l’activité de l’Organisation, une déclaration résumant les renseignements qui lui auraient été transmis par les Membres des Nations Unies en application de l’Article 73e de la Charte et relatifs aux conditions économiques, sociales e de l’instruction dans les territoires dont ils sont responsables, autres que ceux auxquels s’appliquent les chapitres XII et XII.

L’Assemblée générale note que des renseignements ont été transmis par les Gouvernements de l’Australie, sur la situation de la Papouasie ; de la France, sur la situation de l’Afrique-Occidentale Française, de l’Afrique-Equatoriale Française, la Côte Française des Somalis, Madagascar et dépendances, les Etablissements Français de l’Océanie, l’Indochine, les Etablissements Français de l’Inde, la Nouvelle-Calédonie et dépendances, Saint-Pierre et Miquelon, le Maroc, la Tunisie, les Nouvelles-Hébrides sous condominium franco-britannique, la Martinique, la Guadeloupe et dépendances, la Guyane française et la Réunion (sans préjuger le statut futur de ces territoires) ; […] »

http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/66(I)&Lang=F

http://www.un.org/french/documents/ga/res/1/fres1.shtml

http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/9(I)&Lang=F

Le 19 mars 1946, comme chacun le sait, la Guadeloupe était érigée en « département ». Colonie départementalisée comme dirait Serva.

Le deuxième aspect est celui-ci :

- « Notre démarche et notre revendication politique ont pour fondement le droit à l’autodétermination des peuples, conformément à la charte des Nations Unies qui reconnait à tous les peuples le droit de décider eux-mêmes du système de leur choix. »

Que nous dit la Charte des Nations Unies à l’article 1, au paragraphe 2 du chapitre I : buts et principes :

« 2. Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde; »

La notion d‘autodétermination est apparue dans la « Résolution 1514 (XV) de l'Assemblée générale en date du 14 décembre 1960 » citée dans la « Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux »

L’assemblée générale déclarait notamment que : « 2. Tous les peuples ont le droit de libre détermination; en vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel. »

http://www.un.org/fr/decolonization/declaration.shtml

Un récent rapport sur les Droits des peuples à l’autodétermination rappelle dans sa conclusion que ce droit est inscrit dans l’article premier du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la même disposition du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels affirment le droit de tous les peuples de disposer d’eux-mêmes.

http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/65/286&referer=http://www.un.org/Docs/journal/Fr/latestf.pdf&Lang=F

« Article premier

1. Tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.

2. Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l'intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance.

3. Les Etats parties au présent Pacte, y compris ceux qui ont la responsabilité d'administrer des territoires non autonomes et des territoires sous tutelle, sont tenus de faciliter la réalisation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et de respecter ce droit, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies. »

http://www2.ohchr.org/french/law/ccpr.htm

Dans un reportage sur Guadeloupe 1ere du 8 février 2012, Félix Flémin déclarait d’une part, la nécessité de "domicilier en Guadeloupe un véritable pouvoir politique guadeloupéen, dans des relations nouvelles avec la France, avec l'Union européenne et dans des relations nous permettant de nous ouvrir sur notre environnement … » (caribéen)... et d'autre part, Alain Plaisir arguait que « Nous considérons qu'on ne peut être dans le droit commun. Donc, ce sont des obstacles au notre développement. Et pour faire sauter les obstacles, il faut changer de statut. Et nous, c’est ce que nous voulons, alors que M. Lurel et Gillot, ils veulent simplement un aménagement administratif dans le cadre du droit commun. »

http://info.francetelevisions.fr/video-info/player_html/index-fr.php?id-video=rhozet_guadeloupe_20120208_141_09022012102136_LA1ERE&autresvideos=categorie&idcategorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_OUTREMER_ET_AFRIQUE_GUADELOUPE&page=3&context=video

Il y a un autre écueil et non des moindres qui pourrait se dresser devant la démarche, c’est à mon avis, le fait que la Guadeloupe ne fait pas partie des territoires non autonomes à décoloniser. Avons-nous des élus prêts à entreprendre une démarche d’inscription de la Guadeloupe sur la lise des territoires non autonomes à décoloniser ? Y a-t-il une pétition qui circule en Guadeloupe dans ce sens ?

« Le Comité se réunit chaque année pour revoir et mettre à jour la liste des Territoires concernés par la Déclaration. Il écoute des représentants élus et nommés des territoires ainsi que des pétitionnaires, dépêche des missions dans les territoires et organise des séminaires sur la situation de leur système politique, social, économique et éducatif. Le Comité formule également chaque année des recommandations relatives à la diffusion d'informations en vue de mobiliser l'opinion publique en faveur du processus de décolonisation et il célèbre la Semaine de solidarité avec les peuples des territoires non autonomes. »

http://www.un.org/fr/decolonization/specialcommittee.shtml

La définition des notions d’autodétermination, la citation des textes de référence sont nécessaires pour savoir de quoi on parle et ce qu’ils impliquent. La question qui se pose est de savoir comment fonder une revendication et une démarche politique sur la Charte des Nations Unies alors que la finalité du processus est « la conquête d’un Statut de large Autonomie domiciliant le pouvoir politique guadeloupéen.» Comment la Charte des Nations Unies s’articule t-il avec le projet d’autonomie de la Guadeloupe ? L’article 74 de la Constitution française permet d’accéder à l’autonomie, de nous affranchir du droit communautaire, de prendre des mesures en matière d’accès à l’emploi, de maîtrise du foncier…

« Article 74
Modifié par Loi constitutionnelle n°2003-276 du 28 mars 2003 - art. 10
Les collectivités d'outre-mer régies par le présent article ont un statut qui tient compte des intérêts propres de chacune d'elles au sein de la République.
Ce statut est défini par une loi organique, adoptée après avis de l'assemblée délibérante, qui fixe :
-les conditions dans lesquelles les lois et règlements y sont applicables ;
-les compétences de cette collectivité ; sous réserve de celles déjà exercées par elle, le transfert de compétences de l'Etat ne peut porter sur les matières énumérées au quatrième alinéa de l'article 73, précisées et complétées, le cas échéant, par la loi organique ;
-les règles d'organisation et de fonctionnement des institutions de la collectivité et le régime électoral de son assemblée délibérante ;
-les conditions dans lesquelles ses institutions sont consultées sur les projets et propositions de loi et les projets d'ordonnance ou de décret comportant des dispositions particulières à la collectivité, ainsi que sur la ratification ou l'approbation d'engagements internationaux conclus dans les matières relevant de sa compétence.
La loi organique peut également déterminer, pour celles de ces collectivités qui sont dotées de l'autonomie, les conditions dans lesquelles :
-le Conseil d'Etat exerce un contrôle juridictionnel spécifique sur certaines catégories d'actes de l'assemblée délibérante intervenant au titre des compétences qu'elle exerce dans le domaine de la loi ;
-l'assemblée délibérante peut modifier une loi promulguée postérieurement à l'entrée en vigueur du statut de la collectivité, lorsque le Conseil constitutionnel, saisi notamment par les autorités de la collectivité, a constaté que la loi était intervenue dans le domaine de compétence de cette collectivité ;
-des mesures justifiées par les nécessités locales peuvent être prises par la collectivité en faveur de sa population, en matière d'accès à l'emploi, de droit d'établissement pour l'exercice d'une activité professionnelle ou de protection du patrimoine foncier ;
-la collectivité peut participer, sous le contrôle de l'Etat, à l'exercice des compétences qu'il conserve, dans le respect des garanties accordées sur l'ensemble du territoire national pour l'exercice des libertés publiques.
Les autres modalités de l'organisation particulière des collectivités relevant du présent article sont définies et modifiées par la loi après consultation de leur assemblée délibérante. »

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?cidTexte=JORFTEXT000000571356&idArticle=LEGIARTI000006527584&dateTexte=&categorieLien=cid

Ce sont ces questionnements, ces éléments que j’ai envie de soumettre au débat.
REPONDRE
Shaka Zulu
27 / 2 / 2012
Pour vous rafraîchir la mémoire, branchez-vous sur le site "You Tube" et dans l'intitulé "Guadeloupe Autonomie Indépendance". Le 21 février 2009 deux "droitistes" jacques marseille et jacques julliard parlent de la Guadeloupe dans des termes à la limite du mépris. Mais après tout, nous l'avons bien cherché avec cette classe politique bidon que nous avons là.

Pourquoi ne pas opter pour AFPAG? Qui veut dire Alliance des Forces Patriotiques pour une Autorité Guadeloupéenne.
REPONDRE
manglous
27 / 2 / 2012
Mieux que you tube et europe 1 , les enseignements du dernier sondage de qualistat

A un peu moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, l’intérêt pour le scrutin reste marqué même si un repli est observé par rapport à janvier 2007: 71% des guadeloupéens se sentent concernés par cette élection contre 77% en janvier 2007.


Sans surprise, les guadeloupéens inscrits sur les listes électorales affichent un intérêt plus important, soit 74% contre 35% pour les non inscrits. Ces inscrits, amenés à voter, sont plus attentifs aux propositions et débats d’idées des candidats qui rythment les campagnes présidentielles.

A ce sujet, les guadeloupéens sont globalement peu nombreux à estimer que les candidats en lice prennent en compte leurs préoccupations. Toutefois, ce sentiment diffère sensiblement suivant l’intérêt porté à l’élection présidentielle et l’âge des guadeloupéens sondés. Ainsi, plus de la moitié des personnes qui se sentent concernés par le scrutin présidentiel et deux tiers des jeunes de moins de 20 ans ont l’impression que leurs préoccupations sont prises en compte contre une personne sur quatre non concernée par ce scrutin et deux jeunes sur cinq âgés de 20 à 39 ans.

Les intentions de participation sont très largement optimistes, puisque près de 9 Guadeloupéens sur 10 indiquent envisager d’aller voter. Si en 2007 la candidate du parti socialiste et le chef de l’Etat étaient au coude à coude, la tendance est nettement différente en 2012, à l’instar de la tendance observée dans l’Hexagone.
Avec 51% des intentions de vote exprimées, François Hollande devance de loin le chef de l’Etat. Il est vrai que ce candidat dispose en Guadeloupe d’un relais de taille, puisqu’il s’agit de l’actuel président de Région Guadeloupe est également responsable du pôle Outre-Mer dans l’équipe de campagne de François Hollande
Nicolas Sarkozy voit s’effondrer ses intentions de vote par rapport à celles mesurées en janvier 2007 (23% contre 44% en janvier 2007), tandis que Front National gagne du terrain pendant la même période passant de 2% à 7% et figure en 3ème position juste devant François Bayrou qui recueille 6% des intentions de vote exprimées.
Notons toutefois que 25% des inscrits, certains d’aller voter, ne se sont pas prononcés sur le choix d’un candidat déclaré, laissant ainsi place à d’éventuels changements.
REPONDRE
Shaka Zulu
27 / 2 / 2012
Quel est le rapport avec le projet de l'AFPAC? Que les guadeloupéens aillent courir voter (en masse?) pour sarko, hollande ou un autre, la France a déjà depuis belle lurette envisager d'accélérer le processus "d'AUTONOMISATION" des colonies départementalisées. 50 ans après l'Afrique, c'est notre tour!
REPONDRE
Connectez-vous pour commenter !
ARTICLES POPULAIRES (20 Derniers jours)
Edito | 3/5/2012 | Danik I. Zandwonis

Edito | 16/5/2012 | Danik I. Zandwonis

Politique | 30/4/2012 | André Lucrèce

Edito | 8/5/2012 | Danik I. Zandwonis


© CARIB 4 MEDIAS - Tous droits réservés - ©CARIB CREOLE NEWS, Toute l'actualité de la Guadeloupe et des nations créoles