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Guadeloupe. Projet : Une nouvelle ville dans le nord Grande Terre

16 Oct 2019
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Anse-Bertrand. Mercredi 16 octobre 2019. CCN La Guadeloupe telle que nous la voyons et telle que nous la vivons depuis notre naissance, n’est pas et ne peut être une construction finie : il nous appartient de la projeter, et de nous projeter nous-mêmes avec elle dans les décennies qui viennent en nous rappelant que nous participons à la marche du monde, et qu’à ce titre nous devons être capables d’initiatives et capables de maitriser de façon optimale l’aménagement de notre territoire. C’est un projet initié par Luc Reinette vers la fin des années 9O. Soumis aux « décideurs » politiques, ceux-ci comme à l’habitude, sont encore « réservés » comme ils le furent quand le même Luc Reinette lança l’idée de la création d’un « lieu de mémoire pour nos ancêtres » devenu plus tard « Mémorial Acte » !

 

Une nouvelle ville pour la guadeloupe.png

 

Il est du devoir de tout peuple responsable d’envisager sur un horizon de 30 à 50 ans l’aménagement de son territoire sur la base de divers paramètres connus ou scientifiquement prévisibles. La petitesse, même relative, de notre Pays nous rappelle qu’il constitue un écosystème fragile exposé à de nombreux risques technologiques et naturels dont les cyclones, les séismes et les éruptions volcaniques les plus violentes issus de volcans explosifs.

Les précédents de pays voisins comme la Martinique et Montserrat doivent guider notre réflexion et notre action : Le 8 mai 1902, la montagne Pelée entre en éruption et les nuées ardentes qui s’en échappent vont anéantir la ville de Saint Pierre et ses 29.000 habitants en moins de 2 minutes ! Le risque était prévisible, mais le gouverneur de l’époque, Louis Mouttet a différé l’évacuation de la population pour que se tienne à tout prix le deuxième tour des élections législatives. L’actuelle ville de Schœlcher a été fondée, non loin de Fort-de-France, pour accueillir tous les réfugiés issus du drame de la Montagne Pelée.

En juillet 1995, la Soufrière Hills de Montserrat, qui est également un volcan explosif comme la Montagne Pelée ou la Soufrière de Guadeloupe, entre en éruption. Les scientifiques avaient anticipé l’évènement et les autorités du pays ont organisé l’évacuation de milliers d’habitants en direction d’Antigua, de l’Angleterre et des Etats-Unis pour l’essentiel. Plus des deux-tiers du pays a été recouvert de dépôts volcaniques, rendant pour des siècles cette partie du territoire impropre à toute activité humaine. Une nouvelle capitale a donc été consacrée (la ville de Brades), suite à la destruction de Plymouth recouverte par 60 cm de cendres. Des 12.000 habitants que comptait cette île de 102 km2, il n’en reste guère que 5.800.

1/ LES PROBLEMATIQUES CONTEMPORAINES

PROBLEMATIQUE CONTEMPORAINESL’observation de la carte de la Guadeloupe nous montre que pour diverses raisons, les autorités de l’époque ont fait le choix de concentrer sur la zone de Jarry l’essentiel des activités économiques du pays. Sur cette seule zone de Jarry, quatre établissements proches les uns des autres sont classés Seveso 2 : la centrale thermique EDF de Jarry, les dépôts de SODEXGAX, les dépôts d’hydrocarbures de la SARA, et les silos des GMA. Ces Etablissements ont été classés Seveso 2 en raison des risques qu’ils représentent, face aux tsunamis, aux cyclones et explosions d’origine technologique. Un sinistre sérieux sur un seul de ces établissements impacterait non seulement les autres, mais plus grave encore tout Jarry et les zones d’habitation situées au vent comme Moudong et d’autres.

L’usine Lubrizol, située dans la zone industrielle de Rouen, et qui a pris feu en septembre 2019 a projeté des jours durant des fumées toxiques sur la ville où les habitants alarmés ont manifesté par milliers contre le gouvernement, craignant pour leur santé actuelle et à venir. Le 21 septembre 2001, l’usine AZF, située près de Toulouse, explose, causant la mort de 34 personnes et de nombreux blessés.

De récentes études publiées par le Groupe d’Experts sur l’évolution du climat (GIEC) en septembre 2019, démontrent que la montée des océans menace les îles de la Caraïbe, dont la Guadeloupe, et que l’ampleur du phénomène qui est irréversible pour les siècles à venir-sera plus importante que prévue : l’élévation du niveau de la mer pourrait dépasser un mètre d’ici à 2100, soit dans un siècle tout juste, c’est-à-dire dans quelques décennies, avec de plus une incidence grave sur les nappes phréatiques !

Ces études viennent corroborer les projections faites il y a quelques années par le scientifique guadeloupéen Jean-Marie FLOWER, qui montrent que dans 90 ans seulement, Jarry et une grande partie des terres proches de Baie-Mahault, des Abymes, de Morne-à-l’Eau, du Lamentin, de Ste Rose et d’ailleurs seront sous les eaux et n’auront de fait plus d’existence. Ce n’est malheureusement pas un scénario catastrophe, même si dans un premier temps on se refuse d’y croire… Les constats faits un peu partout et par chacun de nous sur le recul visible de nos côtes face à la mer sont inquiétants.

L’îlet Caret, au large de Sainte-Rose est presque totalement submergé par les eaux, alors qu’en 2007, il y a à peine 12 ans, il était planté de palmiers qui ont tous disparu, et recevait des centaines de plaisanciers et vacanciers chaque mois. Aujourd’hui, en voie de disparition, l’îlet Caret ne constitue qu’une bande de sable qui se rétrécit d’année en année.

2/ UNE OPPORTUNITE GEOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE

GUADELOUPE 2500L’observation attentive de la carte de la Guadeloupe, toujours, montre que la principale zone préservée par cette montée des eaux est la partie Est de la Guadeloupe, celle qui entre Anse-Bertrand et Le Moule a jusqu’ici été exempte de toute implantation urbaine en raison des falaises qui la bordent, et c’est là que se trouve justement la chance historique et géographique de la Guadeloupe ! Durant la période coloniale, l’implantation des bourgs se faisait de façon privilégiée sur des côtes accessibles par la mer pour favoriser les échanges par voie maritime.

Pour la première fois dans notre jeune Histoire de Peuple, nous sommes sommés de préparer et programmer notre futur, puisque la nature nous l’impose, nous en fait l’obligation ; Nous pour qui l’essentiel sommes issus d’hommes et de femmes mis dans l’incapacité depuis leur arrivée sur ce sol - de s’envisager et de décider, même pour le quotidien, et à qui tout a été imposé, y compris la façon d’habiter, nous devons relever le défi. Et nous avons la capacité de le faire…

Notre planète a dépassé les 7.5 milliards d’habitants et plus de 50% de ces habitants vivent dans des villes. On estime qu’en 2030 nous serons 8.3 milliards deGUADELOUPE 90 personnes dont plus de 5 milliards vivront dans des zones urbaines, soit 60% de celles-ci et le mouvement apparait comme irréversible. En Europe par exemple 77% des habitants vivent déjà dans des villes dont 140 d’entre elles concentrent 44% du PIB européen. A l’horizon 2030, c’est-à-dire demain, 750 villes porteront 60% du PIB mondial ! La Chine, depuis 1980, à travers la mise en place de ses Zones Economiques Spéciales (ZES) a crée plusieurs dizaines de villes dépassant un million d’habitants, des villes actives considérées comme moteurs de développement.

3/ LES CONSTATS SUR L’ÉTAT DE LA GUADELOUPE

Plus que jamais le pays ressent l’impératif besoin d’un Grand Projet Fédérateur qui transcende les clivages politiques, et qui de notre point de vue peut être une « Nouvelle Ville ». La première ville authentiquement guadeloupéenne depuis l’abolition de l’esclavage en 1848, qui serait pensée, conçue et fondée par nous. Cette ville ferait une large place aux espaces naturels et serait durable, inclusive et résiliente.

C’est quoi pour nous et en quelques mots une ville durable, inclusive et résiliente ?

Une ville inclusive est une ville qui vise à l’exercice en toute égalité des droits humains par un accès sans restriction aux espaces urbains et aux services. Elle tient compte des besoins, des désirs et des contraintes des citoyens et leur donne une place centrale dans les processus de gouvernance.

Une ville durable est une ville capable de se maintenir dans le temps grâce à une distance critique face au présent. Une ville durable est aussi une ville qui offre une qualité de vie en tous lieux et des différentiels faibles entre les cadres de vie. Enfin, une ville durable est une ville qui se réapproprie un projet politique collectif, qui met en jeu un projet environnemental, économique et social. Cependant une ville écologique n’est pas forcément une ville durable, si par exemple cette ville, quoique parsemée d’espaces verts a un habitat très dispersé qui engendre de grands déplacements en voiture, facteurs de pollution. La ville durable doit faire corps avec sa proche campagne pour former une région urbaine dont la planification d’ensemble serait le préalable d’une pensée globale d’aménagement.

Une ville résiliente est une ville qui par sa conception anticipe les phénomènes naturels comme les cyclones et les tremblements de terre. Toutes ses constructions sont donc obligatoirement parasismiques et anticycloniques et trouvent leur place au sein d’éco-quartiers. Une ville résiliente est une ville résistante qui continue quasi-normalement de vivre même en cas de pénurie d’essence ou de manque d’eau dans les réseaux d’adduction. C’est pour cela que tous les bâtiments constitutifs de cette nouvelle ville seront dotés de panneaux solaires performants avec chaque fois que cela sera possible des toitures solaires. Les éoliennes présentes et futures participeront à l’objectif visant à rendre cette ville autosuffisante en énergie par le biais de ressources naturelles inépuisables par nature. Enfin, la proximité immédiate, au large des falaises de la plus profonde fosse marine de la Guadeloupe permet d’espérer à terme la production d’électricité d’origine marine.

Concernant l’eau, un système de citernes individuelles ou collectives intégrées sera mis en place, et il y aura distinction entre l’eau à usage alimentaire et l’eau à usage domestique par le biais de réseaux séparés. On ne lavera plus par exemple des voitures avec de l’eau potable comme c’est aujourd’hui le cas.

Cette ville fera la part belle aux piétons par la construction d’aires de circulation et de places publiques protégées, inaccessibles aux voitures et autres engins polluants.

La problématique d’une population guadeloupéenne vieillissante sera prise en compte par l’édification de résidences seniors réparties au sein d’un Village séniors, celle des jeunes guadeloupéens aussi par la mise en place d’espaces dédiés au sport, à la culture et à l’éducation pensée par des éducateurs guadeloupéens. Les personnes handicapées auront partout accès et bénéficieront d’espaces et de logements dédiés qui faciliteront leur vie et leur intégration naturelle au reste de la population.

Les services à la personne seront également développés, constituant pour l’avenir l’un des secteurs les plus pourvoyeurs d’emplois.

La question de la sécurité des biens et des personnes sera particulièrement étudiée (vidéosurveillance intelligente et réactive) pour faire de cette ville un exemple en la matière. Tous les bâtiments étant câblés dès l’origine, la domotique participera au confort et à la sécurité des logements qui devront non seulement accueillir des Guadeloupéens venant de toute la Guadeloupe, mais aussi ceux qui vivant à l’extérieur, rêvent de revenir vivre et travailler au pays.

Nous avons affirmé qu’une ville durable devrait faire corps avec sa proche campagne pour former une région urbaine dont la planification d’ensemble serait le préalable d’une pensée globale d’aménagement.

A ce titre, sans être exhaustifs, des unités agroalimentaires pourraient être implantées dans cette « région urbaine » pour répondre à la relance forte de l’élevage bovin et porcin en particulier, visant à l’autosuffisance, au développement de la culture du manioc qui s’affirme comme un produit d’excellence mais qui pour l’essentiel est aujourd’hui importé, et au développement de la pêche de haute mer pouvant contribuer à la réduction de nos importations en la matière. Dans le cadre d’une réflexion stratégique globale, visant la conquête de notre marché intérieur, l’ancienne ferme de Campêche pourra être relancée et modernisée.

Outre la création d’une cité administrative moderne, de logements bioclimatiques, de commerces de proximité, de banques, de services, deux éléments essentiels caractériseraient cette « Nouvelle Ville » :

1) La création d’une véritable cité médicale qui comblerait le désert médical caractérisant cette zone. On y trouverait tous les spécialistes en médecine qui font aujourd’hui cruellement défaut, mais aussi des unités spécialisées dans le traitement et le suivi de l’obésité qui constitue aujourd’hui une pathologie dramatique en Guadeloupe pour toutes les classes d‘âge. Lorsque nous parlons de suivi, nous évoquons la mise en place de dispositifs d’hébergement pour des centaines de patients ayant besoin d’un environnement médical particulier. Dans la même logique, des Unités spécialisées sur le traitement et le suivi des cancers, du sein et de la prostate, comme il s’en trouve partout dans le monde, pourraient s’implanter là.

Des Centres de Recherche sur le chlordécone, sur la drépanocytose et bien d’autres pathologies propres à notre espace géographique pourraient également trouver leur place au sein de cette ville ; nous pensons aux maladies métaboliques comme le diabète et l’hypertension.

2) La création de nombreux parcs et jardins pour que cette ville soit une ville verte, qui permette la mise en place un politique de sport populaire, pour en faire véritablement une ville sportive où tout le monde pratique du sport, quel que soit l’âge et la condition sociale. Mais la création également de grandes infrastructures sportives de niveau international (gymnases, stades, piscines, etc.), accessibles à tous les clubs de Guadeloupe, mais aussi capables de recevoir -à titre onéreux- des équipes du monde entier venant se préparer chez nous durant les périodes hivernales. Bien entendu, des compétitions sportives internationales pourront se tenir dans cette nouvelle ville qui serait réputée pour la qualité de ses équipements. En support à cette démarche, nous avons et nous aurons tous les grands champions que la Guadeloupe a produit et produit encore dans de nombreuses disciplines, sans commune mesure avec d’autres pays beaucoup plus peuplés que le nôtre : La Guadeloupe est véritablement une terre de sport et de champions que nous devons valoriser.

Le lieu d’implantation proposé et qui nous semble idéal, à l’Est de la Grande-Terre est marqué historiquement par à la fois le lieu où les colonisateurs européens avaient parqué les Indiens Kalinas, et également le lieu où l’AFRES (Africaine Réduite en Esclavage) Lucile avait été enfermée et entravée en 1840 durant 22 mois dans un cachot de 5 m2 mesurant 1.20 m de hauteur par Monsieur de Douillard Mahaudière, « propriétaire » alors de l’Habitation Mahaudière.

La Guadeloupe possède un atout considérable, au regard de tous les autres pays de la Caraïbe, mais nous n’en avons pas encore vraiment conscience.

Le lieu le plus propice à la fondation d’une « Nouvelle Ville » est l’Habitation La Haut ou Mahaudière située sur la commune de l’Anse-Bertrand.

Cette Habitation, propriété de la SODEG (Société d’Equipement de la Guadeloupe), puis de l’AGAT (Agence guadeloupéenne pour l’aménagement du territoire) devient propriété du Département de la Guadeloupe par un acte administratif en date du 4 janvier 1991.

L’Habitation La Haut ou Mahaudière est d’une contenance de 432ha 10a 72 ca et figure au cadastre sous la section AH 1 à 103, sauf 65 et 66. Elle est bornée au nord par l’Habitation « Le Ports Lands », au sud par les habitations Bonne Veine et Dadou, à l’est par la zone des 50 pas géométriques du littoral et par l’Habitation Geoffroy, à l’ouest par les Habitations Papin et Zenon. Elle est traversée par la route Départementale N°120 reliant Le Moule à l’Anse-Bertrand, mais il existe plusieurs voies d’accès menant à l’Habitation.

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Rééquilibrer le territoire où presque tout a été concentré sur Jarry, zone située en bordure de mer et exposée à tous les risques, constitue une urgence et une priorité pour notre génération. Il faut AGIR dès aujourd’hui et bousculer s’il le faut les procédures et réglementations qui ne tiennent pas compte de nos réalités insulaires et qui pourraient être sclérosantes. Ce qu’il faut c’est une VERITABLE VOLONTE POLITIQUE, relayant une forte VOLONTE POPULAIRE.

Nous insistons sur le fait qu’il s’agit de créer une « Ville Nouvelle », mais pas une ville de plus : l’actuelle ville d’Anse-Bertrand serait la ville historique ou la vieille ville, avec pour corollaire la « Nouvelle Ville », toujours administrée par la même équipe municipale, le même maire. Ceci étant, rien n’empêche qu’un nom particulier soit attribué à cette entité, comme par exemple « KALINAS CITY, Nouvelle Ville d’Anse-Bertrand ». Ce n’est qu’une illustration, l’important étant de bien comprendre l’articulation entre l’existant et le futur.

Cette Ville moderne qui consacrera essentiellement des activités et des emplois générés par le sport et la santé, sera une ville sport santé, vitrine de la Guadeloupe dans la Caraïbe et dans le monde.

4/ LES AVANTAGES POTENTIELS DE CETTE NOUVELLE VILLE

FRANCE ANTILLES• Protéger le foncier agricole et le valoriser.

• Créer sur 10 à 15 ans des milliers d’emplois dans le bâtiment, les travaux publics, l’artisanat, l’industrie, les bureaux d’études, l’administration et le commerce, les services, l’informatique, etc. Favoriser le développement du télétravail à domicile et la gestion centralisée des entreprises.

• Réduire les distances entre les lieux d’habitation et le lieu de travail.

• Relocaliser une partie des équipements existant à Jarry ou ailleurs.

• Rééquilibrer le territoire et le rendre moins vulnérable aux risques naturels.

• Impulser le développement de la Grande-Terre et au-delà de la Guadeloupe par l’innovation, en pensant globalement le pays au travers d’une stratégie de développement basée sur un modèle économique pertinent

• Redonner de l’espoir à toutes les générations, toutes plus ou moins démoralisées par une absence totale de perspectives. C’est un projet symbolisant une identité collective guadeloupéenne.

• Contribuer à la construction du pays.

• Constituer un Grand Projet Fédérateur qui transcende les individus compris les politiques pour privilégier l’intérêt supérieur du pays.

Nous ne partons pas de rien : depuis 20 ans des hommes et des femmes aimant profondément leur pays et voulant sa promotion et son développement pour notre génération et les générations à venir se sont impliqués dans ce projet.

Ce projet qui exige avant tout que les Guadeloupéens, en particulier les politiques croient en notre capacité de créer et d’innover pour concevoir une Ville Nouvelle et quelque part une Vie Nouvelle.

Depuis a été créé l’ASSOCIATION GUADELOUPEENNE POUR UNE NOUVELLE VILLE (AGVN), composée d’architectes, d’urbanistes, d’économistes et de juristes guadeloupéens qui entendent mettre leurs compétences au service de ce Projet ambitieux, mais combien nécessaire qui impose que l’on sorte des chemins battus et de la logique mortifère qui voudrait que tout ce qui est essentiel soit pensé et dicté de l’extérieur.

Mais nous affirmons que notre peuple, à travers toutes ses composantes, est intelligent et a du génie.

Oui, il existe un génie guadeloupéen qui ne demande qu’à s’exprimer. Le temps est venu pour que nous soyons enfin des visionnaires.

Gwadloup le 3/10/2019

Luc REINETTE

Le présent document constitue en soi un APPEL pour que les Guadeloupéens installés ici et ailleurs, s’approprient ce Projet, qui est celui d’une génération qui veut se donner un cap et donner un sens à sa vie en devenant acteur de son cadre de vie et de son destin.

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