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Ile Maurice. Éducation : Vers la réforme de l'école primaire

13 Mar 2018
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Portlouis.Mardi 13 mars 20118. CCN/EXPmu. Il est grand temps que l’éducation permette à ses enfants de penser et de se développer au lieu de bachoter. La réforme éducative a été enclenchée il y a maintenant trois ans. Pour l’heure, c’est le primaire qui a subi le plus de changements. Le Primary School Achievement Certificate (PSAC) a été introduit l’année dernière mais avant d’en arriver là, les élèves à la fin du cycle primaire ont connu le Primary School Leaving Certificate (PSLC) et le Certificate of Primary Education (CPE). Tour d’horizon…

La petite bourse

Flash-back. Avant que le CPE ne voie le jour, les Mauriciens prennent part au PSLC à la fin du ­tionne cet examen ? À la fin de l’année, les élèves en «sixième» se présentent tous à un examen petite bourseavant l’Indépendance (et même après car c’est la grève des étu­diants en 1975 qui débouche sur l’éducation gratuite), l’éducation secondaire est payante.

Aller au collège est un luxe que la majorité des Mauriciens ne peuvent se permettre. Une fois les épreuves de la sixième termi­nleosayatte de bons résultats entament la prochaine étape. La petite bourse leur permettait de décrocher une place dans les collèges d’État. Comprenez par là le Queen Eli­zabeth College (QEC), le collège Royal de Port-Louis (RCPL) et le collège Royal de Curepipe (RCC). En moyenne, dans une classe d’environ 40 élèves, une dizaine arrivaient à obtenir une bourse dans ces collèges prestigieux chaque année.

Le cauchemar pour enfants

Le PSLC est remplacé à la fin des années 70. Enter alors le CPE. Ce système très contesté est vive­ment critiqué dès le début. Pour cause, c’est là que naisse la rat race et les leçons particulières à outrance. Cet examen contribue d’ailleurs à créer des Star Schools et Star Colleges. Le CPE, c’est le ranking, c’est-à-dire le classement des élèves selon le nombre de points obtenus lors des examens de fin de cycle. De quoi rendre fiers les parents ou dépressifs les écoliers. À la mi-décembre, les résultats sont connus et affichés au Mauritius Examination Syndi­cate (MES).

Dès les années 80, les leçons parti­culières commencent à prendre de l’ampleur. Cette tendance n’existait ptavatos épreuves de la petite bourse. Mais dans les années du CPE, le statut à s’améliorer et tous croient dur comme fer que leurs enfants peuvent décrocher une place dans les collèges d’élite. Certaines écoles primaires, à l’instar d’Aryan Vedic et Sir Veerasamy Ringadoo, deviennent des Star Schools. Des parents sont prêts à tout pour y inscrire leurs enfants, jusqu’à fausser les adresses résidentielles. Ce qui vaut l’intervention de la police en 2013. Le CPE et le ranking perdurent, jusqu’aux années 2000. L’ancien ministre de l’Éducation, Steve,teteos changer les choses.

Le nom de l’examen, le CPE, reste peoteodit amendements y sont apportés. D’abord, l’ancien ministre du Mou­vement militant mauricien abolit le classement des élèves. Il opte plutôt pour un grading system et un système de régionalisation. Steven Obeegadoo fait également construire plusieurs collèges régionaux, pour encourager les élèves à choisir un établissement secondaire proche de leur domicile. En quatre ans, 36 collèges voient le jour. Par ailleurs, il convertit les Star Schools, à l’instar du QEC, en Form VI colleges. En d’autres mots, ces collèges n’accueillent déève’à School Cer­tificate (SC). L’éducation obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans devient une réalité. En outre, le ministre crée des écoles de Zone d’éducation prioritaire (ZEP).

Cependant, avec l’arrivée au pouvoir du Parti travailliste (PTr), la donne change à nouveau. Le ministre de l’Éducation, Dharam Gokhool, introduit une nouvelle fois un classement déguisé. Ce, en introduisant l’A+ comme notation au niveau du CPE. L’A+ représente l’excellence, soit entre 90 et 100 points. Bien que les résultats et les rangs ne soient plus affichés, le classe­ment est à nouveau à l’ordre du jour. Les collèges élitistes rouvrent leurs portes aux élèves en FoI. Cependant, un nouveau facteur s’ajoute à ce système : l’opacité. Comment expliquer qu’une écolière qui a obtenu 4 A+ obtienne le QEC et pas une autre, avec les mêmes résultats ? Chaque année, les parents mécontents font la queue devant le MES.

Ce «nouveau CPE» préconise également deux types de collè­ges : les collèges nationaux et régionaux. La première catégorie concerne les collèges d’élite, où leèeéo­tent pas. Les parents sont tenus de faire un choix bien avant les examens en s’appuyant sur la performance de leurs enfants. Leesttplace, alors que les autres se voient inévitablement attribuer un établissement régional de leur choix. En ce qui concerne ces parents qui remplissent mal ce formulaire, leurs enfants font No School Cases. En à obtenir de collège. Chaque année, autour de 1 000 à 1 500 élèves connaissent ce stress moral et physique.

Le nine-year schooling

C’est une promesse électorale de ­pagne en 2014. Et le gouvernement tient parole. Dès 2015, la réforme éducationnelle (dont les grandes lignes ont été publiées en exclusi­vité par l’express le 1er juin 2015) est présentée aux parties prenantes et à la presse. Leela Devi Dookun-Lu­choomun, l’actuelle ministre de tutelle, veut éliminer la compétition et prôner une éducation holistique. Le programme scolaire est revu, la régionalisation est réintroduite et un nouvel examen conçu : le PSAC.

PSAC, QUÈSACO ?

Le PSAC apporte son lot de nou­veautés. Contrairement au CPE, qui mettait l’accent uniquement sur le côté académique, le PSAC privilégie l’éducation inclusive. Plus question de «standard». On parle à présent de «grade». Les matières sont catégorisées en core non-core. Les matières core» sont l’anglais, le français, les mathématiques, les sciences, l’histoire-géographie, les langues orientales, l’arabe et le kréol mori­sien. L’autre catégorie regroupe des matières telles que Co­nication Skills et l’Information and Communication Technology (ICT) – à partir de cette année-ci. Autre changement : l’introduction de l’évaluation continue (continuous assessment) durant l’année. Pour l’heure, uniquement les matières non-core sont concernées par ce moyen d’évaluation.

La Modular Approach est égale­ment une composante importante du PSAC. Elle permet aux élèves de prendre part aux examens p tefi de la Grade 5. Sont concernées : les sciences et l’histoire-géo. Les points obtenus lors de cette peeevet stockés au MES. L’autre partie des épreuves pour ces deux matières a, elle, lieu à la fin du deuxième trimestre de l’année suivante, soit quand les élèves sont en Grade 6. Les deux séries de points sont alors additionnées et seront connues le jour des résultats. Au mois d’octobre, pour les épreuves du PSAC, les élèves voient leur nombre de matières réduit, ayant déjà été évalués en histoire-géo et sciences. Ce qui, selon le ministère de l’Éducation, diminue le stress.

Dans les années à venir, de nouvelles matières «non-core» devraient s’ajouter à la liste. Par­mi elles, le théâtre, la musique ou encore le sport. Par ailleurs, les élèves qui ont des difficultés daetevatepris en charge dès la Grade 1. Ce, par des Ses. En d’autres mots, il s’agit d’en­seignants qui agissent comme assistants auprès des ensei­de rattrapage sont organisées pour accompagner et mieux gui­der ces écoliers. Le PSAC permet aussi la promotion automatique en Grade 7 (ex-Form I) peut désormais plus parler d’échec dans le primaire. Ceux qui n’obtiennent pas le PSAC car ils n’ont pas satisfait tous les critères ont trois années addi­tionnelles pour le faire. Ils peu­vent aussi rejoindre l’«extended stream», le Pre-Vo

Par Hansini Bhoobdasur

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