Guadeloupe. Enquête : Miss Guadeloupe, l’envers du décor et du glamour…

24 Juil 2017
1595 fois
Johane Matignon, couronnée Miss Guadeloupe 2017 par Morgane Thérésine, Miss Guadeloupe 2016 et Alicia Aylies, Miss France Johane Matignon, couronnée Miss Guadeloupe 2017 par Morgane Thérésine, Miss Guadeloupe 2016 et Alicia Aylies, Miss France Alexandra Giraud

Par  Alexandra Giraud ( CCN) 

Gosier. Palais des Sports. Lundi 24 juillet 2017. CCN / Carifil News Events. Miss Guadeloupe 2017 pour Miss France a été couronnée samedi soir à Gosier devant des centaines de spectateurs. Johane Matignon, Saint-Franciscaine, est la grande gagnante de ce concours beauté, et représentera l’archipel guadeloupéen en décembre prochain lors de l’élection Miss France. Ses dauphines sont Mélanie Boulogne, Isly Nicolson, Jessica Capet et Elodie Turinay-Engoulevent. Avec un bac littéraire tout juste en poche, elle entendait commencer, en octobre, des études de droit pour devenir avocate en affaires familiales. Un projet qu’elle devra certainement mettre entre parenthèses pour se consacrer pleinement à l’élection Miss France. Une vie pas comme les autres : entre sacrifices, finances et organisation, le concours Miss Guadeloupe n’est pas que glamour et paillettes. Focus.


« Pourquoi pas », réagit Alicia Bausivoir, Miss Guadeloupe 1995-1996 - également membre du jury samedi soir dernier pour l’élection de Miss Guadeloupe 2017 - quand elle est élue Miss Beauté Noire en 1993, et que la perspective du concours Miss Guadeloupe s’ouvre à elle. A l’époque déjà, c’était le titre suprême. Une décision relativement judicieuse : Alicia finira 3ème dauphine de Miss France et 1ère dauphine de Miss Caraïbes. Le cursus universitaire qu’elle suivait à l’époque ne s’en trouve pas pour autant bouleversé, puisqu’une vie de Dauphine n’équivaut pas à une vie de Miss. En effet, être Miss, c’est être jongleuse professionnelle, ou bien prendre le risque de sacrifier beaucoup.

 

On n’a rien sans rien

Elles l’ont touché du doigt, et le savait  peut-être même déjà auparavant : les 11 finalistes de l’élection Miss Guadeloupe sont entrées il y a quelques mois dans un monde parallèle, dans une petite bulle de paillettes. Pour en arriver là, elles ont généralement déjà passé un concours communal qui les a menée tout droit vers un planning de répétitions étalé sur plusieurs semaines. Sport, chorégraphie, coaching : un investissement à plein temps. L’une des 12 candidates initialement sélectionnées en juin dernier a d’ailleurs du faire un choix : poursuivre l’aventure Miss Guadeloupe, ou renoncer à une compétition sportive de haut niveau. Elle a tranché, et a choisi de privilégier sa carrière sportive.

Concilier vie sociale, familiale et professionnelle n’est pas chose facile, d’autant que la plupart des candidates sont généralement très jeunes - 18 ans à peine, voire moins - et en pleine construction de leur avenir. Alicia Bausivoir a pu à l’époque poursuivre ses études grâce à un planning de Dauphine peu chargé : elle était seulement appelée de temps à autre pour représenter la Guadeloupe à l’échelle de notre pays  - lors du Tour de Guadeloupe par exemple - ou brièvement à l’échelle française  : « en étant 3ème dauphine, j’ai pu rentrer chez moi ». Mais Miss France, elle, ne rentre pas chez elle : elle devient en quelque sorte la « propriété » de la Société Miss France durant une année entière. 

 

Lire la suite sur Carifil-Events

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Alexandra Giraud

Journaliste CCN

Connectez-vous pour commenter

Toute l'actu de la Guadeloupe et des Caraïbes.

Articles Populaires