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Guadeloupe. Plénière du 7 septembre 2018. Le discours de Ary Chalus

09 Sep 2018
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Basse-Terre-Capitale. Dimanche 9 septembre 2018. CCN. Chaque rentrée nous offre l’opportunité de renouveler notre ambition de viser l’excellence. Nous avons un futur à construire et il passe par un travail quotidien pensé avant toute chose dans l’intérêt des Guadeloupéens.

« LA GUADELOUPE DOIT RÉUSSIR »

Je saisis donc l’occasion de cette plénière de rentrée pour renouveler nos engagements envers les Guadeloupéens et aussi faire part de quelques-unes de nos avancées ;

Engagement, dans la durée, en faveur de la sécurité de nos enfants : pour faire face à la vulnérabilité de nombreux établissements scolaires, nous poursuivons notre programme de reconstruction ou de confortements parasismiques pour les écoles. Ces opérations dépassent 20 Millions € de travaux dont plus de 8 Millions € d’accompagnement régional.

Mardi 11 septembre prochain, nous serons à Vieux-Fort pour officialiser le lancement des travaux pour la construction du Groupe scolaire en maîtrise d’ouvrage régionale.

Engagement pour l’amélioration des conditions de travail des lycéens. Après une concertation avec les 24 proviseurs de Lycées et le CREPS, une proposition de programme de travaux de maintenance et d’aménagement a été arrêtée pour un montant prévisionnel de 15 Millions €. Il s’agit de travaux indispensables au bon fonctionnement des établissements en termes de sécurité, d’hygiène, des conditions de travail et d’adaptation pédagogique des bâtiments.

Engagement encore, à poursuivre notre politique volontariste en faveur de la santé des Guadeloupéens.

A assumer le défi de la formation professionnelle de notre personnel soignant en officialisant la mise à disposition du CHU du Campus Sanitaire et Social de Basse-Terre mardi 4 septembre dernier.

Ce campus dont le budget en termes de construction et d’équipements avoisine 7 millions d’euros cristallise l’engagement que j’avais formulé devant les professionnels et l’équipe pédagogique du CHU en début d’année.

Notre contribution témoigne de la constance de notre engagement ; ainsi le samedi 21 avril 2018, nous avons inauguré le scanner à Marie-Galante ce qui contribuera à réduire les inégalités de l’offre de soins au sein de notre territoire.

Le 18 juin 2018, nous avons officiellement mis en service le Centre d’Imagerie Moléculaire de la Guadeloupe.

Mais nous pouvons aussi citer la contribution régionale à :

- la reconstruction du centre gérontologique,

- la reconstruction de l’hôpital de Capesterre-Belle-Eau,

- la modernisation de l’hôpital Beauperthuy de Pointe-Noire,

Et nous continuerons de soutenir les projets tout aussi ambitieux, tels que :

- l’aménagement des infrastructures routières autour du futur CHU, (67M€)

- la Faculté de médecine et le futur Campus Sanitaire et Social de la région Pointoise (plus de 50 M€).

Personne n'ignore la crise sanitaire que nous traversons depuis l'incendie du CHU. Le CHU a certes brulé, "mais les compétences de nos praticiens n'ont pas brûlé avec", pour reprendre l'expression du professeur Suzy Duflot, pas plus que notre volonté !

Notre volonté à Investir dans les équipements de santé d’excellence au service des Guadeloupéens comme pour nos visiteurs pour renforcer notre attractivité et accroître le potentiel de développement du tourisme de bien-être.

Et la récente nomination de Monsieur Gérard COTELLON, Directeur Général du Centre Hospitalier Régional Universitaire de Guadeloupe, est pour nous tous, un formidable message d’espoir.

Cela nous invite à “œuvrer”, à une Guadeloupe plus forte, rassemblée au service de la santé des Guadeloupéens, au service de l’essentiel.

Cette rentrée 2018 arrive un an après les événements climatiques qui nous ont rappelé notre vulnérabilité. Mais ces événements nous ont aussi permis de démontrer le caractère, la résilience et la solidarité du peuple Guadeloupéen!

C’est aussi une rentrée ou nous continuons à affronter l’invasion de certaines de nos côtes par les algues sargasses.

Nous avançons, avec l’État, le Département et toutes les collectivités; notamment dans le développement de solutions durables pour le traitement de cette invasion :

La Région prend et continuera de prendre toute sa part pour le traitement définitif de cette nuisance ; elle s’est portée volontaire pour assurer le portage opérationnel de la solution de collecte d’algues sargasses à grande échelle sur la Guadeloupe continentale et sur les îles du Sud.

Nous avons lancé, dès ce mois d’août, l’avis de marché pour la conception, l’acquisition, l’exploitation et la maintenance de solutions de collecte. Une procédure concurrentielle avec négociation restreinte permettra la négociation, les échanges avec les candidats afin d’adapter l’offre aux besoins, identifiés, de chaque partie du territoire impacté.

Mais nous continuerons aussi à être mobilisés sur l’urgence; tout comme nous l’étions dès 2016.

Selon les projections de consommations au 25 juillet 2018, la Région s’engageait d’ores et déjà sur près de 900 000 euros sur les sargasses au profit des communes.

En outre, la région s’est engagée à lancer en octobre, en partenariat avec l’Agence Nationale de la Recherche et l’ADEME, un appel à projet pour un grand programme de recherche à l’échelle de la Caraïbe.

Enfin, il y a des problèmes qui ne datent pas d’aujourd’hui (la distribution de l’eau potable, la mise à niveau de nos infrastructures pour une mobilité durable et efficiente, la gestion de nos déchets ...) ces sujets nous invitent, tous, à faire preuve d’une détermination sans faille mais aussi à beaucoup d’humilité !

Les difficultés que rencontre notre pays nous obligent à un discours responsable non pas à la démagogie, à la posture ou à la surenchère.

Tout ce qui n’est pas fait de manière cohérente et concerté entre les acteurs résulte fatalement de l’éparpillement, de l’agitation politique, des plus stériles et donc inutile.

Mutualiser nos intelligences, nos idées, nos moyens mais pas n’importe comment!

Je comprends les postures et les enjeux électoraux mais ces enjeux ne doivent plus prendre en otage les sujets de fond et j’en appelle à la responsabilité de chacun.

Les difficultés qui nous frappent actuellement appellent une certaine responsabilité, une cohérence dans les discours et dans les actions dans l’intérêt des populations et ne doivent pas être des vecteurs d’instrumentalisation répondant à d’autres desseins.

La Région n'est très certainement pas un simple "bailleur de fonds", elle a une vision, une stratégie et nourrit l'ambition d’œuvrer à l'épanouissement de tous les Guadeloupéens.

Il y a un cap politique, il sera honoré, nous ne dévierons pas!

Cette majorité a fait le choix de la concertation mais la concertation n’est pas une marque de faiblesse ou d’absence de leadership.

Elle tire son essence du changement de méthode que nous avons voulu pour la Guadeloupe ou le « NOUS » doit remplacer le « je ».

Il existe des compétences définit par la loi NOTRé, nous devons nous y tenir!

Il existe aussi de nouveaux outils qui ont fait leurs preuves, je pense à la CTAP (Conférence Territoriale de l’Action Publique). Nous devons continuer à les utiliser pour parler d’une seule et même voix pour notre territoire sur les sujets importants.

C’est notre principal engagement : construire sereinement la Guadeloupe, en réaffirmant notre nouveau modèle de développement, socle de notre Projet politique, qui érige la croissance verte et la croissance bleue en tant que piliers de notre développement économique.

Nos patrimoines naturels, culturels et humains sont la vraie richesse de notre archipel. Ce sont des atouts essentiels sur lesquels notre stratégie de développement, notamment touristique doit reposer.

Alors aujourd’hui, la Guadeloupe doit tirer son épingle du jeu.

Notre secteur touristique, à la condition que nous le structurions pour qu’il soit durable et qu’il profite à tous, constitue notre principal levier de croissance et bénéficiera aux autres secteurs économiques.

C’est notre atout majeur : un tourisme durable que nous voulons plus innovant et diversifié.

Notre objectif, atteindre 1 million de touristes en 2020, pour un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros et la création de mille emplois pérennes !

Un million de visiteurs ;

- c’est de l’activité et donc des recettes supplémentaires pour nos artisans et les particuliers propriétaires de gîtes grâce à notre politique de soutien à l’augmentation de notre capacité d’accueil (petites structures hôtelières, gîtes, ...)

- c’est aussi de nouvelles opportunités pour nos agriculteurs, nos pécheurs .... Grâce à nos actions en faveur d’une meilleure organisation de la production, de la transformation, de la distribution et de la commercialisation de notre production agricole.

Enfin, un million de touristes, c’est un objectif plus que jamais réalisable:

Nous devons saisir l’opportunité d’un contexte géopolitique favorable pour asseoir notre stratégie de développement.

Avec un aéroport international aux ambitions assumées et que nous accompagnons, des infrastructures routières et portuaires que nous entretenons et développons, des capacités d’accueil adaptées et un environnement naturel riche, la Guadeloupe dispose d’avantages comparatifs importants pour développer sa position sur le marché du tourisme caribéen et international.

Le nombre de touristes de séjour en Guadeloupe augmente significativement depuis trois ans; + 13 % en 2016 , + 12% en 2017 et nous restons sur ces mêmes bases encore cette année où nous dépasserons 700000 visiteurs!

Nos efforts d’investissements, soutenus depuis 2016, permettent de favoriser la qualité des infrastructures d’accueil et de loisirs, non seulement à l’attention des visiteurs mais aussi d’améliorer l’attractivité de notre archipel pour le bien-être des Guadeloupéens. Notre objectif: une activité touristique pérenne et rentable, absolument respectueuse de notre environnement.

En effet, l’environnement est devenu un élément incontournable des politiques publiques visant l’amélioration du cadre de vie des Guadeloupéens et est le véritable levier stratégique pour notre développement.

Sans préoccupation environnementale, notre territoire sera moins concurrentiel, moins performant et surtout nous ne pourrions garantir des conditions de vie sereines à nos concitoyens.

Nous partageons sensiblement tous le constat que l’action publique dans ces domaines se doit d’être conséquente et consensuelle.

La Région a de grandes ambitions en matière de développement durable.

Elle souhaite l’autonomie énergétique de notre territoire en 2030, et le 0 déchet en 2035.

Suivant le Plan de Prévention et de Gestion des Déchets Non Dangereux adopté par la Région le 13 avril 2018, le nombre de déchèteries passera de 9 à ce jour à 17 d’ici 2022 (coût total 8,5 millions d’euros).

La Collectivité a décidé de construire, pour le compte des agglomérations, 8 nouvelles structures à Baillif, à Bouillante, à Trois-Rivières, à Terre-de-Haut, à Terre-de-Bas, à Pointe- Noire, à Petit-Bourg et à Goyave.

Nos objectifs sont de véritables défis qui engagent l’avenir de chacun d’entre nous; il n’est pas question que ce soit de simples effets d’annonce.

Ainsi, le mardi 26 juin 2018, le Conseil d’administration de l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB) a adopté à l’unanimité la convention cadre de préfiguration de l’Agence régionale de la biodiversité de la Guadeloupe.

Volonté forte de notre majorité régionale, la création de l’Agence régionale de la biodiversité de Guadeloupe est une grande victoire dans la protection et la valorisation de la biodiversité de notre archipel.

La signature de la convention pourrait se faire dès ce mois de Septembre 2018, lors de la visite du Président de la république en Guadeloupe.

L’agriculture et la pêche sont au cœur de la croissance verte et bleue inscrite dans notre stratégie : Mangez local et Consommez durable.

Ceci avec des symboles forts que nous matérialisons comme le Marché d’Intérêt Régional, pôle d’excellence agricole financé par notre Collectivité à hauteur de 6 millions d’euros, et LIZIN CENTRAL, atelier d’agro-transformation situé à Anse-Bertrand, pour rendre plus accessible encore nos productions locales auprès des cuisines centrales.

Le programme OCEAN d’aménagement des plages (Opération Coordonnée d’Entretien et d’AménagemeNt) portant sur 25 sites et plages de l’archipel. La plage de Malendure à Bouillante est actuellement en travaux. Le programme sera réalisé progressivement, jusqu’en 2020 pour un coût total de 21 millions euros.

Rajoutons le financement des bases nautiques ..., l’hippodrome de Saint-Jacques...

Conformément à nos engagements, nous concrétisons ces grands projets structurants dont on parle depuis trop longtemps.

Ils contribueront à l’emploi, participeront au rééquilibrage de notre archipel et à l’épanouissement des Guadeloupéens !

La Guadeloupe est une terre de culture.

A l’ère de l’apogée des nouvelles technologies, il est important de souligner le caractère transversal de la culture ainsi que les enjeux qui y sont liés :

Notre patrimoine, la langue créole, nos œuvres littéraires et cinématographiques ... Nous devons renforcer la promotion et l’exportation de contenus culturels guadeloupéens.

Dans cette dynamique, la Région Guadeloupe a élaboré en étroite concertation avec les acteurs culturels guadeloupéens, une politique culturelle soutenant à la fois l’audace et l’innovation dont le cadre s’accorde avec notre identité, nos valeurs et la révolution du numérique.

C’est le sens du festival de cinéma Nouveaux Regards, lancé en 2016.

C’est aussi l’esprit d’Éclats d’Îles, cycle d’expositions à l’initiative de la Région, qui a permis à des artistes guadeloupéens de présenter leurs œuvres en avril 2018 au cœur de Paris et qui sera renouvelé cet automne.

C’est le sens encore de notre stratégie : Guadeloupe, Terre de Tournage : La Guadeloupe connaît un succès grandissant dans la structuration et le développement de son cinéma.

Les succès et les retombées sont au rendez-vous ; dernier exemple : 3 millions d’euros dépensés sur 8 semaines en Guadeloupe par la seule équipe de tournage de All Inclusive, grâce à un accompagnement financier régional de 300 000 euros !

Notre modèle de développement ne peut se penser qu’à travers son ouverture sur le monde.

La Guadeloupe partage une forte communauté d'intérêt avec les États membres de l'OECO (Organisation des États de la Caraïbe Orientale).

Au regard des similitudes très importantes qui existent entre la Guadeloupe et ces États de la Caraïbe Orientale, la signature d’un accord d’adhésion OECO - Guadeloupe s’inscrit dans le cadre du rapprochement multilatéral souhaité par la Région et se justifie par la nécessité de renforcer, nos capacités collectives afin de parvenir à un développement soutenu dans les domaines social et culturel, scientifique et technologique.

Promouvoir le concept d’une Caraïbe Orientale comme un espace partagé, dans lequel la promotion du développement durable et de l’économie bleue est mise en avant pour aboutir à faire de l’espace des petites Antilles une référence mondiale en matière de territoire durable.

La procédure de négociation arrive à son terme et l'adhésion de la Guadeloupe en qualité de membre associé à I'OECO, sera de nature à renforcer le positionnement de Ia Guadeloupe au sein de son bassin régional, aux côtés de la Martinique, déjà membre associé depuis le 4 février 2015.

Vous aurez, chers collègues, à l’occasion de la présente plénière, à vous prononcer pour me donner mandat pour signer tout acte et document relatif à cette affaire.

L’heure est à la concorde non à la discorde. C’est que je prône depuis ma prise de fonction c’est d’ailleurs ce que nous demande la population guadeloupéenne.

Demandes au combien légitimes, notamment en ce qui concerne la distribution d’eau potable:

Le plan d’actions prioritaires, proposé par les établissements publics de coopération intercommunale, a ainsi été validé lors de la Conférence territoriale de l’action publique que j’ai présidée en février 2018.

La Région a décidé de participer significativement au financement sur ses fonds propres pour qu’il soit mis en œuvre sans délai. Nous y consacrons 30 millions d’euros sur les 71,4 Millions d’€ nécessaires.

Depuis, certains travaux ont démarré:

- pour la réhabilitation et mise en service des réservoirs de Budan à Baie-Mahault dès le mois de mars.

- pour la rénovation de 17 km de réseaux dans les grands fonds

En 2017 déjà, la Région, en tant que maître d’ouvrage sur des projets structurants en matière d’eau, avait lancé 3 opérations :

- le renouvellement de réseaux d’eau potable à Gourbeyre (dans le périmètre de la CASBT) - le renouvellement partiel du feeder de Vernou (dans le périmètre du SIAEAG)

- la sécurisation du système de distribution à Fonds Cacao, sur la commune de Capesterre- Belle-Eau (dans le périmètre de la CASBT).

La Collectivité régionale a octroyé 2,15 millions d’euros de subventions aux services d’eau et d’assainissement pour la mise en œuvre de leurs projets et 16,5 Millions d’€ de FEDER en tant qu’autorité de gestion des fonds européens.

560 000 euros d’aides ont été accordés, toujours en 2017, aux particuliers pour qu’ils s’équipent en systèmes de récupération d’eau de pluie, ce qui correspond à plus de 240 foyers.

Nous avons souhaité une administration plus proche des citoyens pour mieux répondre à leurs besoins. Ce souhait aussi, nous l’avons réalisé grâce à « La Région à domicile ».

Depuis fin 2016, les visites dans les communes de l’archipel se sont succédées, avec pour objectif d’instaurer une grande proximité avec les Guadeloupéens. Fin juin 2018, nous avons visité l’intégralité des communes à l’exception de la ville des Abymes qui a souhaité reporter la date après la rentrée.

40 millions d’euros, c’est le montant alloué par la Région à l’aide aux projets des communes qui répondent à l’une des priorités suivantes : développement économique, revitalisation des centres bourgs, mise aux normes parasismiques des écoles, éclairage public, équipements sportifs.

La Région Guadeloupe finance des opérations de rénovation de l’éclairage public au bénéfice des communes de Guadeloupe.

L’éclairage public est le premier poste de consommation d’électricité pour les collectivités locales.

L’économie ainsi réalisée par la commune peut représenter plusieurs centaines de milliers d’euros!

En ces temps de contraintes budgétaires, c’est une aide financière directe au bénéfice de nos communes !

Cela permet aussi d’améliorer significativement le service d’éclairage des voiries rendu à̀ la population.

Toutes les communes sont aujourd’hui concernées par des travaux de rénovation de leur éclairage public, ce qui représente un investissement dépassant 70 Millions €.

L’administration régionale est aussi désormais accessible au Moule.

Le nouvel espace régional du Nord Grande-Terre, situé section l’Écluse - ZAC de l’Aiguille, est ouvert au public depuis mi-juin 2018.

Y sont proposés des services régionaux, avec la Maison de Services aux Publics, et de la formation professionnelle avec l’EPIC Guadeloupe Formation.

Il comprend aussi une pépinière et une couveuse d’entreprises, une salle multimédia pouvant accueillir des conférences et un pôle de restauration et d’hébergements pour les apprenants.

Nous avons repensé notre modèle économique ; dorénavant nos interventions se doivent d’être au service de celles et ceux qui créent des emplois ; quelle que soit la taille de l’entreprise.

La Guadeloupe a développé un tissu dense d’entreprises et d’associations qui œuvrent dans l’économie sociale et solidaire. Il y avait là, un enjeu afin de faire de l’ESS un levier de croissance pour la Guadeloupe.

Aussi, le 12 juillet dernier, nous avons, avec le Préfet et la Présidente du Conseil départemental, signer la Convention d’agrément de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire des îles de Guadeloupe.

C’est dans cet esprit que nous assumons notre position de chef de file du développement économique.

Notre démarche s’appuie sur des outils efficients que nous mettons à la disposition des entreprises :

- le fonds de garantie régionale
- le prêt « croissance très petites entreprises » (TPE) - la convention de partenariat Région / BPI France

- le plan de valorisation et de sauvegarde des structures hôtelières et pour la diversification des produits touristiques

- des sessions de formations, dans le cadre du partenariat avec le Ministère des Outre-Mer et Business France, permettent, 3 fois par an, aux entreprises guadeloupéennes de se former à l’export, en Guadeloupe.

Le parcours des chefs d’entreprise et des porteurs de projet est encore jalonné d’obstacles que nous pouvons aplanir.

Trop souvent, faute d’accès à la bonne information, prise au juste moment ou d’une méconnaissance du panel d’outils de soutien, parfois même à cause de leur grande profusion.

Le porteur de projet s’égare et s’épuise ; nul doute que l’on peut mieux faire !

Nous devons mieux faire.

Lancé en mars 2018 le dispositif I-DDEACTE (Diffusion, Détection et Accompagnement Territorial à l’innovation) est un accompagnement professionnalisé des projets d’innovation pour permettre aux entreprises guadeloupéennes de franchir un saut qualitatif pour une compétitivité accrue.

Notre administration régionale doit bien mesurer et être consciente de notre responsabilité au regard de nos concitoyens.

Ceux-là mêmes qui nous observent, qui se tournent vers nous et attendent de notre part des réponses claires, sûres et rapides.

Notre engagement doit être constant ; notre exigence d’améliorer le service rendu au public doit s’exprimer quotidiennement.

Cette rentrée est tout naturellement l’occasion de renouveler cet engagement ; Engagement à poursuivre nos efforts pour réduire encore les délais de paiements.

Engagement à réduire les délais d’instruction des dossiers de demande d’aide et de bourses pour nos étudiants.

Engagement à maintenir le cap et à être au rendez-vous de la certification des dépenses en matière d’utilisation des fonds européens.

Engagement à tenir, voir à raccourcir le calendrier pour le déploiement du haut débit sur l’intégralité de notre archipel avant 2022 : C’est 87 millions d’euros qui doivent être investis dans le réseau public déployé par la Région, en complément des initiatives des opérateurs privés, afin de garantir une couverture en fibre optique de 100% du territoire.

Engagement à mettre en œuvre le Plan régional 2018-2021 pour l’amélioration de l’habitat, qui offre aux Guadeloupéens une palette plus large de services, mais aussi accroît la sécurité juridique du dispositif :

Aider ceux qui n’ont pas de ressource à rénover leur logement permet de lutter contre l’exclusion. De 2018 à 2020, ce sont 30 millions d’euros que la Région entend consacrer à l’amélioration des conditions de vie des Guadeloupéens, soit au bénéfice d’un millier de familles chaque année.

Engagement encore à améliorer sensiblement les conditions de circulation et la mobilité de nos concitoyens.

45 millions d’euros alloués aux travaux pour renforcer la sécurité des usagers en 2017, 63 millions d’euros prévus pour de nouveaux chantiers en 2018.

Etlesrésultatssontlà,̀ avecplusieursréalisationsmajeures,parexemple:

  • la réparation de la bretelle de sortie de la rocade de Lauricisque

  • la reconstruction du pont de la Rivière Noire, situé à la sortie du bourg de Saint-Claude

  • la réhabilitation du pont Saut de mouton à Basse-Terre

  • la reconstruction du pont Dongo sur la RN1à Capesterre Belle-Eau u la mise à 2X2 voies

    de la RN2 entre Beausoleil et Wonche

  • la Bretelle Sud-Est Jabrun vers Pointe-à-Pitre sur la RN1

  • la rectification du tracé́ de la RN2 à Mahault Pointe-Noire la reconstruction de l’ouvrage

    hydraulique de ravine Clémence sur la RN2 à̀ Deshaies

  • le Giratoire de Borel à Lamentin

  • le passage souterrain à gabarit réduit au carrefour de Perrin sur la RN5

  • les améliorations au niveau de l’échangeur de la Jaille.

    D’autres grands chantiers sont à venir :

  • la construction de la voie pendulaire Perinet-Saint-Felix à Gosier

  • d’importants travaux d’entretien, de renforcement et d’éclairage des voiries

  • l’aménagement de la déviation de La Boucan au Lamentin

  • la mise à 2x2 voies de la RN2 entre Beausoleil-Échangeur du Lamentin.

    Même si pour l’essentiel, la collectivité régionale a maintenu voir intensifié son activité durant les mois de juillet et d’août ; je voudrais vous souhaiter à tous une bonne rentrée 2018 et vous inviter à faire vivre notre engagement et nos valeurs de solidarité ; l’implication de tous est indispensable.

    “ Pour une Guadeloupe durable, agissons ensemble “ C’est un beau pari. À nous de le relever.
    Bonne rentrée à toutes et à tous.

Seul le prononcé fait foi

CCN

Webzine cari-guadeloupéen créé en 2008. Notre premier objectif est d'établir par ce biais un véritable lien entre les caribéens, qu'ils soient francophones, créolophones, anglophones, hispanophones. L'information est donc pour CCN une matière première d'importance capitale.

Site internet : www.caraibcreolenews.com

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