
Gwadloupeyen, dèpi twa lanné LKP ka bityé pou nou, ansanm-ansanm, konstwui "Péyi Gwadloup"... !!! Adan on gran lavalas a fòs, balan, konsyans, lanmou é solidarité annou kontinyé konsolidé linifikasyon èvè fyèté é détewminasyon.
2012 : nou désidé, nou péké fè dèyè !
En 2011, nous avons beaucoup réfléchi, analysé et compris les raisons profondes du refus affichées par les institutions, l’Etat, la Région et le Département de ne pas lévé nou di gad, dè pa respèkté ayen yo sinnyé, dè méprizé travayè é pèp Gwadloup.
LKP a grandi, s’est fortifié. Ces trois années de liyannaj d’expériences, de parcours de révolte, d’organisation collective, de réappropriation de notre culture, de nos mès é labitid, de nou menm, nous ont permis de conforter, d’enrichir et de consolider notre conviction qu’il ne faut surtout pas bésé tèt ni konté si pyé a lézot pou maché.
Wi, sa sèten,
LKP est un puissant mouvement de masse anti - colonialiste et anti - capitaliste, de nature politique, social, économique, culturel et spirituel. Ses objectifs sont clairs : détruire les rapports de domination coloniale et capitaliste et construire une autre Guadeloupe plus juste, plus équitable.
Il s’agit pour nou, de poursuivre et de gagner le combat kont démounaj a fanm é nonm Gwadloup , entrepris depuis des siècles pour faire de nou des êtres sans terres, sans culture, sans âme, sans histoire, sans héros ; des êtres sans vie.
C’est là, toute notre histoire, l’histoire de la colonisation, de la traite négrière, des déportations, des humiliations, des massacres, au nom de la sacro-sainte mission civilisatrice de la "métropole mère de patrie" davwa nou pa moun, menée au profit des capitalistes et de la culture occidentale.
Mais, c’est surtout l’histoire de nos luttes, de nos révoltes, de nos résistances pour conquérir la liberté, notre liberté, ce droit inaliénable.
Jòdila ! Nul ne peut douter de la pertinence de notre combat !
Jòdila ! Du monde entier, les peuples nous interrogent ! J
òdila ! Du monde entier, les peuples nous admirent !
On ne peut être petit et éclairer les luttes pour l’avenir des peuples !
Ka pou nou fè ansanm ?
D’abord nous conforter nous-mêmes, nous convaincre que nous sommes des femmes et des hommes, kon tout moun si latè, dignes de nous battre et de vaincre.

Ni tanpisouplé, ni réformer, ni amender, ni même négocier pou rété doubout. Mais nous mettre debout, tout simplement kon fanm é nonm vèwtikal.
Revendiquer cette posture, propager et diffuser l’idée d’une confrontation décisive avec le système colonial et capitaliste, telle est notre tâche du moment, jòdila é dèmen.
Ki jan nou ké rivé a bout ?
Nous sommes de plus en plus nombreux à pratiquer, à dire et surtout à construire notre Gwadloup. De nombreuses initiatives et expériences individuelles et collectives, d’artisans, de petits commerçants, de travailleurs, d’agriculteurs, de jeunes, de retraités..., tous les jours nous enseignent comment résister, et mieux encore, nous enseignent comment créer, afin de nous rendre quotidiennement capables de relever le défi de notre existence humaine.
Nou se moun !
Qui mieux que nous connaît les richesses de la Gwadloup ?
Epi liyannaj a travayè é pèp doubout, épi bokantaj, épi rézo annou, an konsyans, an konfyans, dans un véritable processus de construction collective à visée révolutionnaire, nos actes d’authenticité ne pourront plus être ni banalisés ni classés au rang d’actions folkloriques. Epi solidarité, épi lespwi a responsabilité, pétrie d’audace, l’autorité politique devant nous garantir la pleine souveraineté continuera à éclore pour mieux s’épanouir.
Sékonsa, an 2012 èvè lespwi LKP, adan balan LKP, an mouvman, an konsyans, ansanm ansanm, travayè é pèp Gwadloup, il nous faut :
- Fédérer toutes nos richesses créatrices, capables de nous ouvrir la voie de la souveraineté ;
- Convertir toutes nos envies de construction individuelle ou collective en un vaste mouvement, adan on gran konvwa pou konstwi Gwadloup !
Travailleurs, peuple de Guadeloupe : rebellons-nous ! Refusons cette vie qui nous est faite. Refusons de sacrifier nos enfants pour l’enrichissement dè onti pilo pwofitan.
Luttons pour :
- L’unification des Travailleurs, des organisations et du Peuple de Guadeloupe ;
Le développement économique, social et culturel de la Guadeloupe ; L’arrêt de la pwofitasyon sur les prix des marchandises, de l’eau et des carburants.
- Refusons la remise en cause de nos acquis sociaux ! Refusons le démantèlement des statuts et conventions collectives !
Exigeons des salaires décents et l’application de toutes les dispositions de l’accord Bino !
Exigeons le maintien en service des hôpitaux de Marie-Galante, de Capesterre Belle-Eau et du CHU... !
Exigeons des services publics de qualité et un service public de transport performant !
Exigeons un véritable service public d’approvisionnement et de distribution de carburants !
Exigeons la sauvegarde des terres agricoles, le développement de notre production et combattons le projet de port en eaux profondes !
Exigeons un véritable service public de production et de distribution de l’eau et un prix unique !
Refusons la destruction de notre environnement et rejetons le projet du téléphérique !
Défendons notre culture et construisons l’école de la réussite ! Exigeons la priorité d’accès aux postes à responsabilité pour les cadres Guadeloupéens ! Exigeons un véritable plan d’urgence pour la formation et l’insertion des jeunes ! Développons la création littéraire et artistique ;
Encourageons et valorisons nos créateurs, nos artisans et producteurs ;
Adan on gran konvwa pou konstwi Gwadloup ansanm annou konstwi Gwadloup !!!
LKP, lapwent, 20 Janvyé 2012
Publié par le LKP le samedi 21 janvier 2012
Le véyatif Mèt a mannyòk Elie D. a bien projeter de déchouké la pwofitasyon après le mouvement de 2009. C'est effectivement à partir de ces évènements qu'a été prise une certaine
conscience culturelle. On s'en doutait, sans fausse joie aucune, qu'après 44 jou nou péké mété"blan dèwò" ! c'est surtout avec beaucoup de fierté, comme un seul homme, le peuple à mis en avant son identité. LKP à déjà pris quelques initiatives à l'égard de son peuple. Nou serions obligés de consoler bien évidemment sans fausse modestie, les réactionnaires (partisans du statu quo) qui ont enterré prématurément le collectif social...ary x
FE NOU NI PASYANS
sa ké mèt tan
on pakèt tan
fè nou pran kouraj a dé men
kenbé fò é rézisté jantiman
konba-la kay long kanmarad
fè nou pran fòs é kouraj mésyézédam
konba dèyè pòkò mannyé
sé ansanm-ansanm nou ké ay bout
frè é sè a péyi gwadloup
sa ké mèt tan i fo
nou angajé annou rété sanblé
si'y ni konba ké ni viktwa
gwadloup péyi LKP ti ni lèspwa
sòti anba pwofitasyon-lasa
dépi nanni nannan yo ka pwofité
ès apré 44 jou nou pé kalbanné sistèm-la ?
fè nou rété véyatif si sa nou ja gannyé
davwa lé pwofitan pa ka dòmi !
patriyòt pé ké pozé jounou
pou ahak pa kon yo vlé
militan pé ké fè déyè
pou ayen pa kon avan !!!
ARY X
Les bouillonnements tous azimuts auquel nous assistons et/ou participons activement en Guadeloupe en ce moment, disent tous, à l'instar des rayons du soleil qui éclosent sur la mer Caraïbe que quelque chose de spécial, de grandiose qui fait frémir de joie est en train de naître... Plus qu'une prise de conscience, c'est pour tous ces élans, ces organisations, la manifestation du désir vif d’aller bien au-delà de la formulation de revendications, de la pratique de la mobilisation pas toujours au rendez-vous, la volonté ardente et en mouvement de chercher et de trouver la boîte à outils dont nous avons besoin pour réparer, refaire, construire, édifier, de tracer la feuille de route qui nous engage dans la voie royale qui mène à la responsabilité. Car, au fond, bon nombre d'entre nous savons depuis longtemps que pour tous les constats, inventaires, états des lieux, diagnostics, analyses réalisés, compilés depuis tant d'années, s’ils ne trouvent pas enfin une traduction politique, demeureront comme ces rapports qui virent au sépia dans les tiroirs ou ces expertises de gran grèk qui se perdent comme une voix dans le lointain.
C'est bien de cela qu'il s'agit en définitive: l'accession, l'exercice du pouvoir politique, la capacité à prendre des décisions qui soient en mesure de renverser la vapeur (cf. la balance commerciale, la dépendance économique du pays), créer les conditions pour que s’épanouissent les activités économiques créatrices d'emplois et je pourrais égrener la liste exhaustive des domaines où ce sont des décisions politiques fortes, la détermination d’orientation ferme, probante, la fixation d’objectifs à atteindre qui peuvent changer les choses. Il ne s'agit de pas de mots en l'air, de rabâchage, mais de rappeler l’enjeu, de réfléchir, de nommer les causes et les effets des maux qui nous préoccupent, de s’atteler, infatigable, courageux à y remédier, à trouver des solutions.
Le LKP qui fit irruption sur la scène publique a eu le mérite de se saisir d'un panorama de questions, et montre que quand la société civile s’empare des problématiques elle joue pleinement son rôle. Mais en dépit des accords signés, des carences persistent, certaines dispositions pourtant actées demeurent sans suite, notre sort n’est guère mieux. Les indicateurs en attestent, ce que nous voyons, vivons en témoignent... Le mouvement de protestation et de proposition du LKP était un moment historique, un palier franchi, mais l'ébranlement d'un système, la dénonciation des rouages d’une mécanique bien rodée, celle de la pwofitasyon, ne suffisent pas à transformer de fond en comble la situation économique par exemple. Que le LKP parle aujourd’hui d’ « autorité politique » ou de « souveraineté » démontre à quel point la réponse politique aux nombreux sujets mis sur la table des négociations (qu’il s’agisse du foncier, de l’emploi des jeunes, du prix de l’eau … cf. le protocole du 4 mars 2009) est incontournable. De la rue à l’arène politique, voilà le cheminement, à mon sens.
La question est d’élaborer, de faire des propositions quant à la forme, de prendre le chemin du processus en toute démocratie qui mène au cadre politique le plus adéquat pour asseoir ce pouvoir politique. De mon point de vue, un dialogue s’instaura naturellement avec les Assises qui vont se tenir bientôt. C’est de l’archipel de la Guadeloupe dont il est question, c’est pour l’archipel de la Guadeloupe que nous sommes engagés. C’est l’archipel de la Guadeloupe qui fait palpiter nos cœurs. La stratégie des uns est peut-être différente de la démarche des autres et vice versa, mais la route des uns croisera certainement celle des autres et la jonction se fera à l’intersection d’un débat, d’une discussion. De la pointe de la Grande Vigie au phare de Vieux-Fort, en passant par la pointe Allègre, de la pointe des Châteaux via la Désirade à la plage de la Feuillère ou de la Baie des Saintes, les distances sont moins longues que la Route de la Soie. Débattons, proposons, investissons, investissons-nous, an nou palé pawôl an nou, an nou dékatyé. Sé kon sa nou ké dékostonbwé kabouya’la !
les promesses du LKP,
Les prix,
l'emploi,
un projet de changement qui n'est jamais venu
et pour finir, une sensation d'avoir été pris trop longtemps par les Syndicats pour un Couillon !
les guadeloupéens ont vus, analysé et compris !
La leçon prise dans la rue est bien rude... Tout comme la cigale nous avons chanté et défilé
et bien la crise et là comme dans la fable, et maintenant nous dansons pour boucler les fins de mois.
Les familles, les entreprises et même les collectivités... tout le monde voit les budgets dimunuer et les arbitrages sont à faire partout dans les dépenses.
klendenden pa zétoil !
Pour le reste on ne peut blâmer celui qui veut croire à sa vérité.
c'est respectable.
Ce que j'observe c'est que chacun prends son destin en main, que chacun ne compte que sur lui même pour avancer.
Chacun sait désormais que les miroirs aux allouettes de l'argent facile obtenu par la rue, ça n'existe pas car personne ne fait des chéques en blanc.
Chacun comprend que l'inflation (en partie générée par la hausse des salaires...) comme en 1936... ne conduit qu'a la destabilisation des prix eux mêmes... et donc détruisent de l'emploi et ménent finalement à la guerre - en 45.
Ce qui est important c'est la prise de sens civique, comme le montre l'étude donné par un institut de sondage aux élus pour leur congrés - cité sur le site UGTG du reste...
les Guadeloupéens dans leur immense majorité ne font pas confiance aux syndicats, aux politiques, aux employeurs.
il se font confiance.... à eux même, a leur travail et ils ne se laisseront plus berner.
partout, les signes d'une réconciliation identitaire entre communauté voient le jour et les gens s'unissent pour faire face à la crise : dans les quartiers, les associations, les entreprises qu'il faut parfois sauver in extrémis, quand c'est possible.
Alors les propos indépendantistes n'intéressent plus grand monde.
Il suffit pour cela que chacun compare sa situation avant le LKP et aujourd'hui pour savoir ce que cela à couté à chacun en salaire, en pouvoir d'achat et en emploi perdu pour les jeunes et les moins jeunes.
La souveraineté, ça veut dire quoi ?
j'ai des enfants à nourir et une éducation à leur donner et j'aimerais qu'ils fassent des études pour ne pas se faire manipuler par manque de connaissance de l'histoire.
l'éducation et l'instruction ont toujours été les meilleurs remparts contre la manipulation "bolivarienne" et "macoute".
Seul le libre arbitre des individus compte. et Personne n'a envie de se faire conscientiser par un nouveau lavage de cerveau médiatique comme en 2009 ou seule une pensée unique pouvait passer sur les ondes.
aujourd'hui l'information est plurielle, et chacun peut voir ou se trouve le chemin.
Contrairement à certains, qui voudraient "conscientisez" les faibles, je crois que le plus beau cadeau de la vie, c'est le libre arbitre.
que les avis soient libres, les individus, et je ne dis pas le peuple, que les individus choisissent librement.
et ce que j'observe depuis un trimestre c'est que tout les guadeloupéens dans leur plus grande majorité se tendent de nouveau la main pour avancer et reconstuire ce qui a été cassé;
Car il y a un point commun à tous.
Nous aimons la Guadeloupe et nous savons qu'elle ne peut se construire que dans la communauté de destin.
nous sommes au 21 éme siécle, l'avenir est à inventer et non à reproduire avec les idées du passé.
Justement le nezeauvent, si les guadeloupéens avaient justement et quotidiennement deux sons de cloches, ils auraient pu en leur âme et conscience peser le pour et le contre.
SHAKA (Gwakafwika)
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Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
Je me souviens même d'un temps où seul le LKP avait le droit de diffuser ses idées. On empêchait aux journaux de paraître, et aux médias locaux de travailler normalement. Les opposants du LKP n'avait pas droit de parler sous peine de menaces. Et là, je suis certain que Shaka n'a pas jugé utile de dénoncer cet état de fait.
Alors Shaka se plaignant du manque d'info plurielle, ça me fait sourire.
Je ne comprends pas ce besoin des indépendantistes guadeloupéens à vouloir couillonner le peuple en étant aussi malhonnête et hypocrite.
vous avez créé une web tv, il n'y a personne dessus.
Vous avez des pages facebook, personne n'y va
en fait c'est pas une machination contre vous comme tu sembles le soutenir, c'est simplement qu'a l'époque de l'internet, de la web vidéo qui ont fait tomber bien des murs de Berlin dans la magreb entre Alger et le caire et c'est pas fini, tu veux prétendre que vous ne pouvez être entendu.
j'ai pourtant tout comme kevin des souvenirs, des archives d'un raz de maré médiatique Rouge en 2009...
Le personne consomment ce qu'elle veulent consommer et si aujourd'hui, on ne vous lis plus ou pas. si les journalistes ne trouvent plus pertinents de vous faire des premières de couv france antilles ou des une RFO, et bien c'est juste la loi du genre...
Vos théses n'intéressent plus les auditeurs sur un plan large.
toutefois, toutes les rédactions et journalistes sont abonnés aux News CCN - la liste de diffusion de CCN est large dans ce monde et beaucoup d'entre eux viennent prendre ici l'air du temps...
et l'air du temps ce n'est plus vous.
Vous n'avez pas convaincu, vous n'avez pas donné de résultats probant pire même, la situation s'est considérablement dégradée.
la Folie Identitaire à fait long feu. La citoyenneté ce n'est pas detester son prochain pour ses idées ou sa couleur de peau.
la citoyenneté c'est :
travailler ensemble,
vivre ensemble,
débattre ensemble.
Je reconnais que c'est une vision trés différente de comportements que nous avons observé en 2009 ou quand un homme rentre dans une Salle tout le monde se tait.... un Messie humain ?
Hélas, ça n'existe pas et ce qui s'est passé en 2009 à bien démontré ce qui devait l'être.
Klendenden pa zétoil
Partant du principe que le peuple n'a jamais eu le choix, les patriotes proposent la reconnaissance de nous-même par la culture de notre histoire afin de mieux escalader les marches du présent. Il décidera en effet après cette étude de lutter ou de subir. Sachant que la conscience historique est de l’ordre de l’éveil, de la possibilité de choix de l’ordre même de la liberté. Notre jeunesse doit absolument s’armer de connaissance et être en mesure d’étudier son passé de manière minutieuse et objective en se réservant la priorité de son jugement et surtout en se passant de toute tutelle intellectuelle étrangère. La place des jeunes dans les mouvements sociaux contre le racisme, pour le droit à la formation et à l’emploi. Des illustrations de leurs atouts.
C'est de plus en plus clair que la politique décidée et menée par les dominants et par les assimilés nous conduit à une impasse très dangereuse. C’est pourquoi la jeunesse Guadeloupéenne doit se préparer à diriger elle-même son pays de façon libre, démocratique et solidaire, en partenariat avec l’Union européenne et les pays voisins. On ne se battra jamais assez pour montrer l’importance de penser et agir ensemble en Guadeloupéen pour le bien commun des Guadeloupéens. Dans cet esprit, faisons le maximun pour préparer notre jeunesse a prendre son pays en main.
Il est très important d’enseigner le créole à l’école pour penser en créole .
Nous exigeons que cesse l'exploitation des travailleurs et des peuples des colonies de la communauté noire par les Békés descendants esclavagistes...ary x
http://www.tidiane.net/diaspora/diaspora-histoire.htm
Pour ma part, il est absurde de vouloir ramener ce peuple à sa condition d'esclave. Il ne veut ni plus de liberté, ni plus de droit. Il veut du travail et de l'argent.
Le discours nationalistes qui veut opposer les dominants aux dominés, les colonisateurs aux colonisés ne fait pas recette. Sur RCI ce matin, on rappelait qu'un quart des domiens vivaient en France hexagonale. 8000 étudiants guadeloupéens vivent en France. Comment voulez-vous que la population adhère à des idéologies nationalistes d'un autre âge ?
Le peuple sait que la responsabilité n'a jamais été un rempart contre la pauvreté. Et je crois qu'elle tient bien plus à son niveau de vie qu'à son autonomie.
je te suggére cuba ou vénéz
Juste pour accorder tes actes à tes propos.
sinon tu deviendrais schyzophréne : vouloir une chose et faire son contraire dans la vie.
Il faut sans cesse rappeler le bilan nul du LKP et le rejet de ses théses par la majorité des guadeloupéens .
Le LKP a ruiné la guadeloupe et en a fait la derniere des régions de France :
Dans un numéro hors-série de décembre 2011 - janvier 2012, le magazine Capital propose son classement des performances des 26 régions de France. La Guadeloupe est dernière, la Guyane 23e et la Martinique 22e.
[
Les critères retenus pour établir ce classement sont liés « aux atouts des territoires » dans quatre domaines :
- le dynamisme démographique
- le dynamisme économique
- la qualité des équipements et des services publics
- la politique de protection de l'environnement
Aussi, par rapport à fin 2009, la Guadeloupe passe de la 24e à la dernière place, la Guyane de la 20e à la 23e et la Martinique chute de la 12e à la 22e.
La tête de ce classement est occupée par la Région Ile-de-France, suivie par la Région Rhône-Alpes, puis l'Alsace.
Notez que les plus belles progressions sont à mettre à l'actif de la Basse-Normandie (+ 6 places) et du Nord-Pas-de-Calais (+ 5 places).
Et toujours, selon le magazine Capital, les régions de France ayant le plus chuté sont la Martinique (- 10 places) et la Corse (- 8 places).
CLASSEMENT
1. Ile-de-France (classement 2009 : 3e)
2. Rhône-Alpes (classement 2009 : 1er)
3. L'Alsace (classement 2009 : 2e)
4. Paca (classement 2009 : 4e)
5. Midi-Pyrénées (classement 2009 : 6e)
6. Bretagne (classement 2009 : 7e)
6. Pays de la Loire (classement 2009 : 8e)
8. Aquitaine (classement 2009 : 5e)
9. Languedoc-Roussillon (classement 2009 : 10e)
9. Franche-Comté (classement 2009 : 13e)
11. Haute-Normandie (classement 2009 : 14e)
12. Lorraine (classement 2009 : 11e)
13. Nord-Pas-de-Calais (classement 2009 : 18e)
14. Limousin (classement 2009 : 17e)
15. Basse-Normandie (classement 2009 : 21e)
16. Centre (classement 2009 : 16e)
17. Corse (classement 2009 : 9e)
18. Champagne-Ardenne (classement 2009 : 15e)
19. Auvergne (classement 2009 : 19e)
20. Bourgogne (classement 2009 : 22e)
21. Poitou-Charentes (classement 2009 : 22e)
22. Martinique (classement 2009 : 12e)
23. Guyane (classement 2009 : 20e)
24. Picardie (classement 2009 : 25e)
25. Réunion (classement 2009 : 25e)
26. Guadeloupe (classement 2009 : 24e)
Karen Bourgeois - DOMactu.com
Commentaire
Que la Guadeloupe soit en dernière place du classement des régions du magazine CAPITAL n'est pas surprenant :
Une classe politique entichée de réformes institutionnelles au lieu d'être préoccupée de développement économique , et adepte de la "pensée magique".
Un syndicalisme révolutionnaire et politisé à l'extrême , rcherchant la déstabilisation des entreprises au lieu de défendre les intrêts objectifs des salariés .
Des ZELITES ZINTELLECTUELLES plus soucieuses de gratter les cicatrices du passé que de réfléchir sur le futur.
La séduction du fonctionnariat qui dissuade les étudiants d'aller vers le privé et d'entreprendre .
Une "philosophie" largement répandue adepte du débouya pa péché , et du m'enfou bin , qui se manifeste quotidiennement dans le goût de la combine , la violence , le mépris du code de la route , l'irresponsabilité sexuelle et le jet de cannettes de bière par la fenêtre de son véhicule ...
Autants de handicaps humains s'ajoutant à ceux de l'insularité , de l'étroitesse du marché , du manque de matières premières ... pour les porter à la puissance 100 .
La vraie révolution à faire est dans les têtes et les comportements surtout d'individus comme agostino avec des propos lénifiants sans prise avec le réel des guadeloupéens .
Le peuple a tourné la page LKP, ayant gardé de son bilan un bien mauvais souvenir. Le LKP est allé rejoindre la longue liste des organisations nationalistes qui enchaînent colloque, séminaire, assises et déclarations, mais qui dans les faits, ne font strictement rien pour la Guadeloupe.
D’abord parce que en dépit des 200 euros arrachés de haute lutte au patronat et aux collectivités, il fallait presque naturellement s’attendre à une sorte de reflux.
Les dernières mobilisations du LKP ont été des flops retentissants. Les dernières élections régionales ont été le symbole de la déconfiture des pro-LKP. Rien ne permet de croire que la mobilisation décrétée en 2009 a eu un quelconque impact sur le niveau de vie des guadeloupéens et encore moins une amélioration subtantielle de l'économie de la guadeloupe .
Si le LKP peut encore faire croire à certains illétrés qu’il n’est pas en partie responsable de nombreuses fermetures d’entreprises, de la hausse des prix et du chômage, de la baisse des investissements, etc, il n’en demeure pas moins que la population se rend bien compte que leur situation ne s’est pas nécessairement amélioré après 44 jours de grève et malgré les 200 €. Je doute donc fort que la population croient encore aux bienfaits de la grève et des déboulés pour régler leurs problèmes.
C’est que, trois ans après les quarante-quatre jours de blocage, la société guadeloupéenne serait, selon le psychologue Errol Nuissier, en pleine désillusion : «Il y a une sorte de désolation morale qui ne dit pas son nom. Les cicatrices de 2009 ne sont pas refermées. Il y avait une attente forte de changement matérialisée dans le collectif du LKP, car, au départ, les revendications étaient légitimes. Puis le mouvement a pris, petit à petit, un tour dictatorial.»D’où une évolution négative, selon lui : «Le LKP a voulu prendre le fouet des mains des Békés [les descendants des premiers colons, ], pas qu’on arrête le fouet. Pour moi, le LKP a sacrifié les plus faibles, les plus modestes d’entre nous. Ceux-là ne s’en sont pas remis : ils ont tout perdu, alors que les cadres du LKP, souvent fonctionnaires, s’en sont tirés. Et ça, la population l’a vu et le sait.»
En raison des prix toujours trés élevés notamment de l’éssence , certains étaient prêts à réactiver en vain le mouvement pour montrer leur mécontentement par rapport au non respect des accords de fin de conflit signés en mars 2009, d’autres affirmaient que ce ne serait qu’une perte de temps, “une nouvelle prise d’otage des guadeloupéens” et que ce serait même synonyme de “mascarade” .
Pourquoi? Une des raisons avancées est que le comportement des guadeloupéens reste le même quant aux habitudes de consommation. Le retour aux marchés de produits locaux observé durant le mouvement social n’a pas perduré, ces derniers n’ayant pas résistés à la dynamique des centres commerciaux.
L’Iedom a analysé les effets de la crise sociale. « Impact négatif notable » , conclut sa Note expresse.
SHAKA (Gwakafwika)
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Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
SHAKA (Gwakafwika)
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Gwadloup, i adan lèmond, i pa an Fwans!
Il y a bien quelques couillons qui sont restés pris, et qui ont perdu leur emploi. Qu'à fait Domota et le LKP pour eux ? Rien !!!
Alors le "petit nègre" qui n'est pas fonctionnaire et qui a sa famille à nourrir rentre dans le droit chemin sagement. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs...
Ceux qui ont le vrai pouvoir, ce sont ceux qui ont l'argent. Le pouvoir politique sans pouvoir économique et financier ne sert à rien. Car c'est l'argent qui soutient le pouvoir politique.
Les guadeloupéens ne sont plus prêts à sacrifier tout ce qu'ils ont pour Domota, et encore moins pour mener un combat nationaliste pour leur indépendance.
Et pour ce qui est normal ou pas, ce n'est sûrement pas toi qui me donnera des leçons. Tu trouvais normal que des milices érigent des barrages, empêchent aux gens de circuler, d'aller travailler, d'emmener leurs enfants à l'école, et ferment des entreprises de force. C'était normal tu crois ?
http://ugtg.org/IMG/pdf/accord_bino.pdf
http://ugtg.org/IMG/pdf/protocolle_4mars.pdf
http://ugtg.org/IMG/pdf/ANNEXES_PROTOCOLE_4_mars_09.pdf
Au demeurant sous un mauvais vernis de speudo intellectuel , vous me semblez donner uniquement dans la carricature et le déni de réalité .
Reprenez vos esprits mon vieux et cessez de rever comme vous le faites à de vieilles lunes .
Vous etes un idéaliste invétéré et n'avez aucune prise sur la réalité des choses de notre pays , alors je vous conseille d'adopter une attitude plus réaliste dans vos prises de position et d'adopter un profil moins docte et donneur de lecon .
Vous y gagnerez en crédibilité !
Ne jamais oublier qu'une majorité de guadeloupéens ne soutenait pas le LKP.
LiyannajKontPwofitasyon Pou Déchouké Pwofitasyon an péyi Gwadloup
Colonisé par des souchiens, ces réactionnaires français font une fixation sur Mèt a Mannyòk élie DOMOTA et zouti Filé LKP,devenu incontournable dans sa Gwadloup serait même responsable des dégradations : de l'économie, du chomage, des fermetures d'entreprises, de la fréquentation touristique, parfois aussi même de la météo !
Ces réactionnaires seront-ils en manque d'arguments ?
Le peuple de Guadeloupe se rend compte même sans tenir les rênes tout est possible avec ces justiciers !
La présence fondamentale et incontournable du zouti filé LKP dans sa Guadeloupe en a refroidi plus d'un en projettant une Fran-Guadeloupe.
Avec le duo charismatique Domota-Nomertin pour lutter contre la profitation et l'injustice social qui gangrènent notre pays et plonge le peuple dans la misère.
C'est avec les Accords Bino du 26 Février et du Protocole du 4 Mars 2009 que le peuple devrait retrouver la joie de vivre, signés mais pas respectés par les plastronneurs !
Pas si facile que cela puisse paraître de faire appliquer ces Accords dans une colonie dominée par l'impérialiste français qui ordonne à ses valets de bafouer la démocratie !
TOUS POURRIS c'est un fait !!!
Les politiques-véreux manipulent en criminalisant ceux qui n'adhèrent pas à leur clan
C'est une logique de mafieux de manigançer pour consolider l'oligarchie
Alternent entre mensonges et désinformations en cherchant à diaboliser le syndicalisme
Tenant les rênes, ils sont hélas capable de tout pour pérenniser leur occupation
Et la domination ainsi que l'asservissement des peuples qui habitent les colonies sont les preuves vivantes.
L'autorité de la rue a fait voté 2 Protocoles, on exige qu'ils appliquent entièrement l'Accord BINO du 26 février et l'Accord du 4 Mars 2009.
Nos collectivités sont opposés pur et dur à cette application qui leur enlèverai toute crédibilité...ary x
http://ugtg.org/IMG/pdf/accord_bino.pdf
http://ugtg.org/IMG/pdf/protocolle_4mars.pdf
http://ugtg.org/IMG/pdf/ANNEXES_PROTOCOLE_4_mars_09.pdf
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Bienvenue Saint-Charles Harry
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FE NOU NI PASYANS
Sa ké mèt tan
On pakèt tan
Fè nou pran kouraj a dé men
Kenbé fò é rézisté jantiman
Konba-la kay long kanmarad
Fè nou pran fòs é kouraj mésyézédam
Konba dèyè pòkò mannyé
Sé ansanm-ansanm nou ké ay bout
Frè é sè a péyi gwadloup
Sa ké mèt tan i fo
Nou angajé annou rété sanblé
Si'y ni konba ké ni viktwa
Gwadloup péyi LKP ti ni lèspwa
Sòti anba pwofitasyon-lasa
Dépi nanni nannan yo ka pwofité
Ès apré 44 jou nou pé kalbanné sistèm-la ?
Fè nou rété véyatif si sa nou ja gannyé
Davwa lé pwofitan pa ka dòmi !
Patriyòt pé ké pozé jounou
Pou ahak pa kon yo vlé
Militan pé ké fè déyè
Pou ayen pa kon avan !!!
ARY X
http://ugtg.org/IMG/pdf/Rapport_BRISSAC.pdf
RAPPORT sur la fixation des prix des carburants dans les départements d’outre-mer, mars 2009
http://ugtg.org/IMG/pdf/rapport-fixation-prix-carburants.pdf
Mission d'information commune sur le prix des carburant dans les dom, 23 juillet 2009
http://ugtg.org/IMG/pdf/rapport_parlementaire_sur_le_prix_du_carburant.pdf
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Avis n° 09-A-45 du 8 septembre 2009
relatif aux mécanismes d’importation et de distribution des produits
de grande consommation dans les départements d’outre-mer
http://ugtg.org/IMG/pdf/Rapport_autorite_de_la_concurrence_-_grande_distribution.pdf
http://ugtg.org/IMG/article_PDF/article_883.pdf
http://ugtg.org/article_1088.html
Lettre ouverte à Victorin LUREL au sujet de l’article L 410.2 du Code du commerce, le 06 mai 2011
http://cippa.gp/?p=541
Récemment une nouvelle hausse a été enregistrée que le président de Région a dénoncé dans un communiqué qui se concluait ainsi: « Au moment où le chef de l’Etat annonce une série de mesures impactant directement le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, l’actuel système de fixation des prix à la pompe démontre avec constance son caractère injuste et opaque », estime Victorin LUREL, qui renouvelle sa demande de révision des conditions de fixation des prix plus juste et plus compréhensible afin que soit envisagé, comme le préconisait le rapport parlementaire de la mission Ollier, une séparation stricte entre les activités de stockage, de raffinage et de distribution.
http://www.cr-guadeloupe.fr/actualites/?FOND=FOND2&ARB_N_ID=1&ARB_N_MERE=10&ARB_N_S=&ART_N_ID=3911
Des responsables politiques peuvent-ils se limiter à constater les dégâts de la pwofitasyon, dénoncer à longueur de communiqués l'augmentation du prix du carburant par exemple? Au moment où dans divers milieux politiques se pose la question de la responsabilité, de l'émergence d'une autorité politique en Guadeloupe, que le débat sur un changement de statut, une évolution institutionnelle se poursuivent, ne sont-ce pas en matière de fixation des prix, de commerce extérieur des compétences dont une nouvelle entité politique de la Guadeloupe devrait être dotée à l'avenir? Car au final, c'est toujours le consommateur qui paie les pompes cassés, le prix fort.
Dans la psychologie du LKP, il fallait s'attaquer à la SARA qui représente le capitalisme et donc la pwofitasyion. Alors qu'il aurait été plus simple de contraindre les détaillants à baisser leurs marges mirobolantes. Mais comme c'est l'UGTG qui a fait augmenter ces marges des détaillants en réclamant des avantages pour les salariés des stations services, alors Domota ne pouvaient rien leur demandé. Seule solution, s'attaquer à la SARA.
Le résultat final est relativement médiocre, parce que l'UGTG a joué double jeu.
Puisqu'il est toujours plus judicieux de s'en remettre aux experts pour comprendre un sujet, voici in extenso un rapport complémentaire :
________________________________________________________________________
"Rapport complémentaire au rapport du CESR sur le prix des produits pétroliers en Guadeloupe
Rapport remis au Président du Conseil Régional
Préambule
Le CESR a mené depuis 2007 une lourde investigation qui vise à mieux appréhender les mécanismes de fixation et de variation des prix des produits pétroliers en Guadeloupe.
Un premier rapport, remis à l’Observatoire des Prix de la région Guadeloupe et à la Région Guadeloupe s’est attaché à présenter l’historique qui conduit maintenant à la situation de monopole de fait de la SARA aux Antilles, démontrer la structure des prix des produits pétroliers et leurs mécanismes de variation et tenter de comprendre par une étude comparative les raisons de l’augmentation constante des prix des carburants et les distorsions importantes existantes entre le marché antillo-guyanais, la Réunion et la France hexagonale.
Ce premier rapport s’est attaché à présenter une décomposition des prix aussi sincère que possible, notamment en identifiant les parts respectives du prix plancher, des taxes, des marges de gros et de détail, de raffinerie et de stockage. Le rapport contient par ailleurs plusieurs préconisations dans ses conclusions sur lesquelles nous reviendrons.
Néanmoins, des zones d’ombre persistent. Le rapport est loin d’être terminé. Les éléments recueillis auprès des services de DDCCRF, de la Direction des Ressources Energétiques, de la Direction des Douanes et de la SARA elle-même, ramenés à des constatations de terrain, des données officielles et aux témoignages des professionnels du secteur, laissent fortement à penser que l’opération « transparence » est loin d’être achevée.
L’opacité continue de prévaloir dans les relations entre la SARA qui est, pour l’essentiel, une Société commerciale et non la Société industrielle originelle, ses fournisseurs et ses clients (90 % d’entre eux sont ses actionnaires) et le non respect dans bien des cas des règles de la libre concurrence.
Des éléments de fait incontestables tendent à démontrer que les règles de fixation et de variation des prix qui ont été clairement mises en lumière par le rapport sus mentionné ne sont pas opérantes.
Plusieurs causes permettent d’étayer cette affirmation :
• L’origine géographique du carburant importé ;
• La part de carburant importé raffiné ou brut ;
• La part de carburant importé directement par les actionnaires de la SARA, la SARA et les importateurs indépendants ;
• Le rôle de la SARA en Guadeloupe et ses rapports commerciaux avec ses actionnaires ;
• L’influence de la dilatation des hydrocarbures.
1- L’origine géographique du carburant importé.
Durant de nombreuses années, et profitant de sa situation géographique privilégiée, la SARA s’est approvisionnée en pétrole brut depuis le Vénézuéla, un quart seulement des produits provenant d’Europe du Nord.
Suite à des tensions géopolitiques avec ce pays tiers, la SARA a été contrainte de s’approvisionner de manière plus massive depuis l’Europe. En parallèle, des normes environnementales plus contraignantes sont venues renforcer les relations d’importations depuis l’Europe et entraîner des investissements importants pour le stockage et la mise aux normes des carburants.
Le décret n°2003-1241 du 23 décembre 2003 réglemente le prix des produits pétroliers dans les départements de Guadeloupe et de Martinique. Il a modifié les décrets n°88-1046 et n°88-1047 du 17 novembre 1988.
Il institue les règles de variation de prix des produits pétroliers. Deux types de variation sont institués (art. 2, 3, 4 et 5 du décret)
UNE FOIS PAR AN
Le prix maximum hors taxes de sortie raffinerie, hors passage en dépôt
Le prix maximum hors taxes de passage en dépôt
Le prix maximum de vente en gros et au détail TTC sont modifiés dans chaque département pour tenir compte de l’évolution du coût du transport maritime et logistique, la protection de l’environnement, l’évolution des règles en matière de sécurité….
A CHAQUE LIVRAISON
Le prix maximum hors taxes de sortie raffinerie, hors passage en dépôt
Le prix maximum de vente en gros et au détail TTC sont modifiés dans chaque département par arrêté préfectoral pour tenir compte des variations des droits et taxes, des évolutions reprises aux articles 2 à 5 du décret, notamment le cours du brent daté et la parité euro/dollar.
Aussi, le prix du carburant varie à chaque livraison, non seulement en fonction de la parité euro/dollar, mais aussi en fonction du lieu d’approvisionnement en produits bruts ou finis.
Or, il est constant que le cours du brent daté varie selon que les produits proviennent d’Europe, de la zone Amérique ou du Moyen-Orient. La provenance des produits étant établie selon les données fournies par la SARA, l’autorité préfectorale, chargée de procéder aux variations de prix en fonction des valeurs publiées par les sociétés de cotation des différentes zones, ne dispose donc que de la bonne foi de la SARA pour effectuer les ajustements nécessaires. S’il revient à ses services que les produits importés proviennent d’Europe, le Préfet appliquera le cours de la zone. Or, la diversité des origines géographiques des produits importés laisse perplexe quant à la juste appréciation de la valeur de référence du brent daté transmise au Préfet, tout comme la fréquence des approvisionnements qui dépassent largement les chiffres communiqués (10 approvisionnements par an). Cet élément a une incidence certaine sur les prix à la consommation puisque la variation des prix est assise sur une base incertaine, à savoir le prix réel d’achat des produits pétroliers sur les marchés internationaux.
Au titre de l’année 2006, le tableau ci-après récapitule les quantités et la provenance des produits pétroliers sur le marché guadeloupéen.
Les données contenues dans ce tableau nous ont été aimablement communiquées par la Direction des Douanes de Guadeloupe
L’analyse des quantités de pétrole en provenance de pays tiers tels les USA, Iles Vierges (USA), Aruba, Venezuela, Sainte-Lucie, Trinidad ( 376 470 t, soit 41,64 %) désoriente l’observateur et vient battre en brèche l’affirmation que le marché guadeloupéen est en grande partie alimenté par le brut raffiné par la SARA en Martinique et l’Europe.
Au surplus, s’agissant d’importation en provenance de pays tiers et compte tenu de l’opacité du système, il est très probable que cette marchandise échappe totalement aux droits de douanes.
2 - La part de produits pétroliers raffinés ou brut.
Deux éléments indiscutables permettent d’affirmer que la Guadeloupe est d’ores et déjà un territoire d’importation de produits pétroliers finis.
Tout d’abord les effectifs de la SARA en Guadeloupe (25 salariés contre 250 en Martinique), nous indiquent très clairement qu’aucune activité de raffinage n’est effectuée sur place.
Ensuite, la SARA n’est pas assujettie au paiement de la Taxe Générale sur les Activités Polluantes en Guadeloupe, alors qu’elle l’est en Martinique où effectivement, il existe une activité de raffinage.
Sur une période allant du 1er janvier au 31 novembre 2008, il est donc à constater que 1,61 millions d’Hl de GO et 1,13 millions d’Hl de SSP sont constitués exclusivement de produits finis.
Là encore, les conséquences ne sont pas anodines.
Dans le mécanisme de variation des prix tel qu’institué par le décret de 2003 précité, le prix plancher (prix de référence) est négocié une fois par an dans sa composante « coût de production » et à chaque livraison dans sa composante « coût matière première ». Sa révision se fait par application d’une formule qui intègre pour 63 % la variation du brut et pour 37 % la variation des produits finis importés.
Cette formule devient parfaitement inopérante dès lors que le carburant importé est quasi-exclusivement un produit fini. En tenant compte de cet élément de fait, la variation du prix plancher devrait s’effectuer uniquement à raison des variations des prix des produits finis importés.
3 - La part de carburant importé directement par les actionnaires de la SARA, la SARA et les importateurs indépendants
Comme il a été démontré précédemment, la Guadeloupe n’importe que des produits pétroliers finis et dont la provenance est diverse.
Rappelons pour mémoire que l’actionnariat de la SARA se décompose comme suit :
Total : 50 %
Shell (RUBIS) : 24 %
Esso : 14,5 %
Texaco : 11,5 %
Si l’on se réfère aux données chiffrées officielles et vérifiables que le rapporteur a pu consulter, il est clairement établi que des dizaines de personnes morales et physiques importent du carburant en Guadeloupe. Dans des quantités négligeables on retrouve des artisans boulangers ou des coureurs automobiles. A un niveau supérieur, on compte 3 compagnies de distribution de carburants qui disposent d’enseignes en Guadeloupe mais qui ne sont pas actionnaires de la SARA. Il s’agit de CAP, WIPCO et GPC. (environ 29 millions Hl)
Il en va différemment pour la SARA et ses actionnaires qui eux importent et distribuent 90 % des produits pétroliers de Guadeloupe. Néanmoins, ce qui paraît paradoxal et attise la curiosité, c’est la part respective des actionnaires de la SARA et de la SARA elle-même. D’aucun pourrait imaginer que la SARA importe la totalité du carburant pour le compte de ses actionnaires alors qu’il en va totalement autrement.
Importateurs Volume (en litres)
Cap 18 517 641
Esso 126 977 934
SARA Cab 59 903 997
Rubis AG 51 954 009
Rubis Cab 9 512 027
Texaco 1 662 619
Total 183 811 210
Wipco 11 220 872
TOTAL 403 656 312
Au vu des volumes de carburants importés par la SARA sur cette période de référence (1er janvier au 31 décembre 2007) et des volumes importés par ses actionnaires, plusieurs interrogations naissent quant à la nature juridique de la SARA et des vraies relations qu’elle noue avec ses actionnaires.
4 - Le rôle de la SARA en Guadeloupe et ses rapports commerciaux avec ses actionnaires.
En raison de la quantité de produits pétroliers importés par la SARA elle-même et ses actionnaires, il est opportun de s’interroger sur la nature juridique de la SARA et les services qu’elle serait tenue de rendre et qu’elle rend en réalité à l’égard de ses actionnaires.
Tout d’abord, compte tenu de la spécificité de son activité, la SARA relève de la catégorie de l’Entrepôt Fiscal de Stockage (EFS).
a/ De l’octroi à la SARA en Guadeloupe d’un régime d’entrepôt sous Douane au statut inadapté, en lieu et place du régime douanier applicable en la matière, c’est-à-dire, l’Entrepôt Fiscal de Stockage – EFS.
La question du statut des entrepôts de produits pétroliers de la SARA en Guadeloupe interpelle à plus d’un titre. En effet, en Guadeloupe, le stockage des produits se fait sous un régime d’entrepôt douanier traditionnel, voire spécifique tandis qu’en Guyane, existent des Entrepôts Fiscaux de Stockage, comme le prévoit la réglementation douanière européenne qui s’applique à l’ensemble du territoire douanier communautaire – DOM compris. Les entrepôts en l’espèce dans les DOM doivent donc, relever du statut des EFS.
Or, les règles de fonctionnement de l’EFS sont beaucoup plus contraignantes que le régime d’entrepôt en vigueur en Guadeloupe. Elles prévoient, entre autres, la tenue d’une comptabilité des matières plus rigoureuse, des contrôles de stocks (recensements) plus strictes, les manipulations autorisées… Il s’agit d’une situation particulièrement négligée, source potentielle d’irrégularités et de fraude douanière et fiscale.
Qu’en est-il réellement des contrôles des dépôts de la SARA en Guadeloupe (le barèmage, en langage douanier) ? Des contrôles réglementaires prévus par la législation (10 en moyenne annuelle) ? Des contrôles inopinés des services spécialisés de l’Etat ? Quand on sait qu’entrent directement dans les entrepôts de la SARA Guadeloupe des produits finis communautaires mais aussi des produits finis tiers importés par différentes compagnies de distribution dont la majorité d’entre elles sont actionnaires de la SARA. Quid du rôle en la matière des autres services de l’Etat et notamment de la DRIRE ? Que dissimule le maintien en Guadeloupe, de ce régime douanier dérogatoire, voire approximatif, en lieu et place du régime douanier de l’EFS applicable en pareil cas ?
Enfin, à titre général, pourquoi les accises (impôts de consommation) ne sont pas harmonisées dans les DOM ?
NB : Á noter que c’est le régime douanier de « l’usine exercée » qui est en vigueur à la SARA en Martinique, du fait de l’activité industrielle de la raffinerie.
Le régime de l’EFS permet à la SARA de stocker en suspension de taxe spéciale de consommation (TSC), d’octroi de mer et d’octroi de mer régional. C’est donc un régime dit de « privilèges de taxation ». L’ensemble des taxes ci-avant est liquidé à la mise à la consommation.
Cependant dans les faits, il apparaît que la SARA se comporte plutôt comme un entrepôt sous douanes. Cet élément se révèle fort intéressant puisqu’à la différence d’un EFS, le régime de l’entrepôt sous douanes est un régime d’exonération totale de droits et taxes. Ainsi, les droits de douanes normalement exigibles pour les produits en provenance de pays tiers ne sont donc pas perçus.
Quel est le rôle véritable de la SARA en Guadeloupe ?
Comme nous l’avons démontré précédemment, la SARA est à la fois importateur de produits pétroliers, mais son activité principale se concentre plus vers le stockage puisque cet établissement est le seul qui dispose des équipements en Guadeloupe pour stocker les hydrocarbures en grande quantité.
Les actionnaires de la SARA importent et distribuent le carburant pour leur propre compte, mais l’entreposent dans les cuves de la SARA.
Le rôle de la SARA au regard de ses actionnaires (hormis l’activité de stockage) se résume à la simple déclaration en douanes par décade de la quantité de carburant sortie de ses cuves. Chaque compagnie pétrolière actionnaire ou non dispose de son propre crédit d’enlèvement ; de ses obligations cautionnées déposées auprès du Receveur Régional des Douanes, et s’acquitte donc des droits et taxes en vigueur par décade auprès des services des Douanes. La SARA ne s’acquitte jamais de cette taxation pour autrui.
Aussi, la SARA ne serait qu’un prestataire de services comme le démontre par ailleurs le rapport du CESR précité. Cette structure permet à ses actionnaires d’effectuer des économies d’échelle grâce à la mutualisation des frais d’approche, mais elle a à la fois des intérêts contradictoires et conjugués à l’égard des actionnaires. Conjugués du fait de l’actionnariat commun, mais contradictoires puisque chaque entité est un importateur.
Il reste qu’une activité de la SARA, fort méconnue du public mérite quelques observations. Il est patent que la SARA est un importateur de produits pétroliers. Mais c’est aussi un exportateur et pas uniquement en direction de la Guyane française.
Pays de destination Poids (kg)
France 65 233 181
France 34 027 066
Aruba 7 712 949
France 4 649 208
France 4 351 074
Trinidad et Tobago 3 715 158
Bahamas 3 561 310
France 2 760 474
Guadeloupe 2 451943
Trinidad et Tobago 2 406 659
France 2 268 620
Avitaillement Echanges pays tiers 2 203 556
France 2 065 342
France 1 011 766
France 873 505
Avitaillement Echanges pays tiers 731 693
France 503 298
France 448 206
Avitaillement Echanges intra comm. 206 306
France 89 904
France 80 441
Avitaillement Echanges intra comm. 60 644
France 7622
France 3637
France 2537
TOTAL 141 426 099
La Guadeloupe exporte donc (année de référence 2007) plus de 141 426 t de carburants, ce qui est loin d’être négligeable. Elle exporte pour des raisons évidentes en raison des besoins en avitaillement des bateaux, notamment ceux des paquebots de croisière, et pour les aéronefs qui effectuent les liaisons transatlantiques (exportation vers la France). Ces quantités sont raisonnables et transparentes.
On peut légitimement s’interroger sur les raisons qui président à l’export de carburants vers des destinations telles Aruba, Trinidad ou les Bahamas (17 394 t). Le rapporteur abonde dans le sens des conclusions du rapport du CESR qui indique que la Guadeloupe sert de zone de stockage et de transit de carburants.
b/ De la rupture, voire de la dilution des responsabilités au stade de la sortie des produits pétroliers d’entrepôt sous Douane par chacune des compagnies de distribution
Dans la quasi-totalité des raffineries de France hexagonale, il existe un opérateur principal, exemple TOTAL France, qui cumule à la fois les activités de raffinerie (opérateur fabricant –usine exercée), d’entrepôt - EFS - et de Commissionnaire en Douane agréé. C’est d’ailleurs le cas de la SARA en Martinique. La loi stipule que « le titulaire de l’entrepôt fiscal est l’entrepositaire agréé qui en assure l’exploitation. Il est habilité, par l’Administration des Douanes, à effectuer au nom et pour le compte des autres entrepositaires agréés dont il détient les produits, les formalités douanières et fiscales de réception, de détention, de manipulation et d’expédition de ces produits ».
En Guadeloupe, la SARA, titulaire de l’entrepôt, ainsi que les compagnies de distribution qui commercialisent, elles-mêmes leurs produits, sont-elles entrepositaires agréées ? Ont-elles souscrit, à ce titre et individuellement, un engagement (engagement général pour la SARA) cautionné auprès de la Direction Régionale des Douanes ? N’y a-t-il pas rupture ou dilution des responsabilités au niveau des sorties d’entrepôt ? La SARA n’assurerait-elle pas un rôle de couverture fiscale au profit des compagnies de distribution de produits pétroliers qui sont, pour la plupart, ses propres actionnaires ? Quelles sont les règles de fonctionnement de ce régime d’entrepôt bien « particulier » ?
5 - L’influence de la dilatation des carburants.
Pourtant connus de beaucoup, les effets de la dilatation des hydrocarbures demeurent souvent éludés.
Les normes internationales imposent que le carburant soit livré à 15°C. C’est donc dans ces conditions que la SARA reçoit ses différentes livraisons et que le carburant est par la suite stocké dans des cuves réfrigérées.
Le phénomène de dilation se produit dès la sortie des cuves. Des études menées en Nouvelle-Calédonie par des professeurs de physique-chimie démontrent de manière non équivoque que le carburant SSP et GO subit une dilatation de l’ordre de 2 % entre 15°C et 30°C pour le SSP et d’environ 1,5 % pour la même variation de température pour le GO.
Ces proportions semblent parfaitement fiables si on compare les éléments d’un bon transfert (document fourni par la SARA à chaque livraison à un camion-citerne) que votre rapporteur a pu consulter, mais ne peut reproduire dans le présent rapport.
L’exemple est consternant :
Un camion-citerne est livré à 15°C pour 158 079 l de SSP. Quand ce même carburant est mesuré à 30°C, le camion-citerne dispose de 161 018 l, soit 2 939 l de plus (environ + 2 %). Ce même camion-citerne est livré à 15°C pour 160 904 l de GO. A 30°C, le camion-citerne dispose de 163 000 l, soit 2 096 l de plus (environ + 1,25 %).
Ramené aux quelques 4 millions d’Hl qui correspondent au volume des carburants mis à la consommation en Guadeloupe chaque année, le phénomène de dilatation est loin de comporter des conséquences anodines. A qui profite cette manne providentielle pudiquement intitulée dans le jargon du milieu « marge collatérale » qui sont en fait des bénéfices collatéraux occultes tirés par les compagnies de distribution de produits pétroliers (à la fois, importateurs et distributeurs), des distorsions en matière de coefficient d’évaporation ?
Lors de leur mise à la consommation en Guadeloupe, les produits pétroliers, à l’exception des contingents exonérés, supportent la taxe spéciale sur les carburants (TSC), la taxe d’octroi de mer (OM) et de l’octroi de mer régional (OMR).
A leur sortie d’entrepôt au moment du dédouanement, les produits soumis aux taxes précitées sont taxés à une température de référence de 15°C comme le prévoit la loi. Ainsi, les compagnies de distribution acquittent les taxes sur base ad valorem et volumique à cette température. Or, dans les DOM, et en Guadeloupe, en particulier, les compagnies de distribution facturent leur clientèle au moment de la livraison, à une température moyenne de 25°C.
Pour faire simple, cela se traduit en général, du fait de l’augmentation de la masse volumique :
par l’acquittement, par la compagnie de distribution, à l’Administration des Douanes, de 100 € de taxes au moment du dédouanement, alors que cette même compagnie répercute et perçoit de son client 102 € de taxes. D’où un gain de 2 € perçu de manière occulte qui échappe à la Douane et au final aux Collectivités locales ;
de la perception, de manière occulte, du produit de la vente du supplément de carburant qui en résulte.
Serait-ce la principale justification de la multiplicité des compagnies de distribution (8 en Guadeloupe et en Martinique, 4 en Guyane) qui déclarent et commercialisent elles-mêmes leurs produits à leur sortie d’entrepôt, là où, en France hexagonale, opère un seul entrepositaire agréé ?
En complément, le présent rapporteur a axé ses investigations sur des anomalies, dont certaines ont été signalées mais non développées dans le rapport supra. Les constatations relevées suscitent de nombreuses interrogations qui devraient faire l’objet, à tout le moins, d’une prise en considération pour une vérification approfondie, par les missions d’enquête gouvernementale et parlementaire dépêchées sur place.
Il s’agit notamment de ces questions :
De l’octroi à la SARA en Guadeloupe d’un régime d’entrepôt sous Douane, au lieu et place du régime douanier applicable en la matière ; l’Entrepôt Fiscal de Stockage – EFS) ;
De la rupture, voire de la dilution des responsabilités au stade de la sortie des produits pétroliers d’entrepôt sous Douane par chacune des compagnies de distribution ;
Des bénéfices collatéraux occultes tirés par les compagnies de distribution de produits pétroliers, des distorsions en matière de coefficient d’évaporation.
De la clarification des bons de transfert vers la Guyane française.
Des raisons de l’exonération des droits de port des pétroliers accostant en Guadeloupe."
http://ugtg.org/article_883.html?lang=cpf_gp
http://www.guadeloupe.pref.gouv.fr/sections/actualites/revision_des_prix_de8314/downloadFile/attachedFile/AP_Carbu-Gaz_Fev_2012.pdf?nocache=1328015004.83
Les guadeloupéens doivent aussi savoir qu'ils paient la retraite des gérants de station service. Est ce normal ?
POURQUOI répondre aux gens comme les réactionnaires sur ce forum qui passent leurs temps à nous dénigrer
parlons de ce que nous allons faire et faisons pour le PEYI
Je suis en GUYANE et va rentrer pour emmener mes compétences pour mon peuple PROCHAINEMENT !GOD IS ALIVE AND HELP US Konfendmanti fo nou travay épi arété ANMIZE TOU LONG!
"Prix des carburants - Rapport Bolliet : Wi, la Sara ka volé Nou !
Abus, vols & dérives : opacité des prix; complicité de la DDCCRF; entente avec EDF sur le dos des automobilistes; non répercussion des baisses du prix du baril; Marges exorbitantes : marge du raffinage, marge de stockage, marge du grossiste, marge du gérant de station service; Surcoûts : transports, passage en dépôt, raffinage... Vols : taxe de prélèvement des ordures ménagères...
Bolliet et les autres rapporteurs de la mission sur la fixation des prix des carburants dans les colonies françaises dressent une liste impressionnante d’abus, de dérives, de vols...
Pour autant, ce sont les employés des stations services qui sont le plus pointés du doigt. Le rapport BOLLIET, tout en modérant ses premières propositions dictées par TOTAL dans le pré rapport, veut faire porter le chapeau aux travailleurs : la libéralisation des prix qu’il propose, aboutirait à la suppression de 80% des emplois.
Mais rien sur les poursuites qui pourraient être engagées à l’encontre de la SARA et des ses actionnaires... En lieu et place, Bolliet nous invite à débattre avec les voleurs dans le cadre des prochains Etats-Généraux de l’outre-mer !!!
Plis ki janmé, la revendication de décembre doit être réaffirmée :
TRANSPARENCE TOTALE sur la fixation des prix des carburants;
Baisse immédiate des prix des carburants ;
Reversement des sommes abusivement perçues par la SARA et les collectivités dans un fonds destiné à la formation et à l’emploi des jeunes et à l’organisation d’un véritable service public des transports de passagers ;
Création, en remplacement de la SARA, d’un Service Public d’approvisionnement et de distribution des carburants garantissant la transparence, la qualité et l’accès à un carburant au meilleur coût.
Martinique Guadeloupe Guyane Ensemble %
Total 41 48 12 101 42,1 %
Rubis-Vito 22 27 9 58 24,2 %
Exxon-Mobile 21 19 / 40 16,6 %
Texaco-Chevron 10 9 8 27 11,2 %
WIPCO 1 5 / 6 2,5 %
CAP 1 6 / 7 2,9 %
GPC / 1 / 1 Ns
Ensemble 96 115 29 240 100 %
Source : DRCCRF
I - LE FONCTIONNEMENT DU MARCHE DES CARBURANTS DANS LES QUATRE DOM EST PERTURBÉ DEPUIS L’ÉTÉ 2008.
A - Avant l’été 2008, le prix des carburants était, dans les DOM à l’exception de la Guyane, assez proche de celui en vigueur en métropole
Sur les cinq dernières années, les prix des carburants aux Antilles et à la Réunion étaient globalement proches de ceux de la métropole, un peu plus élevés pour le supercarburant mais inférieurs pour le gazole. En Guyane, les prix des carburants ont été supérieurs à ceux de la métropole.
Globalement, les faibles écarts s’expliquent par une taxation plus modérée qui contrebalance les surcoûts d’approvisionnement. Le niveau de taxation [1] pesant sur les carburants est moins élevé qu’en métropole :
de manière générale, la taxe spéciale sur la consommation (TSC) est moins élevée dans les DOM que la taxe intérieure de consommation (TIC) en métropole sauf en Guyane et pèse moins sur le gazole que sur le supercarburant ;
l’octroi de mer (OM) et l’octroi de mer régional (OMR), représentent 7 à 7,5% environ de la valeur en douane des carburants mis à la consommation en Guadeloupe et en Guyane.
En Martinique et encore plus à la Réunion, cette taxation est différenciée, le gazole étant moins taxé que le supercarburant.
Au total, le poids de la fiscalité dans le prix de vente au détail est, comme en métropole, plus faible pour le gazole que pour le supercarburant. La fiscalité représente entre le quart et la moitié du prix du gazole sauf en Martinique où elle est plus faible. La fiscalité représente environ 40% du prix du supercarburant aux Antilles et atteint la moitié de ce prix environ à la Réunion et en Guyane, en raison notamment du taux de l’octroi de mer à la Réunion, de celui de la TSC en Guyane.
B - A partir de l’été 2008, des critiques croissantes sur le prix des carburants mettent en évidence la complexité et l’opacité du système d’administration des prix.
La baisse brutale du prix du baril de pétrole au niveau mondial s’est traduite par une diminution rapide du prix des carburants en métropole, où les prix moyens du litre de supercarburant ou du gazole étaient descendus à respectivement 1,15 € et 1,11 € en novembre 2008, contre 1,47 € et 1,42 € en juillet 2008. Cette baisse n’étant répercutée qu’avec retard dans les DOM, les révisions de prix intervenant entre tous les mois et tous les trois mois, un écart est apparu et s’est même amplifié entre l’été et l’automne 2008, entre les prix des carburants vendus dans les DOM et ceux de métropole. Des protestations et manifestations ont eu lieu à la Réunion dès septembre 2008 puis en Guyane et en Guadeloupe en décembre 2008. Des premières baisses des prix des carburants ont alors été décidées par le préfet le 1er octobre 2008 à la Réunion et le 1er décembre 2008 en Guadeloupe.
En Guyane, la situation avait été rendue plus complexe et plus difficilement supportable par le consommateur du fait d’un changement d’approvisionnement. Suite à une action en justice engagée par certains importateurs d’automobiles contre les compagnies pétrolières qui importaient des carburants ne respectant pas les normes européennes (depuis Trinidad-et-Tobago), les importateurs-distributeurs ont été condamnés (référé du 17 novembre 2006) à approvisionner la Guyane en carburants respectant ces normes. Dans l’impossibilité de trouver des carburants aux normes européennes à proximité de la Guyane, ils ont importé du carburant auprès de la SARA. Ce changement d’approvisionnement devait se traduire par un prix de détail plus élevé, correspondant à une hausse de 25,6 centimes pour le super et 20,5 centimes pour le gazole. De plus, intervenait au même moment une hausse de la taxe spéciale de consommation décidée par le conseil régional. Au total, les prix de détail auraient dû être augmentés de 31 centimes (super) et 27 centimes (gazole).
De telles augmentations ont été jugées difficilement supportables pour le consommateur. Elles ont fait l’objet d’une mise en oeuvre progressive à partir de février 2007, le lissage devant se terminer fin 2008. En novembre 2008, les prix du litre de super et de gazole étaient respectivement de 1,77 € et 1,55 €, soit une différence de 62 et 44 centimes par rapport aux prix métropolitains. Cette situation a déclenché une vague de protestations et un blocage du département pendant une dizaine de jours, à la suite duquel une baisse du prix des carburants a été décidée par l’Etat.
Par la suite, de nouvelles baisses de prix ainsi que le gel des hausses prévues ont été décidés par les préfets, dans l’attente de la remise du présent rapport. Ces dispositions ont été prises en charge de plusieurs manières, selon les moments et les départements, notamment par des avances consenties par l’AFD et les collectivités territoriales. En tout état de cause, la poursuite attendue de la baisse du prix du pétrole sur le marché mondial devait permettre de prendre en charge tout ou partie des conséquences financières de ces baisses.
Ces évènements ont mis en évidence la méconnaissance du dispositif d’administration des prix et l’incompréhension des consommateurs et des acteurs socioprofessionnels devant les écarts de prix des carburants, apparus entre l’outre-mer et la métropole. Cette incompréhension a engendré de nombreuses questions et des doutes à l’encontre des compagnies pétrolières : certains ont vu, dans des dispositifs considérés comme obscurs, parce que peu ou mal expliqués, une source de possibles abus.
Face à cette situation, des enquêtes et audits [2] ont été conduits localement, à l’initiative de responsables politiques et acteurs socioprofessionnels, pour essayer de comprendre ce qui se passait sans toutefois parvenir à faire la transparence totale sur le système de prix.
Lorsque le système d’administration des prix a été mis en place, il y a une vingtaine d’années, il s’agissait pour les pouvoirs publics de répondre à une situation de monopole, à différents stades de la filière (approvisionnement, importation, stockage, distribution de gros) et à l’absence de concurrence par les prix qui en résultait au niveau de la distribution de détail. Or, le fonctionnement de la structure de prix a conduit à empiler, en même temps que des éléments de prix représentatifs des coûts supportés par chaque acteur, plusieurs objectifs : le soutien à l’emploi et la réalisation, à chaque niveau de la structure de prix, d’une marge suffisante permettant à chacun des intervenants de se maintenir et se développer dans la filière (marge du raffinage, marge de stockage, marge du grossiste, marge du gérant de station service).
L’addition de ces marges, auxquelles s’ajoutent les coûts salariaux des emplois, a conduit à ce que l’objectif initial – une pression suffisante sur les prix de vente au consommateur final – soit en partie perdu de vue. Il semble opportun que, à l’occasion d’une réforme, les pouvoirs publics précisent le ou les objectifs qu’ils entendent aujourd’hui poursuivre et si les modalités actuelles d’administration des prix constituent le moyen de régulation le plus adéquat pour les atteindre.
II - LA STRUCTURE DE PRIX FAIT APPARAITRE DES LIGNES DE PRIX SUREVALUÉES AINSI QUE DES SURCOUTS
Dans chacun des DOM, la mission a audité chaque ligne de coût figurant dans la structure de prix, de manière à apprécier si le coût mis à la charge du consommateur était ou non surévalué. A partir de ses principaux constats9, elle a formulé des propositions de réduction de certains postes, dans le cadre actuel d’administration des prix des carburants.
A - Concernant l’approvisionnement en pétrole brut ou en produits raffinés, certains frais accessoires semblent surévalués :
a - Certains coûts de transport pourraient être réduits.
Aux Antilles, les coûts de fret sur les produits raffinés sortis de la raffinerie de la SARA devraient être réduits de 0,36 €/hl :
Le coût de transport du carburant entre la Martinique et la Guadeloupe est mutualisé entre les deux départements ; cette mutualisation doit être maintenue. Pour autant, la ligne de coût correspondante devrait être réduite d’un quart (0,760 €/hl au lieu de 1,02 €/hl) au regard des coûts effectivement engagés ;
Le coût de la desserte des îles de Guadeloupe, non inclus dans la mutualisation Martinique-Guadeloupe, devrait être revu à la baisse pour la même raison.
En Guyane, le coût de transport des produits raffinés importés des Antilles devrait être diminué de 1,22 €/hl (3,78 €/hl au lieu de 5 €/hl) au regard des coûts réellement engagés. En Guyane également, la structure de prix fait apparaître des « frais amont » dont une partie n’est plus justifiée depuis le changement d’approvisionnement (exemple : commission de trader). En conséquence, la mission propose de ramener cette ligne de coût de 2,2% du prix plancher SARA à 0,45% (pertes en mer et assurance) soit un impact sur la structure de prix de l’ordre de 1,3 €/hl.
b - La mutualisation des coûts de transport qui existe entre la Guadeloupe et la Martinique pourrait être étendue à la Guyane
Depuis 2003, les coûts de transport des carburants routiers entre la Guadeloupe et la Martinique sont mutualisés entre ces deux départements. La Guyane – qui n’est approvisionnée que depuis 2007 en produits raffinés par la SARA – ne bénéficie pas de cette mutualisation.
Il est légitime que cette mutualisation des coûts de transport soit aujourd’hui organisée sur l’ensemble des DFA et donc étendue à la Guyane. Il en résulterait une baisse sensible pour le consommateur guyanais (-3,8 centimes € / litre) et, en contrepartie, une hausse somme toute réduite pour le consommateur antillais (+0,17 centime €/litre).
c - Aux Antilles, une question est en voie de règlement, celle de la récupération et du traitement des huiles usagées
En l’absence de dispositif de récupération adapté dans les deux départements antillais, la collecte des huiles usagées et leur retraitement en métropole sont financés par un prélèvement (0,1 €/hl) sur la vente des carburants depuis le 21 juin 2006. La SARA assure la collecte de ce prélèvement et en reverse le produit à un collecteur agréé, qui procède à cette récupération.
Ce dispositif était un palliatif. A compter du 1er janvier 2010, l’ADEME devrait reprendre la responsabilité de la filière « huiles usagées » en Guadeloupe. Le prélèvement de 0,1 €/hl peut donc être supprimé à compter de cette date. Dans les deux autres départements (Martinique et Guyane), l’excédent de trésorerie collecté par la SARA permet de couvrir les coûts pendant plusieurs années. Il est donc proposé de supprimer ce prélèvement dès maintenant, la SARA pouvant financer le collecteur jusqu’à fin 2009 en Guadeloupe et au-delà en Martinique et en Guyane [3] .
B - Dans les départements français d’Amérique (DFA), le coût du raffinage par la SARA est plus élevé que celui d’une raffinerie standard européenne et est réparti de manière déséquilibrée entre les produits
Dans l’ensemble des DFA, la structure de prix comporte un prix plancher SARA, prix maximum fixé par les préfets, auquel la SARA vend ses produits aux importateurs-distributeurs. Il représente le poste le plus important entrant dans la composition du prix des carburants (entre 40% et 60% selon les carburants et les départements).
a - Le prix de sortie SARA est difficile à piloter et ne donne pas satisfaction :
Le prix de sortie SARA repose aujourd’hui sur deux éléments : un prix fixé par le décret du 23 décembre 2003 et un dispositif permettant de prendre en compte d’une part l’évolution du coût des approvisionnements, d’autre part, celle des autres facteurs de production (logistique, fret, masse salariale, productivité, coûts de sécurité…) au travers de la marge sur coûts variables de raffinage (MCVR).
Le prix plancher fixé en 2003, qui comprend plusieurs paramètres (coût des approvisionnements, fret, droits de ports, assurances…) dont la part respective n’est pas détaillée dans le décret, ne peut plus aujourd’hui être audité.
La marge sur coûts variables de raffinage (MCVR) est la différence entre son chiffre d’affaires et le coût de ses approvisionnements (brut et produits raffinés) que doit dégager la SARA pour atteindre l’objectif de marge accepté par les services de l’Etat, après prise en compte des coûts fixes, des dotations aux amortissements et provisions et des impôts. A cet effet, la SARA dépose chaque année auprès de la DDCCRF une demande de détermination de la MCVR, qui est discutée avec les services de l’Etat. L’objectif de MCVR, retenu par l’Etat, sert au pilotage du prix plancher de la SARA. Le fonctionnement de ce mécanisme, complexe et opaque, connaît beaucoup de difficultés.
Le pilotage de la MCVR est très délicat. L’objectif de MCVR étant rarement atteint (une fois en cinq ans), cela a conduit à rattraper le retard l’année suivante ou à réduire l’objectif à atteindre.
Ainsi, pour rattraper le retard constaté sur 2006, un objectif plus élevé de rentabilité avait été accepté par l’Etat pour 2007 mais le balancier a été trop loin si bien qu’une réduction de cet objectif a été mise en oeuvre en 2008. Il s’ensuit que le prix de sortie SARA est de plus en plus déconnecté des prix constatés sur les marchés internationaux.
Par ailleurs, en couvrant tous les coûts fixes, la MCVR n’incite pas aux gains de productivité. Or, le décret de 2003 précité prévoyait que le prix de sortie pouvait être révisé pour tenir compte des efforts de productivité. Les services de l’Etat n’ont pas les moyens de les apprécier.
Enfin, le prix de sortie pouvant être modifié dans chaque département par arrêté préfectoral, il peut y avoir plusieurs « prix de sortie SARA ». Même si cela s’est rarement produit jusqu’aux évènements récents, cette possibilité achève de rendre le système incompréhensible.
b - Ce « prix de sortie SARA » est plus élevé, en moyenne sur la période 2005-2008 de 19 centimes € (supercarburant) et 11 centimes € (gazole) par rapport à une raffinerie standard européenne.
La mission a été conduite à approfondir les raisons d’un tel surcoût.
Sur la période 2004-2008, le taux de rentabilité des capitaux engagés de l’ensemble de la SARA a fortement fluctué. En moyenne sur la période, il s’est élevé à 9,1%. Le taux supérieur à 20% pour l’année 2007 s’explique par des résultats en très forte hausse pour cet exercice venant, entre autres, compenser la faible rentabilité des exercices précédents.
Le surcoût s’explique essentiellement par la taille de la raffinerie, la plus petite des raffineries françaises, avec une capacité de 800 000 tonnes, soit cinq fois moins que la plus petite des raffineries métropolitaines. Les coûts fixes étant amortis sur un volume de carburants trop faible, le coût de sortie du produit raffiné est plus élevé.
La technologie selon laquelle est construite la raffinerie ne permet pas de compenser cette faible productivité. De type « hydroskimming » (distillation sans craquage), cette raffinerie ne peut pas raffiner des pétroles trop lourds, ce qui a plusieurs inconvénients. Elle ne peut importer les pétroles bruts, trop lourds, du Venezuela ou des Caraïbes, ce qui l’oblige à s’approvisionner quasi-exclusivement en Mer du Nord. Elle produit du fuel lourd bien davantage qu’une raffinerie standard et n’a qu’un seul acheteur pour ce produit, EDF, pour la centrale thermique.
Avec la consolidation en cours dans le secteur du raffinage conduisant à une augmentation des capacités moyennes de raffinage, les surcoûts actuels de la SARA devraient s’accentuer dans les prochaines années. Il n’apparaît pas possible, sauf investissements très longs et coûteux, de modifier la technologie de la raffinerie de la SARA.
c - Le surcoût de la SARA qui n’est actuellement supporté que par les carburants routiers pourrait être mieux réparti
La SARA réalise l’essentiel de sa marge sur le supercarburant et le gazole. Or, elle produit aussi d’autres carburants, le carburéacteur et le fioul lourd, en particulier. Jusqu’à présent, elle les a vendus à un prix inférieur.
C’est le cas du fioul lourd que la SARA produit en quantités importantes, compte tenu de sa technologie, et qui est vendu au seul acheteur potentiel en Martinique, EDF, qui se trouve ainsi en position favorable pour négocier.
Pourtant, le fioul lourd est un produit réglementé pour lequel le préfet fixe également un prix maximum. La SARA pratique un prix systématiquement inférieur. La comparaison des prix de vente de la SARA aux cours mondiaux fait apparaître un écart moyen sur 2004-2008 de – 1c€/l sur le carburéacteur et de -1,35 c€/l sur le fioul lourd. Cet écart est en fait plus important car le prix sortie SARA pour ces deux produits intègre déjà la facturation par cette dernière du taux de passage, qui est distinct dans le cas des carburants routiers. A titre d’illustration, si on appliquait le taux de passage en vigueur en mars 2009 aux Antilles sur le gazole, l’écart réel serait en fait de -4,5 c€/l environ pour le carburéacteur et de -5c€/l environ pour le fioul lourd.
Dans l’hypothèse du maintien de l’activité de raffinerie de la SARA, son surcoût de raffinage pourrait être réparti de manière plus équilibrée entre tous les produits vendus par celle-ci. Si cette répartition était effectuée au prorata des volumes vendus, l’impact sur le prix de sortie SARA serait le suivant :
Produits Impact sur le prix de sortie SARA
(en centimes €/litre)
Supercarburant - 11
Gazole - 3
Fioul vendu à EDF + 9
Carburéacteur + 9,3
Source : mission
C - Le coût de passage dans les dépôts est fixé à un niveau trop élevé par rapport aux coûts réellement supportés
Le stockage est effectué par un seul opérateur à la Réunion, la SRPP, et par un seul opérateur pour l’ensemble des DFA, la SARA, qui possèdent les installations de stockage.
Le coût de passage dans ces stocks est répercuté dans la structure de prix, sans que les décrets de 1988 précisent le mode de calcul et l’évolution de ce coût. A la Réunion où le taux de passage est le plus faible, celui-ci est révisé tous les ans au 1er février, à l’inverse des DFA : en Martinique et en Guadeloupe, le taux est inchangé depuis 2003 ; en Guyane, département où le taux de passage est le plus élevé des quatre DOM, celui-ci est toujours le taux fixé en 2000.
Des écarts de tarif de 1 à 3 environ
Tableau 8 : Taux de passage dans les stocks (en €/m3) figurant dans la structure de prix de chaque DOM au 1er février 2009 :
Guyane Guadeloupe Martinique Réunion
62,35 33,53 (gazole)
35,82 (super) 33,53 (gazole)
35,82 (super) 20,95
a - Le coût de passage en dépôt pourrait être revu à la baisse dans les quatre départements
En premier lieu, le stockage fait l’objet de pratiques défavorables aux consommateurs de gazole et de supercarburant :
en Guyane, les taux de passage pratiqués sont différents selon les carburants. Ainsi, le taux de stockage du carburéacteur est deux fois moins élevé que celui du gazole ou du super, celui du fioul vendu à EDF 50% moins cher et le taux de stockage du gazole-pêche six fois moins cher. Cette pratique, analogue à celle constatée dans la répartition du surcoût SARA, revient à défavoriser les carburants routiers ;
aux Antilles, le taux de passage pour le fioul lourd et le carburéacteur est compris dans le prix facturé par la SARA ;
à la Réunion, le même phénomène a existé au profit du carburéacteur. Mais, les services de l’Etat ont demandé un rattrapage depuis quatre ans, qui devrait être terminé en 2010.
En deuxième lieu, la rémunération des capitaux engagés est actuellement de 21% à la SRPP et d’environ 17% pour l’activité stockage de la SARA.
La mission s’est interrogée sur le niveau adéquat de rentabilité qui pourrait être retenu pour cette activité administrée peu risquée, en situation de monopole. La rentabilité du stockage est supérieure à l’objectif global fixé à la SARA pour l’ensemble de son activité (12%). Une autre référence est fournie par l’un des actionnaires de la SARA qui constate, dans les comptes 2008, pour sa branche stockage en Europe, une rémunération de 12,2%. Il est donc proposé de revoir à la baisse le coût de passage en dépôts à la SARA comme à la SRPP.
Les taux de passage ont été recalculés. L’écart entre le chiffre d’affaires réel actuel et un chiffre d’affaires recalculé à partir de deux hypothèses de rémunération, 12% et 8%, permet de proposer des taux de passage plus faibles que ceux actuellement en vigueur.
Tableau 9 : Proposition de réduction des taux de passage dans les stocks avec un taux de rémunération des capitaux engagés de 12% et 8% (en centimes € /hl) :
Guyane Guadeloupe (a) Martinique (a) Réunion
Tx de passage avec 12% 5,128 2,45 2,45 1,785
% de réduction - 17,7% - 26,9% (gaz.)
- 31,6% (sup.) - 26,9% (gaz.)
- 31,6% (sup.) - 14,8%
Tx de passage avec 8% 4,824 2,22 2,22 1,65
% de réduct° - 22,6% - 38% (gaz.)
- 33,8% (sup.) - 38% (gaz.)
- 33,8% (sup.) - 21,3%
Source : Mission. (a) : unification des taux de
passage du gazole et du super aux Antilles
b - La mutualisation des coûts de transport entre les Antilles et la Guyane pourrait être étendue au coût de passage dans les dépôts SARA
Actuellement, le taux de passage dans les dépôts de la SARA est identique en Guadeloupe et en Martinique. L’élargissement de la mutualisation à la Guyane permettrait une diminution significative du taux de passage en Guyane (entre -2 et -2,2 centimes €/litre s’ajoutant à la baisse liée à la révision des taux de passage) en contrepartie d’un effort de faible ampleur du consommateur antillais (+0,4 centime €/litre).
Tableau 10 : Evolution du taux de passage en Guyane et aux Antilles après mutualisation des coûts de stockage(en €/hl)
Guyane Guadeloupe Martinique
T de passage avec 12% 2,84 2,84 2,84
% de réduction par rapport
à la valeur actuelle - 55% - 18% - 18%
Tx de passage avec 8% 2,6 2,6 2,6
% de réduction par rapport
à la valeur actuelle - 59% - 25% - 25%
Source : mission
D - La marge de distribution est surestimée par rapport aux coûts et pourrait être revue à la baisse
En application de la réglementation, la structure de prix fait apparaître distinctement dans chaque DOM :
la marge de gros, qui rémunère l’approvisionnement des stations-services par les compagnies pétrolières, depuis les cuves de stockage de la SARA ou de la SRPP ;
et la marge de détail, qui rémunère la vente de carburants au détail, par ces stations services.
La marge totale de distribution est partout supérieure à ce qu’elle est en métropole.
Tableau 11 : marges de distribution accordées par l’Etat dans la structure de prix des carburants de chaque DOM et comparaison avec la métropole (en €/hl) au 1er janvier 2009 :
Guyane Réunion Martinique Guadeloupe Métropole
Marge de gros 9,085 11,5 (super)
10 (gazole) 5,940 (super)
6,260 (gazole) 6,068 /
Marge de détail 10 10,649 9,08 12,584 /
Marge totale de distribution 19,085 20,92 15,02 18,652 10,5
Source : DRRCRF et UFIP pour la métropole
La marge de gros et la marge de détail ne correspondent pas à ce que perçoivent respectivement les grossistes et les détaillants, compte tenu des flux financiers entre eux.
En effet, les locataires-gérants versent aux grossistes des loyers qui comportent une part variable, fonction du carburant vendu par la station.
En Guadeloupe, depuis 2002, les grossistes versent aux gérants de stations-services, au terme de leur contrat, une « indemnité de fin de gérance », prévue par l’accord interprofessionnel du pétrole (AIP). L’indemnité est fixée à chaque fin de contrat, y compris en cas de renouvellement.
Ce dispositif a été mis en oeuvre en Martinique en février 2008. Son financement, inclus dans les charges des grossistes en Guadeloupe et dans le prix de sortie SARA pour la Martinique, représente 0,609 €/hl en Guadeloupe et 0,685 €/hl en Martinique. Le montant de l’indemnité serait de l’ordre de 200 000 € en moyenne, réparti en plusieurs versements.
a - La marge de gros est surévaluée
Au titre de leurs recettes, outre la marge de gros fixée par les préfets, les distributeurs bénéficient des loyers versés par les gérants des stations-services, et de l’effet dilatation des carburants. En effet, lorsque les grossistes achètent les carburants, ceux-ci leur sont facturés à la température réglementaire de 15°. Ces carburants sont revendus aux détaillants à la température ambiante. Or, avec l’augmentation de la température, le volume des carburants se dilate ce qui explique que les quantités vendues par les grossistes sont supérieures aux quantités achetées. Ce phénomène, bien connu de la profession14, est également connu des services de l’Etat et intégré dans le total des recettes du grossiste pour en déduire ensuite le montant de la marge de gros.
Au titre de leurs charges, les grossistes financent l’approvisionnement des stations services à leur enseigne ainsi que les investissements dans le réseau (dotations aux amortissements) et leur maintenance. Ils ont également des frais généraux, supportent les impôts et taxes et, en Guadeloupe, versent des indemnités de fin de gérance (AIP).
Enfin le résultat net dégagé par les grossistes doit assurer une certaine rémunération des capitaux engagés. Dans les quatre DOM, la plupart des importateurs/distributeurs ont indiqué à la mission que l’objectif de rentabilité des capitaux engagés fixé par leurs actionnaires était de 15% environ.
Or, dans tous les départements, la rentabilité effective, telle qu’elle ressort des données supra, dépasse largement l’objectif de 15% (environ 25% aux Antilles et 39% en moyenne pour deux distributeurs à la Réunion). Le niveau de la marge de gros est donc fixé à un niveau trop élevé du point de vue de l’intérêt des consommateurs.
La mission s’est interrogée sur le niveau adéquat de rentabilité qui pourrait être retenu pour calculer la marge de gros sur un marché administré : d’une part, la comparaison avec un taux de rentabilité en usage dans la profession est difficile compte tenu de la spécificité des marchés des DOM et de l’absence de données disponibles en métropole; d’autre part, il existe une limite inférieure – que la mission ne saurait déterminer – en deçà de laquelle les distributeurs pourraient considérer être insuffisamment rémunérés, ce qui pourrait les conduire à interrompre leur activité. La mission a donc présenté un résultat correspondant à deux hypothèses de rentabilité, 15% et 8%.
Le tableau 12 fait apparaître, pour chaque DOM, l’excès de marge de gros – dans les deux hypothèses de rentabilité des capitaux engagés – qui pourrait faire l’objet d’une réfaction par rapport au niveau actuel.
Tableau 12 : calcul de l’excédent de marge de gros (en c€ par litre) par référence à deux hypothèses de rentabilité des capitaux
Guyane Réunion Martinique Guadeloupe
Total des recettes 11,907 12,79 9,096 8,727
Total des charges 8,81 8,33 6,57 6,67
(a) Résultat moyen effectif 3,097 4,46 2,526 2,057
(b) Calcul d’un résultat correspondant
à un taux de rentabilité de 15%
à un taux de rentabilité de de 8% 1,2
0,64 1,704
1,03 1,2
0,64 1,082
0,577
Excès de marge (a – b) =
Hyp. de 15%
Hyp de 8% 1,9
2,45 2,75
3,43 1,32
1,88 0 ,956
1,461
Source : Mission
Ainsi, la marge de gros est surévaluée d’environ 1 à 3,4 centimes par litre selon le département et l’hypothèse de rentabilité retenus.
a - Le niveau de la marge de détail s’explique principalement par le niveau des charges salariales
L’appréciation du niveau de la marge de détail est complexe du fait de l’existence de l’activité boutique des stations-services (vente de tabac et d’alcool, alimentation, journaux, pain, cafétéria- sandwicherie, produits auto…) qui complète la distribution de carburants et explique une partie de leur rentabilité.
La marge de détail est, dans tous les DOM, fréquemment revalorisée, sur demande des représentants des gérants de stations-services – ce que permet la réglementation – selon un processus quasiment immuable jusqu’à maintenant : la perspective d’une marge élevée constitue une incitation à l’installation de nouvelles stations-services, contribuant ainsi à une baisse des volumes moyens de carburants vendus. Pour éviter une dégradation de leur rentabilité, les gérants de stations-services revendiquent alors auprès des services de l’Etat une marge de détail plus élevée.
Dans les quatre DOM, le réseau des stations-services est dense, avec des volumes de carburants distribués plutôt inférieurs en moyenne à ceux de la métropole. Le « modèle de distribution ultra-marin » est plus coûteux pour le consommateur final que le mode de distribution métropolitain :
les stations-services sont très peu automatisées et privilégient le service au client. Elles emploient donc beaucoup plus de personnel qu’en métropole. L’effectif moyen par station est de l’ordre de sept à dix salariés, ceux-ci étant occupés à la distribution du carburant et à la boutique.
Tableau 13 : mesure de l’emploi salarié dans les stations-services des DOM
Guyane Réunion Martinique Guadeloupe
Nombre de stations au 1/1/2009 29 148 96 115
Nombre moyen de
salariés par station 7,5 9 10,2 8,7
Nombre de salariés
pompistes par DOM 240 1 330 1 000 1 000
Poids de la masse salariale
carburants / L de carburant 5,3 cts par litre 5,3 cts par litre 4,4 cts par litre 8 cts par litre
Source : mission
Malgré le poids des charges salariales, ces stations-services (activité carburants et boutique) dégagent un résultat qui varie, selon le carburant et selon la station, de 5 à 10% de la marge commerciale.
La masse salariale représente, en moyenne, près de la moitié de la marge commerciale des stations-services. La rémunération des salariés est très variable d’un réseau à l’autre, d’un département à l’autre : si certains pompistes sont rémunérés au SMIC, ce n’est pas le cas de tous, notamment en Guadeloupe où une convention collective appliquée depuis 2007 prévoit des progressions de salaire en fonction de l’ancienneté.
Le niveau de la marge pose aussi la question de la rémunération des gérants. Selon les documents transmis à la mission, certains peuvent avoir une rémunération brute annuelle pouvant dépasser 120 000 €, hors distribution du résultat, et de l’indemnité de fin gérance (AIP) s’il y a lieu. A titre de comparaison, en métropole, d’après les éléments communiqués par le conseil national des professions de l’automobile (CNPA), la rémunération brute annuelle de référence des gérants de stations-services s’élève à 20 500 € pour une personne seule et à moins de 35 000 € pour un couple.
Il est évidemment normal que les gérants aient une rémunération conforme à leur responsabilité mais comme celle-ci s’inscrit dans un système de prix administré dans l’intérêt du consommateur, un équilibre devrait être trouvé.
A cet effet, il serait souhaitable que la DDCCRF, à partir de la comptabilité des stations services, examine si de tels niveaux de rémunération sont courants.
Ainsi, le niveau de la marge de détail s’explique bien sûr par le maintien d’un grand nombre d’emplois dans les stations services mais aussi par la rémunération du locataire-gérant, qu’il convient de ne pas occulter. Dans l’appréciation de la marge de détail, il est donc nécessaire de distinguer :
le coût des emplois de salariés, qui correspond à la part la plus importante de la marge de détail. La remise en cause éventuelle de ce choix d’exploitation des stations services – qui repose sur un consensus très fort dans chaque DOM des élus et représentants des acteurs socioprofessionnels, auditionnés par la mission – nécessiterait un débat public qui sort du périmètre de la mission. Il s’agit d’arbitrer entre des économies qui pourraient être réalisées au bénéfice des consommateurs et le maintien des emplois dans le secteur ;
du coût résultant de la rémunération du locataire-gérant. Si des niveaux excessifs de rémunération des gérants s’avéraient courants, il paraîtrait cohérent, dans un système d’administration des prix, d’encadrer aussi la rémunération du locataire-gérant et de prévoir à cet effet une ligne de coût dans la marge de distribution. Cette solution aurait le mérite d’être plus transparente – en évitant de faire porter le poids de la marge de détail sur les seuls salariés pompistes – et plus favorable au consommateur dans la mesure où elle pèserait sur les rémunérations actuelles. Elle pose néanmoins beaucoup de difficultés de principe, dès lors qu’il s’agit de fixer une rémunération par voie d’arrêté, et de mise en oeuvre (clé de partage avec l’activité boutiques, modalités de contrôle...).
III - SYNTHESE DES ECONOMIES POTENTIELLES SUR LE PRIX DES CARBURANTS
Tableau 16 : Synthèse des économies potentielles sur le prix des carburants pour la Guadeloupe (en c€/l)
En c€/l Supercarburant Gazole
Révision des différentes lignes
de prix sans mutualisation (1) Entre -2,5 et -3,3 Entre -2,3 et -3,1
Révision des différentes
lignes de prix avec
mutualisation (2) Entre -1,7 et -2,4 Entre -1,5 et -2,4
Répartition du surcoût SARA (3) - 11 - 3
Economies minimales
à court terme sans mutualisation (1) + (3) Entre -13,5 et -14,3 Entre -5,3 et -6
Changement du mode
d’approvisionnement (4) -17 -9
Changement du mode
de distribution (5) -6,4 -6,4
Economies maximales à
moyen terme si
réformes et mutualisation
(2)+(4)+(5) Entre -25,2 et -25,9 Entre -16,9 et - 17,8
Source : Mission.
EXTRAIT DU RAPPORT DEFINIITIF
sur la fixation des prix des carburants
dans les départements d’outre-mer
31 Mars 2009"
http://ugtg.org/article_848.html?lang=cpf_gp
La propagande infâme d'agostino au service de l'UGTG ne l'honore pas et il ferait mieux de faire profil bas sur CCN tant sa logorrhée n'interresse personne .
Petit vaniteux va !du balai .............
Tout comme les extraits des rapports reproduits à dessein dans mes posts précédents, je reproduis cette présentation faite sur le site de l’UGTG. Car trop de balourdises, de contre-vérités ont été et sont encore rapportées sur des militants de la cause guadeloupéenne. Il faut pourfendre, contredire, opposer des démentis formels avec des arguments, des éléments détaillés, exhaustifs, des sources dûment citées à tous ceux qui disent des sottises.
Poser la question de l'avenir du LKP, certes, mais rappelons son passé récent. L'une des réalisations du mouvement LKP était prévue dans le protocole du 4 mars 2009, à savoir le Bureau d'Etudes Ouvrières. Quelques mois après la fin du conflit, Le Bureau d’Etudes Ouvrières était porté sur les fonts baptismaux. Voilà comment nous était annoncée la naissance de cette structure, exposée la philosophie de la démarche, le modus operandi…
« LKP : Naissance du Bureau d’Etudes Ouvrières (BEO) !
Présentation & analyse d’Alain Plaisir
I - PRESENTATION DU BUREAU D’ETUDES OUVRIERES PAR Alain Plaisir [1] :
Les point 13 à 22 de l’accord général de fin conflit du 4 mars 2009 prévoyaient l’ouverture de négociations sur une liste 100 familles de produits de première nécessité, c’est-à-dire sur environ 250 articles pour les grandes surfaces et 100 articles pour les discount ( Ecomax, Leader-Price , Super-U, Boiripeau). Les négociations ont été menées à bien et les prix ont réellement baissé sur ces articles. Ils vont encore baisser (normalement !) dans quelques jours avec la rentrée effective des baisses d’octroi de mer. Nous avons également négocié avec les grossistes pour permettre une baisse des prix dans les petits commerces. Il est important de le préciser dans la mesure où de nombreux guadeloupéens se laissent abuser par une manipulation des forces dominantes faisant croire que le LKP aurait eu mandat pour négocier une baisse généralisée des prix et qu’il était responsable des hausses abusives constatées sur d’autres produits.
Cette manipulation se fait avec la complicité objective de la Région qui ne communique pas sur les baisses de l’octroi de mer qu’il a dû consentir sur plusieurs centaines d’articles à l’importation, ne dit rien sur ce qu’il compte faire pour s’assurer que la grande distribution répercute ces baisses.
Il n’est pas inutile non plus, de rappeler qu’avant le conflit de janvier, février et mars 2009, les prix des produits alimentaires avaient explosé, non seulement en Guadeloupe, mais également dans de nombreux pays, provoquant ici ou là des émeutes de la faim.
Le grand mérite du LKP est d’avoir mis le problème de la baisse des prix au centre de ses préoccupations et d’avoir mis à nu le mécanisme opaque de la formation des prix, d’une fiscalité injuste et les profits des békés et autres importateurs.
Mais le LKP n’a jamais été dupe, ni naïf, pour croire qu’il suffisait d’une grève, pour obliger les capitalistes à rogner de bonnes grâces sur leurs profits.
L’effort sera long et difficile pour corriger les abus les plus flagrants. Jusqu’à ce jour, les services officiels de l’Etat semblent incapables, ou ne veulent pas faire la transparence sur les prix. Ainsi la dernière enquête de comparaison spatiale menée par l’INSEE date de 1992. On apprend que le niveau général des prix de détail en Guadeloupe serait seulement supérieur de 10% au niveau de la France. Cela parait aberrant par rapport au ressenti des ménages et à la réalité des chiffres. En effet, lors des négociations, nous avons constaté que la plupart des produits alimentaires était supérieur à 20% et de nombreux autres supérieurs à 50% par rapport à leurs homologues de France.
D’autre part les fonctionnaires de la Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes, ne sont pas suffisamment nombreux (une quarantaine pour tout l’archipel) et ne disposent pas des moyens juridiques (les prix sont libres, depuis 1987) pour sanctionner les fraudeurs et les profiteurs.
D’où l’idée de disposer nous-mêmes, de notre propre organisme (biten an nou) de recherche et de statistiques et de brigades ouvrières, pour vérifier et faire réprimer les abus. (Ententes illicites, publicité frauduleuse, date de péremption, vérification de la répercussion des baisses de la fiscalité…) et mettre « la pression » à la fois sur les capitalistes et sur l’Etat.
C’est dans ce contexte que nous avons demandé et obtenu lors des négociations, la création d’un Bureau d’Etudes ouvrières ( points 22 et 23 du protocole du 4 mars 2009). Ce BEO, sera financé à hauteur de 200 000 euros par l’Etat, le Conseil Régional, le Conseil Général.
Plusieurs réunions au sein du LKP ont permis de définir une orientation, d’adopter un statut et de créer ce Bureau d’Etudes Ouvrières sous forme d’association, loi 1901.
Pour réaliser ses missions, le Bureau d’Etudes Ouvrières procèdera selon deux modalités : d’une part un centre de recherche et de documentation composé d’administratifs et de chercheurs et d’autre part un centre de contrôle et d’investigation avec des équipes désignées par les syndicats et les associations de consommateurs.
Les résultats des recherches seront mis à la disposition de l’Etat, des collectivités locales de la Guadeloupe et du tout public.
Le LKP fera le maximum pour que le BEO soit opérationnel dès la mi-septembre. Nous ferons faire preuve d’imagination et d’audace, car là encore, nous n’avons pas de modèle.
II - OBJET :
Extrait des statuts du Bureau d’Etudes Ouvrières (JO du 8 aout 2009)
Il est constitué, entre les organisations syndicales ouvrières et les associations de consommateurs agrées soussignés, une association déclarée, régie par la loi de 1901, et qui a pour objet de répondre aux besoins des organisations syndicales et des Associations de consommateurs dans le domaine des recherches statistiques, économiques et de défense des consommateurs
L’association exerce ses activités en étroite collaboration avec les organisations syndicales ouvrières et les associations de consommateurs. Pour réaliser ses missions, le Bureau d’Etudes Ouvrières procède selon deux modalités : d’une part un centre de recherche et de documentation composé d’administratifs et de chercheurs et d’autre part un centre de contrôle et d’investigation avec des équipes désignées par les syndicats et les associations de consommateurs.
Les résultats des recherches sont mis à la disposition de l’Etat, des collectivités locales de la Guadeloupe et du tout public
Pibliyé pa le LKP lè dimanch 16 out 2009 »
http://ugtg.org/rubrique_97.html?lang=cpf_gp
"...les données immédiates sont peu rassurantes, un chômage qui s'inscrit durablement dans la paysage, le transport public au ralenti, un secteur du BTP suppliant les assemblées locales de réclamer d'impossibles grands travaux, les planteurs de banane toujours sous la pressions des concurents latino-américains. Un seul secteur resterait dynamique, celui de la contestation. Le Lyannaj Kont Pwofitasyon garde en effet la main et promet une animation sans pareille dans les prochains mois, voire les années à venir. Peu importe les raisons évoquées, car il y en aura beaucoup, mais quelles réponses donner dans un contexte de récession globale. Tous les ingrédients sont réunis pour une explosion sociale, dit-on du côté des insurgés, alors même que les coupables désignés sont déjà terrassés...La Guadeloupe devra prendre en compte son ancrage dans l'environnement caribéen. Nos voisins évoluent pour l'heure sans nous, or il est primordial de faire de la coopération régional un axe fort de notre développement en recherchant cependant les apports de nos pays à la région. Les récents accords avec la Dominique, s'agissant de la géothermie, sont un exemple de nos capacités en matière d'échange et de transport de technologie. Mais d'autres domaines, comme la santé ou le transport de données offrent des perspectives pour notre région.
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Les "Nouvelles semaines" dont son rédacteur en chef PEP n'est pas répouté pour être un défenseur invétéré du LKP. Jacques Dancale à travers sa plume, a parfaitement cerné le problème. La Guadeloupe ne pourra s'en sortir que si elle pense par elle-même et pour elle-même. La Guadeloupe ne verra le bout du tunnel si par exemple elle prend le bon wagon car effectivement la Caraïbe est une région qui bouge. Faisant partie de cette région Caraïbe, la Guadeloupe doit être aussi dans le train!
SHAKA (Gwakafwika)
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Karibéyen nou yé, karibéyen nou ké rété!
Pourtant toutes les entreprises qui se sont retrouvées entre les mains de l'UGTG ont été systématiquement coulées. Si l'UGTG est incapable de faire fonctionner une entreprise, imaginons dans quelle état pourrait se retrouver notre pays entre les mains de ces gens là.