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VOS COMMENTAIRES SUR L'ARTICLE
Agostino
24 / 1 / 2012
Vers quelle Autorité Politique Guadeloupéenne?
Dans le large extrait du texte de Raoul C. Serva que publie Danik I. Zandwonis, il y a des thématiques, des sujets relatifs au "partage du pouvoir", des références à la Constitution française, "assemblée de représentants" que Serva prenait en compte dans sa réflexion en 2001 et qui demeurent tout à fait d'actualité, ont toute leur place dans la conduite des méditations politiques qui sont les nôtres en 2012. Compte tenu de nos réalités guadeloupéennes, les constats, inventaires des problématiques (sociaux, économiques, culturels, politiques...) que nous avons dressés depuis tantôt et que nous dressons de notre pays, de la nécessité d'accéder à des niveaux de responsabilité que beaucoup d'entre nous, voyons, sentons intuitivement, et que l'analyse rend pertinente, comment parvenir à l'émergence d'une autorité politique guadeloupéenne? Quels peuvent être les contours, les fondements juridiques d'une autorité guadeloupéenne au regard de nos rapports avec la France, au regard de la Constitution? Comment les forces en mouvement agissent-elles pour recueillir l'adhésion des Guadeloupéens pour tendre vers ce but? Y a t-il à ce jour une ligne de convergence politique nette comme une épine dorsale dans cette direction?

Je retiendrai par exemple ces paragraphes : [...] "Il faudra également choisir quelle institution devra demeurer, même symboliquement, en place pour sceller aux yeux de la constitution française et de ceux que la peur du largage affole « l’indéfectible lien ». D’où l’exigence pour une telle autorité de demeurer dans le cadre de la République, d’offrir des garanties républicaines, être à terme une république associée tout en maintenant le contact avec les nations les plus avancées du monde. Se posent alors les très délicates questions de la répartition des compétences avec l’Etat français, l’Europe, de l’acceptabilité d'un plan constitutionnel des changements institutionnels qui nous paraitraient indispensables. "

[...] "Savoir quelles devraient être les compétences effectives d’une autorité, d’un pouvoir guadeloupéen. Faudrait i-il qu’elle conserve les responsabilités de la police, de la défense, de la justice, de la monnaie, de la diplomatie, des diplômes ? A qui incomberont les services de la santé, de l’immigration, du patrimoine, de la culture, de l’éducation, etc. ?"

Dans le cadre d'un changement institutionnel de la Guadeloupe, quelles sont les compétences qui doivent lui en incomber? Quelles seraient les compétences dévolues à l'Etat? Pour qu'une autorité politique guadeloupéenne puisse émerger, s'exercer, quel est le texte juridique le mieux approprié aujourd'hui, le plus adapté pour fixer ce partage des compétences? Quel statut est susceptible de permettre aux Guadeloupéens de disposer d'une autorité politique qui assure la domiciliation d'un certain nombre de pouvoirs, de prérogatives décisives pour l'économie par exemple? Avec quels outils une autorité politique guadeloupéenne serait-elle en mesure d'engager notre pays dans la voie de la réduction de notre dépendance économique, le renversement du déficit commercial...? Comment parvenir à l'émergence de cette autorité politique guadeloupéenne? Y a t-il dans la Constitution française un texte de référence, un article qui nous permet d'asseoir cette autorité? De mon point de vue c'est l'article 74. Ce sont toutes ces questions que le débat, la réflexion, l'analyse doivent prendre en charge afin d'éclairer, convaincre nos compatriotes de la validité de l'instauration d'un autorité politique guadeloupéenne qui aille bien au-delà des limites de celles dont disposent nos collectivités actuelles. C'est de la réponse à ces questions entre autres, la conduite des travaux de réflexion, qu'émergeront une définition,une orientation, que s'ouvriront un nouvel horizon pour la Guadeloupe.
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Shaka Zulu
24 / 1 / 2012
73 ou 74, ça mènera au même but
Mais notre "cher ami" Toto Lurel a déjà mainte fois répéter que l'article 74 n'est plus d'actualité. C'est ainsi que sa majesté l'a décidé (car apparemment c'est lui qui décide). En tout cas moi ce que je vois dans le jeu de ces politiciens c'est le "MASKO" comme dirait le "Mot Phrasé". Moi personnellement article 73 ou 74, ce n'est en réalité qu'un détail puisque l'autonomie accrue pour la Guadeloupe a déjà été décidée de longue date. La France nous mettra un cadre où nous seront apparemment libre de nous mouvement mais il ne faudra en aucun cas dépasser la limite qui est celle...de l'indépendance, pardi!!! Lurel pour ne pas perdre la face nous sort cette histoire d'assemblée unique pour deux collectivités sous le 73 mais il sait très bien que même son maître Hollande lui a déjà dit que de toutes les façons on vous foutra l'autonomie! Alors article 73 ou 74, ce ne sont que des moyens pour parvenir à cette autonomie. En tout cas je suis Agostino pour son choix de l'article 74 car s'il y a autonomie je conseillerais aux guadeloupéens d'opter pour cette article 74 car de toutes les façons l'article 73 sera un 74 déguisé! Les français ont un don de vous faire avaler ce que vous ne voulez pas! (cf 2003 et 2010)
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ArYbLaK97.1
26 / 1 / 2012
Asire pa petèt...
Aprè onlo kou dè rabo kon yo ka di an gwan fwansé a-yo, nou sèten nou ki ka suiv é ki vlé bon biten pou péyi an-nou, kè léta kolonyal fwansé ké ba lé koloni piti a piti tibwen plis otonomi, pou pa di, pwan zòt an men. Sé politik fwansé ké méné nou, alò maré ren solid sé on débi a Gwadloup lib...mé fè pa nou révé a pa pou aprézan. Pèp annou pòkò majè ni paré pou-w touvé-y tousèl avè tousa rèsponsabilité. Tout' an- doucè nou ké sòti anba joug a yo. Sa ké mèt tan i fo !

Sonjé kanmarad Shaka lè an té ka milité pou awtik 74 asi prèmyé sit-aw ! Sé padavwa a té vwè lé lwa régalyen té tou pré a rèvandikasyon a zf LKP...ou té di mwen awa, léta fwansé ké ankò an pyé annou. An toujou di sa péké bon largaj-la fèt sibitman, pèp-la ké vwè twop mizè !!!
Kon on pa pati ka palé ka dè"chaos"dè "guerre civile".

Nou ka pwan on èkzanp : on kanno plen pwason ka rantré, magré ni pwason pou tout moun, nou ka goumé pou trapé yenn a dé kilo avan on lòt...yennki an chine moun-la ka fè la file indienne pou yo sèvi yo yenn aprè lòt !...ary x
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ArYbLaK97.1
26 / 1 / 2012
jòdi-la nou ké sonjé fò Angéla
Elle est née le 26 janvier 1944, à Birmingham, en Alabama à une époque ou le racisme et les troubles politiques faisait rage. Ses parents étaient enseignants, et dès son enfance, la petite Davis était plongée dans le milieu communiste, et reçoit déjà les influences de ce qui sera ses conceptions politiques ; et ses convictions philosophiques. En 1960, elle passe deux ans à étudier, à l'Ecole de Frankfurt sous la direction de Théodore Adorno. De 1963 à 1964, elle suit des cours à Paris, puis elle rentre dans le Massachusetts. Après avoir obtenu sa licence en 1965, elle part en Allemagne pour ses études plus approfondies. De nouveau aux Etats Unis en Californie à l'université de San Diego, elle reçoit sa maîtrise en 1968. C'est à cette même année qu’elle devient membre du parti communiste, et des blacks panters. Son investissement dans ses 2 groupements lui valurent d'être surveillé de très près par le gouvernement de Etats Unis. Après avoir enseigné pendant 1 an à l'université de Californie à Los Angeles, elle est renvoyée.Ce licenciement était principalement du à son appartenance au parti communiste.En 1970 elle devient la troisième femme dans l'histoire à être inscrite sur la liste des personnes les plus recherchée par le FBI.. Accusée de conspiration pour libérer Georges Jackson, le FBI estimait que Angéla Davis avait armé des prisonniers dans la Cours du Conté de Marin. Elle dut passer 2 semaines à fuir la police. A cette époque on pouvait voir une pancarte affichée dans de nombreuses maisons, où on pouvait lire ; « Angéla notre sœur, tu es la bienvenue dans cette maison » Elle fut finalement découverte par la police dans un hôtel après avoir été accusé de meurtre et de kidnapping et passer 16 mois en prison puis fut acquitté de toutes ses charges. En 1971,ces essais dans lesquels elle détaille sa croyance en la doctrine communiste et ses pensées sur l'oppression raciale sont publiés. Puis elle écrit son autobiographie et se présente aux élections de 1980 ; sous les couleurs du parti communiste. « Women, Race and class » publié en 1981 devient un classique du féminisme. En 1989 elle publie la première collection de ses discours de 1983 à 1987, intitulé " Woman, Culture and politic ".De nos jours, Angéla Davis continu son combat politique et social.C'est une théoricienne accomplie et cultivée, elle enseigne à l'Université de Californie à Santa Cruz et continue à faire des discours.

La Diaspora noire
www.tidiane.net
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