Bolivie : L'ex ministre Gisela López craint des représailles du Gouvernement putschiste

09 Jan 2020
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Sucre. Jeudi 9 janvier 2020. CCN/Bolivarinfos/François Lopez. L'ex ministre bolivienne de la Communication Gisela López a affirmé mercredi dans un message publié sur Twitter qu'elle craint le Gouvernement de fait :

« Après mon apparition publique et ce twitt, je sais que le putschisme déchaînera sa ire contre moi. Ils ne croient pas que je n'ai pas peur, » a déclaré López après que plusieurs médias aient diffusé une rencontre l'ex-ministre et le président légitime de la Bolivie, Evo Morales.

« L'apparition publique en question est une vidéo enregistrée en Argentine et diffusée par Morales sur son compte Twitter mardi dernier. Des médias locaux ont affirmé qu'on « ne savait rien » d'elle après la démission du président le 10 novembre dernier lors du coup d'Etat.

Gisela López

@giselalopez68

Après mon apparition publique et ce twitt, je sais que le putschisme déchaînera sa ire contre moi. Ils ne croient pas que je n'ai pas peur. S'ils ont été capables de tuer 36 personnes pour arriver au pouvoir, est-ce que je n'ai pas le droit d'avoir peur ? »

Dans le même message, l'ex-ministre dénonce les excès auxquels ils se sont livrés en affirmant : « S'ils ont été capables de tuer 36 personnes pour arriver au pouvoir, est-ce que je n'ai pas le droit d'avoir peur ? »

López a répondu à la presse qui a affirmé qu'elle a une affaire en suspens en Bolivie pour corruption que la Justice ne l'a jamais réclamée jusqu'à présent, Noël. »

« J'ai été lynchée dans les médias. J'ai été harcelée, menacée et le putschisme m'a donné la mort civile. Mais la Justice ne m'a pas réclamée pour que je témoigne, » a-t-elle ajouté.

L'Inspection Générale, sous le mandat du Gouvernement de fait, a présenté des accusations contre 12 personnes du Ministère de la Communication pour soi-disant dommages à l'Etat dans des contrats avec l'entreprise mexicaine Neurona Consulting, pendant que López était à sa tête.

Parmi les délits supposés imputés se trouve l'abus d'influence, la négociation incompatible avec l'exercice de fonctions publiques, le non respect de certains devoirs, le mensonge idéologique, le non respect de contrats, les contrats préjudiciables pour l'Etat et la conduite anti-économique.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

https://www.telesurtv.net/news/bolivia-exministra-comunicacion-miedo-represalias-gobierno-facto-20191225-0014.html

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